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Résultats Micron, pour quand la baisse de la DDR3 ?

Publié le 11/04/2014 à 09:57 par
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Micron a présenté ses résultats pour son dernier trimestre fiscal qui prenait fin le 27 février dernier, l'occasion de faire le point sur le marché de la mémoire en général. Pour ce trimestre, Micron a réalisé 4,107 milliards de $ de ventes avec une marge opérationnelle à 34,2% et un bénéfice net de 731 millions de $. Un an auparavant, les ventes étaient de 2,078 milliards seulement avec une marge de 17,6% et une perte nette de 286 millions de $.


Du côté de la DRAM la marge brute est dans l'intervalle 35-40%, en hausse de 5 points par rapport au trimestre précédent, Micron profitant de la montée des prix depuis l'incendie de l'usine de SK Hynix de Wuxi début septembre. Cette usine est désormais de nouveau opérationnelle mais les prix restent élevés, il faut par exemple compter 3,656$ pour une puce DDR3-1600 de 512 Mo contre 3,143$ début septembre mais 4,268$ au plus fort de la hausse.

Micron explique cette situation par des stocks qui restent faibles chez les OEM et fournisseurs et une baisse de la production par ailleurs, avec par exemple chez Micron un passage des lignes de production de Singapour de la DRAM vers la NAND. Micron semble confiant dans l'avenir avec notamment cette phrase :
Our outlook for memory industry conditions remains favorable. We believe the current industry structure is fundamentally changed and we can now manage our business focused on return based capital and supply decisions which was not always possible in the past.
On peut clairement en déduire que les niveaux de marges des années passées sur la mémoire, parfois il est vrai trop faibles, font pour Micron partie du passé à ce jour et qu'il est désormais possible pour la société de se concentrer sur son retour sur investissement du fait de la "structure" de l'industrie – il est a priori question ici de la concentration du marché DRAM dont 90% de la production est entre les mains de Micron - qui a racheté Elpida - SK Hynix et Samsung.

Pour les 5 années à venir, Micron estime que la production de DRAM devrait être stable en termes de wafer, avec une hausse de 20 à 30% par an du volume de bit du fait de l'amélioration des procédés de fabrication. Pour la NAND Micron prévoit une hausse de 35 à 45% par an sur la même période, avec une hausse plus importante sur 2014 et 2015 (40-45%).

Sur le dernier trimestre Micron a augmenté de 35% ses ventes de NAND, avec une hausse de 35% en unités compensées par une baisse de 18% des prix de vente moyen. Contrairement à la DRAM, la marge brute est en baisse de 5 points sur ce marché et s'établie entre 25 et 30%, sans plus de précisions. La baisse de la marge est donc contenue par rapport à la baisse de prix du fait d'une réduction du coût par bit produit du fait de la hausse de la part du 20nm ainsi que de réduction de coûts liés à l'augmentation de la production de NAND à Singapour.

Kingston lance les HyperX FURY

Publié le 11/04/2014 à 09:08 par
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Kingston lance une nouvelle gamme de mémoires, les HyperX FURY qui remplacent la gamme HyperX blu. Ces nouvelles mémoires se distinguent notamment par un radiateur décliné en 4 couleurs et au design plus agressif mais qui reste d'une hauteur mesurée afin de limiter les incompatibilités avec les ventirads et un PCB qui passe du vert au noir.


Les HyperX FURY sont déclinées en barrettes de 4 et 8 Go et en kit de 2x4 et 2x8 Go, avec des vitesses de DDR3-1333, DDR3-1600 et DDR3-1866 alors que les HyperX blu se limitaient au mieux à la DDR3-1600. On notera l'absence de la DDR3-2133 alors que les latences sont assez élevées :

- 10-11-10 à 1.5V en DDR3-1866
- 10-10-10 à 1.5V en DDR3-1600
- 9-9-9 à 1.5V en DDR3-1333

Les Kingston HyperX blu fonctionnaient pour leur part de la sorte :

- 9-9-9 à 1.65V en DDR3-1600
- 9-9-9 à 1.5V en DDR3-1333

On note donc un sacrifice sur la latence au profit de la tension, mais alors que beaucoup de concurrents proposent des barrettes DDR3-1600 9-9-9 à 1.5V voire 1.35V Kingston semble clairement avoir fait le choix de puces moins chères et moins performantes afin de tirer les prix vers le bas. Quelque chose d'assez logique pour sa gamme ValueRAM mais qui l'est moins avec des HyperX FURY qui sont - je cite - destinées aux "gamers et enthusiats".

128 Go en DDR4 chez SK Hynix

Tags : DDR4; SK Hynix;
Publié le 08/04/2014 à 09:56 par
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SK Hynix vient d'annoncer avoir développé une barrette mémoire DDR4 d'une capacité de... 128 Go ! Ce module Registered fait toujours appel à des die DDR4 de 1 Go chacun fabriqués en 20nm, la densité doublée par rapport aux modules précédents étant obtenus via l'utilisation du TSV (Through Silicon Via) pour empiler les die.


Cette barrette fonctionne en DDR4-2133 à 1.2v, actuellement en cours d'échantillonnage sa production en volume ne devrait toutefois pas démarrer avant le premier semestre 2015. Pour rappel Intel supportera la DDR4 à compter des Haswell-E, EP et EN prévus pour le second semestre 2014.

Les connecteurs USB Type-C en image

Tags : USB; USB 3;
Publié le 02/04/2014 à 16:50 par
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Nos confrères de The Verge ont publié deux images de ce qui serait le futur connecteur USB Type-C. Pour rappel, l'USB 3.0 Promoter Group avait annoncé en décembre dernier vouloir créer un nouveau type de connecteurs USB qui aurait l'avantage d'être à la fois compact et réversible, à l'image des connecteurs Lightning utilisés par Apple. A l'époque, le groupe avait indiqué vouloir publier une préversion du standard dès le premier trimestre pour une adoption définitive avec le standard 3.1.


Visuellement le connecteur est effectivement beaucoup plus compact que l'actuel Type-A (qui semble à terme voué à disparaitre) et n'est pas sans rappeler le format du connecteur d'Apple. L'USB Type-C garde sa caractéristique typique cependant, avec un ergot central présent dans la prise placée dans les machines, le câble s'enfichant autour de l'ergot (le cable d'Apple étant « inversé » par rapport à ce concept). Ces images restent pour l'instant des rendus réalisés par Foxconn. En l'attente de plus de détails, il est difficile de savoir si ce look a définitivement ou non été ratifié par l'USB 3.0 Promoter Group.

John Carmack évoque le rachat d'Oculus VR

Tag : Oculus Rift;
Publié le 01/04/2014 à 15:30 par
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L'annonce par Facebook du rachat d'Oculus la semaine dernière a déchainé nombreuses passions et commentaires. Pour rappel, Oculus VR est une startup qui avait fait parler d'elle via un projet Kickstarter pour l'Oculus Rift, un casque de réalité virtuelle abordable qui était proposé à l'époque sous la forme d'un premier kit de développement. Le projet avait recueilli plus de 2.4 millions de dollars de fonds durant la campagne Kickstarter, avant d'obtenir un premier tour de financement à hauteur de 16 millions de dollars, puis un second tour de 75 millions de dollars fin 2013.


En aout dernier, John Carmack avait rejoint Oculus en tant que CTO (Chief Technical Officer) à temps partiel avant de quitter id Software - la société qu'il avait cofondée - fin novembre. Après l'annonce fracassante du rachat d'Oculus par Facebook pour 2 milliards de dollars (dont 1.6 milliards d'actions Facebook), John Carmack était resté relativement silencieux devant les pluies massives de critiques.

Entre le mécontentement de ceux qui avaient soutenu le projet Kickstarter et se sentaient trahi par le rachat, celui des développeurs comme Markus Persson qui avait annoncé l'arrêt du développement de Minecraft pour Oculus par un long post de blog, les investisseurs côté Wall Street évoquant un « poor fit » et la peur de la transformation d'une technologie « ouverte » en une plateforme fermée avec cet article du New York Times évoquant le redesign à terme de l'interface et le rebranding du produit (Facebook l'ayant par la suite démenti) ou les propos de son CEO Mark Zuckerberg qui voyait la réalité virtuelle comme le futur de la publicité, les causes de mécontentements sur ce mariage ne manquaient pas.


L'argument lapidaire de l'auteur de Minecraft

Après un tweet évoquant qu'il allait probablement avoir maintenant un compte Facebook, John Carmack s'est finalement exprimé ce weekend, répondant sur Tumblr à un post évoquant les problèmes de data mining autour des informations collectées par Facebook (qui n'a pas exactement la meilleure réputation en matière d'utilisation des données personnelles).

Carmack admet tout d'abord – malgré sa position de CTO chez Oculus – n'avoir pas été mis au fait des négociations avec Facebook, indiquant simplement avoir fait une démonstration la semaine précédente a Mark Zuckerberg avant « d'apprendre » la semaine suivante qu'il avait racheté Oculus. Un point pour le moins surprenant. John Carmack rejette également l'idée par laquelle Oculus aurait dû concevoir son écosystème autour de la réalité virtuelle à l'image de ce qu'avait fait Valve avec Steam, indiquant que selon lui, la réalité virtuelle est une expérience trop « évidente et puissante » pour qu'une startup puisse porter seule le projet. Sony a profité en effet de la GDC pour annoncer son projet Morpheus (qui reste au stade de prototype) et l'on prête selon les rumeurs des ambitions similaires à Microsoft pour 2015. Effectuer un partenariat avec un acteur important de l'industrie lui semblait donc nécessaire même s'il reconnait qu'il ne s'attendait pas à ce que ce soit Facebook, ou que le rachat soit si rapide.

Dans un second message, John Carmack tourne autour des questions importantes sur la vie privée et le data-mining que pourrait faire Facebook de cette technologie avec des points qu'on ne peut difficilement qualifier autrement que de naïfs, prenant en contre-exemple les « recommandations » proposées par Amazon en fonction de vos achats précédents.

Une naïveté difficilement explicable même si l'on se souviendra que John Carmack avait fondé Armadillo Aerospace, une startup espérant monétiser à terme le tourisme spatial suborbital. La société avait été mise en mode « hibernation » en aout dernier après quelques déboires. Son fondateur avait avoué à l'époque avoir dépensé plus de 8 millions de dollars dans cette aventure avant l'intervention de sa femme qui « l'empêche d'effectuer de mauvaises décisions ». On notera qu'il n'a visiblement pas totalement abandonné l'idée puisqu'il a publié le tweet suivant :


Il aura confirmé par la suite tirer un profit direct du rachat, possiblement via des stock options qui peuvent l'astreindre à rester employé par Facebook pour une durée déterminée avant de pouvoir les exercer, une clause classique dans les rachats de société outre-atlantique.


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