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Un bug de TRIM sous Linux pour les SSD Samsung ?

Publié le 20/06/2015 à 09:51 par
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Spécialisée dans les moteurs de recherche, Algolia vient de publier un billet concernant une problématique qu'ils ont rencontrée sur leurs serveurs tournant sous Linux avec les SSD Samsung. La commande TRIM était en effet mal interprétée sur ces disques ce qui entrainait une corruption des fichiers.

Algolia utilise des Samsung 840 Pro, 850 Pro, ainsi que des SM843T et PM853T, tous présentent ce problème qui a contrario n'a pas été rencontré avec des Intel S3500, S3700 et S3710. Il est à noter qu'il ne s'agit pas du premier souci de TRIM rencontré sous Linux pour les SSD Samsung puisque libata avait été patché en mai par un développeur de chez Oracle afin d'empêcher l'utilisation du Queued Trim sur tous les Samsung SSD 8*, les Crucial/Micron M500, M550 et MX100 faisant également partis de la liste des bannis sauf si ils sont en firmware MU02 pour les deux derniers.


Pour rappel le Queued Trim a été introduit avec le SATA 3.1, cette fonction permet à la commande TRIM de faire partie d'une file d'attente de commande ce qui permet de réduire les pertes de performances lorsqu'elle intervient. Algolia précise pour sa part que le problème concerne bien la version classique (un-queued) de TRIM sous Linux, et être actuellement en contact avec Samsung afin de permettre une résolution du bug. En attendant, si vous avez des serveurs sous Linux tournant des SSD Samsung, il est donc plus prudent de désactiver le TRIM.

JMicron prépare un contrôleur SSD PCIe abordable

Tag : JMicron;
Publié le 12/06/2015 à 14:07 par
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AnandTech a pu s'entretenir avec JMicron lors du Computex sur leurs futurs contrôleurs pour SSD. Côté SATA on aura droit début 2016 à un JMF680 qui vient remplacer l'actuel JM670H. La capacité maximale de Flash pouvant être gérée passe de 512 Go à 2 To, et grâce à un nouvel algorithme ECC la TLC sera envisageable. On reste sur 4 canaux Flash mais ces derniers passent des protocoles Toggle 2.0 / ONFi 3.0 aux Toogle 3.0 / ONFi 4.0 plus rapides. Les performances finales du contrôleur resteront par contre limitées par le SATA et JMicron parle ainsi de 550 Mo /s en lecture et 500 Mo /s en écriture.

 
 

Pour le PCIe, JMicron a tout simplement annulé les JMF811 et 810, respectivement en PCIe Gen2 x4 et x2, qui étaient prévus pour la fin 2014 au profit d'un JMF815 qui arrivera début 2016. Cette fois on est en PCIe Gen3 x2 alors que pour le reste les caractéristiques sont proches du JMF680. Cela permet par contre de libérer les limites côté débit avec au mieux 1200 Mo /s en lecture et 1000 Mo /s en écriture. Ce contrôleur vise les SSD PCIe d'entrée de gamme, à contrario des concurrents faisant appel à des interfaces PCIe Gen3 x4. Le NVMe ne sera pas de la partie.

Enfin sur l'entrée de gamme un nouveau contrôleur se passant de DRAM externe, ce qui ne rappelle pas que des bons souvenirs côté JMicron, est prévu, le JMF60F. Ce successeur du JMF608 disposera d'un algorithme ECC plus poussé, utilisera un packaging moins couteux, permettra de passer de 128 à 256 Go et gérera la NAND 3D.

+7 SSD dans le comparo : 850 EVO, BX100, MX200, etc.

Publié le 27/05/2015 à 17:25 par
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Notre comparatif de SSD SATA 6G d'une capacité de 480 à 512 Go a été mis à jour avec 7 nouveaux modèles, ce qui porte le total à 28. Voici un rapide descriptif des SSD ajoutés et ce qu'il faut en retenir :

Crucial MX200

 
 

Après le succès du MX100, Crucial lance un MX200 qui est en fait très proche de ce dernier. On retrouve le même contrôleur Marvell et la même Flash MLC 16nm, mais la capacité disponible baisse un peu au profit de la Flash en réserve et sur les versions 120/250 Go on trouve un mécanisme visant à accélérer les écritures sur la moitié de l'espace disponible. Au passage le prix augmente par rapport au MX100 mais la garantie reste à 3 ans, ce qui rend ce SSD peu intéressant.

Crucial BX100

 
 

L'entrée de gamme Crucial est désormais constituée d'un BX100 couplant la MLC 16nm avec un contrôleur Silicon Motion SM2246EN qui nous avait déjà convaincus sur le Corsair Force LX. Sans surprise cette fois les performances sont dans la moyenne haute et le positionnement tarifaire agressif du BX100 fait qu'il rentre dans notre top 2 du moment. On regrettera juste par rapport au MX100 l'absence de chiffrement AES-256.

OCZ Vector 180

 
 

Suite au rachat de la division SSD de OCZ par Toshiba, OCZ a rafraîchit sa gamme avec des SSD utilisant toujours l'Indilinx Barefoot 3 mais cette fois associé à de la flash Toshiba A19nm. La garantie est de 5 ans mais le tarif en conséquence, et même si ce SSD se distingue par un condensateur afin d'assurer l'intégrité du SSD et de la table de mapping en cas de coupure de courant et une garantie ShieldPlus (prise en charge des frais de port et SSD de remplacement envoyé en avance par OCZ) ce n'est pas vraiment suffisant pour tirer son épingle du jeu.

OCZ Arc 100

 
 

Version plus abordable du Vector 180, l'Arc 100 reprend le même contrôleur et la même mémoire mais fait l'impasse sur le condensateur et voit sa garantie ramenée à 3 ans, mais toujours avec ShieldPlus. C'est surtout ce point qui le distingue des autres SSD à un même niveau de tarif, pour le reste il est dans la bonne moyenne, si ce n'est qu'à l'instar du Vector 180 il affiche des latences maximales élevées dans notre stress test malgré des IOPS soutenues de bon niveau.

Samsung 850 EVO

 
 

Comme le 850 Pro, le 850 EVO fait appel à de la V-NAND mais cette fois ce sont 3 bits (via 8 niveaux de tension) au lieu de 2 bits (via 4 niveaux) qui sont stockés par cellule. Il s'agit donc de TLC mais les désavantages en termes de rapidité ou d'endurance sont compensés par cette NAND 3D ce qui permet au 850 EVO d'être avec le BX 100 dans notre top 2 du moment, ses performances étant de haut vol et son prix attractif alors qu'il supporte, contrairement à ce dernier, l'AES-256 et est, cerise sur le gâteau, garanti 5 ans.

Sandisk Ultra II

 
 

SanDisk utilise aussi de la TLC désormais, mais il s'agit de NAND "2D" classique 19nm. Les résultats ne sont pas identiques et si SanDisk ne donne aucune information d'endurance un relevé SMART permet de voir que cette TLC est spécifiée pour seulement 500 cycles. Le firmware du Marvell 88SS9189 est largement personnalisé par SanDisk afin d'intégrer un mécanisme de Turbo d'une part, qui permet d'afficher de gros chiffres de performances en écriture (non soutenues) et de réduire un peu l'usure, et un calcul de parité à 1 pour 5 destiné à assurer la fiabilité des données. Cela part peut être d'une bonne intention mais au final sachant que le tarif n'est pas nettement inférieur à des SSD en MLC ou TLC V-NAND autant passer son chemin.

Toshiba HG6

 
 

Toshiba est un gros acteur du marché du SSD sur l'OEM et au travers de la fabrication de Flash, pour laquelle il est associé à Sandisk, mais ces SSD ne sont que peu distribués au détail. A l'instar de son prédécesseur, le HG6 est basé sur un contrôleur co-développé avec Marvell et qui n'est pas associé à de la DRAM, comme c'est le cas des SandForce. Il pilote des puces de NAND Flash A19nm. Comme sur les SSD OCZ ou sur les Crucial MX200 de capacité inférieure, Toshiba implémente un mécanisme qui écrit en priorité le premier bit sur toutes les cellules Flash disponibles avant d'écrire le second, il en découle de très bonnes performances sur la moitié du SSD mais si on arrive au bout de cet espace sans laisser le temps au SSD de réécrire les données les performances sont très basses. Il s'agit d'une exception sur un modèle de cette capacité qui nous incite à le déconseiller.
Comparatif SSD : 28 SSD de 480 à 512 Go

Archivage sur SSD débranché, mauvaise idée ?

Publié le 12/05/2015 à 12:10 par
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Depuis quelques jours un billet ayant pourtant deux mois posté par KoreLogic fait le tour du web. Il concerne la rétention des données sur les SSD et indique d'entrée qu'un SSD non alimenté peut dans certains cas commencer à perdre des données après une semaine. Il s'agit toutefois d'un cas bien spécifique mais c'est l'occasion de revenir sur la rétention des données sur la Flash et les SSD.

Pour stocker des données au sein d'une cellule Flash, on fait migrer un volume plus ou moins important d'électrons vers une grille flottante entourée d'un isolant. En fonction de ce volume la tension mesurée en lecture variera et on associe à une plage de tension donnée un état. Avec de la SLC il y a deux plages soit 1 ou 0, en MLC on passe à 4 et en TLC à 8 ce qui oblige à plus de précision en écriture comme en lecture. Le problème c'est qu'au fil du temps des électrons vont, malgré l'isolant, quitter la grille flottante. Si le volume est trop important, on changera de plage de tension mesurée et la donnée lue ne sera donc plus la bonne.


Au niveau de la Flash NAND elle-même, la norme JEDEC JESD94 prévoit que les cellules doivent supporter un test de rétention à 125°C pendant 10 heures pour celles dont 10% des cycles d'écritures ont été consommés et 1 heures pour celles qui en sont à 100%, ce qui correspond à 11 ans et 1,1 an à une température de 55°C en utilisant la loi d'Arrhenius. Des chiffres encourageants, d'autant que cette durée augmente avec une température moindre.


Concernant les SSD en eux-mêmes il faut se reporter au standard JESD218A du JEDEC qui indique qu'un SSD "client" doit être capable, une fois débranché, de conserver les données pendant 1 an à une température de 30°C une fois que le niveau d'endurance maximal a été atteint, contre 3 mois à 40°C pour un SSD "entreprise". La température à une forte influence, ainsi un SSD client stocké à 25°C après avoir été utilisé à 55°C peut en théorie conserver les données pendant 404 semaines, mais ce chiffre passe à 8 semaines seulement s'il est stocké à 55°C. Dans ces mêmes conditions un SSD "entreprise" est respectivement à 101 et 2 semaines seulement, ce qui s'explique par une marge moins importante laissée aux erreurs incorrigibles (10^-16 contre 10^-15).


Vous remarquerez donc qu'il vaut mieux une température élevée quand les cellules sont utilisées mais faible pour le stockage. Ces chiffres sont des minimums requis pour un SSD dont on aurait utilisé toute l'endurance, et comme l'indique les spécifications des Flash en elle-même l'endurance sur des cellules Flash encore peu usées est 10 fois supérieure. Il faut également préciser que si le SSD est branché, au moins de temps en temps, le firmware dispose normalement de mécanismes visant à réécrire les données avant qu'elles soient compromises.

Rien d'alarmant au final donc, mais si vous comptez archiver pour plusieurs mois des données importantes sur un SSD qui a déjà bien vécu et qu'il fait très chaud chez vous, un disque dur classique est plus prudent !

Kingston HyperX Savage avec Phison S10

Publié le 27/04/2015 à 21:03 par
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Kingston ajoute une nouvelle série à sa gamme de SSD avec les HyperX Savage qui viennent remplacer les HyperX 3K. Déjà présentés au CES, ces SSD sont similaires aux Neutron XT de Corsair et associent contrôleur Phison S10 (PS3110) et flash Toshiba A19nm.


Les capacités varient de 120 à 960 Go, côté performances Kingston annonce 520 Mo /s et 100K IOPS en lecture quelle que soit la version sous AS-SSD/CrystalDiskMark et IOMETER. En écriture séquentielle il est question de 350 Mo /s sur la version 120 Go et 490 à 510 Mo sur les versions supérieures, contre 84 à 89K IOPS en écritures aléatoires.

La garantie est de trois ans est durant cette période Kingston annonce que ces SSD peuvent encaisser 113, 306, 416 et 681 To en versions 120, 240, 480 et 960 Go, des chiffres qui sont bizarrement loin d'être exactement corrélés à la capacité. L'HyperX Savage sera décliné avec deux bundles, le premier comprend un adaptateur 3.5", un adaptateur 9.5mm et un coupon pour un logiciel de clonage, le second y ajoute un boitier USB 3.0 2.5", un câble SATA et un tournevis.


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