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Micron lance le M600, attention au débit annoncé

Tags : M600; Micron;
Publié le 17/09/2014 à 12:45 par
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Micron vient d'annoncer un nouveau SSD, le M600. Pour l'instant réservé aux OEM et à l'intégration en attendant d'être probablement décliné sous la marque Crucial, ce M600 fait appel comme le M550 à un contrôleur Marvell 88SS9189 mais le combine cette fois avec de la mémoire MLC 16nm au lieu de la 20nm. Ce type de mémoire a initialement été introduit sur les MX100 256 et 512 Go.

Le M600 sera disponible en versions 128 Go à 1 To en 2.5", et 128 Go à 512 Go en mSATA et M.2, l'interface étant dans tous les cas de type SATA 6 Gb/s. Côté performances Micron annonce juste des chiffres maximums sans préciser la capacité, avec :

- 560 Mo /s en lecture séquentielle
- 510 Mo /s en écriture séquentielle
- 100 000 IOPS en lecture séquentielle
- 88 000 IOPS en écriture séquentielle

On est donc très légèrement au-dessus de ce qu'offrent les plus gros M550 (550/500/95K/85K). L'endurance est de 100 To sur la version 128 Go (55 Go / jours pendant 5 ans), 200 To en 256 Go, 300 To en 512 Go et 400 To en 1 To (bizarrement ce devrait plutôt être 400 et 800 pour ces deux derniers). Les Crucial M500, M550 et MX100 étant pour leur part tous certifiés pour 72 To quelle que soit leur capacité, on note une amélioration sur ce point ou tout du moins des caractéristiques plus logiques.


On notera l'apparition d'une nouvelle fonctionnalité dénommée Dynamic Write Acceleration, qui n'est ni plus ni moins que l'implémentation du "Mode SLC" implémenté par OCZ depuis quelques années déjà et que nous avions entre autre pointé du doigt sur cette page. Cette fonction est activée en 2.5" sur les versions 128 et 256 Go, et sur toutes les capacités en mSATA et M.2.

Pour faire simple, les données sont d'abord écrites de la manière la plus rapide possible sur la Flash, c'est-à-dire en ne stockant que le premier bit sur chaque cellule MLC. Cela permet ainsi d'accélérer grandement les écritures sur environ la moitié de l'espace disponible, la contrepartie étant que dans un second temps il faut réécrire toutes ces données de manière classique (deux bits par cellule) afin d'avoir de nouveau droit à ce mode Turbo.

L'avantage pour Micron est évident, il permet au constructeur d'afficher même sur le Crucial M600 en version 128 Go un débit séquentiel maximal en écriture élevé, 466 Mo /s, là ou un M500 était à 130 Mo /s, un M510 à 187 Mo /s et un M550 à 350 Mo /s (grâce à l'utilisation de 64 Gb sur ce dernier), ce qui lui permet de rejoindre OCZ, Toshiba ainsi que Samsung et même Sandisk (nous y reviendront ce jour) dans ce domaine. Les contreparties sont de plusieurs niveaux.


La première et comme le montre le graphique ci-dessus issue de la documentation Micron, si on écrit un gros volume de donnée d'une traite, les données n'ont pas le temps d'être réécrites de manière classique et au-delà de 46% de l'espace disponible le débit chute au niveau classique de la MLC, 160 Mo /s, alors qu'après 58% on tombe à 50 Mo /s, un niveau très bas puisqu'en sus d'écrire les données le contrôleur doit en même temps libérer de l'espace en réécrivant les données initialement écrites en "SLC".

Bien entendu dans la majorité des cas on n'écrit pas un volume si important d'une traite, mais l'autre contrepartie impacte tout le monde puisque les données sont écrites deux fois en flash. Une fois de manière rapide (2 bits = 2 cellules), puis on a droit à une opération de lecture de ces deux cellules puis une écriture des 2 bits dans 1 cellule. Dans le pire des cas, au lieu d'écrire une cellule, on va donc écrire 3 cellules et en lire 1, même si il faut noter que l'écriture initiale use nettement moins la cellule qu'une écriture classique.

Micron indique que les SSD disposant de Dynamic Write Acceleration disposent pour compenser ceci d'algorithmes de gestion de NAND augmentant de 50% son endurance par rapport aux SSD sur lesquels la fonction n'est pas activée. On se demande surtout pourquoi les SSD classiques n'y ont pas droit.

L'autre contrepartie c'est bien entendu le surplus de consommation entrainé par ces opérations supplémentaires. Ironiquement le document de Micron sur la DWA met en avant le contraire, en ne parlant que de l'écriture initiale et en omettant purement les opérations de lectures et réécritures qui suivront. C'est pour cette raison que la fonction DWA est activée quelle que soit la capacité sur M.2 et mSATA, alors que la version 512 Go est épargnée en 2.5", ce qui parait pour le moins incohérent.

Il parait clair que Micron a avant tout cédé ici aux sirènes du marketing et que DWA est là pour permettre d'afficher, comme le font malheureusement d'autres concurrents, de gros débits en écritures sur les petites capacités mais qui ne sont ni soutenus ni sans contrepartie. Une situation très regrettable qui n'a rien de nouveau, puisqu'avant ce type de mécanisme il se posait déjà le problème des débits affichés sur les SSD en SandForce. A défaut d'un retour en arrière, le minimum serait que les constructeurs ne communiquent plus un débit maximal pour ce type de SSD mais un intervalle !

Samsung 850 EVO en approche

Publié le 05/09/2014 à 08:58 par
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Après le 850 Pro, Samsung devrait lancer un SSD basé sur de la V-NAND plus abordable, le SSD 850 EVO. Nos confrères de Les Numériques publient en effet une photo prise lors de l'IFA sur le stand de Samsung le montrant :


Pour le moment on sait juste qu'il stockera comme son prédécesseur 3 bits par cellules (TLC), contre 2 pour le 850 Pro qui est en MLC. Pour rappel cela a un impact sur les performances comme sur la durée de vie de la NAND, mais vu que la V-NAND est meilleure sur ce dernier point que la NAND le 850 EVO pourrait tirer son épingle du jeu, d'autant que la NAND TLC était déjà assez endurante pour un usage classique.

Notez au passage que notre comparatif de SSD 480-512 Go intègre les résultats du Samung 850 Pro, mais nous n'avons par contre pas encore eu le temps de mettre à jour le texte. Comme attendu les performances sont là, et il prend à l'Intel 730 le leadership pour ce qui est des performances dans notre stress-test. Il faudra toutefois vraiment en avoir besoin, pour un usage plus classique vu son tarif nous continuons de privilégier le Crucial MX100.

Sandisk Ultra II, en TLC

Publié le 19/08/2014 à 14:34 par
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Sandisk lance un nouveau SSD milieu de gamme, l'Ultra II. A l'instar de l'Extreme II, il utilise un Marvell 88SS9187 capable de gérer la mémoire sur 8 canaux, contrairement à son prédécesseur l'Ultra Plus qui utilisait un Marvell 88SS9175 gérant 4 canaux.


Mais alors que l'Extreme II comme l'Ultra Plus utilisent de la mémoire MLC 19nm, Sandisk passe cette fois à de la TLC 19nm. Pour rappel, la TLC stocke 3 bits par cellule Flash au lieu de 2 pour la MLC, ce qui correspond à 8 niveaux de tensions possible contre 4. La programmation de ce niveau de tension est plus longue, ce qui stresse plus et use plus la cellule, et l'écriture devant se faire en plusieurs passes elle est moins rapide.

Samsung a toutefois prouvé avec les Samsung 840 puis 840 EVO que l'endurance de sa TLC était tout à fait satisfaisante pour un usage classique, reste à voir s'il en sera de même pour la TLC Sandisk. Côté performances le constructeur est assez avare puisqu'il se contente d'indiquer, quelle que soit la capacité, des débits pouvant atteindre 550 Mo /s en lecture et 500 Mo /s en écriture – il ne s'agit clairement pas de débits soutenus.

En IOPS 4K aléatoire on est en lecture/écriture à 81/80K IOPS sur la version 120 Go, les versions supérieures variant de 91 à 99K en lecture pour 83K en écriture.

Le Sandisk Ultra II est garanti 3 ans et sera disponible début septembre en versions 120 et 240 Go pour 75 et 109 €, les versions 480 et 960 Go attendront pour leur part fin septembre et seront aux tarifs de 209 et 409 €.

OCZ ARC 100, Barefoot 3 plus abordable

Tags : OCZ; OCZ Arc 100;
Publié le 13/08/2014 à 16:15 par
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OCZ lance une nouvelle série de SSD, les ARC 100. Déclinés en versions 120, 240 et 480 Go, ils constituent la 5è gamme de SSD OCZ déclinée autour de du contrôleur Indilinx Barefoot 3 après le Vertex 460 lancé en début d'année.


Comme les Vector 150 et Vertex 460, il est associé à de mémoire MCL Toshiba 19nm toggle, chose on ne peut plus logique puisque la division SSD de OCZ a pour rappel été reprise par Toshiba. Il s'agit plus précisément de mémoire A19nm, disposant d'une densité accrue.

Histoire de trouver un point de différentiation, les performances sont revues légèrement à la baisse par rapport au Vertex 460 :


Les niveaux obtenus restent toutefois très bons, mais il faut noter que sur les Barefoot 3 les performances en écritures ne sont pas valables sur l'intégralité du SSD mais uniquement sur les pages Flash qui peuvent être écrites en mode "SLC" (cf. cette page), ce qui permet à OCZ de gonfler les chiffres en écriture sur les petites capacités.

Alors que les Vector 150 disposent d'une garantie de 5 ans, celle des Vertex 460 est de 3 ans et il est probable qu'il en soit de même pour les ARC 100. Côté tarif il est question d'environ 0.5 € / Go.

L'arrivée des ARC 100 marque le retour d'OCZ sur un segment tarifaire plus agressif qui avait été abandonné suite au déboires passés de la marque. Reste qu'en l'état les différences entre les modèles ne justifient pas vraiment la présence de plus de deux gammes en Barefoot 3 + MLC Toshiba 19nm.

Plextor lance ses SSD M6 Pro

Publié le 06/08/2014 à 17:40 par
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Plextor lance une nouvelle version de ses SSD, les M6 Pro. Par rapport au M5 Pro, les changements sont mineurs avec le passage d'un contrôleur Marvell 88SS9187 à un Marvell 88SS9189 et le passage de flash Toshiba 19nm à la seconde génération, A19nm, plus petite.


En pratique les chiffres de performances annoncés ne bougent guère, mais on note l'apparition d'une version 1 To. Histoire d'aller au-delà, Plextor introduit via l'utilisateur PlexTurbo un cache RAM à l'instar du RAPID mode introduit par Samsung depuis les 840. Reste qu'au-delà d'afficher des gros scores dans les benchmarks ce genre de fonction ne s'est jamais avéré très utile jusqu'alors.


Le codage reste de type AES 256 bits, mais sans support des normes TCG Opal 2.0 et IEEE-1667 contrairement aux derniers modèles Samsung et Crucial ce qui ne permet pas d'utiliser le codage hardware sous Microsoft BitLocker. Côté consommation le M6 Pro est annoncé à 0.25W en moyenne sous MobileMark, tout comme le M5 Pro, mais il gère le DEVSLP qui lui permet de passer à 0.2mW au repos, une fonction qui pour rappel n'est utilisable que sur portable.

La garantie est de 5 ans sur la gamme Pro, contre 3 sur la gamme S qui n'est pas très éloignée en termes de performances, mais ne supporte ni l'AES 256 bits ni le DEVSLP et est livré nu alors que les Pro sont accompagnés d'un adaptateur 3.5", d'un câble SATA et d'un utilitaire de clonage et de backup. Au final rien de révolutionnaire pour ce M6 Pro qui devrait être comme le M5 Pro dans le haut du panier, mais si Plextor veut se faire une place au soleil il lui faudra revoir le positionnement tarifaire qui était jusqu'alors en vigueur.


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