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Le Kingston V300 en mémoire asynchrone, attention !

Publié le 28/02/2014 à 09:29 par / source: Forum
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Annoncé en novembre 2012, le Kingston V300 est depuis un SSD populaire du fait d'un positionnement tarifaire intéressant combiné à de bonnes performances grâce à l'utilisation d'un contrôleur SandForce SF-2281 et de mémoires Flash haute performance. Il était logiquement l'un des SSD qui tire son épingle du jeu dans notre comparatif de SSD 120-128 Go.


Seul problème, depuis quelques semaines des utilisateurs ont remarqués des performances bien inférieures à celles obtenues jusqu'alors… un phénomène qui vient d'être confirmé par Kingston via ce document.

Ainsi sous CrystalDiskMark avec des données qui ne sont pas compressibles par le contrôleur SandForce, un V300 "120S" atteint 459 Mo /s en lecture et 141 Mo /s en écriture, des chiffres qui tombent à 185 Mo /s et 94 Mo /s avec un V300 "120A". Quelle différence entre ces deux SSD ? C'est le type de mémoire, qui est de type Toggle/ONFI synchrone dans le premier cas, mais asynchrone dans le second cas. La mémoire asynchrone grève grandement les débits séquentiels des SSD, nous avions pu le voir lors de notre comparatif avec le Corsair Force 3 (équivalent aux OCZ Agility 3 et Kingston V+200).


La ligne de défense de Kingston est que les spécifications sont tenues, et pour causes les mesures dans les spécifications sont obtenues avec des données hautement compressibles (des suites de 0 ou de 1) par le contrôleur SandForce, avec par exemple "jusqu'à 450 Mo /s" en lecture comme en écriture sous ATTO. Voilà qui nous rappelle le passage en 25nm des OCZ Vertex 2 ! Les autres arguments sont que les utilisateurs ne passent pas leur temps à manipuler de gros volumes de données non compressibles, que les différences ne sont pas si importantes en usage pratique et que l'un ou l'autre des V300 reste nettement plus rapide qu'un disque dur... c'est vrai, mais est-ce une bonne raison pour faire ce genre de changement en catimini ?

Non à notre sens, d'autant qu'il ne semble pas être possible de savoir avant de tester son Kingston V300 si on a eu droit à un "120S" ou un "120A". Les 120 Go ne semble pas être les seuls touchés, c'est a priori au moins le cas des 240 Go également. En attendant que Kingston clarifie éventuellement la situation avec deux modèles distincts, une seule chose nous semble bonne à faire : évitez le Kingston V300, et privilégiez d'autres modèles abordables en MLC (synchrone !) tels que les Crucial M500 et Sandisk Ultra Plus, sauf si la différence de prix en vaut la chandelle.

Intel SSD 730, un S3500 ''overclocké''

Publié le 27/02/2014 à 18:00 par
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Intel lance une nouvelle gamme de SSD, les 730. Tout comme les SSD DC S3700 et S3500 professionnels respectivement basés sur de la Flash 25nm MLC-HET et de la 20nm MLC, ce SSD utilise un contrôleur SATA 6G mis au point par Intel et non pas un SandForce SF-2281 comme sur les autres SSD grands publics SATA 6G Intel. Il est associé, tout comme sur le S3500, à de la mémoire Flash 20nm MLC, et du point de vue hardware les deux SSD sont identiques (même les condensateurs pour éviter les pertes de données en cas de coupure de courant sont présents).


Les différences ne se limitent toutefois pas à la "tête de mort" (sic) présente sur le SSD, puisque par rapport aux versions professionnelles, Intel a retiré le support du codage AES-256, une limitation purement logicielle assez dommageable mais habituelle pour Intel. Par contre Intel a augmenté de 50% la fréquence du contrôleur, qui passe de 400 à 600 MHz, et de 20% celle du bus de la Flash qui passe de 83 à 100 MHz. Des fréquences qui ne sont pas sans rappeler celles atteintes après overclocking sur S3500, la fonction ayant été abandonnée au profit d'un "overclocking" par défaut. Les performances sont donc logiquement un peu supérieures, la version 240 Go atteignant 550 et 270 Mo /s en lecture et en écriture séquentielle, contre 550 et 470 Mo /s en version 480 Go. A titre de comparaison le S3500 atteint 500/260 Mo /s et 500/410 Mo/s.

Les lectures aléatoires 4K sont également en hausse, passant de 75K sur les S3500 240 et 480 Go à 86 et 89K IOPS sur les 730 240 et 480 Go. Pour ce qui est des écritures aléatoires les chiffres ne sont pas comparables, Intel communiquant pour les S3500 les performances soutenues avec un SSD plein et pour le 730 les performances maximales, soit 56K et 74K IOPS pour les versions 240 et 480 Go.

Les SSD Intel 730 utilisent un format 2.5" 7mm et sont garantis 5 ans, avec une endurance annoncée à 50 et 70 Go d'écritures par jour pour les versions 240 et 480 Go, des chiffres plus élevés que ceux généralement mis en avant par les constructeurs pour des SSD grands publics (c'était par exemple 20 Go pour les Intel 520 et 530). Sur le S3500 Intel indique une endurance total de 140 To pour le 240 Go et 275 To pour le 480 Go, soit respectivement 76,7 Go et 150,7 Go par jour - vous noterez au passage que l'endurance double avec la capacité doublée ce qui est plus logique. Si l'endurance est donc en hausse pour un SSD "grand public", le tarif devrait également l'être puisqu'il est question de 249$ et 489$ pour ces nouveaux SSD 730.

Endurance des SSD, quid après 600 To d'écritures ?

Publié le 24/02/2014 à 17:38 par
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Nos confrères de The Tech Report poursuivent un test d'endurance de SSD entamé en Août dernier. Le principe est simple, 5 SSD sont soumis à d'importants volumes d'écritures, et le nombre de blocs de Flash réalloués au fil des écritures sont notées.

Les SSD ont désormais atteint les 600 To écris, soit près de 2200 fois leur capacité en Flash, et leur état est le suivant :


Les SSD en MLC sont intacts ou presque, avec aucun bloc réalloué sur le Corsair Neutron GTX, 1 sur l'Intel 335, 10 sur le Kingston HyperX 3K et 28 sur le Samsung 840 Pro. Logiquement le Samsung 840 et sa TLC souffre plus, et c'est ainsi près de 2200 blocs qui ont été remplacés par d'autres ! En soi ça n'a toutefois rien de dramatique puisqu'il intègre 256 Gio de Flash pour une capacité utilisateur de 223,5 Gio, soit 32,5 Go de flash supplémentaire et un peu plus de 21 600 blocs de 1,5 Mo. Seuls 10% ont donc été utilisés.

Après 300 To d'écritures, nos confrères ont également procédé à un test de conservation de données en copiant un fichier de 200 Go puis en vérifiant son intégrité après avoir mis à l'arrêt le SSD pendant une semaine. Ce test à de nouveau été effectué après 600 To, et les 5 SSD n'ont pas eu de problèmes à le passer. On notera par contre que lors du test à 300 To, la copie initiale du fichier sur le Samsung 840 était corrompue, il a donc fallu faire une seconde copie... problème qui ne s'est pas produit lors du test à 600 To ! Bizarre.

Voilà des données très intéressantes et qui confirment la bonne tenue des SSD en MLC même face à un volume très important de données, le 840 en TLC étant de son côté moins à l'aise. Il faut toutefois préciser que le test utilise exclusivement des écritures séquentielles et en laissant une zone libre importante sur le SSD, un cas qui entraine une amplification d'écriture proche de 1 (1 Go écrit en Flash pour 1 Go envoyés au SSD par le système).

Toshiba passe ses SSD à la MLC A19 nm

Tag : Toshiba;
Publié le 19/02/2014 à 13:27 par
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Toshiba annonce une nouvelle gamme de SSD, les HG6. Comme à son habitude, le fabricant les décline en une multitude de formats : 2.5" 9.5mm, 2.5" 7mm, mSATA et M.2 2880 (80mm de longueur) en versions simple et double face. Les capacités sont de 60, 128, 256 et 512 Go, sauf pour le M.2 2880 simple face qui est limité à des capacités de 128 et 256 Go.


Si le standard TCG OPAL 2.0 pour le codage des données du SSD est de la partie, il n'est supporté que par des versions spécifiques (THNSFJ, au lieu de THNSNJ pour les versions qui en sont dépourvues). Côté performances, Toshiba n'est pas très loquace et fait uniquement état de débits maximums de 534 Mo /s en lecture et 482 Mo /s en écriture. Des chiffres à prendre avec des pincettes vu le comportement de la génération précédente que nous avions mis en avant dans notre dernier comparatif.

Le principal point de distinction de ces SSD par rapport à cette génération se situe a priori au niveau de la mémoire Flash, puisqu'ils utilisent de la mémoire MLC Toshiba Advanced 19nm (ou A19). Annoncée en mai 2013, cette mémoire dispose de cellules qui font 19x19,5nm, contre 19x26nm sur la première génération soit une diminution de la surface de 25%.

Au final cela permet à Toshiba de faire des puces 64 Gb de 94mm², soit moins que les 118mm² d'une puce 20nm de IMFT alors que la première génération "19nm" de Toshiba était donc au-dessus, comme quoi le chiffre de la finesse de gravure peut être trompeur. Rappelons que cette taille de puce est un élément primordial, pour schématiser plus la puce et petite est moins elle est chère à produire.

Plextor intègre également cette mémoire A19 au sein de ses M6, et Toshiba précise qu'il débutera les livraisons de ses HG6 en mars.

OCZ Storage et la garantie des SSD OCZ Technology

Tags : OCZ; Toshiba;
Publié le 01/02/2014 à 00:48 par
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Suite à la reprise des actifs de la division SSD d'OCZ Technology par Toshiba et son intégration dans une nouvelle filiale dénommée OCZ Storage Solutions, quelques éclaircissements viennent d'être apportés pour ce qui est des garanties. Logiquement, cette structure ne prendra pas en charge la garantie de produits OCZ autre que les SSD.


Mais même pour ce qui est des SSD, des contraintes viennent d'être mises en place pour les produits lancés avant le 22 janvier 2014.

Ainsi, les SSD de séries suivantes seront garantis tels que prévus initialement : Vector, Vertex, RevoDrive, RevoDrive 3/3X2.

A contrario, si vous avez un SSD OCZ de gamme Agility, la prise en garantie ne sera plus possible au-delà du 22 janvier 2015. Pourtant, la gamme Agility 4 par exemple a été lancée en mai 2012, avec une garantie de 3 ans.

Pire, les garanties des gammes Core, Apex, Solid, Colossus, IBIS, Enyo, Nocti, Synapse, Octane, Onyx, Petrol, et RevoDrive Hybrid ne seront tout simplement pas prise en charge par la nouvelle structure. Rappelons par exemple que l'Octane a été lancé en octobre 2011 avec une garantie de 3 ans, et que son successeur le Vertex 4 date d'avril 2012.

On pourrait bien sûr s'en satisfaire, sachant que Toshiba a racheté des actifs dans le cadre d'une cessation de paiement, et n'a a priori aucune obligation légale vis-à-vis des garanties qui incombaient à la société OCZ Technology. Mais beaucoup y verront plutôt le verre à moitié vide, ce qui n'est probablement pas la meilleure manière pour faire table rase.


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