Comparatif : 10 Nas 2 et 3 disques

Publié le 11/06/2008 par
Envoyer Imprimer
Freecom Datatank Gateway Wlan

Spécialiste des périphériques de stockage, le constructeur Freecom propose une gamme de produits designs et soignés, mais à des prix généralement assez élevés. C’est d’autant plus vrai pour ce Datatank Gateway Wlan, qui propose le prix au gigaoctet le plus élevé de notre sélection, néanmoins justifié par la présence de quelques fonctions exclusives.

C’est ainsi que l’appareil se voit notamment équipé d’un routeur/switch 4 ports (en Gigabit) en plus de son port Wan (Gigabit également), et qu’il intègre deux antennes pour la connexion sans fil 802.11g (54 Mbps). L’aspect logiciel du produit n’a pas été négligé, avec un panel de fonctions qui n’a rien à envier aux ténors du genre – Qnap et Synology –, puisqu’on dispose même de fonctions la aussi exclusives, telles qu’un serveur de mail pour gérer sa propre messagerie.
Installation et mise en route

La coque du Datatank Gateway Wlan est en aluminium argenté, avec une façade noire en plastique. Les finitions sont excellentes et le design sobre de l’appareil fait très bonne impression. Deux prises USB sont présentes en façade, les cinq ports Ethernet étant, eux, logés à l’arrière.

Rien n’est prévu pour l’ouverture de la machine et le remplacement des disques par l’utilisateur. En cas de panne d’un disque, il faudra donc renvoyer l’appareil en SAV ou accepter de perdre la garantie. Notre modèle de test était équipé de disques Hitachi 7K1000 de 1 To.

L’appareil est évidemment immédiatement opérationnel, mais on pourra s’aider d’un utilitaire fourni par Freecom pour en régler l’adresse IP depuis Windows, par exemple, ou encore pour le réinitialiser à ses paramètres d’origine.

Une fois sous-tension, le ventilateur commence par se faire discret, avec une vitesse d’environ 2200 tpm et un volume sonore limité (43,8 dB). On s’assurera toutefois de disposer le Nas dans un endroit frais et bien aéré, car en vitesse maximale, le ventilateur peut atteindre les 59 dB à 5000 tpm ! Notez que le système propose une régulation automatique, tandis qu’il est possible de forcer manuellement l’un ou l’autre des extrêmes (ce qui n’est pas conseillé : pour le bruit dans un cas, et pour la température de l’autre…).

La consommation à l’arrêt est évidemment assez élevée – environ 14 W – puisqu’il faut maintenir le routeur sous tension. Une fois les disques allumés, la consommation atteint les 30,4 W en attente, puis monte à 34 W en accès.
A l’usage
Si l’interface est malheureusement en anglais, on dispose cependant d’un manuel très détaillé en français. Celui-ci ne se contente pas de décrire les paramètres proposés, mais propose aussi des cas pratiques pour leur mise en œuvre : on apprécie, notamment pour la mise en route du serveur de mail, par exemple. Signalons au passage que ce dernier ne fonctionne pas avec n’importe quel nom de domaine ; il semble limité à l’usage de nom de domaines Dyndns. Cela peut se révéler problématique car beaucoup d’anti-spam bloquent ces adresses.

On peut choisir d’utiliser les quatre ports Ethernet en mode switch ou routeur. Dans ce dernier cas, on dispose de l’attirail classique des fonctions de ce type de produit : serveur DHCP, redirection de ports, DMZ, VPN, Firewall… Côté Wifi, les cryptages WPA, WPA2 et Wep sont de la partie, avec de plus la possibilité de restreindre l’accès au réseau par adresse mac.

Le Datatank Gateway Wlan est l’un des rares Nas testés à proposer des fonctions de sauvegarde réseau, via SMB exclusivement. Le système fonctionne plutôt bien, mais demande l’entrée manuelle des partages SMB sous la forme \\ip\dossier. L’avantage, du coup, c’est que l’on peut faire des sauvegardes dans les deux sens : depuis ou vers le Nas.

Un bouton en façade permet de lancer les tâches de sauvegarde à la suite. Si vous souhaitez l’utiliser pour décharger une clé USB, par exemple, alors il faudra programmer la tâche de sauvegarde correspondante.

Le client de téléchargement n’est pas très convivial, car il ne propose pas d’interface de transfert de fichiers .torrent. Du coup, vous devez transférer celui-ci sur le disque, puis indiquer le chemin vers le fichier dans le champ de formulaire adéquat…

On apprécie en revanche la gestion du FTP crypté, ainsi que la possibilité de créer plusieurs Virtualhost Apache pour héberger plusieurs sites Web (PHP4 et MySQL4 uniquement, cependant). L’accès SSH est autorisé, mais avec un compte administrateur seulement. Pour se connecter en root, tapez ensuite la commande « su » puis le mode de passe « loginasrootisrisky ».
Rapport performances/prix
En termes de performances, ce Datatank n’en donne pas vraiment pour son argent. En écriture, ainsi, le Nas de Freecom figure parmi les moins performants avec à peine plus de 10 Mo/s en SMB, et 11 Mo/s en FTP… S’il fait meilleure figure en lecture, c’est en FTP seulement (plus de 20 Mo/s) : en SMB, on reste aux alentours des 14 Mo/s, ce qui n’est pas vraiment satisfaisant.

Bref, Freecom fait donc payer un peu cher la marque et l’abondance de fonctions. De meilleures performances auraient permis de mieux faire passer la pilule des 569 € ttc nécessaires à l’achat de la version 1 To, et des 1129 € ttc pour la mouture 2 To !

Bien sûr, il ne faut pas non plus perdre de vue que l’appareil intègre aussi un routeur Gigabit/Wifi 802.11g de 4 ports. Et qu’acheté séparément, ce type de matériel coûte facilement une bonne centaine d’euros… Est-ce pour autant une bonne idée de l’intégrer au Nas ? Pourquoi pas, mais cela génère toutefois un surplus de chaleur à ne pas négliger : assurez-vous donc de disposer le Datatank dans un endroit bien ventilé…


On aime :
– Le plus polyvalent ;
– Le switch/routeur et le Wifi ;
– Gestion des sauvegardes réseau ;
– Qualité du manuel.

On regrette :
– Le prix ;
– Les performances ;
– Le ventilateur peut devenir très bruyant !
– Remplacement des disques impossible ;
– Version des applis Web (PHP4 et MySQL4).
Vos réactions

Top articles