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MAJ : Zotac lance son SSD PCI Express

Publié le 03/03/2016 à 14:24 par
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MAJ du 03/03 : Zotac nous a confirmé que Phison a bel et bien fait évoluer la spécification de son contrôleur E7, nous avons pu voir un extrait de datasheet confirmant le support. La marque nous a également indiqué que la possibilité d'utiliser la mémoire système comme mémoire cache (Host-based memory buffer) n'est pas utilisée par le driver fourni par Phison, principalement dans le but de garantir l'intégrité des données.

Lors du CES en janvier, Zotac nous avait présenté son futur SSD format PCI Express. Le constructeur lance aujourd'hui ce produit, sous le nom de Sonix.

Comme nous l'indiquions à l'époque, il s'agit d'un SSD qui s'interface en PCI Express x4. Il est compatible avec la norme NVMe en version 1.2, ce qui est une petite surprise (nous y reviendrons). La version 1.2 de NVMe apporte notamment la possibilité d'utiliser la mémoire système comme cache.

Zotac annonce pour le contrôleur un Phison, et précise qu'il s'agit de l'E7 que nous vous avions déjà présenté. C'est ce qui nous vaut la surprise de la gestion NVMe 1.2 : a l'époque, Phison annonçait son contrôleur comme uniquement compatible avec la version 1.1b... et c'est toujours le cas sur le site du fabricant . Dans tous les cas, Zotac intègre son propre cache mémoire sous la forme de 512 Mo de DDR3.

 
 

Côté capacité, on aura droit pour l'instant à une seule référence de 480 Go. Zotac précise simplement qu'il s'agit de mémoire MLC, la société nous avait cependant indiqué en janvier qu'il s'agissait de MLC Toshiba "classe 10nm".

Pour ce qui est des performances, là aussi peu de détails sont fournis, avec simplement des débits séquentiels maximums de 2600 Mo/s en lecture et 1300 Mo/s en écriture... soit exactement ce qu'indique Phison sur son site (Phison indique également sur son site que si l'on utilise les huit canaux mémoire dans la configuration la plus favorable, on peut atteindre respectivement 300000 et 200000 IOPS en lecture/écriture aléatoire).

Le Sonix est annoncé  comme compatible Windows/Mac/Linux et l'on notera qu'en plus d'une équerre PCIe classique, une équerre additionnelle low-profile est fournie pour les petits boîtiers.

Zotac nous a indiqué que le Sonix 480 Go devrait être positionné autour de 349 euros, la disponibilité est attendue pour la mi-mars.

Samsung lance le PM1633a de 15,36 To

Tag : Samsung;
Publié le 03/03/2016 à 11:51 par
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Présenté l'été dernier lors du Flash Memory Summit, le PM1633a de Samsung n'est finalement lancé que ce jour. Ce SSD 2.5" 9.5mm doté d'une interface SAS 12 Gbps se destine aux entreprises et se distingue par sa capacité record de … 15,36 To ! Il succède au PM1633 qui se "limitait" au mieux à 3.84 To.

Pour atteindre une telle capacité utilise la V-NAND TLC Samsung de 3è génération offrant 32 Go par die 48 couches. Les débits annoncés sont de 1200 Mo /s en lecture comme en écriture, ce qui correspond à la limite de l'interface, alors qu'en accès aléatoire il est question de 200 000 IOPS en lecture et 32 000 IOPS en écriture.

Le contrôleur Samsung est épaulé par pas moins de 16 Go de DRAM et le PM1633a est spécifié pour 1 DWPD (drive writes per day), c'est-à-dire pour l'équivalent d'une écriture journalière complète (la durée n'est pas précisé, c'est probablement 5 ans). La gamme PM1633a sera également décliné dans un second temps en versions 7,68 To, 3,84 To, 1,92 To, 960 Go et 480 Go. Aucun prix n'est communiqué par Samsung.

Le rachat de Sandisk par WD perturbé

Publié le 24/02/2016 à 14:28 par
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Nous vous le rapportions en octobre dernier, le fabricant de disques durs Western Digital avait indiqué son intention de racheter Sandisk, spécialiste de la mémoire flash et des SSD. Un rachat coûteux qui s'élevait à 19 milliards de dollars, réalisé en grande partie par la génération de 18 milliards de dettes.

Western Digital comptait sur l'aide d'une firme d'investissement chinoise, Unis, qui devait effectuer un investissement de 3.775 milliards de dollars  pour obtenir environ 15% des parts de la société américaine. Un investissement qui s'est retrouvé sous investigation par le département de la trésorerie américain, plus particulièrement le Committee on Foreign Investment in the United States qui peut enquêter et s'opposer à tout investissement étranger pour des raisons de sécurité.

Dès l'annonce de l'ouverture de l'enquête, Unis a retiré son offre d'investissement, ce qui oblige Western Digital a utiliser une alternative proposée lors de l'annonce du rachat, à savoir un rachat par cash et échange d'action (67.50 dollars + 0.2387 action WD par action Sandisk).

Si, comme le rappellent nos confrères de Bloomberg , le CFIUS ne s'oppose pas systématiquement à toutes les prises de positions de firmes chinoises (tout ce qui concerne de près ou de loin les semi-conducteurs étant cependant regardé de très près !), on peut comprendre la volonté de retrait d'Unis : l'action de Western Digital ayant en effet chuté de plus de 40% depuis l'annonce du rachat. Au moment ou nous écrivons ces lignes, les capitalisations boursières respectives de WD et Sandisk sont en effet de 10.04 et 13.16 milliards de dollars.

Des chiffres qui effraient certains actionnaires vocaux de Western Digital qui estiment que le rachat est trop coûteux en l'état (le coût du rachat, sous les termes alternatifs, et considérant la chute de l'action WD s'élèverait désormais à 15.8 milliards, contre 19 précédemment).

Obligeant Western Digital à publier hier un communiqué de presse  pour confirmer son intention de continuer dans la voie du rachat. La société précise que les diverses autorités de régulation de la concurrence concernées (dont les autorités US et européennes) ont approuvé le rachat, mais ce dernier reste soumis aux votes des actionnaires des deux sociétés. Western Digital espère que le rachat sera clôturé au second trimestre de cette année.

OCZ lance le Trion 150

Tags : OCZ; Toshiba;
Publié le 03/02/2016 à 11:25 par
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OCZ lance officiellement le Trion 150 qu'il avait déjà présenté lors du CES. Successeur direct du Trion 100, il se distingue principalement par un changement de NAND puisque si on reste en TLC Toshiba on passe du 19 au 15nm, une première. Rappelons que s'il est vendu sous la marque OCZ, c'est la maison mère Toshiba qui est à l'origine de cette gamme de SSD - OCZ n'intervenant que pour les étapes de validation finales.

L'arrivée de la NAND 15nm devrait permettre à OCZ de positionner ce SSD de manière encore plus agressive, il sera décliné en versions 120, 240, 480 et 960 Go et toujours associé à une garantie ShieldPlus de 3 ans qui permet d'obtenir un échange anticipé et une prise en charge des frais de retour. Par rapport au Trion 100, l'endurance annoncée ne baisse pas malgré la finesse de gravure inférieure et on est à des niveaux largement suffisants pour un usage classique.

Les performances annoncées sont également identiques à celles de son prédécesseur et donc élevées même en écriture, mais pour ce faire il fait appel à l'artifice désormais habituel sur les SSD d'entrée de gamme qui consiste à avoir un "cache SLC" qui permet d'avoir une zone mémoire plus rapide en écriture. Sur le Trion 100 ce cache avait une capacité équivalente à 1.5% du SSD, soit 3.6 Go sur le 240 Go, il est probable qu'il en soit de même sur le Trion 150. Sur Trion 100, hors du cache le débit descendait à 120 Mo /s sur les versions 240, 480 et même 960 Go, mais lors du CES OCZ a parlé d'un débit qui serait désormais à 180 Mo /s dans un tel cas sur le Trion 150 bien qu'aucune mention n'en soit faite dans les spécifications.

Les Trion ne sont pour rappel pas les seuls SSD affectés par ce grand écart en écritures, c'est aussi le cas des Crucial BX200 qui tombent même sous les 100 Mo /s avec une taille de cache similaire ! Les Sandisk Ultra II sont également touchés mais dans une moindre mesure, leur cache étant quasiment 3x plus grand et le débit en écriture restant supérieur à 200 Mo /s à partir du modèle 240 Go. Le Samsung 850 EVO reste pour sa part le SSD en TLC le plus apte à encaisser de grosses écritures rapidement puisque s'il dispose d'un tel cache, avec une capacité réduite comme chez OCZ et Crucial, hors de ce dernier les performances sont identique à partir de la version 500 Go alors qu'on tombe à 300 Mo /s en version 250 Go.

Bref, si pour un usage classique le Trion 150 fera l'affaire comme les autres SSD en TLC, il ne faut pas perdre de vue que ses spécifications masquent des écarts qui peuvent être importants pour des usages plus intensifs en écriture.

CES: OCZ Trion 150 et RevoDrive 400 en 15nm

Tags : CES 2016; OCZ; Toshiba;
Publié le 18/01/2016 à 04:39 par
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OCZ mettant en avant au CES deux futurs SSD basés autour de la NAND Toshiba 15nm, en version TLC pour le Trion 150 et en version MLC pour le RevoDrive 400.


Ce 15nm de Toshiba a pour avantage de proposer la densité actuellement la plus élevée sur le marché, tout du moins pour des puces de type "planaires". Les NAND 3D peuvent en effet faire mieux même si Toshiba indique être compétitif par rapport à la V-NAND de Samsung. De quoi permettre de tirer vers le bas le prix au Go des SSD.


Le Trion 150 est le successeur direct du Trion 100 avec pour évolution principale le passage de la TLC A19nm à la TLC 15nm. Les spécifications officielles ne changent pas avec 550 et 530 Mo/s annoncés en lectures/écritures séquentielles (tant qu'elles se font dans le cache SLC) et OCZ parle toujours d'un contrôleur Toshiba sans donner plus de détails.

Pour rappel, sur le Trion 100 ce contrôleur est probablement un Phison 10 renommé avec un firmware personnalisé par Toshiba. OCZ n'a pas pu nous indiquer s'il s'agissait exactement du même contrôleur, mais parle d'un débit qui aurait été doublé de 90 à 180 Mo/s lorsque les écritures séquentielles se font en dehors du cache SLC.

Tout comme son prédécesseur, le Trion 150 sera décliné en versions 120, 240, 480 et 960 Go avec des tarifs encore plus agressifs. La disponibilité est prévue pour le premier trimestre et ces SSD seront accompagnés d'une garantie ShieldPlus de 3 ans.


Ensuite, OCZ présente officiellement le RevoDrive 400, déjà aperçu lors de l'IDF. Au format M.2, interfacé en PCIe 3.0 4x et exploitant le protocole NVMe 1.1b, ce SSD embarque un contrôleur Toshiba (mais là aussi nous ne savons pas de quel contrôleur il s'agit réellement) associé à de la NAND Toshiba MLC 15nm. Des versions 128 Go, 256 Go, 512 Go et 1 To sont prévues pour ce premier trimestre avec une garantie ShieldPlus de 5 ans.

 
 

OCZ annonce des débits de 2400 Mo/s et de 1500 Mo/s en lectures et écritures séquentielles et jusqu'à 210 000 IOPS et 140 000 IOPS en lectures et écritures aléatoires. En pratique, sur le modèle 512 Go, nous avons pu observer près de 2700 Mo/s en lectures et près de 1600 Mo/s en écritures.

Concernant la surchauffe du contrôleur et donc un éventuel ralentissement des performances, OCZ indique qu'un simple pad thermique placé entre le contrôleur et le PCB de l'adaptateur PCI Express suffit à maintenir un niveau de performances maximal dans la majorité des situations.

Enfin, OCZ tient une nouvelle fois à insister sur le fait que la société a changé depuis sa réorganisation et son rachat par Toshiba. OCZ réexplique avoir fait table rase du passé, avoir fait de la fiabilité une priorité, avoir mis en place une garantie solide et avoir progressivement fignolé son utilitaire SSD Guru pour assurer un meilleur support et rassurer l'utilisateur.

Difficile de ne pas sentir une certaine frustration d'OCZ par rapport à des efforts qui tardent à porter leurs fruits sur certains marchés, comme en France où le consommateur a beaucoup de mal à oublier les errements passés. D'un côté la société comprend le ressentiment que peuvent avoir certains utilisateurs, mais d'un autre commence à s'impatienter face à cette longue traversée du désert.

Comme nous l'avons répondu à OCZ, en ce qui nous concerne, d'une part c'est une bonne chose que le consommateur n'ait pas la mémoire trop courte, et d'autre part un pas important dans la bonne direction serait de jouer la transparence par rapport aux contrôleurs exploités ainsi que par rapport aux débits réels en dehors du cache SLC, peu importe ce que communique ou ne communique pas la concurrence.


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