Actualités informatiques du 04-06-2013
- Computex: Tegra 4, DirectTouch et le calcul du stylet
- Computex: Rencontre avec JH Huang, CEO de Nvidia
- Computex: Intel mise tout sur les portables 2-en-1
- Computex: Asus ROG Maximus VI Impact mini-ITX
- Computex: Asus ROG Poseidon, air ou eau pour GK104
- Sandisk lance son Extreme II
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Computex: Tegra 4, DirectTouch et le calcul du stylet
Peu après le lancement de Tegra 3, Nvidia avait dévoilé la technologie DirectTouch qui consiste à remplacer le contrôleur de l'écran tactile par un pilotage logiciel. De quoi pouvoir profiter des performances plus élevées du SoC pour augmenter la sensibilité tactile par exemple. En pratique, de nombreuses tablettes ont cependant malgré tout fait appel à un contrôleur tel que ceux que propose Synaptics.
Au Computex, Nvidia a dévoilé une nouvelle technologie (le nom commercial viendra plus tard) qui se base sur DirectTouch ainsi que sur la puissance de traitement plus élevée des Tegra 4 et 4i pour offrir l'expérience d'un stylet actif avec un simple stylet passif. Actuellement, les surfaces tactiles manquent de sensibilité et pour améliorer le confort d'utilisation et la précision des tracés, un stylet actif est nécessaire. Wacom fourni de telles technologies par exemple, et elles impliquent bien entendu un surcoût, que Nvidia estime à 20$.
Avec la sensibilité de DirectTouch et l'exploitation de la puissance de calcul du GPU de Tegra 4 et 4i pour analyser les données, Nvidia est parvenu à obtenir un excellent résultat avec un simple stylet. De quoi permettre des courbes très précises, de varier l'épaisseur des traits avec la pression exercée (ce qui élargi la base du stylet) etc., et bien entendu de quoi ajouter de la valeur aux SoC Tegra vu l'économie non négligeable que cette approche autorise.

Démonstration de calligraphie chinoise par Jen-Hsun Huang, CEO de Nvidia.
Au passage, Nvidia démontre que même avec un GPU en retrait d'une génération sur la concurrence au niveau de la flexibilité de ses unités de calcul, ses équipes de développement sont loin d'être les mains liées par rapport à l'exploitation de cette puissance de calcul dans des domaines autres que le rendu 3D.
Reste à voir quand Nvidia pourra finaliser cette technologie et si elle séduira ses partenaires, d'autant plus que la question de l'incidence sur la consommation n'a pas été abordée et qu'il est possible qu'utiliser DirectTouch et le GPU soit moins efficace à ce niveau qu'utiliser un contrôleur dédié et un stylet actif.
Computex: Rencontre avec JH Huang, CEO de Nvidia
Juste avant l'ouverture du Computex, Nvidia a organisé autour d'un petit déjeuner une table ronde avec quelques journalistes et son CEO, Jen-Hsun Huang. Un espace de discussion toujours aussi intéressant que frustrant tant le discours parfaitement rodé et maîtrisé de Jen-Hsun Huang, ainsi qu'une durée très limitée rendent difficile de rentrer en profondeur dans les différents sujets qui concernent Nvidia (d'autant plus quand son CEO doit prendre le temps d'expliquer à un journaliste technique ce qu'est Steam).

S'il n'y aura pas eu de révélation tonitruante durant cette entrevue, Jen-Hsun Huang a malgré tout quelque peu précisé sa vision pour l'avenir de Nvidia. Tout d'abord en insistant clairement sur le fait que le graphique et l'évolution des GPU GeForce restent très importants pour la société, avec de nombreux développements en préparation. Un point qui n'est pas sans intérêt puisque depuis quelques temps, dans ses discours aux investisseurs, Jen-Hsun Huang place le GPU en retrait pour mettre en avant le marché potentiel pour les SoC Tegra.
Pragmatique, Jen-Hsun Huang admet également que Nvidia aura encore besoin du x86 pendant de longues années, certains marchés n'étant pas prêts de changer. C'est le cas par exemple des stations de travail et des applications liées, Nvidia ne les voit pas pouvoir se passer du x86 avant une dizaine d'années et ne compte bien entendu pas abandonner ce marché.
Dans d'autres domaines par contre, tels que les PC portables et même de bureau destinés au grand public ou aux joueurs, les barrières seront plus simples à franchir, et Jen-Hsun Huang ne prend pas de détour pour nous faire comprendre que Nvidia entend bien être prêt lorsque l'occasion se présentera, en précisant par exemple que de plus en plus de nouveaux développement en cours de jeux vidéo qui visent le PC prévoient également une version Android.
D'une manière subtile, Jen-Hsun Huang a également clarifié le positionnement des futurs cores ARMv8 maison, nom de code Denver. Il les destine à prendre le relai là où les cores ARM actuels montrent leurs limites, notamment face au x86. En d'autres termes, il faut comprendre qu'ils n'ont pas vocation à remplacer les cores ARM classiques dans tous les produits Nvidia, notamment dans les SoC Tegra ultra basse consommation. Il ne fait aucun doute que Nvidia ambitionne de pouvoir rivaliser avec les cores x86 d'Intel et d'AMD sur des marchés qui demandent des niveaux de performances plus élevés. Un pari risqué mais probablement pas complètement fou pour l'avenir de la société.
Computex: Intel mise tout sur les portables 2-en-1
S'il est un message difficile à manquer sur le Computex, c'est bien celui d'Intel qui crie son amour aux portables 2-en-1 sur tous les toits de la capitale taiwanaise. Par portables 2-en-1, Intel vise tout ce qui peut se rattacher de près ou de loin à cette définition, que ce soit la possibilité de se transformer en tablette (peu importe la méthode) ou encore la présence d'un double écran. Nous n'aurons pas la confirmation que le portable/cafetière est également pris en compte, mais il ne semble visiblement pas exclu.
Le potentiel polyvalent et le côté tendance voire gadget de ces machines les rendent séduisantes aux yeux du grand public selon un sondage maison qui indiquerait que près de 75% des personnes qui considèrent l'achat d'un portable préfèrent un design 2-en-1, dont 20% avec une préférence pour un modèle qui permet de détacher l'écran du clavier.

Si Intel s'intéresse autant à ces portables 2-en-1, c'est également parce que les contraintes qui les accompagnent permettent de mettre en avant les derniers développements de l'architecture IA. Encore plus que dans un ultraportable classique, la maîtrise de la consommation revêt un aspect primordial et sur ce point Intel entend bien profiter d'Haswell mais également du futur Atom Bay Trail.
Par ailleurs, mettre au point de telles machines demande généralement de relever de nouveaux défis au niveau des chaînes de fabrication, là aussi un point sur lequel Intel a énormément investi pour pousser ses partenaires à suivre sa vision. Toujours concernant ses investissements, Intel annonce par ailleurs les premiers fruits du dernier en date : un fond de 100 millions de dollars dédié au Perceptual Computing. Intel a travaillé à la mise au point de sa propre technologie de webcam et ces travaux ont aboutis avec des premiers produits qui prendront place dans les ultraportables dès fin 2014. Nous n'en saurons pas plus même si de manière évidente il sera question de détection de mouvements, d'usages qui profitent des CPU modernes etc.

Kirk Skaugen, SVP et General Manager du PC Client Group, présente un prototype de la future webcam mise au point par Intel.
Développer le portable 2-en-1 est probablement la meilleure parade d'Intel face au tassement du marché PC puisqu'il permet de conserver dont son giron toute une frange de la population qui pourrait être tentée par abandonner le PC pour une simple tablette. C'est une approche qui permet d'attirer la concurrence ARM sur un champ de bataille mieux maîtrisé, cette concurrence n'étant pas encore capable d'offrir un niveau de performances suffisant pour une expérience PC complète. C'est également dans cette optique qu'Intel investi énormément dans la recherche qui concerne de nouveaux usages, de manière à donner des utilités à ses derniers composants et garder une longueur d'avance sur la concurrence.
Intel annonce avoir en préparation avec ses partenaires, principalement taiwanais (Acer, Asus etc.) plus de 50 designs de type 2-en-1, un chiffre qui englobe autant les plateformes Haswell que Bay Trail. Reste à voir si les prévisions optimistes d'Intel en termes d'intentions d'achat des utilisateurs face aux modèles 2-en1 se confirmeront en pratique.
Computex: Asus ROG Maximus VI Impact mini-ITX
Asus profite du Computex pour dévoiler une carte-mère Z87 de plus qui a la particularité d'être le premier modèle mini-ITX de la famille Republic of Gamers. ROG oblige, la Maximus VI Impact embarque un maximum de fonctionnalités, malgré son format compact.

Pour y parvenir, Asus exploite de nombreuses cartes filles qui permette d'augmenter la surface utile, au prix cependant d'une compatibilité qui pourra ne pas être assurée avec certains ventirads. Pas moins de 4 cartes filles prennent place sur le PCB principal :
- l'Impact Power qui contient l'étage d'alimentation relativement costaud de type 8 + 2 phases
- l'Impact Control qui offre sur le panneau arrière un affichage de diagnostics et différents contrôles du BIOS
- la SupremeFX Impact qui embarque un circuit sonore annoncé de qualité
- la mPCIe Combo II qui apporte une connectivité wifi 802.11ac ainsi que Bluetooth 4.0
Asus n'a bien entendu pas fait l'impasse sur le port PCI Express 16x qui permettra de mettre en place un système de jeu équipé d'une carte graphique performante. Pour le reste, nous retrouvons 4 SATA 6 Gbps, 6 USB 3.0 (dont 2 via header) + 4 USB 2.0, une sortie HDMI et une sortie DisplayPort en cas d'utilisation du GPU intégré au CPU, un port ethernet et une connectique audio analogique et digitale.

La carte-mère était en démonstration fonctionnelle d'une part sans carte graphique et d'autre part dans un système complet, associée à la GeForce GTX 670 DirectCU Mini de la marque alors que le Core i7-4770K était refroidi par un AXP-200 de Thermalright, ventirad qui est donc compatible avec la Maximus VI Impact. La disponibilité tout comme le prix restent inconnus mais gageons que le dernier ne sera pas, lui, mini !
Computex: Asus ROG Poseidon, air ou eau pour GK104
Asus présente au Computex le design d'une future carte graphique qui prendra place dans la famille Republic of Gamers. Etant basée sur une variante du GPU GK104 qui n'a pas encore été annoncée par Nvidia, Asus ne peut pas communiquer son nom commercial, mais il s'agit probablement de la GeForce GTX 760.


La version ROG Poseidon est comme vous vous en doutez une version extrême de cette future carte graphique. Nous pouvons observer un PCB alimenté par 2 connecteurs PCI Express 6 broches et 6 phases pour alimenter le GPU. Le plus important à observer se situe cependant au niveau du système de refroidissement dénommé DirectCU H2O. Celui-ci a la particularité d'être prévu à la fois pour un refroidissement par air et pour un refroidissement à eau.
Il est constitué d'une chambre à vapeur en guise de base (qui justifie selon Asus l'appellation DirectCU) et d'un large radiateur circulaire au milieu duquel prend place un ventilateur de type CoolTech. Cette technologie dont Asus avait déjà fait la démonstration il y a quelques mois consiste à faire en sorte que la partie centrale se comporte comme un ventilateur radial. L'air est ainsi aspiré par le centre du ventilateur, puis repoussé vers la partie axiale classique de manière à concentrer le flux d'air pour pouvoir l'utiliser plus efficacement.
Enfin, un conduit est incrusté sur la chambre à vapeur de manière à permettre au ventirad de transférer la chaleur vers le circuit de watercooling. L'utilisateur pour choisir d'utiliser l'un ou l'autre mode de la carte suivant ses préférences, ou de combiner les 2 refroidissements.

Avec le design Poseidon, Asus surfe sur la popularité en hausse des systèmes de watercooling et leur utilisation (directe ou envisagée dans le futur) par des joueurs qui ne sont pas spécialement intéressés par une carte graphique ultra haut de gamme. Reste qu'en dehors de l'originalité du design, il faudra vérifier si l'efficacité est bel et bien au rendez-vous, notamment en simple refroidissement à air.
Sandisk lance son Extreme II
Une nouvelle gamme de SSD fait son apparition chez Sandisk, l'Extreme II. Cette gamme combine un contrôleur Marvell 88SS9187 avec la NAND Sandisk 19nm fabriquée par sa joint-venture avec Toshiba, Flash Foward.

Garantis 5 ans, les Extreme II affichent les performances suivantes (débit en lecture, en écriture, accès aléatoires en lecture, en écriture) :
- 120 Go : 550 Mo /s, 340 Mo /s, 91K IOPS, 74K IOPS
- 240 Go : 550 Mo /s, 510 Mo /s, 95K IOPS, 78K IOPS
- 480 Go : 545 Mo /s, 500 Mo /s, 95K IOPS, 75K IOPS
Ces chiffres pourraient permettre à l'Extreme II de se positionner en face des meilleurs SSD actuels tels que les Samsung 840 Pro et Plextor M5 Pro Xtreme, l'Extreme II offrant par ailleurs la même durée de garantie. Attention bien sûr, par rapport à l'Ultra Plus qui était déjà assez bien positionné, l'écart sera très faible en pratique et c'est surtout votre attrait pour la garantie plus longue qui justifiera l'écart de prix.
On peut noter que contrairement à l'Ultra Plus, Sandisk a fait le choix de réserver une partie supplémentaire de la Flash afin d'assurer une meilleure stabilité des performances même en l'absence de TRIM. Les tarifs officiels sont de 160, 290 et 550 €, c'est élevé et ils devront être inférieurs en pratique si l'Extreme II veut se faire une place au soleil.


