Comparatif : 10 Nas 2 et 3 disques

Publié le 11/06/2008 par
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Performances en Raid 1 / 5


Si un tel graphique n’est pas facile à commenter, il nous rassure en revanche sur l’utilité de tester ce genre de produits : d’un extrême à l’autre, en effet, les performances varient d’un facteur de 3 !

On retrouve d’abord un premier groupe constitué des trois Nas pré-équipés (Lacie, Iomega et Freecom, avec toujours la réserve que ces derniers aient été testés avec les disques livrés, d’où la couleur bleue dans les graphes). Point communs de ceux-ci ? Toujours le processeur Marvell 88F5182 à 400 MHz, mais aussi et surtout 64 Mo de Ram seulement. On se situe alors entre 10 Mo/s et 12 Mo/s en débit soutenu, ce qui n’a rien d’excitant.

Viennent ensuite D-Link et Zyxel. Le second passe à la vitesse supérieure avec le même processeur à 500 MHz, 128 Mo de Ram et 16 Mo de mémoire Flash. Le premier reste à 64 Mo, mais exploite un autre circuit Marvell (le 88F5181, également à 500 MHz) qui semble lui réussir. On grimpe ainsi à un maximum d’environ 14 Mo/s de débit soutenu.

Et pour clore le chapitre des Nas Marvell, Qnap et Synology sont encore au dessus, avec respectivement 17,7 Mo/s et 16,7 Mo/s en débit soutenu. Ils partagent pourtant les mêmes caractéristiques que le Zyxel (500 MHz, 128 Mo de Ram), plus lent, mais nous verrons que le comportement de ce dernier est globalement assez curieux.

Thecus, motorisé par un circuit Freescale 8347 à 400 MHz et 256 Mo de Ram (!), est encore plus rapide que le dernier groupe en Raid 1 (18 Mo/s), mais se situe plutôt au niveau du second en Raid 5 (14 Mo/s).

Quand aux extrêmes, il s’agit de Raidsonic en bas de l’échelle (moins de 9 Mo/s) et de Thermaltake en tête (27,3 Mo/s !). Tous deux sont équipés de circuits moins courants : Storm Gemini SL3516 (400 MHz) pour le premier et LSI NAS201 (fréquence non précisée) pour le second.

Inutile de s’emballer pour ce dernier toutefois, car le test de transferts de petits fichiers s’est révélé absolument catastrophique, avec plus de 30 minutes de copie pour notre ensemble de test ! C’est sept fois plus lent que le meilleur (Thecus), et plus de trois fois plus lent que le second plus mauvais (Lacie)…


Les écarts restent globalement équivalents en FTP, même si les valeurs absolues augmentent de 2% à 31%, sauf curieusement pour Lacie (-8%), qui descend ainsi sous la barre des 10 Mo/s (!), et Thermaltake (-53%).

Zyxel est celui qui profite le plus du passage en FTP (+31%), mais nous avions également souligné la vitesse étrangement lente de l’appareil en SMB. En fait, il se met simplement au niveau des Nas partageant les mêmes caractéristiques techniques (Qnap et Synology). Avec un bon de 16% par rapport au SMB, D-Link rejoint également ce peloton, qui oscille entre 16 Mo/s et 18 Mo/s. Pour les Qnap et Synolgy, la progression est cependant moindre (6% et 2%).

On remarque la bonne performance de Thecus, qui domine tout le monde en Raid 1 (20,3 Mo/s) et talonne le peloton suscité en Raid 5 (plus de 15 Mo/s).

Avec l’ensemble de petits fichiers, Thermaltake est particulièrement médiocre : 4 heures de transfert ! Nous avons évidemment remonté le problème au constructeur, qui n’a cependant pas réagi. Raidsonic, enfin, ne gagne que 8% par rapport au SMB : il reste donc bon dernier avec seulement 9,3 Mo/s.


Passons à présent à la lecture. On retrouve notre trio constitué de Lacie, Freecom et Iomega, avec cette fois-ci des débits soutenus compris entre 12,7 Mo/s et 16 Mo/s : c’est mieux ! En revanche, on est surpris de retrouver Zyxel dans ce groupe, d’autant qu’avec 12,6 Mo/s seulement, il ferme la marche. Là encore, nous avons remonté le souci au constructeur qui, lui, nous a confié travailler sur le problème.

On distingue ensuite un groupe intermédiaire composé de D-Link (17,8 Mo/s), Qnap (20,3 Mo/s) et… Raidsonic (20,1 Mo/s) ! C’est plutôt une bonne surprise vu les médiocres performances de ce dernier en écriture.

Le groupe de tête se compose enfin de Synology, Thecus et Thermaltake, avec des débits soutenus compris entre 23 Mo/s et 27,7 Mo/s. Contrairement à l’écriture, sensiblement plus lente en Raid 5 qu’en Raid 1 sur le Thecus, la lecture s’opère ici à la même vitesse.


Encore le même graphique ? Pas du tout ! Si l’on recommence le jeu des trois groupes, on retrouve cette fois, dans le groupe de queue… Zyxel et D-Link ! Ceux-ci s’effondrent littéralement avec 12,1 Mo/s au maximum. D-Link a visiblement un problème au niveau du serveur FTP puisque par ailleurs, certains ensembles de fichiers n’ont pu être transférés en entier sans erreur…

Vient ensuite le groupe des « 20 Mo/s et plus », qui regroupe grossièrement l’ancien groupe de queue (Lacie, Freecom et Iomega) et l’ancien groupe intermédiaire (Qnap et Raidsonic, moins D-Link).

Le groupe de tête ne change pas (Synology, Thecus et Thermaltake) avec cette fois des débits qui s’envolent à plus de 30 Mo/s !
Vite, une aspirine
Comment synthétiser ces résultats ? Vu la disparité des comportements en fonction des protocoles et du mode de transfert (écriture ou lecture), difficile de résumer ce qui précède en quelques lignes !

Mieux vaut en fait raisonner en termes de constance de comportement :
– Qnap, Synology et Thecus d’une part, ainsi que Freecom et Iomega de l’autre se comportent toujours de la même manière. On retrouvera cependant les trois premiers plutôt en tête, et les deux derniers plutôt en queue ;
– Raidsonic est constant à sa manière : médiocre en écriture, il devient bon en lecture ;
– Viennent ensuite les « inclassables ». Lacie est globalement assez mauvais, mais offre un sursaut en lecture FTP où il rejoint la bonne moyenne ;
– D-Link se comporte exactement de manière inverse, avec un serveur FTP manifestement instable ;
– Zyxel n’a vraiment de résultats logiques qu’en écriture FTP. Sa vitesse d’écriture en SMB est un peu faible en regard de ses capacités, tandis qu’il s’effondre en lecture (un comble !), avec des taux de transfert FTP moins bon qu’en SMB (re-un comble !) ;
– Thermaltake, enfin, est excellent en débit brut (avec une chute inexplicable en écriture FTP toutefois) mais tellement mauvais avec les petits fichiers qu’il en devient inutilisable au quotidien.
Défaillance disque
Que se passe-t-il en cas de défaillance disque ? Pour chaque Nas, nous avons simulé une panne en débranchant un disque lors d’une copie de fichiers. Globalement, tous ont bien réagi, sauf le Raidsonic qui a planté, empêchant la fin du transfert en cours. L’intégrité du volume n’a cependant pas été remise en question, puisqu’après redémarrage, nous avons pu accéder de nouveau à nos fichiers.

Signalons aussi un problème rencontré avec le Thermaltake, avec lequel nous avons du interrompre la reconstruction du volume après ré-insertion du disque. Ce qui n’est, en général, simplement pas recommandé, s’est avéré être une erreur fatale, puisqu’il ne nous a pas été possible de recréer le moindre volume Raid par la suite (d’où l’absence de résultats en Raid 0 pour ce modèle…). Quelque soit la manière dont nous procédions (reformatage ou même changement complet des disques, réinitialisation à l’aide de l’outil de configuration, etc.), l’appareil affichait toujours « Degraded & Rebuilding »…
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