LSI annonce les SandForce SF3700 à 1,8 Go /s

Publié le 18/11/2013 à 14:49 par
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Après avoir lancé en 2010 ses contrôleurs de deuxième génération, SandForce qui appartient désormais à LSI vient d'annoncer l'arrivée de sa troisième génération de puces, les LSI SandForce SF3700.



Ces puces intègrent à la fois une interface SATA 6 Gb/s et PCie, avec jusqu'à 4 lignes Gen2. L'interface PCIe supporte les protocoles AHCI et NVMe. Quatre déclinaisons devraient voir le jour :

- SF3719
- SF3729
- SF3739
- SF3759


Les deux premiers sont limités au SATA 6 Gb/s ou à 2 lignes PCIe Gen2 (1 Go /s en théorie, probablement plutôt 900 Mo /s), la différence se faisant au niveau de la capacité maximale, 128 Go ou 2 Go et du support du RAISE de niveau 2 (cf. plus bas) et du support de la TLC. Le SF3739 gérera pour sa part 4 canaux PCIe Gen2, avec un débit maximal annoncé à 1,8 Go /s et il intègre des mécanismes de protection des données plus poussés en cas de coupure de courant. Enfin la version SF3759 est destinée aux entreprises, elle ajoute le support de l'eMLC et de la SLC.

La correction ECC a été améliorée, désormais la taille de l'ECC n'est plus fixe mais variable en fonction de l'usure des cellules. Ainsi en début de vie la taille de l'ECC sera réduite par rapport à la normale, ce qui augmentera la réserve de Flash du contrôleur, et elle sera augmentée si nécessaire.


La technologie RAISE, déjà intégrée sur la génération actuelle, évolue également avec un second niveau destiné à se protéger contre les pannes au niveau de pages, de bloc, ou même d'un die complet de Flash. Pour ce faire c'est l'équivalent de 2 die Flash qui est nécessaire pour stocker la parité, un SSD 256 Go n'offrira plus que 224 Go de capacité disponible. Pour avoir des capacités plus vendeuses tout en profitant du RAISE de niveau 2, les SF3700 les plus haut de gamme intègrent par contre un 9è canal Flash ce qui permettra en intégrant plus de Flash d'offrir un SSD de 256 Go (il intégrera 288 Gio de Flash, contre 256 Gio pour un SSD 240/256 Go classique).


La compression des données (DuraWrite) est bien entendu toujours de la partie, pour rappel elle permet de réduire le volume de données qui est écrit en Flash ce qui offre des avantages sur l'usure directe comme indirecte puisque le stock de Flash libre peut être plus important qu'avec un autre SSD.

Il faut d'ailleurs noter que cet été LSI a communiqué sur une fonctionnalité intéressante, DuraWrite Virtual Capacity (DVC) , dont le but est de profiter de cette compression pour stocker plus de données sur un SSD avec DuraWrite. Par exemple, si vous avez 100 Go de données qui n'occupent que 50 Go de Flash, alors vous n'auriez plus 20 Go de libre sur un SSD 120 Go mais 50 Go ! La variation de la capacité de stockage n'étant pas quelque chose de géré par les OS actuels, il faut toutefois une adaptation des logiciels afin de prendre en compte la capacité virtuelle du SSD (remontée par IDENTIFIY DEVICE) et l'espace disponible (remonté par un attribut SMART). Une fonctionnalité plutôt réservée au monde professionnel donc, les bases de données étant par exemple fortement compressibles par le contrôleur SandForce.

LSI devrait effectuer une démonstration d'un SF3700 à 1,8 Go /s avec de la Flash Toshiba A19 lors des évènements SuperComputing 2013 et LSI AIS 2013 qui auront lieu cette semaine à Denver et San José aux USA. Des designs de référence utilisant des mémoires Micron, SanDisk et Toshiba seront également exposés ainsi que des produits à base de SF3700 chez ADATA, Avant et Kingston. Pour rappel ADATA avait déjà exposé un tel SSD à l'occasion du Computex 2013.

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