AMD Radeon HD 7970 & CrossFireX en test : 28nm et GCN

Publié le 22/12/2011 (Mise à jour le 24/12/2011) par
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Tout juste avant Noël, AMD a décidé de lever le voile sur la Radeon HD 7970 qui débarquera dans le commerce le 9 janvier, accompagnée de la Radeon HD 7950. Au menu : une nouvelle architecture, le support des technologies les plus récentes et bien entendu la promesse de performances en hausse pour enfin battre la GeForce GTX 580 de Nvidia. C'est ce que nous allons vérifier en passant au crible le comportement de la Radeon HD 7970, seule et en CrossFire X !


Les technologies de 2012
AMD a pris l'habitude en ce qui concerne ses GPU de ne jamais tarder à profiter des dernières technologies de fabrications ainsi que des derniers standards dont l'intégration est inévitablement amenée à se généraliser. C'est une fois de plus le cas avec les Radeon HD 7000… tout du moins pour une partie d'entre elles. Les Radeon HD 7900, 7800 et 7700 vont ainsi remplacer les Radeon HD 6900, 6800 et 6700 avec de nouveaux GPU issus de la famille Southern Islands : Tahiti, Pitcairn et Cap Verde. L'entrée de gamme consistera par contre en grande partie, voire totalement, en une série de renommages des modèles actuels. S'il est probablement pertinent pour AMD de focaliser ses ressources sur le développement de GPU milieu et haut de gamme, ainsi que des APU, cela ne justifie pas pour autant un renommage qui revient à tromper certains consommateurs pour en tirer un avantage commercial. Si nous précisons "certains", c'est parce que le renommage pourrait ne concerner que l'OEM, tromper le néophyte qui achète un PC complet étant visiblement établi comme normal… Une confusion d'autant plus problématique que les nouveautés apportées par Southern Islands sont légion.


Ces nouveaux GPU, et donc Tahiti qui équipe les Radeon HD 7900, sont fabriqués chez TSMC en 28 nanomètres. Par rapport au procédé de fabrication précédent, le 40nm, il permet de doubler la densité des transistors, de quoi pouvoir ajouter plus d'unités de calcul et de nouvelles fonctions à taille égale. Attention cependant, la consommation ne se réduit malheureusement pas dans les mêmes proportions que la surface occupée. Plus que jamais elle devient ainsi le paramètre principal à considérer lors du design de la puce.

Tahiti introduit également le support de Direct3D 11.1, qui se généralisera en 2012. Prévue pour Windows 8, mais avec un probable support sur Windows 7, cette nouvelle API est une évolution mineure, qui est avant tout destinée à intégrer quelques demandes des développeurs et à faciliter son utilisation sur une large gamme de GPU, ce qui est nécessaire avec l'ouverture de Windows au monde ARM. La compatibilité avec le matériel DirectX 11, 10.1, 10 et 9 reste assurée. Sur le plan graphique le support complet de Direct3D 11.1 facilite l'intégration avec l'API vidéo DXVA, il permet d'utiliser les ressources flexibles des compute shaders (UAV) avec tous les types de shaders (seuls les pixels shaders peuvent les partager dans Direct3D 11), de contrôler la rastérisation, d'appliquer des opérations logiques sur les buffers de rendu, de déboguer les shaders, et de supporter une version standard de la 3D stéréo.

OpenCL 1.2 n'a pas été oublié avec un support complet, ce qui inclut l'intégration avec DirectX 11 et les flux vidéo et un support du multitâche au niveau du GPU. Le standard PCI Express 3.0 est également supporté et permet de doubler la bande passante pratique entre le GPU et le CPU, à condition de disposer d'une plateforme X79, la seule à le supporter à l'heure actuelle.

Enfin, Tahiti ouvre la voie à une nouvelle architecture : GCN ou Graphics Core Next.
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