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Version 500 Go du Samsung 750 EVO
Samsung vient d'annoncer une nouvelle déclinaison de son SSD 750 EVO. Nous avions eu l'occasion de vous présenter ce modèle qui était apparu à la fin de l'année dernière dans le catalogue du constructeur. La disponibilité se sera faite attendre un peu en Europe même si les disques sont disponibles depuis le printemps en version 128 et 256 Go. Aujourd'hui, Samsung rajoute à son catalogue un modèle 512 Go.
Techniquement, les 750 EVO sont une version light des 850 EVO. Ils utilisent le même contrôleur MGX du constructeur, couplé à de la mémoire NAND TLC 16 nm "classique", là où les 850 EVO utilisent de la mémoire V-NAND.
MAJ : La version 500 Go est annoncée comme disposant d'un cache de 512 Mo de mémoire LPDDR3, contre 256 Mo de DDR3 pour les modèles 120 et 250 Go.

Côté performances, les caractéristiques annoncées de la version 500 Go sont identiques au modèle 256 Go, à savoir des débits séquentiels de 540 et 520 Mo/s en lecture et écriture séquentielles, et 97K et 94K IOPS en aléatoire 4K QD32. Des performances qui prennent en compte le cache TurboWrite, comme toujours chez Samsung. Côté endurance, Samsung annonce 100 To pour le modèle 500 Go (contre 70 et 35 pour les versions 250 et 120 Go).
La disponibilité du modèle 500 Go est attendue pour le début du mois de juin, avec un prix d'environ 150 euros et une garantie de trois ans (les déclinaisons ITG5 et ITG6 ne sont pas évoquées par le constructeur).
TSST arrête les lecteurs optiques
Selon KitGuru , la joint-venture Toshiba Samsung Storage Technology (TSST) aurait stoppé la production de lecteurs optiques à partir de la mi-avril. Ces produits étaient principalement vendus en tant que Samsung, mais TSST était également sous-traitant pour d'autres marques comme ASUS.

Cette information fait suite à l'annonce officielle par Toshiba du placement en redressement judiciaire de TSST-K, la filiale coréenne, début mai. Toshiba avait décidé de se retirer en 2014 du marché du disque optique et avait transféré 49,9% du capital de TSST-K à son sous-traitant Optis, le transfert devant atteindre 100% en 2017. La société n'a toutefois pas pu être redressée et les ventes sont ainsi passées de 752 millions d'euros sur l'exercice fiscal 2012 (prenant fin en mars 2013) à 418,5 millions et 67 millions d'euros de pertes deux ans plus tard.
Voilà qui laisserait ce marché en forte décroissance à deux acteurs majeurs, qui sont là encore des joint-ventures : Hitachi-LG Data Storage (HLDS) d'une part, et Philips & Lite-On Digital Solutions (PLDS) d'autre part.
Accord de licence Nvidia-Samsung
En 2013, Nvidia avait commencé à parler de proposer des licences pour ses technologies. Quelque chose que nous avions interprété, logiquement, en la volonté pour Nvidia de proposer des blocs d'IP pour les autres fabricants de SoC ARM. L'écosystème ARM fonctionne pour rappel sur un modèle ouvert, un designer de SoC comme Mediatek piochant dans le catalogue des différents acteurs, ARM proposant par exemple de nombreux cores CPU - les Cortex - mais aussi des GPU - les Mali - des interconnexions et des contrôleurs mémoires, tandis que d'autres comme Imagination Technologies proposent plus spécifiquement des GPU (les PowerVR). Le designer de SoC assemble ces blocs (payant les licences nécessaires), parfois avec des blocs d'IP propres pour terminer son design de puce, qui sera fabriqué chez un fondeur tiers comme TSMC par exemple.
Nvidia proposait à l'époque ses SoC Tegra en accolant des blocs CPU développés par ARM à ses propres blocs GPU GeForce. Les dernières générations avaient cependant reçu un accueil frileux auprès des constructeurs de smartphones et de tablettes, le marché des SoC étant excessivement compétitif (Depuis, Nvidia s'est recentré en fabricant ses propres produits et en visant le marché automobile ou les contraintes de puissance, souvent pointés comme problématiques, sont moins importantes). Le nom officieux de la licence (« licence kepler ») semblait confirmer la volonté de Nvidia.
En coulisse cependant, Nvidia tentait de négocier un tout autre type d'accord auprès des constructeurs de SoC, souhaitant obtenir des royalties pour des brevets qu'ils jugeaient essentiels à la création de GPU, et qu'ils pensaient enfreints par leurs concurrents. Une stratégie lucrative dans le mobile lorsqu'elle réussit, on sait par exemple que Microsoft obtient de chaque constructeur de smartphone Android des royalties (un montant variable estimé à 3.41 dollars pour Samsung en 2013, et 5 dollars pour HTC ) pour certaines de ses technologies (comme le système de fichiers FAT32, plus de 310 brevets sont concernés d'après une liste ayant fuité en 2014 ).
Dans le cas de Nvidia, les négociations ont été infructueuses (et coûteuses, on notera par exemple qu'à compter de cette période, les GPU Nvidia ont complètement disparus des gammes Apple) qui ont culminé en septembre 2014 par un dépôt de plainte de Nvidia auprès de l'ITC (U.S. International Trade Commission). Cette plainte envers Samsung et Qualcomm demandait le retrait du marché américain de produits qui enfreignaient, selon Nvidia, leurs brevets.

Un des brevets "essentiels" de Nvidia concernait le Transform&Lighting, une technologie ayant disparue des GPU modernes
En octobre 2015, l'ITC avait statué de manière défavorable sur la plainte de Nvidia, un jugement que nous vous avions relaté en détail dans cet article. Le résultat de ce jugement avait été entériné définitivement en décembre : ni Samsung, ni Qualcomm, n'enfreignaient les brevets de Nvidia.
Bien que Samsung et Qualcomm étaient directement visés (parce qu'ils produisent les SoC et que ces derniers étaient visés par l'interdiction d'importation), techniquement ce sont les GPU ARM (Mali), Imagination Technologies (PowerVR) et Adreno (Qualcomm) qui enfreignaient potentiellement les brevets. Ce jugement empêche donc toute procédure du type de la part de Nvidia contre d'autres fabricants de SoC qui utiliseraient ces mêmes coeurs graphiques.
Conséquences coûteuses
En parallèle, Samsung avait bien évidemment contre attaqué Nvidia (et l'un de ses clients, Velocity Micro) auprès de l'ITC (la plainte est ici ). En décembre dernier, nos confrères de Bloomberg rapportaient que l'ITC avait jugé en première instance que trois brevets de Samsung avaient été enfreints par Nvidia.
Un jugement définitif était attendu hier, pouvant entraîner dans la foulée une interdiction d'importation aux états unis de produits Nvidia. Cependant, comme le relate une fois de plus Bloomberg , quelques heures avant l'annonce définitive de l'ITC, Nvidia et Samsung ont annoncé un accord croisé de licence mettant un terme à leurs différentes procédures. Le communiqué est particulièrement avare en détails, indiquant simplement qu'il se limite à quelques brevets (il ne s'agit pas d'un accord de licence croisé « large ») et qu'il n'y aurait pas eu de compensation additionnelle (comprendre financière) en contrepartie. Etant donné la position de faiblesse de Nvidia au moment de la négociation, on imagine que d'autres concessions ont été faites, mais ces dernières resteront, d'après le communiqué, secrètes.
Il était bien évidemment dans l'intérêt de Nvidia d'éviter un retrait du marché de ses produits. La plainte originale visait spécifiquement les tablettes Nvidia Shield, même si Samsung avait étendu le cadre de sa plainte à Biostar et ECS (on ne sait pas exactement pour quels produits). Nvidia va également pouvoir tourner la page de cette stratégie de « licence kepler » mal pensée dès l'origine.
Pour Samsung, dont le département légal est rôdé, la normalisation des relations entre les deux sociétés sera une bonne chose, d'autant que Nvidia semble travailler avec Samsung Foundries pour produire certaines de ses puces, quelque chose qui avait été noté dans un document administratif l'année dernière. Bien évidemment, Samsung Foundries a longtemps produit des puces pour Apple tout en entretenant des relations légales hautement conflictuelles, même si là aussi, ces deux dernières années, les deux sociétés ont progressivement normalisé leurs relations .
Le 850 EVO 4 To en approche
La capacité des SSD ne cesse d'augmenter, ainsi après avoir lancé la version 2 To en juillet 2015, Samsung finalise l'arrivée de la version 4 To de son 850 EVO. Ce SSD vient en effet de faire une première apparition dans les listings d'une boutique Suisse. Sa disponibilité est annoncée pour début mai, alors qu'en début d'année Samsung parlait de la fin du second trimestre pour ce SSD.

Côté tarif il faut tout de même compter 1150 € HT. Une version 4 To du 850 Pro est également prévue, avec cette fois une disponibilité pour le troisième trimestre.
Samsung grave la DRAM en 1xnm
Samsung annonce qu'il a débuté en volume la production de puces DDR4 de 1 Go gravées avec un procédé de "classe 10nm". Samsung a déjà utilisé ce terme par le passé pour le 20nm, cela signifie en fait que le procédé se situe entre 10 et 19nm, bien entendu plus proche de cette dernière borne mais sans plus de précision. Le passage au 20 s'est pour rappel fait à partir de mars 2014.

Il indique avoir fait appel au quadruple patterning pour la gravure de la puce qui serait plus économe en énergie de 10 à 20% par rapport à la version 20nm. De plus alors que les puces 20nm étaient officiellement certifiées jusqu'en DDR4-2400, celles-ci peuvent désormais atteindre le mode DDR4-3200.


