Actualités informatiques du 14-06-2013
- Computex: Super Talent prépare des Super SSD/HDD
- Computex: Toujours plus de MHz pour la DDR3
- Hynix signe un accord de licence avec Rambus
- Xeon E5 V2 : 12 cœurs à 2.7 GHz pour 130W
- Les futurs Core i3 Haswell détaillés
- Nvidia rappelle son attachement au jeu PC à l'E3
- ASUS présente sa GTX 780 DirectCU II (MAJ)
- ASRock et ses 14 Z87 Express
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Computex: Super Talent prépare des Super SSD/HDD
Tout comme OCZ l'a fait il y a près de 2 ans avec le RevoDrive Hybrid, qui a depuis été abandonné, son voisin Super Talent prépare lui aussi des cartes PCI Express combinant SSD et HDD. Toujours à l'état de prototypes, celles-ci sont actuellement dénommées Super SSD/HDD a et b et se différencient par l'intégration d'un disque dur de 3.5" ou de 2.5".

La première version est prévue soit avec un SSD de +/- 200 Go et un HDD de 2 To, soit avec un SSD de +/- 400 Go et un HDD de 3 To alors que la seconde version devrait être commercialisée avec un SSD de +/- 200 Go et un HDD de 1 To. Super Talent ne prévoit que de commercialiser des produits finis et ne compte pas proposer sa carte PCI Express nue au détail. Notez que bien qu'au format PCI Express 4x, la carte se contente d'en utiliser 2 lignes, ce qui est largement suffisant au vu des débits annoncés de 800 Mo/s en écriture et en lecture.
L'américain n'a pas encore tranché au sujet du logiciel de caching qui se chargera de placer sur la partie SSD les données les plus utiles. OCZ avait pour rappel fait appel à celui de NVELO, une option qui est étudiée par Super Talent parmi d'autres non précisées. Un choix qui pourrait également varier suivant le marché (professionnel ou grand public) sur lequel seront proposées ces solutions de stockage hybrides.
Computex: Toujours plus de MHz pour la DDR3
Lors de nos rencontres sur le Computex avec les différents fabricants de barrettes mémoire, tous nous ont indiqué avoir espoir que la plateforme Haswell redynamise quelque peu un marché qui a tendance à s'essouffler depuis quelques années.
Le support officiel d'une mémoire plus rapide sur les CPU Core de 4ème génération (jusqu'à 2933 MHz) ainsi qu'un overclocking qui gagne quelque peu en flexibilité sur les modèles K leur laisse penser qu'une proportion plus importante d'utilisateurs pourrait opter pour une mémoire plus rapide, ce qui ferait bien entendu leurs affaires.
ADATA, Apacer et Corsair introduisent ainsi des modules qui montent jusqu'à 2933 MHz :
ADATA XPG v2 8 Go x2/x4 : 2933 MHz 12-14-14-36 1.65v
Apacer Thunderbird et Ares 8 Go x2/x4 : 2933 MHz 12-14-14-35 1.65v
Corsair Vengeance Pro 4 Go x4 : 2933 MHz 12-14-14-37 1.65v

Geil et G.Skill, dont nous vous avions déjà parlé il y a quelques jours, poussent jusqu'à 3000 MHz :
Geil EVO Potenza 4 Go x4 : 3000 MHz 12-14-14-36 1.65v
G.Skill TridentX 4 Go x2/x4 et 8 Go x2/x4 : 3000 MHz 12-14-14-35 1.65v

Bien entendu, ces modules sont par ailleurs présentés comme disposant d'un potentiel d'overclocking supplémentaire. Corsair faisait ainsi la démonstration de sa mémoire poussée à 3200 MHz 11-14-14-36 alors que G.Skill montait un peu plus haut mais en augmentant la latence avec du 3252 MHz 13-15-15-35.
Il ne faut cependant pas parler d'euphorie non plus pour le marché de la mémoire, aucun fabricant ne se fait d'illusion sur le fait que ces modules les plus rapides et les plus chers ne puissent représenter autre chose qu'une petite niche, d'autant que le surcoût est éloigné du gain de performances obtenu en pratique. Si celle-ci pouvait s'agrandir légèrement, ce serait déjà suffisant pour relancer quelque peu ce marché et potentiellement aider à tirer légèrement le milieu de gamme vers le haut.
De quoi laisser la course à la mémoire la plus rapide poursuivre son chemin ? Peut-être, certains envisagent déjà de commercialiser des kits qui iront au-delà de 3000 MHz, via un tri encore plus sélectif des puces, voir trouver des arguments pour essayer d'influencer les designs des puces à venir de manière à favoriser de plus hautes fréquences. Mais là aussi, personne ne se fait d'illusion puisque avec l'arrivée programmée de la DDR4, les nouveaux développements sur la DDR3 se font plutôt pour réduire les coûts en vue de la (longue) fin de vie de cette génération de mémoire.
Hynix signe un accord de licence avec Rambus
Le fabricant de mémoire sud coréen Hynix a indiqué cette semaine avoir signé un accord de licence avec la société américaine Rambus concernant l'utilisation de ses brevets concernant les technologies mémoires. Les termes de l'accord sont confidentiels, on sait juste que Hynix paiera 12 millions de dollars par trimestre à Rambus sur une durée de cinq ans, et que cet accord met fin à toutes les procédures judiciaires entre les deux parties.
L'annonce de cet accord peut sembler relativement surprenante, la dernière fois que nous avions évoqué Rambus dans nos colonnes, il s'agissait de leur défaite concernant le procès antitrust qui avait été intenté à Hynix et Micron fin 2011. Trois acteurs de l'industrie continuaient à faire de la résistance à l'époque contre Rambus, à savoir Hynix, Micron et Nvidia.
Nvidia avait finalement abdiqué en février 2012 en signant également un accord sur cinq années dont les termes sont inconnus .

Ne restait depuis que Micron et Hynix, qui avaient obtenu en ce début d'année pourtant une victoire significative : Rambus s'est vu interdit d'utiliser douze de ses brevets dans son procès contre Micron par une cour du Delaware. Une sanction importante appliquée à Rambus en conséquence d'une faute qui ne l'était pas moins : une destruction de preuve qualifiée "intentionnelle, large, cachée et dans le but d'en tirer un avantage" par la juge. Le verdict, disponible ici au format PDF, reprend à partir de sa section II (Background) assez clairement toute l'histoire de l'affaire, de la stratégie commerciale de Rambus à sa mutation en stratégie légale, la participation de la société au JEDEC et ses relations avec Intel. Une lecture claire que l'on vous recommande fortement si vous vous intéressez au sujet.
Le document décrit également très précisément la stratégie de destruction de documents, particulièrement tout ceux qui pouvaient laisser planer un doute sur la validité des dits brevets et toute la stratégie autour des relations avec le JEDEC.
Il est à noter que trois de ses brevets principaux ont été invalidés en septembre 2011 et janvier 2012 . En l'état cependant, Micron reste aujourd'hui le seul acteur de l'industrie à combattre activement Rambus.
Xeon E5 V2 : 12 cœurs à 2.7 GHz pour 130W
ASRock a publié un peu trop tôt une liste révélant une partie des caractéristiques des futurs processeurs Xeon E5 V2 à base d'Ivy Bridge-E accessible ici . Si certaines caractéristiques semblent erronées, notamment pour les Xeon E5-2640 et E5-2643, on voit la présence de processeurs avec 20, 25 ou 30 Mo de LLC qui correspondent en fait aux versions 8, 10 et 12 cœurs.

Les modèles les plus haut de gamme sont les E5-2697 V2 et E5-2695 V2. Dotés de TDP respectifs de 130 et 115W, ils intègrent 12 cœurs fonctionnant à 2.7 GHz et 2.4 GHz et 30 Mo de LLC. L'apport du passage au 22nm est ici évident, puisque sur la génération précédente l'E5-2680 fonctionnait également à 2.7 GHz pour un TDP mais de 130W … mais ne proposait "que" 8 cœurs et 20 Mo de LLC !
Les futurs Core i3 Haswell détaillés
Nous avons pu obtenir plus de détails sur les Core i3 Haswell qui sont pour rappel prévus pour le troisième trimestre :

Au menu des nouveautés, on note une simplification de la gamme, comme quoi c'est possible même chez Intel. Il n'y aura plus de différentiation au niveau de l'iGPU qui sera systématiquement un GT2 comme sur les autres LGA 1150, les versions plus performantes à base de GT3 et GT3e restant inaccessibles à ce Socket. Il pourra par contre se nommer HD Graphics 4600 ou 4400, la différentiation se faisant a priori du côté de la fréquence.
Côté fréquence les Core i3-4340, i3-4330 et i3-4130 fonctionneront entre 3.6 GHz et 3.4 GHz, soit une fréquence maximale supérieure de 100 MHz par rapport aux i3 Ivy Bridge et 200 MHz depuis Sandy Bridge. Côté cache les deux premiers modèles disposeront de 4 Mo de LLC/L3, contre 3 Mo jusqu'alors et sur l'i3-4130.
Leur TDP restera à un niveau similaire à celui d'Ivy Bridge, avec même 1 watt de moins. Même si il ne faut pas s'attendre à des miracles la combinaison de la légère augmentation de fréquence, de la taille du cache accrue et de l'architecture Haswell devrait permettre à ces i3 Haswell de creuser un peu plus l'écart face à leurs prédécesseurs que les i5 et i7.
A noter que comme prévu, Intel a lancé de nouvelles références d'i3, Pentium et Celeron à base d'Ivy Bridge début juin. L'i3-3250 à 3.5 GHz a ainsi débarqué à 138$, l'ancien prix de l'i3-3240 (100 MHz de moins) qui est passé à 117$ comme les autres i3 en HD 2500. L'i3-3245 en HD 4000 a fait son apparition à 134$, mais l'i3-3225 GHz reste au même tarif malgré le delta de fréquence de 100 MHz. Côté Pentium le G2140 à 3.3 GHz est arrivé à 86$, l'ancien prix du G2130 (3.2 GHz) qui passe à 75$. Le G2030 à 3 GHz a fait son arrivée dans la gamme à 64$ sans provoquer de baisse sur les G2020 et 2010 qui sont, officiellement tout du moins, au même tarif.
Pour rappel les Pentium se distinguent des i3 par un HD Graphics bridé (pas de QuickSync ou de ClearVideo, l'absence de l'AVX et surtout de l'HyperThreading. Si les instructions VT-x pour la virtualisation du processeur restent présent, le VT-d pour les I/O est absent tout comme les instructions AES-NI, que ce soit sur i3 ou sur Pentium.
Nvidia rappelle son attachement au jeu PC à l'E3
Face à l'offensive d'AMD de ces derniers mois autour du jeu PC, Nvidia se devait de réagir et l'a fait lors d'une conférence à l'E3. Pendant quelques années, Nvidia a pu profiter et s'habituer à un AMD anémique vis-à-vis des développeurs de jeux vidéo. Le changement de cap pris par son concurrent il y a quelques temps et qui commence progressivement à porter ses fruits agace donc au plus haut point. Du point de vue de Nvidia il serait éminemment injuste qu'AMD récupère la casquette du fabricant de GPU le plus actif auprès des développeurs.

Nvidia tient ainsi à réaffirmer son attachement au jeu PC tant sur une machine classique qu'à travers le streaming depuis le cloud ou vers sa console Shield. Le concepteur des GPU GeForce rappelle ainsi avoir mis en place de nombreux laboratoires de tests et autres outils destinés à améliorer l'expérience de jeu sur PC. Nvidia a également au cours de son histoire développé différentes techniques de rendu qui sont exploitées dans de nombreux jeux. Si les chiffres présentés (57% des "gros" jeux utilisent des technologies Nvidia, contre 7% des technologies AMD) illustrent probablement à la perfection toute la bonne foi dont peuvent faire preuve les communicants de la marque, la contribution de Nvidia au rendu 3D en temps réel n'est bien sûr plus à démontrer. Et la société indique continuer à investir dans cette voie.
Après avoir rappelé détenir près de 2/3 du marché du GPU, Nvidia a présenté quelques gros jeux sur lesquels ses équipes travaillent, que ce soit au niveau commercial, technique ou plus probablement les deux :

Assassin's Creed IV Black Flag
Batman Arkham Origins
Splinter Cell Blacklist
The Witcher 3 Wild Hunt
Watch Dogs
Nous remarquerons que tout comme AMD avec Square Enix, Nvidia semble ici avoir mis en place des partenariats à long terme puisque les 4 premiers jeux font partie de séries qui sont dans son giron depuis un petit temps. Tous ces jeux supporteront la tessellation et, à l'exception du prochain The Witcher, l'antialiasing TXAA que Nvidia a pour rappel malheureusement rendu artificiellement propriétaire pour les GeForce 600 et supérieures.
Si The Witcher 3 ne supporte pas le TXAA, Nvidia indique avoir travaillé avec le développeur sur d'autres effets tels qu'une fourrure réaliste pour les loups :
Sans nier qu'AMD va probablement profiter de sa présence dans les 2 consoles à venir de Microsoft et Sony, Nvidia voit avant tout dans cette évolution une opportunité pour le jeu PC puisque l'écart entre les possibilités de nos machines et les consoles va se réduire. Les développeurs vont pouvoir passer la barre plus haut pour la base de leur rendu ce qui devrait permettre d'aller encore plus loin côté PC.

Qui fournit le plus d'effort auprès des développeurs ? AMD ? Nvidia ? De notre côté, nous avons tenté à plusieurs reprises de creuser le sujet, sans succès. Tout d'abord, autant AMD que Nvidia balayent d'un revers de la main tout le volet commercial des accords avec les développeurs, circulez il n'y a rien à voir. Les relations se jouent pourtant bien à deux niveaux : assistance technique et accords commerciaux divers. Ces derniers vont de la présence d'un logo au démarrage d'un jeu à des accords de communication croisés en passant par l'intégration d'outils de bench plus ou moins orientés voire même d'handicaps pour la concurrence directement dans les jeux pour les cas les plus extrêmes.
Quand nous abordons le volet technique, AMD et Nvidia sont plus loquaces mais aiment avant tout se tirer dans les pattes. Nvidia voit ainsi les équipes d'AMD sous un regard condescendant : peu de moyens et manque d'ingénieurs de qualité, mais avec des dirigeants prêts à sortir le chéquier pour mettre en place des bundles et faire illusion. Pour AMD, les équipes de Nvidia ne recherchent que la possibilité de dégager un avantage compétitif, ignorant s'il le faut l'intérêt des joueurs et des développeurs mais sortant le chéquier pour aider ces derniers à regarder ailleurs.
Il est évident qu'AMD et Nvidia espèrent tirer un avantage compétitif en travaillant avec les développeurs, ne serait-ce qu'en prenant connaissance à l'avance de leurs plans. S'il serait naïf de penser qu'il n'y a pas d'abus, ce travail d'AMD et de Nvidia auprès des développeurs est nécessaire et avant tout utile pour l'évolution de la qualité graphique. Le fait qu'AMD s'efforce de revenir dans la course face à Nvidia ne fait qu'augmenter les moyens mis à dispositions du jeu PC, ce qui est une bonne chose, que vous possédiez une Radeon ou une GeForce.
ASUS présente sa GTX 780 DirectCU II (MAJ)
Contrairement aux GeForce Titan, les GeForce GTX 780 sont personnalisables et ASUS s'en donne à cœur joie avec sa nouvelle GTX 780 DirectCU II 3 Go. Disponible en version classique OC, la fréquence de cette dernière reste assez modérée puisque la fréquence hors Boost est de 889 MHz pour le GK110, contre 863 MHz pour un modèle classique, alors que Gigabyte ou EVGA ont des modèles à 954 et même 967 MHz.

Le PCB est personnalisé avec pas moins de 10 phases pour le GPU contre 6 sur le design de référence et le refroidissement est soigné, un élément important sur les GTX 780 puisqu'au-delà des simples nuisances sonores GPU Boost est pour rappel limité par la température. Le radiateur est composé de 5 caloducs, a priori 2 de 6mm de diamètre, 2 de 8mm et un dernier de 10mm !
La ventilation est assurée par deux ventilateurs, un classique et l'autre de type CoolTech. Le principe est que la partie centrale se comporte comme un ventilateur radial. L'air est ainsi aspiré par le centre du ventilateur, puis repoussé vers la partie axiale classique de manière à concentrer le flux d'air pour pouvoir l'utiliser plus efficacement.

La carte est par ailleurs équipée d'une barre de renfort métallique et d'une plaque au dos de la carte, ainsi que de points de mesure de tension et de voltmod. Le tout est alimenté par un PCIe 8 broches et un 6 broche, de quoi fournir associés au port PCI-Express jusqu'à 300 watts à la carte.
Les premiers tests (ici par exemple ) laissent penser que la courbe de régulation du ventilateur favorise grandement la température du GPU afin de le maintenir en nettement dessous de la limite de 80°C de GPU Boost, quitte à faire un peu plus de bruit que la carte de référence, une courbe qu'il sera donc utile de personnaliser.
Reste deux inconnues, la date de disponibilité exacte ainsi que le tarif, qui risque de piquer.
MAJ : La disponibilité est annoncée pour fin juin au tarif de 689 € TTC.
ASRock et ses 14 Z87 Express
Après ASUS, MSI et Gigabyte, voici notre analyse de la gamme Z87 Express d'ASRock. Elle est composée de 14 cartes, plus l'Extreme11 qui n'est pas encore lancée officiellement, un chiffre qui est comme chez les autres importants et qui prouve la volonté d'ASRock d'adresser tous les segments tarifaires et les besoins possibles. Voici leurs caractéristiques principales (cliquer sur l'image ou ici pour l'image en taille pleine) :

Avant de débuter la description des cartes, sachez que plusieurs d'entre elles intègrent une fonctionnalité originale dénommée HDMI-In par ASRock (Z87 OC Formula, Z87M OC Formula, Z87 Professional, Z87 Extreme6, Z87 Extreme4 et Z87 Pro4). Elles disposent donc d'une entrée HDMI sur laquelle vous pouvez brancher un périphérique autre que le PC (console, smartphone, etc.), et avec un écran branché en HDMI à la sortie vous pourrez passer de manière logicielle du PC au périphérique sur l'écran. Si le est PC éteint, l'écran affichera directement le signal en provenance du périphérique. Originale mais pas vraiment indispensable, cette fonctionnalité ne sera pas utile si vous disposez d'un écran avec plusieurs entrées numériques.

On commence avec la plus petite, la Z87E-ITX. Malgré son format mini l'étage d'alimentation semble correct avec 6 phases à première vue de bonne qualité. ASRock a eu la bonne idée d'écarter le LGA 1150 du PCI-Express x16, et intègre en sus un port mPCIE utilisé par la carte WiFi 802.11 a/b/g/n/ac et Bluetooth 4 et un autre libre à l'arrière de la carte. Ce dernier fait également office de mSATA, auquel cas un des 6 ports SATA 6 Gb/s intégrés devient inactif, il en advient de même d'un second si le port eSATA est utilisé.
L'audio est confié au dernier codec HD Audio de Realtek, l'ALC1150, associé à un amplificateur pour sortie casque alors que pour le réseau le PHY Intel I217V permet d'utiliser le contrôleur Gigabit intégré au Z87. C'est à confirmer en pratique mais avec cette Z87E-ITX, ASRock semble être proche du sans-faute.

[ Z87M Pro4 ] [ Z87M Extreme4 ]
On attaque la gamme classique avec pour débuter le microATX et la Z87M Pro4. L'étage d'alimentation est de 4 phases, avec des composants un cran en dessous de ceux de la Z87E-ITX et dépourvus de radiateur. En sus d'un PCIe x16 Gen3 relié au CPU on retrouve un PCIe x16 Gen2 relié en x4 au CPU, de quoi permettre le CrossFire bien que cette configuration soit loin d'être optimale, avec entre les deux 2 PCI. L'audio est confié à une puce Realtek ALC892 associé à 5 sorties jack et une sortie optique, et le réseau à l'Intel I217V. Les 6 ports SATA 6G et USB 3 du Z87 sont disponibles.
La Z87M Extreme4 fait appel à un étage d'alimentation doublé à 8 phases et surmonté de radiateurs, alors que le PCI est abandonné au profit d'un port PCI-E x1 Gen2 pris en sandwich entre deux PCI-E x16 Gen3 (fonctionnant en x8/x8 si les deux sont utilisés). Un troisième port x16 Gen2 relié comme d'habitude en x4 au Z87 est intégré, et si ASRock en profite pour faire mention de la possibilité d'un CrossFire à 3 cartes en sus de la configuration non optimale niveau PCIe une des cartes doit être simple slot.
Si on retrouve côté réseau l'Intel I217V l'audio est cette fois confié au codec Realtek ALC1150 plus haut de gamme. Son intégration est soignée, c'est ce que ASRock appelle Purity Sound, avec notamment une protection contre les interférences électromagnétiques, une isolation d'une partie du PCB et un amplificateur pour sortie casque, une combinaison décidément à la mode. Il faut également noter la présence d'un eSATA, s'il est utilisé un des 6 SATA 6G internes sera désactivé.

[ Z87 Pro3 ] [ Z87iCafe4 ] [ Z87 Pro4 ]
L'arrivée sur le format ATX nous fait retomber d'un cran dans la gamme avec la Z87 Pro3 dont la largeur est réduite. L'étage d'alimentation LGA 1150 est composé de 4 phases, et le port PCIe x16 Gen3 est associé à 3 ports PCIe x1 et 2 PCI. ASRock n'a pas fait d'économies sur le réseau qui est confié à l'Intel I217V mais si le son est confié à un Realtek ALC892 et pas à une puce inférieure, seule des sorties analogiques sont intégrées.
La Z87iCafe4 se place assez bizarrement dans la gamme. L'étage d'alimentation passe à 6 phases mais sans radiateur contrairement à la Pro3, et on gagne un PCI et perd un PCIe (3 et 2 au final). L'ALC892 a cette fois droit à une sortie optique numérique mais le réseau est pris en charge par un contrôleur Realtek 8111G. La carte est par ailleurs la seule de la gamme ASRock à intégrer 2 ports PS/2.
Avec la Z87 Pro4 on revient dans la gamme classique avec par rapport à la Pro3 le passage de 4 à 6 phases, et l'intégration d'un PCIe x16 Gen2 (relié en x4) au lieu d'un des PCIe x1. Les puces audio et réseau sont les mêmes, avec une sortie optique numérique. 8 ports USB 3.0 sont intégrés, dont 4 internes (via deux connecteurs 20 broches) issus d'un même port USB 3.0 du Z87 connectés à Hub ASMedia.

[ Z87 Extreme3 ] [ Z87 Extreme4 ] [ Z87 Extreme6 ]
On monte encore en gamme avec la Z87 Extreme3. 8 phases sont intégrées ainsi que 2 ports PCIe Gen3, de quoi ouvrir la voie pour le SLI, ainsi qu'un PCIe x1 et 3 PCI. On retrouve par ailleurs la même configuration audio et réseau que sur la Pro4 (ALC892 + 5 sorties jacks et 1 numérique optique et Intel I217V) alors que côté USB 3.0 on revient à 6 ports.
L'Extreme4 apporte de nombreuses nouveautés, à commencer par un passage à 12 phases. 3 ports PCIe x16 Gen3 sont intégrés, ils fonctionnent en x8/x4/x4 lorsqu'ils sont tous utilisés. 2 PCIe x1 sont également disponibles ainsi que 2 PCI. Côté audio ASRock fait cette fois appel au Realtek ALC1150 qui dispose de la même intégration "Purity Sound" que sur la Z87M Extreme4. Un ASM1061 est intégré afin d'apporter la gestion de 2 ports SATA 6 Gb/s supplémentaires (8 au total), dont un est partagé avec l'eSATA. Enfin un hub ASMedia permet d'avoir 4 ports USB 3.0 internes pour un total de 8. A partir de cette carte la gamme Extreme embarque également des boutons Power, Reset et un affichage à LED des codes de démarrage.
Si l'Extreme6 utilise toujours un design à 12 phases celles-ci font appel à des MOSFETs de meilleure qualité. La carte ne dispose plus que d'un PCIe x1 mais gagne un mPCIE qui sera utilisé sur la version Extreme6/ac pour une carte WiFi 802.11a/b/g/n/ac et Bluetooth 3/4. On note l'apparition d'un second port Gigabit Ethernet géré par un Intel I211AT (le teaming des deux est possible) et d'un second ASM1061 afin de disposer d'un total de 10 SATA 6 Gb/s dont un partagé avec l'eSATA. 8 ports USB 3 dont 4 internes en direct et 4 à l'arrière via un hub sont proposés, et sachant que peu de boitiers permettent de les utiliser directement, ASRock fournit un petit boitier qui se positionne en façade sur un emplacement 3.5" pour en utiliser 2.

L'Extreme9 reprend l'étage d'alimentation 12 phases de l'Extreme6 mais celles-ci sont regroupées et plusieurs types de condensateurs sont utilisés afin selon ASRock d'améliorer le filtrage de la tension. Pour disposer d'assez de lignes PCIe, ASRock intègre un PEX 8747 qui lorsqu'il est interconnecté en x16 au CPU permet de disposer à sa sortie de 32 lignes, et d'un PEX 8606 6 lignes / 6 ports à l'intégration non documentée : il peut par exemple être connecté en x1 seulement au Z87 et fournir 5 lignes, ou en x2 et en fournir 4.
5 ports PCIe Gen3 sont intégrés, un est destiné à l'utilisation avec une seule carte et est alors connecté directement au CPU, les 4 autres passent par le PEX et fonctionnent en x8/x8/x8/x8 (l'autre port est alors désactivé). On trouve en sus un PCIe x1 et un mPCIe utilisé pour la carte WiFi/Bluetooth sur la version Extreme9/ac. Si ASRock a du intégrer un autre PEX c'est du fait de l'intégration d'un contrôleur Intel Thunderbolt gérant deux sortie de ce type, pour le reste la configuration réseau et audio est identique à l'Extreme9. On passe cette fois à 10 ports USB 3.0, avec à l'arrière 2 connectés directement au Z87 et 4 par l'intermédiaire d'un Hub ASMedia. Il reste donc 3 ports et ASRock en propose encore 4 en interne dont une partie au moins fait donc appel à un autre hub. Enfin on trouve avec la carte une Wi-SD box qui vient se positionner dans un emplacement 5"1/4. Elle fait office d'antenne pour la carte WiFi et vient se connecter en USB 3 à la carte mère. Un port est utilisé pour un lecteur SD, l'autre est relié à un hub USB 3 (encore un !) afin de proposer 4 ports supplémentaires en façade.

La dernière carte mère de la gamme Extreme est une folie de la part d'ASRock qui n'a pas été lancée officiellement, l'Extreme11. Au format E-ATX, elle intègre pour commencer le même étage d'alimentation que l'Extreme9 et perd un slot PCI-Express pour n'en garder "que" 4 (en x8/x8/x8/x8). Là encore le PEX 8747 est de la partie mais avec une configuration assez spéciale puisqu'il n'est connecté qu'avec 3 des PCIe x16 (en x0/x16/x8 ou x8/x8/x8), le premier PCIe x16 Gen3 si il est utilisé se connectant directement en x8 au CPU, avec dans ce cas une connexion CPU-PEX 8747 qui passe de x16 en x8. Ceci permet en fait à ASRock de conserver 8 lignes PCIe Gen3 pour une puce LSI 3008.
Celle-ci gère pas moins de 8 ports SAS/SATA, et est associée à une seconde puce LSI 3x24R ce qui permet au final à la carte d'intégrer 16 ports SAS/SATA 6 Gb/s en sus des 6 gérés nativement par le Z87 Express ! A noter d'ailleurs la présence de 2 ports mSATA sur la carte, probablement partagés avec les ports du Z87. Un mini-PCIE, occupé par la carte WiFi / Bluetooth sur la version "/ac", est également au programme ainsi que trois ports PCI-E x1 pris en sandwich entre les x16. La partie audio, réseau, USB 3 sans oublier le Thunderbolt est similaire à l'Extreme 9, et un autre pont PLX s'assure que tout ce petit monde puisse fonctionner de paire en multipliant les lignes PCI-Express du Z87 Express.

On passe maintenant à la gamme dite gaming qui n'est composée que d'une carte, la Fatal1ty Z87 Professional qui est en fait très proche, hors design, de l'Extreme6. En sus de quelques modifications sur les sorties arrières (on passe de 2 à 4 USB et le DVI n'est plus de la partie), on note l'intégration de plusieurs types de condensateurs pour l'alimentation du LGA 1150 comme sur l'Extreme9 et surtout l'intégration côté audio d'une solution Creative Sound Core3D comme Gigabyte et sa gamme Sniper.

On termine avec la gamme spécialement destinée à l'overclocking. En microATX tout d'abord la Z87M OC Formula est doté d'un étage d'alimentation à 12 phases mais y remplace les bobines d'arrêts par des modèles supérieurs. En sus de deux PCIe x16 Gen3 (en x8/x8) la carte intègre un PCIe x16 Gen2 (en x4), un PCIe x1 et un mPCIe. L'audio est confié à un Realtek ALC1150 entouré de l'ensemble Purity Sound et le réseau à un Intel I217V. L'eSATA est de la partie, partagé avec un des 6 SATA 6 Gb/s interne, alors que 8 USB 3 sont disponibles. 6 sont à l'arrière de la carte, parmi eux 4 proviennent d'un hub ASMedia relié à un unique port du Z87. Côté overclocking ASRock met en avant un PCB 8 couches avec 4 couches de cuivre afin notamment de mieux répartir la chaleur. Des boutons Power et Reset sont bien entendu présent, ainsi qu'un switch permettant de passer le CPU sur une vitesse inférieure, un switch permettant de passer d'un bios à un autre et un dernier pour désactiver les protections thermiques du CPU afin d'éviter le cold boot en LN2.

La Z87OC Formula reprend le même étage d'alimentation et type de PCB et y ajoute côté overclocking des points de mesure de tension, des switchs pour activer/désactiver les ports PCIe x16, des boutons + et - pour ajuster la fréquence DMICLK et un afficheur OLED indiquant les codes de démarrage mais aussi l'heure, les tensions, les températures. L'étage d'alimentation processeur est surmonté d'un radiateur qui peut être intégré dans un circuit de watercooling et qui dispose d'un petit ventilateur (sa vitesse est réglable dans le bios et il est possible de le débrancher). A la manière de la gamme TUF chez ASUS, la carte intègre de plus de nombreuses sondes thermiques.
La carte est pour le reste pourvue de 3 ports PCIe x16 Gen3 reliés au CPU et d'un PCIe x16 Gen2 relié en x4 au Z87. Il faut y ajouter 2 PCIe x1 et 1 mPCIE utilisé pour la carte WiFi/Bluetooth sur la version Z87OC Formula/ac. Côté audio on retrouve l'ensemble Realtek ALC1150 et Purity Sound alors que le réseau est confié comme d'habitude à l'Intel I217V. 10 ports SATA 6 Gb/s sont proposés dont 4 gérés par deux contrôleurs additionnels ASM1061, et pas moins de 12 USB 3.0 sont au menu. 8 sont à l'arrière, connectés pour moitié au Z87 et pour moitié à un Etron EJ188H, 4 sont disponibles via deux ports internes 20 broches reliés à un Hub ASM qui fait l'intermédiaire avec un port du Z87, et un dernier est directement intégré sur la carte mère, entre les DIMM et l'ATX, pour y connecter un périphérique lors de tests hors boîtier. Ce modèle dispose de plus d'une garantie de 5 ans et d'une couche protectrice visant à la protéger des projections de liquides et de l'humidité.
Comme les autres, ASRock nous propose donc une multitude de modèles, avec des segmentations qui se retrouvent désormais chez tous les constructeurs : une gamme classique, des modèles mettant un peu plus l'accent sur l'overclocking et d'autres sur le gaming. Comme d'habitude la gamme principale conviendra à la très grande majorité, avec quelques modèles qui ressortent du lot comme la Z87E-ITX dont on attend par contre la disponibilité. C'est l'Extreme 3 qui intégrera notre futur comparatif de Z87 Express milieu de gamme incluant également les ASUS Z87-A, Gigabyte GA-Z87X-D3H et MSI Z87-G45 Gaming.


