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La MRAM débarque sur un SSD PCIe

Tag : MRAM;
Publié le 17/03/2017 à 07:48 par
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La MRAM, dont on vous parle depuis 2000 tout de même, vient de faire son apparition sur un premier SSD, la carte fille PCI Express nvNITRO de Everspin. La MRAM est une mémoire non volatile n'utilisant pas une charge électrique mais magnétique pour stocker les bits contrairement à la DRAM, et dont on nous promet qu'elle réuni en une seule technologie les avantages de la DRAM, de la SRAM et de la NAND.

Les spécifications complètes ne sont pas dévoilées mais il est question d'une latence de 6µs pour un accès 4K là ou on Intel est par exemple à 20µs dans le meilleur des cas en NAND et 10µs en 3D XPoint. Côté IOPS on est à 1,5 millions d'accès en 4K aléatoire QD32 en lecture comme en écriture, les meilleurs SSD professionnels tels que le HGST Ultrastar SN260 étant à 1,2 millions en lecture mais 200K en écriture. Avec seulement une commande les chiffres sont tout de même de 175K et 150K IOPS en lecture/écriture.

La carte fille PCIe x8 Gen3 utilise un contrôleur basé sur un FPGA Xilinx UltraScale associé à 16 Go de DDR3 adressant de la MRAM au format SO-DIMM, elle dispose en plus de deux ports QSFP pour l'interfacer en réseau 10 ou 40 Gb ainsi que de deux ports SATA dont on ne connait pas trop l'usage. Le tout, clairement pas destiné à n'importe qui, est tout de même vendu 2800$ en version … 1 Go ! En effet nvNITRO n'est pour le moment décliné qu'en versions 1 ou 2 Go de MRAM, du fait d'une capacité réduite de 32 Mo par puce. Everspin promet toutefois d'atteindre 4 à 16 Go cette année en utilisant sa ST-MRAM 128 Mo en cours de développement. Il faut un début à tout !

Nouvelle version du SanDisk Ultra II

Publié le 17/03/2017 à 07:06 par
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De nouvelles versions du SanDisk Ultra II, lancé en septembre 2014 et testé dans ce comparatif, commencent à apparaître en boutique outre-rhin :

  • SanDisk Ultra II 1To - SDSSDHII-1T00-G25
  • SanDisk Ultra II 500Go - SDSSDHII-500G-G25
  • SanDisk Ultra II 250Go - SDSSDHII-250G-G25

Premier changement, les capacités évoluent puisqu'elles étaient précédemment de 960, 480 et 240 Go. SanDisk a probablement fait quelques concessions sur l'overprovisionning et/ou sur sa gestion de la parité pour y parvenir. Les débits annoncés sont de 545 et 525 Mo/s en lecture et écriture, contre 550 et 500 Mo/s sur les versions précédentes, comme souvent le chiffre découle d'un Turbo temporaire.

Nos confrères de Computerbase  notent que ces débits sont très proches du SSD WD Blue , basé lui-même sur le SSD OEM SanDisk X400  lancé l'an dernier (WD ayant pour rappel racheté SanDisk). Il est très probable que ces 3 gammes partagent en fait la même base avec un contrôleur Marvell 88SS1074 et de la NAND TLC 15nm au lieu d'un Marvell 88SS9189 de NAND TLC 19nm sur les premiers Ultra II. Le contrôleur passe ainsi de 8 à 4 canaux, ce qui pourrait avoir un impact sur le débit en écriture soutenu qui n'est malheureusement jamais communiqué par SanDisk.

Samsung : la pénurie de NAND 3D se confirme

Tags : 3D NAND; Samsung;
Publié le 25/01/2017 à 17:19 par / source: Tom's Hardware
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Au début du printemps dernier, Samsung finalisait l'arrivée de son 850 Evo en version 4 To, plus de six mois après la déclinaison 2 To du SSD.

On attendait alors de la part du géant coréen qu'il fasse de même pour son 850 Pro, équipé de NAND MLC (le 850 Evo étant pourvu de puces TLC). Hélas, Samsung n'a pas profité du CES en début d'année pour faire l'annonce attendue, ce qui a intrigué nos confrères de Tom's Hardware.

Ces derniers ont interrogé le constructeur sur ce sujet, et ont obtenu la réponse suivante :

"En réponse à la pénurie mondiale de NAND, Samsung a décidé de se concentrer sur les produits qui répondent à la demande la plus forte. Nous vous ferons savoir quand nous aurons de nouvelles informations concernant le 850 Pro 4 To."

Le sort du 850 Pro 4 To est peut être symptomatique de ce qui attend le marché des SSD à mémoire NAND 3D. Et des modèles comme les 960 Pro et Evo, sortis un peu plus tard que prévus, sont d'ailleurs distillés avec une grande parcimonie chez les revendeurs.

Cette mémoire pâtit actuellement de sa relative jeunesse. En effet, jusqu'à l'arrivée de la NAND 3D, les constructeurs avaient mis en commun leurs lignes de production pour fabriquer RAM et NAND, avec la possibilité de passer simplement de l'un à l'autre.

Avec l'avènement de la NAND 3D, les lignes de production ont évolué, les constructeurs ont perdu cette flexibilité et ont dû, en plus, faire évoluer certaines lignes. Des facteurs qui peuvent en partie expliquer la pénurie actuelle, qui est à mettre directement en relation avec celle de la RAM (dont les prix ne cessent pas d'augmenter), dont les origines sont communes.

Espérons, pour les prix et les disponibilités de futurs SSD, que Samsung, Toshiba et consorts trouveront rapidement un moyen d'approvisionner le marché.

Hynix sur les rangs pour la NAND Toshiba ?

Publié le 25/01/2017 à 15:07 par
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Comme nous l'écrivions récemment, Toshiba cherche à vendre une partie de son activité semi-conducteurs afin de faire face à des problèmes de trésorerie. Et si nous évoquions la piste Western Digital, une autre attire aujourd'hui l'attention des analystes.

Comme le rapporte Business Korea , la réaction de SK Hynix vis à vis de cette porte laissée ouverte par Toshiba est très attendue.

D'une part, parce que cela donnerait à SK Hynix l'occasion de quitter le pied du podium des fabricants de NAND. Au troisième trimestre 2016, Samsung était solide leader (36,6% du marché), Toshiba second (19,8%), alors que SK Hynix ne pointait qu'à la quatrième place (10,4%).

D'autre part, et malgré le rachat en 2012 de la société américaine Link A Media Devices (qui avait dessiné notamment les contrôleurs des Corsair Neutron), SK Hynix pourrait profiter du savoir faire de Toshiba en matière de contrôleurs.

SK Hynix a également loupé récemment l'occasion d'accroître son activité dans les semi-conducteurs : alors que la société convoitait une usine de capteurs mise en vente par... Toshiba, Sony a profité de l'hésitation du constructeur coréen pour lui couper l'herbe sous le pied. SK Hynix n'aurait probablement pas envie de renouveler son erreur.

Enfin, les deux protagonistes ont mis fin  il y a deux ans à un litige qui les opposait en matière de propriété intellectuelle et ont débuté une collaboration dans la technologie de lithographie par nano-impression, l'une des voies ouvertes vers le futur de la litographie.

Tous ces arguments mis bout à bout, rendent crédibles la participation de Hynix dans les activités de Toshiba. Aucune des deux entreprises n'a, pour l'heure, commenté cette hypothèse.

Toshiba va devoir partager son activité NAND

Publié le 20/01/2017 à 14:06 par / source: Reuters
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En pleine tourmente financière, Toshiba se voit contraint de trouver des investisseurs pour sa filiale semi-conducteurs. Un véritable casse-tête pour le constructeur japonais, qui souhaite conserver une participation majoritaire tout en concluant un accord au plus vite.

Après le scandale concernant la manipulation des comptes en 2015, les fonds propres de Toshiba se sont vus réduits à "seulement" trois milliards d'euros. Confortable pour beaucoup d'entreprises, mais insuffisant pour le géant japonais, au moment où la dépréciation d'actifs de ses activités nucléaires américaines est susceptible de d'atteindre les 4, voire les 5,6 milliards d'euros, ce chiffre variant selon les sources.

Toshiba, qui ne souhaite pas avoir un actif net négatif au moment de la clôture de son exercice fin mars, souhaite donc remplir les caisses avec l'un de ses actifs les mieux valorisés, à savoir sa filiale semi-conducteurs.

Le fond d'investissement Silver Lake se serait montré intéressé, tout comme Canon. Toshiba a également sollicité l'établissement public Development Bank of Japan, mais pourrait avoir aussi contacté Western Digital, société avec laquelle le constructeur japonais collabore déjà au travers de la joint-venture Flash Forward pour la production de mémoire NAND. Cela serait une occasion pour Western Digital de franchir un nouveau cap dans la transition vers la NAND qu'il a déjà largement amorcé avec le rachat de SanDisk... qui l'a aussi beaucoup endetté.

Si cette piste semble sérieuse, elle se heurte au timing de Toshiba : un tel accord nécessiterait de nombreuses autorisations, ce qui n'arrange pas les affaires du japonais.

Les fonds d'investissements pourraient intervenir plus rapidement, mais ne seraient intéressés que par une prise de participation au moins égale à 33%, afin de disposer d'un droit de veto au sein du conseil d'administration. Toshiba, de son côté, souhaite conserver la gouvernance de sa filiale et ne serait pas prêt à faire ce sacrifice.

Un vrai casse-tête pour le constructeur japonais, situation qui devrait toutefois trouver une issue rapidement, compte tenu du timing serré de Toshiba.

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