Comparatif de 20 clefs USB 3.0 128 Go

Publié le 27/10/2014 par
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Ce tour de piste des modèles de clefs USB de 128 Go nous a permis de noter un certain nombre de choses. D'abord on trouve réellement de tout, et franchement parfois un peu n'importe quoi dans les gammes des constructeurs. Les caractéristiques annoncés sont parfois proches de la réalité et parfois très loin de ce que l'on obtiendra en pratique lors de copies de fichiers. Des caractéristiques qui ne se tiennent de toute façon que dans les cas les plus idylliques, à savoir les copies de gros fichiers.

Nous avons un certain nombre de cartons rouges à distribuer aux constructeurs. D'abord sur la capacité ou l'on trouve vraiment tout et n'importe quoi ! Lexar et Sandisk sont en effet les deux seules marques à proposer réellement 128 Go sur leurs modèles. Chez les autres constructeurs c'est variable, par exemple chez Corsair ou selon le modèle, on aura entre 125.8 et 128 Go. Avec 123.6 Go, la clef d'EMTEC trône en bas du tableau. Il serait bon que les constructeurs respectent les capacités qu'ils annoncent, le fait qu'il s'agisse de clef USB n'excuse rien !

Ensuite il y a le problème des caractéristiques annoncées. Ou parfois l'absence d'annonce ! C'est en général sur les modèles d'entrée de gamme que l'on ne trouve aucune indication de performances, que ce soit sur l'emballage ou parfois sur le site du constructeur. Et sur les modèles très haut de gamme, ces caractéristiques sont souvent bien irréalistes, réalisées avec des benchmarks synthétiques comme ATTO pour le cas de la Corsair GTX et on le suppose, avec un modèle d'une taille supérieure, ou parfois simplement incompréhensibles dans le cas de la Lexar P10 qui indique que ces chiffres sont obtenus sur des copies de fichiers. Dans tous les cas, on ne peut pas faire confiance aux constructeurs sur ces points !


Terminons enfin avec un dernier carton rouge adressé directement à Lexar qui a eu l'idée saugrenue d'utiliser des ports USB en plastique. Ce choix est honteux de la part du constructeur pour un produit à ce tarif, d'autant plus que le plastique est de piètre qualité et particulièrement flexible !

Au-delà des cartons rouges nous devons également noter une déception globale sur l'UASP. Si cette technologie nous parait être une excellente solution aux problèmes de l'USB, elle n'est pas malheureusement que très peu exploitée : seul un modèle de notre comparatif l'utilise, la Corsair Voyager GTX qui au passage est la seule à disposer d'un TRIM fonctionnel. C'est probablement notre plus gros regret, particulièrement sur les modèles haut de gamme. Une nouvelle génération de contrôleurs gérant l'UASP pourrait changer la donne, si elle arrive un jour.

A l'heure du choix, avec des écarts de prix qui peuvent aller du simple au quadruple entre nos modèles – sans oublier des disponibilités aléatoires et des variations tarifaires fortes d'un vendeur à l'autre - , il est assez difficile de tirer une conclusion définitive. Malgré tout, dans chaque gamme de prix au sens large, des modèles se démarquent des autres.


Si l'on regarde les performances globales sans s'intéresser au prix, une clef se démarque nettement du lot, c'est la Sandisk Extreme Pro (120 à 180 €). Sa conception originale, un contrôleur NAND de SSD liée à un pont USB/SATA lui permet d'être jusque deux fois plus rapide sur les copies de fichiers de petite et moyenne taille. Elle est très légèrement handicapée par sa non gestion de l'UASP qui la cantonne au mode BOT – alors que son pont USB/SATA lui permet théoriquement – ce qui lui vaut d'être dépassée en lecture par d'autres modèles. Reste que globalement, elle surclasse la concurrence.

Son prix est forcément plutôt haut de gamme et même si nous avons noté de grandes variabilités en fonction des revendeurs, elle reste au minimum deux fois plus chère que l'entrée de gamme. Il s'agit cependant à nos yeux de la seule clef que l'on pourra réellement qualifier de SSD d'appoint, mais le gain niveau encombrement par rapport à un SSD et un adaptateur USB 3 se paie très cher ! Une telle solution n'est par ailleurs pas soumise à la rémunération pour copie privée, qui est tout de même de l'ordre de 15 € TTC environ pour un revendeur français sur une clef 128 Go.


Une autre clef haut de gamme se démarque, la DataTraveler HyperX 3.0 de Kingston. Moins chère que le modèle de Sandisk (110 à 140 €), elle est un peu plus rapide en lecture et un peu moins en écriture, tout en gardant d'excellentes performances. Deux bémols à noter, une capacité un peu en dessous (il manque 1.43 Gio !) et surtout ses plantages systématiques dans nos tentatives de l'utiliser comme disque sous VMware - elle se limitera donc à un usage plus classique. Ces points mis à part, elle garde un excellent rapport qualité prix, étant vendue généralement moins chère que ses autres concurrentes haut de gamme.


Sur le milieu de gamme à 80-100 €, plusieurs modèles se distinguent avec des avantages distincts pour chaque. La DashDrive Elite UE700 d'ADATA propose des débits alléchants en écriture sur les gros fichiers mais peine franchement sur l'écriture de petits fichiers. Un cas assez proche de la MX-LX de MX Technologies qu'on conseillera en connaissance de cause sur ce point. A l'inverse, le modèle Kingston DataTraveler Ultimate 3.0 G3 est un peu moins rapide sur les gros fichiers, mais significativement plus rapide sur les écritures de petits fichiers.


Terminons sur l'entrée de gamme à 60-80 € ou le choix est beaucoup plus compliqué. Si la PNY Wave Attaché 3.0 s'est nettement distinguée dans nos tests, nous avons eu la confirmation que malheureusement, PNY utilise plusieurs fournisseurs de contrôleurs et NAND ce qui fait que les performances peuvent être variables. La seconde configuration rencontrée par un de nos lecteurs semble obtenir des performances correctes, bien qu'inférieures. L'aspect loterie à l'achat reste un point qu'on n'appréciera pas forcément, même si la période de rétractation dans le cadre de la VPC vous couvre des mauvaises surprises. D'autres options abordables existent mais aucune n'est parfaite. Kingston propose avec la DataTraveler G4 une clef rapide en lecture mais poussive en écriture par exemple et surtout sans aucune spécification officielle, ce qui laisse la porte ouverte là encore à une forte variabilité. L'ADATA UV128 propose un bien meilleur compromis en lecture/écriture, mais elle est malheureusement assez mal distribuée.
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