Comparatif : 10 Nas 2 et 3 disques

Publié le 11/06/2008 par
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Zyxel NSA-220

C’est sans trop savoir à quoi nous attendre que nous avons abordé le test de ce NSA-220 signé Zyxel et, à vrai dire, sans vraiment déborder d’enthousiasme. Hé bien nous avions tort : les bonnes surprises arrivent aussi et, en dépit de faiblesses au niveau des performances, ce produit nous a clairement emballés.
Installation et mise en route

C’est en dévissant 4 vis à main, situées à l’arrière du châssis en métal blanc, que l’on accède aux baies de disques durs. On retire alors les 2 chariots avec deux vis normales (du coup, on se demande bien l’intérêt des vis à main…), on y fixe les disques dur, puis on remonte l’ensemble sans aucune difficulté. Robuste, l’appareil bénéficie de finitions très correctes et d’un look plutôt agréable.

Il n’y a aucune manipulation spécifique à faire pour initialiser le Nas : il suffit de l’allumer, d’identifier son adresse IP, puis de s’y connecter pour commencer la configuration. C’est parfait pour ceux qui ne travaillent pas sous Windows, et qui souvent oubliés par les constructeurs, mais ce n’est paradoxalement pas à ceux-là que semble s’adresser ce Nas. Il ne gère, en effet, ni les protocoles d’accès spécifiques au Mac (AFP) ou à Linux (NFS). Bon, ces deux systèmes gèrent cependant le SMB qui lui, est évidemment de la partie, mais il n’offre pas toujours les mêmes performances.

En termes de nuisances sonores, le boîtier sait rester particulièrement discret, au niveau du D-Link DNS-323, ce qui est très bon. En contrepartie, il faudra accepter des températures de fonctionnement assez élevées, surtout pour l’unité faisant face à la carte mère. La consommation reste, en revanche, très raisonnable.
A l’usage
Le premier contact avec l’outil de gestion de l’appareil est très positif. On découvre une interface très soignée, entièrement traduite, et très agréable d’utilisation grâce au recours intensif à la technologie Ajax. La comparaison avec Synology est inévitable et, si on ne dispose pas de la richesse fonctionnelle offerte par ce dernier, la convivialité d’usage est bel et bien au rendez-vous.

En fouillant un peu dans les diverses options proposées, on constate l’absence de gestion de groupes et de quotas utilisateurs. Cela ne sera probablement pas problématique pour un petit réseau domestique, mais peut éventuellement devenir gênant pour une PME, par exemple.

Le service de téléchargement est l’un des rares, avec MLDonkey chez Thermaltake et l’outil de Qnap, à permettre de régler les options de partage (seed) des fichiers téléchargés. L’appareil propose en outre une fonction assez originale baptisée Broadcatching : celle-ci permet de lancer automatiquement des tâches de téléchargement Bittorent délivrées par un flux RSS.

On dispose en outre d’un serveur Web (statique, hélas) ainsi que d’un service d’accès Web aux fichiers du volume, avec lecteur MP3 intégré pour écoute directe des morceaux depuis le navigateur. Pratique !

En outre, et surtout, l’appareil est le seul de ce comparatif à gérer l’écriture sur les volumes NTFS reliés à la prise USB. Cette fonction est apparue lors de la dernière mise à jour de firmware, mises à jour qui se sont succédé assez régulièrement l’an passé, et souvent avec de nombreuses corrections et nouveautés.

Bon, il n’en demeure pas moins que la concurrence propose des fonctions utiles que l’on ne retrouve pas ici : client DynDns, alertes par emails, accès SSH, cryptage HTTP et FTP, etc. A vous de déterminer ensuite si ces lacunes seront gênantes ou non.
Rapport performances/prix
Bien que l’appareil soit, lui aussi, équipé du sempiternel circuit Marvell 88F5182, cadencé à 500 MHz et épaulé par 128 Mo de Ram ainsi que 8 Mo de mémoire Flash, ses performances n’ont curieusement rien de commun avec celles des Nas équivalents. Les débits en écriture ne sont pas en cause, puisqu’on est au niveau du DNS-323 de D-Link, soit dans la moyenne haute avec grossièrement 15 Mo/s en SMB/FTP. En lecture, en revanche, les performances s’effondrent et le NSA-220 fini alors bon dernier, avec un débit de seulement 12 Mo/s ! Il est intéressant de constater que le DNS-323 avait le même problème en FTP, mais qu’il parvient lui à maintenir des débits corrects en SMB (17 Mo/s).

C’est vraiment dommage car le NSA-220 trébuche sur le seul point qui, chez tout le monde, n’est jamais problématique ! Et ce y compris pour un Raidsonic aux performances médiocres en écriture (9 Mo/s), mais qui dépasse les 20 Mo/s en lecture…

Avec un prix constaté de 249 € ttc, ce Nas se situe entre le DNS-323 (199 € ttc) et le DS-207+ (289 € ttc), ce qui correspond globalement au positionnement du produit, tant sur le plan des fonctions que des performances.


On aime :
– Un produit très bien fini, soigné, et bénéficiant d’un bon suivi constructeur.
– Performances correctes en écriture ;
– La gestion complète des disques NTFS sur les prises USB ;
– Assez silencieux ;
– Bittorent avec options de Seed et Broadcatching ;
– La gestion des lecteurs multicartes ;
– L’outil de configuration.


On regrette :
– Les performances en lecture ;
– pas de gestion des groupes ni des quotas ;
– La température un peu élevée ;
– Peut ne pas être adapté aux besoins d’une PME ;
– Fonctions malgré tout un peu limitées.
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