Actualités ssd
OCZ lance le Vector 150
Comparatif SSD : 28 SSD de 480 à 512 Go
IDF: M.2, NVM Express et SATA Express
Plextor annonce (encore) ses SSD M6 et M.2
Des SSD ''K''pour l'overclocking chez Intel ?
Accord entre Toshiba et OCZ pour un rachat
Fin novembre, OCZ avait indiqué qu'il allait procéder à une déclaration de cessation de paiement, tout en précisant être en discussion avec Toshiba pour reprendre une bonne partie de la société (cf. actualité).
Ces discussions ont finalement abouti à la signature d'un accord selon lequel Toshiba va acquérir l'activité SSD d'OCZ. Cette acquisition se fera au sein de la procédure de faillite actuellement engagée, et devra donc être approuvée par le tribunal compétent.

Toshiba déboursera 35 millions de $ pour ce rachat qui lui donnera accès à un certain nombre de technologies côté contrôleur, à l'inverse il permettra à OCZ un approvisionnement direct en mémoire Flash. A titre d'information, la capitalisation boursière d'OCZ était d'environ 70 millions de $ fin novembre avant l'annonce de la cessation de paiement, elle était d'un moins de 18 millions de $ au cours d'hier après avoir atteint un plus bas à 11 millions. Une valorisation qui avait déjà dépassé le milliard de $ en 2011/2012, avec notamment des rumeurs d'un rachat par Seagate
La transaction devrait être effective d'ici à deux mois, dans l'intervalle Toshiba va assurer le financement d'OCZ ce qui lui permettra de poursuivre son activité auprès de ses clients. De quoi rassurer ceux qui envisageaient l'acquisition d'un SSD OCZ, ou qui en ont acheté un ces dernières semaines ou mois ! Par contre le rachat n'inclut pas la division alimentation d'OCZ, issue du rachat de la société PC Power and Cooling en 2007.
OCZ en cessation de paiement
Lors de l'annonce du Vector 150, nous avions évoqué la situation d'OCZ en ces termes :
Nous tenons à préciser que la société OCZ subit depuis quelques mois le contre-coup d'une gestion pour le moins chaotique, pour ne pas dire plus, par le passé. La société a repoussé à de nombreuses reprises certaines publications financières du fait de problèmes dans les comptes, fait face à une érosion rapide de sa capacité à se financer et doit donc faire appel à de nouveaux capitaux pour se refinancer, et a de plus subit une érosion de ses lignes de crédit chez ses fournisseurs de Flash rendant son approvisionnement en mémoire plus délicat. Des errements qui se traduisent directement sur son cours de bourse qui n'est plus qu'une fraction de ce qu'il était il y a quelques mois. La société tente toutefois de redresser la barre en sécurisant ses approvisionnement en Flash et en se recentrant tant que possible sur des produits à plus forte valeur ajoutée.

Les choses se sont malheureusement accélérées pour OCZ puisque la société vient d'indiquer que son créancier Hercules Technology Growth Capital avait, conformément aux accords qui avaient été passés en échange d'un prêt de 30 millions de $ en mars, pris le contrôle des comptes bancaires d'OCZ, la société n'ayant pas été en mesure de redresser la barre.
OCZ indique qu'il va procéder à une déclaration de cessation de paiement, mais que Toshiba a fait une offre pour reprendre une bonne partie de la société. Les négociations seraient quasiment terminées, même si certaines clauses suspensives doivent encore être levées. Si il arrive à son terme, ce rachat pourrait permettre à OCZ de repartir du bon pied à l'aide d'un Toshiba qui, c'est important sur ce marché, a la maîtrise de la production de la mémoire Flash mais manque de présence notamment sur les SSD grand public.
En cas d'échec de ce rachat par Toshiba ou un autre constructeur, la société devra être liquidée et la garantie des produits devra être prise en charge par votre revendeur, avec une durée moindre que celle offerte initialement par OCZ (3 à 5 ans selon les modèles). Dans ces conditions et si vous envisagiez l'achat d'un SSD OCZ, il est donc clairement urgent d'attendre d'en savoir plus !
SK Hynix produit en volume de la MLC 16nm
SK Hynix vient d'annoncer qu'il venait de débuter la production en volume d'une puce NAND Flash MLC de 8 Go fabriquée en 16nm. Dans le même temps, le constructeur indique bizarrement qu'il avait en fait débuté à produire en volume une première version de la puce dès le mois de juin, mais qu'une seconde version plus petite était désormais en production.

Dans les deux cas, aucune taille n'est communiquée. SK Hynix précise avoir également développé une puce de 16 Go, toujours en MLC 16nm, dont la production en volume débutera début 2014. Les spécifications précises des puces ainsi que leur endurance ne sont malheureusement pas dévoilées.
Micron avait d'ailleurs été tout aussi flou lors de l'annonce en juillet de l'échantillonnage de ses puces de NAND Flash MLC 16 Go en 16nm. Ainsi aucune information n'avait été communiquée pour ce qui est de la surface de la puce ou son endurance. A l'époque Micron prévoyait démarrer la production en volume au cours de ce 4è trimestre, les premiers SSD étant en développement pour une arrivé en 2014.
Pour rappel l'abaissement de la finesse de gravure permet, une fois les frais de développement amortis, un abaissement du prix du coût de production des puces puisqu'il est possible d'en positionner plus sur une même galette de silicium. Dans le cas de la NAND Flash cet abaissement a malheureusement également un impact négatif sur l'endurance des cellules.
LSI annonce les SandForce SF3700 à 1,8 Go /s
Après avoir lancé en 2010 ses contrôleurs de deuxième génération, SandForce qui appartient désormais à LSI vient d'annoncer l'arrivée de sa troisième génération de puces, les LSI SandForce SF3700.


Ces puces intègrent à la fois une interface SATA 6 Gb/s et PCie, avec jusqu'à 4 lignes Gen2. L'interface PCIe supporte les protocoles AHCI et NVMe. Quatre déclinaisons devraient voir le jour :
- SF3719
- SF3729
- SF3739
- SF3759


Les deux premiers sont limités au SATA 6 Gb/s ou à 2 lignes PCIe Gen2 (1 Go /s en théorie, probablement plutôt 900 Mo /s), la différence se faisant au niveau de la capacité maximale, 128 Go ou 2 Go et du support du RAISE de niveau 2 (cf. plus bas) et du support de la TLC. Le SF3739 gérera pour sa part 4 canaux PCIe Gen2, avec un débit maximal annoncé à 1,8 Go /s et il intègre des mécanismes de protection des données plus poussés en cas de coupure de courant. Enfin la version SF3759 est destinée aux entreprises, elle ajoute le support de l'eMLC et de la SLC.
La correction ECC a été améliorée, désormais la taille de l'ECC n'est plus fixe mais variable en fonction de l'usure des cellules. Ainsi en début de vie la taille de l'ECC sera réduite par rapport à la normale, ce qui augmentera la réserve de Flash du contrôleur, et elle sera augmentée si nécessaire.

La technologie RAISE, déjà intégrée sur la génération actuelle, évolue également avec un second niveau destiné à se protéger contre les pannes au niveau de pages, de bloc, ou même d'un die complet de Flash. Pour ce faire c'est l'équivalent de 2 die Flash qui est nécessaire pour stocker la parité, un SSD 256 Go n'offrira plus que 224 Go de capacité disponible. Pour avoir des capacités plus vendeuses tout en profitant du RAISE de niveau 2, les SF3700 les plus haut de gamme intègrent par contre un 9è canal Flash ce qui permettra en intégrant plus de Flash d'offrir un SSD de 256 Go (il intégrera 288 Gio de Flash, contre 256 Gio pour un SSD 240/256 Go classique).

La compression des données (DuraWrite) est bien entendu toujours de la partie, pour rappel elle permet de réduire le volume de données qui est écrit en Flash ce qui offre des avantages sur l'usure directe comme indirecte puisque le stock de Flash libre peut être plus important qu'avec un autre SSD.
Il faut d'ailleurs noter que cet été LSI a communiqué sur une fonctionnalité intéressante, DuraWrite Virtual Capacity (DVC) , dont le but est de profiter de cette compression pour stocker plus de données sur un SSD avec DuraWrite. Par exemple, si vous avez 100 Go de données qui n'occupent que 50 Go de Flash, alors vous n'auriez plus 20 Go de libre sur un SSD 120 Go mais 50 Go ! La variation de la capacité de stockage n'étant pas quelque chose de géré par les OS actuels, il faut toutefois une adaptation des logiciels afin de prendre en compte la capacité virtuelle du SSD (remontée par IDENTIFIY DEVICE) et l'espace disponible (remonté par un attribut SMART). Une fonctionnalité plutôt réservée au monde professionnel donc, les bases de données étant par exemple fortement compressibles par le contrôleur SandForce.
LSI devrait effectuer une démonstration d'un SF3700 à 1,8 Go /s avec de la Flash Toshiba A19 lors des évènements SuperComputing 2013 et LSI AIS 2013 qui auront lieu cette semaine à Denver et San José aux USA. Des designs de référence utilisant des mémoires Micron, SanDisk et Toshiba seront également exposés ainsi que des produits à base de SF3700 chez ADATA, Avant et Kingston. Pour rappel ADATA avait déjà exposé un tel SSD à l'occasion du Computex 2013.
Test de 5 SSD SATA 6G 120 et 128 Go
Nous venons de mettre à jour notre comparatif de SSD SATA 6G d'une capacité de 120 à 128 Go avec 5 nouvelles références, e qui porte le total à 37 ! Nous avons également ajouté de nouvelles pages afin de décrire les techniques destinées à augmenter plus ou moins temporairement les performances en écriture sur certains SSD. Et bien entendu c'est le débit en pointe qui est mis en avant dans les fiches produits...
Voici un rapide descriptif des SSD ajoutés et ce qu'il y a à en retenir :
OCZ Vector 150

OCZ lance une évolution du Vector, le Vector 150. Toujours associé à une garantie de 5 ans, il utilise non plus de la mémoire IMFT 25nm mais de la Toshiba 19nm, ce qui lui permet de gagner légèrement en écriture.
Au-delà du débit on note surtout que les capacités ne sont plus de 128/256/512 Go mais 120/240/480 Go, OCZ a fait le choix d'ajouter un overprovisionning afin d'enfoncer encore plus le clou dans la tenue des performances aléatoires même en conditions difficiles (sans TRIM), un domaine dans lequel le contrôleur Barefoot 3 est très à l'aise.
Malheureusement ce SSD au moins dans ses versions 120/240 Go conserve une technique visant à prioriser l'écriture sur les pages Flash les plus rapides, qui sont ensuite libérées dans un second temps. Les débits élevés en écriture mis en avant ne sont ainsi pas soutenu et cette technique est contre-productive du point de vue de l'usure des cellules Flash.
Autre problème, nous avons vu dans notre dernier point SAV que malgré les promesses initiales les SSD en Barefoot 3 ne sont pas au niveau de fiabilité attendu, même si une bonne partie des problèmes était lié à un bug dans le firmware initial du Vector corrigé depuis. Qu'en sera-t-il pour le Vector 150 ?
OCZ Vertex 450

Le Vertex 450 est une déclinaison plus abordable du contrôleur Barefoot 3, qui est cette fois associé à de la mémoire IMFT 20nm et à une garantie de 3 ans. Malgré l'utilisation d'une optimisation similaire à celle des Vector, à savoir l'utilisation prioritaire des pages Flash les plus rapides (mode "SLC"), les performances sont en net retrait en écriture bien que suffisantes pour un usage classique.
Le Vertex 450 conserve les avantages du Barefoot 3, à savoir une excellente tenue des performances en écriture aléatoires, mais également ses défauts donc, y compris le doute qui subsiste quant à la fiabilité. Dommage.
Samsung 840 EVO

Le Samsung 840 en TLC passe à la version EVO, qui est toujours garanti 3 ans. Si le contrôleur évolue légèrement, avec notamment une fréquence passant de 300 à 400 MHz, le gros changement se fait du côté de la mémoire Flash. Toujours de type TLC (3 bits par cellule) il s'agit désormais de puces 16 Go gravées en 19nm contre des puces 8 Go 21nm auparavant. Le niveau de tension à programmer sur les puces TLC étant plus précis, leur écriture est plus lente et use plus les cellules, d'où une endurance et des performances réduites mais qui restent largement suffisante à l'usage.
Les performances en écriture ne suffisait néanmoins pas à Samsung qui à décider de grimper les chiffres affichés sur les fiches produits via TurboWrite. Une partie de la Flash réservée avant à l'overprovisionning et au provisionning est utilisé cette fois comme un cache qui est écrit en mode "SLC", ainsi sur le 840 EVO 120 Go il y a 3 Go de de cache TurboWrite qui peut être écrit à 410 Mo /s alors que le reste du SSD est écrit à 140 Mo /s. Là encore c'est plutôt contre-productif du point de vue de l'usure des cellules, ce qui est d'autant plus dommageable sur de la TLC.
On apprécierait donc que TurboWrite soit débrayable, mais cela ne changerait pas le fait que Samsung positionne ces SSD TLC à des tarifs trop élevés puisqu'au même niveau que des SSD concurrents en MLC.
Sandisk Extreme II

Le Sandisk Extreme II est en quelque sorte un Sandisk Ultra Plus "Plus". Le cache DRAM est doublé, le contrôleur Marvell gère la Flash sur 8 canaux au lieu de 4, cette dernière étant toujours de type 19nm, alors que la garantie passe de 3 à 5 ans. C'est surtout sur ce dernier point qui fait la différence puisque si l'Extreme II est effectivement un peu plus rapide en écritures, sauf besoin spécifique cela ne se ressentira pas en pratique.
Un bon SSD donc dont le prix est très agressif pour une garantie de 5 ans, et qui est - c'est le seul des 5 ajoutés - sans surprise quand à la tenue des performances séquentielles qu'il annonce.
Toshiba Q Series

Surtout présent sur le marché de l'OEM, Toshiba tente avec le Q Series de se faire une place sur les ventes de SSD au détail. Acteur important de la Flash puisqu'il dispose de ses propres usines, Toshiba équipe le Q Series de ses mémoires Flash 19nm et l'associe à un contrôleur marqué du double sceau de Toshiba et Marvell. Chose unique pour un Marvell, il n'est pas associé à un cache DRAM.
En pratique les performances du SSD sont bonnes mais surprise, tout comme OCZ, Toshiba a implémenté un algorithme visant à utiliser prioritairement les pages Flash les plus rapide, et cette fois sans une libération de celles-ci dans un second temps. Les performances en écriture sont donc tout sauf stables, et là encore nous avons de gros doutes pour ce qui de l'impact sur l'usure des cellules.
Combiné à une garantie qui est la plus courte du comparatif, à savoir 2 ans, voilà qui n'est pas très engageant.


