Les contenus liés au tag Nvidia
Afficher sous forme de : Titre | FluxPascal sera produit en 16nm chez TSMC
Les GTX 900 supportent-elles correctement DirectX 12 ?
Pilotes GeForce 355.82 WHQL
MSI lance la GTX 980 Ti Lightning
Dossier: Nvidia GeForce GTX 950, MSI Gaming et Inno3D iChill Ultra en test : Maxwell 2 passe sous 200€
Jugement favorable pour Samsung face à Nvidia
En septembre 2014, Nvidia avait décidé de déposer plainte devant l'ITC (U.S. International Trade Commission) envers Samsung et Qualcomm, demandant le retrait du marché américain de produits dont Nvidia estimait qu'ils violaient certains de ses brevets. Ce dépôt de plainte faisait suite à la « licence Kepler » que Nvidia avait tenté de négocier, laissant penser dans un premier que Nvidia proposerait ses GPU sous forme d'IP aux développeurs de SoC (de la même manière qu'ARM propose des blocs CPU tout faits sous la forme des Cortex, des GPU sont disponibles sous licence pour les constructeurs de SoC comme les Mali d'ARM, ou les PowerVR d'Imagination Technologies), alors qu'il s'agissait plus simplement d'un accord de licence. Cette stratégie infructueuse - aucun accord n'aurait été signé - faisait suite à l'échec des dernières générations de SoC Tegra sur le marché excessivement compétitif des SoC smartphone et tablettes (qui avait déjà fait d'autres victimes comme Texas Instruments), Nvidia s'étant recentré plus récemment sur ses propres produits et le marché automobile.

La plainte de Nvidia comprenait sept brevets dont certains nous semblaient à l'époque, comme celui sur le T&L, ne plus directement s'appliquer au matériel moderne (les GPU s'étant transformés au fil des années en puces plus génériques utilisant de larges blocs d'unités programmables pour exécuter les shaders, associés à des unités fixes pour gérer les textures par exemple). Au cours du mois de juin dernier , Nvidia avait retiré de lui-même quatre de ses brevets en contention (dont celui sur le T&L ) ainsi que différentes revendications de ses autres brevets. L'ITC détermine en effet pour chaque brevet si les revendications qui le compose (« claims » en anglais) sont effectivement utilisées dans les produits pour lesquels la plainte a été déposée. Lors de l'examen cependant, l'ITC peut décider d'invalider un brevet, ce qui peut être extrêmement couteux pour les entreprises (une grande partie de la valeur des brevets tient sur la présomption de leur validité), bien au-delà de la simple plainte concernée.
Il restait donc trois brevets sur lesquels l'ITC devait statuer, ce qui a été fait la semaine dernière . On notera que si Nvidia s'en est pris à Samsung et Qualcomm, c'est avant tout pour pouvoir interdire l'import des produits sur le territoire américain. En pratique, ce sont les IP des GPU qui étaient visées, Samsung ne produit pour rappel pas (encore) de GPU propre (une architecture CPU ARMv8 propre à Samsung est en développement pour 2016, et potentiellement une architecture GPU même si peu d'informations existent sur cette dernière). Trois familles de GPU étaient visées directement dans la plainte, les Mali (blocs d'IP développés par ARM), les PowerVR (blocs d'IP développés par Imagination Technologies) et les Adreno (l'architecture GPU de Qualcomm).
Le juge a déterminé que ces trois familles de GPU ne contrevenaient pas à deux des trois brevets restants (sur des techniques liées aux opérations sur les vertex , et l'autre sur une méthode de multithreading ). Pour le troisième, un brevet sur le shadow mapping , une des revendications a été considérée comme enfreinte par les GPU (claim 23), mais le juge l'a invalidée (tout comme la claim 24) considérant qu'elle n'était pas nouvelle et non évidente. D'autres revendications individuelles ont également été déclarées invalides par le jugement (ce qui n'a pas d'incidence directe, si ce n'est de faire diminuer la valeur de ces brevets pour Nvidia dans ses autres accords de licence).
Nvidia indique par un post de blog avoir demandé le réexamen de l'invalidation du brevet sur le shadow mapping, ce qui laisse une lueur d'espoir mais si le brevet est bel et bien invalidé, c'est la totalité de la plainte du constructeur qui sera rejetée définitivement par l'ITC.
Un coup dur pour Nvidia dont la stratégie offensive vis-à-vis de ces brevets semblait inhabituelle. On se souvient que Nvidia s'était battu de longues années contre Rambus - jusqu'en février 2012 - face aux brevets sur la SDRAM et la DDR. Une stratégie d'autant plus risquée que comme nous l'indiquions, les GPU modernes n'ont plus grand-chose à voir avec ceux de la fin des années 90, DirectX ayant joué son rôle d'uniformisation pour le meilleur et pour le pire. Si Nvidia a voulu communiquer sur son rôle de « précurseur » dans le domaine du GPU face au monde nouveau des smartphones, cela néglige la réalité de l'histoire. Les acteurs principaux comme Imagination Technologies ne sont pas de nouveaux entrants sur le marché, la société ayant été fondé en 1985 bien avant que Nvidia n'existe et proposait en 1996 ses premiers PowerVR, avant même les Riva, TNT et autres GeForce. On se rappellera également que les Adreno de Qualcomm étaient nés d'une division d'ATI (Imageon).
Et si l'on remonte encore plus en arrière, on pourra dire que l'industrie du GPU a été construite sur le travail préalable de Silicon Graphics, une réalité à laquelle il est difficile d'échapper encore aujourd'hui car si la société a déposé le bilan, ses brevets se retrouvent désormais dans une entité appelée « Graphics Properties » qui s'attaque elle aussi aux fabricants de smartphones (voir ici , là et là ).
Nouveau bundle Nvidia: Assassin's Creed ou Rainbow Six
Nvidia profite de l'arrivée de l'automne pour revoir le bundle jeux des GeForce GTX, une fois encore avec de grosses productions. Metal Gear Solid V fait ainsi place à un choix entre Rainbow Six Siege et Assassin's Creed Syndicate. Le premier sera disponible le 1er décembre alors que le second est annoncé pour le 19 novembre sur PC.

Sont éligibles les cartes graphiques à base de GTX 970, GTX 980 et GTX 980 Ti, ainsi que les portables en GTX 970M, GTX 980M et GTX 980. Comme d'habitude cette offre n'est valable que chez les revendeurs partenaires de Nvidia affichant l'offre. Ils vous fourniront généralement après le délai de rétractation un premier code qui permettra d'obtenir auprès de Nvidia un second code pour télécharger le jeu via la plateforme de l'éditeur.
A noter que les GeForce GTX 960 et GTX 950 sont de leur côté associées depuis peu à un pack pour le jeu free-to-play Heroes of the Storm.
Pilotes Nvidia 355.98 WHQL
Nvidia a mis en ligne la version 355.98 WHQL de ses pilotes GeForce. Ces pilotes apportent des améliorations pour Killing Floor 2, le support des PC portables équipés de GeForce GTX 980 annoncés il y a peu ainsi que des améliorations pour GameWorks VR SDK.
Comme d'habitude vous pouvez télécharger ces pilotes, en français, sur le site du constructeur :
- Windows 7/8 64 bits
- Windows 10 64 bits
Nvidia dévoile une 'vraie' GTX 980 mobile
Une "vraie" GTX 980 dans le monde mobile ? Impossible ? C'est pourtant ce que s'apprête à commercialiser Nvidia pour équiper les plus gros portables gamers à venir.

Comme nous vous l'expliquons régulièrement, les versions mobiles des cartes graphiques sont généralement très inférieures à leurs variantes desktop. Par exemple, une GeForce GTX 980M dispose de moins d'unités de calcul qu'une GTX 970 desktop et est par ailleurs nettement sous-cadencée. Une GTX 970M sera également inférieure à une GTX 960 desktop et ainsi de suite.
Cela s'explique d'une part par les contraintes thermiques du monde mobile qui rendent difficile l'intégration d'un GPU trop gourmand, et d'autre part par des commerciaux avides d'exploiter des marques bien connues pour attirer le chaland et créer de la valeur. Grossièrement, cela revient pour Nvidia à appeler GTX 980M la meilleure configuration qu'ils peuvent proposer dans une enveloppe thermique de 100W, peu importe son niveau de performances, et à profiter de l'aura de la "vraie" GTX 980, nettement plus performante.
Sans abandonner cette stratégie, qui induit malheureusement beaucoup de confusion, Nvidia s'est également demandé ce qui empêchait d'exploiter directement une "vraie" GTX 980 dans un portable. Après tout, les plus gros d'entre eux sont capables d'accueillir un SLI de GTX 980M et Intel a annoncé l'arrivée des premiers processeurs Core de série K destinés aux portables. Nvidia y a vu l'opportunité de travailler avec les fabricants pour qu'ils poussent d'un cran l'enveloppe thermique qu'ils peuvent dédier à un GPU.
De quoi cette fois pouvoir proposer une "vraie" GeForce GTX 980 dans le monde mobile. C'est à cette nouvelle déclinaison mobile que certaines rumeurs faisaient référence en tant que GTX 990M, mais le nom commercial sera au final simplement GTX 980, comme sur desktop. Par défaut, la configuration du GPU sera identique et il en ira de même pour les 4 Go de GDDR5 et leur fréquence de 1750 MHz. Seule la fréquence GPU est légèrement réduite, mais pourra être relevée par les fabricants au niveau de la GTX 980 desktop, c'était le cas lors d'une démonstration à laquelle nous avons pu assister.

Nvidia a par contre refusé de répondre à toute question liée aux limites de températures et de consommation, deux points pourtant cruciaux qui définiront les performances réelles de cette GTX 980 mobile. Pour rappel, une GTX 980 desktop de référence a une limite de consommation de 180W et une limite de température de 80 °C. Dès que l'une d'elle est atteinte, la fréquence GPU est réduite (throttling) pour ne pas la dépasser, ce qui définit donc les performances.
Qu'en est-il pour la GTX 980 mobile ? Nvidia propose probablement à ses partenaires une large plage de limites de consommation. Peut-être de 100W à 180W, qu'ils adapteront suivant les capacités de refroidissement de leur châssis, avec potentiellement des écarts importants au niveau des performances. A noter qu'en pratique le système de refroidissement de la GTX 980 desktop de référence ne peut encaisser que de 150 à 165W suivant l'environnement et le boîtier, au-delà de quoi la température maximale est atteinte après une brève période de jeu. Une limite de consommation inférieure à 180W pour la GTX 980 mobile n'implique donc pas directement un déficit de performances par rapport à la version desktop, d'autant plus que Nvidia indique avoir sélectionné les meilleurs puces, soit les moins gourmandes.
Au niveau de la température, cela devrait par contre être différent. Lors d'une brève démonstration, et seulement quelques secondes après que le présentateur nous ait affirmé le contraire…, nous avons pu apercevoir une température GPU de 84 °C. Nvidia a donc probablement relevé la limite de température de 80 à 85°C pour ne pas trop brider cette GTX 980 mobile. Par ailleurs, Nvidia explique avoir prévu un nouveau mécanisme de modification de la vitesse du ventilateur via un offset qui décale l'ensemble de la courbe vers le haut. De quoi permettre de réduire la baisse de fréquence facilement, mais au prix de nuisances sonores en hausse.

Ce paramètre sera disponible à côté des autres destinés à l'overclocking, à savoir les fréquences GPU et mémoire. Il sera possible d'atteindre des résultats similaires à ceux obtenus sur desktop, soit plus de 1400 MHz pour la fréquence GPU maximale. Il sera par contre plus compliqué de maintenir celle-ci en jeu compte tenu des limites thermiques qui ne pourront pas être modifiées, contrairement à ce qui est possible sur desktop.
A noter que dans un sens, la GeForce GTX 980 mobile est similaire à une Radeon R9 Nano. Elle consiste à essayer de placer une "grosse" carte graphique dans un format plus compact avec des contraintes thermiques plus fortes, en profitant de mécanismes de réduction automatique de la fréquence et de la tension GPU pour éviter tout débordement. Dans les deux cas c'est une niche particulière qui est visée, d'un côté les très gros portables gamers, d'un autre les plus petits PC mini-ITX.
Pour l'heure, Aorus (X7 DT), Asus (GX700VO), Clevo (P870DM, P775DM) et MSI (GT72, GT80) ont répondu présents à l'appel de Nvidia et proposeront sous peu cette nouvelle référence mobile, systèmatiquement en combinaison avec un Skylake K mobile et une dalle G-Sync 1080p. A noter qu'Asus aura recours à une base qui fait office de système de watercooling et que MSI prévoit la possibilité d'un SLI de GTX 980 dans un format 18.4". Attendez-vous à une tarification à la hauteur de la domination de Nvidia face à une concurrence d'AMD à peu près inexistante sur le marché mobile.
GeForce GTX 980 Ti chez... Corsair !
Corsair se lance sur le marché de la carte graphique avec l'Hydro GFX. Pour l'occasion il s'est associé à MSI afin de mettre au point une GeForce GTX 980 Ti sur laquelle est montée un watercooling AIO, à l'instar de ce que propose déjà EVGA ou Inno3D par exemple. MSI se charge donc de la carte en elle-même alors que pour le refroidissement Corsair utilise des produits existants, à savoir un Hydro H55 monté sur le GPU à l'aide d'un kit HG10, le tout étant surmonté d'une coque spécifique.

Les fréquences sont du coup revues à la hausse puisqu'on passe à 1190/1291 MHz pour le GPU au lieu de 1000/1075 MHz pour une carte de référence, la GDDR5 passant pour sa part de 1750 à 1774 MHz. Ceci permet avec la température annoncée comme 30°C inférieure d'obtenir selon Corsair des performances 15% supérieures, ce qui est comparable à la carte Inno3D qui est 17% plus véloce selon nos tests. La garantie est de 3 ans et côté tarif il faut s'attendre à environ 90$ (100 €) de plus qu'une GTX 980 Ti classique. A noter que la carte devrait également être vendue par MSI sous la dénomination Sea Hawk, avec cette fois une garantie de 2 ans. Il est par contre possible que l'Hydro GFX soit réservée au marché américain.























