Les contenus liés au tag ARM
Afficher sous forme de : Titre | Flux3D Mark pour Windows 8… et pour ARM !
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AFDS: ARM Cortex A5 dans les futures APU AMD
Il y a quelques mois, AMD avait expliqué être en train de réorganiser ses méthodes de développement pour atteindre un niveau de modularité similaire à celui des SoC. En plus de réduire les coûts à terme, une telle approche permet de gagner en flexibilité et de pouvoir intégrer plus facilement des technologies tierces à ses produits. AMD ayant précisé vaguement ne pas être forcément limité à l'ISA x86, la conclusion logique était que des cores ARM ou dérivés de son jeu d'instruction feraient leur apparition dans de futurs produits AMD.

C'est ce qui aura lieu dès l'an prochain, mais pas spécialement sous la forme que certains attendaient, telle qu'un SoC combinant cores ARM et GPU Radeon. Si un tel produit pourrait voir le jour dans le futur, ce n'est pas la première utilisation visée par l'utilisation de cores ARM. AMD souffre actuellement de l'absence de technologie de sécurisation dans ses plateformes, telle que la Trusted Execution Technology d'Intel (TXT), qui permet de sécuriser certains systèmes de paiement, DRM et autres infrastructures professionnelles et est vouée à se généraliser à l'avenir. Développer en interne une telle technologie est complexe et coûteux, d'autant plus qu'il faut ensuite convaincre tout l'écosystème de la supporter.
Malheureusement pour AMD, TXT ne fait pas partie de la licence x86 et l'accès à cette technologie n'est pas automatique. Intel ayant probablement rechigné à transférer sa technologie sous licence, ou le coût de cette celle-ci étant prohibitif, AMD a décidé de se tourner vers TrustZone d'ARM. Il s'agit de la plateforme concurrente principale de TXT et elle est présente au sein de tous les cores Cortex A. Elle repose sur une extension du jeu d'instruction d'ARM et ne peut donc pas être transposée facilement dans un core x86.

AMD a donc décidé d'inclure un core ARM dans ses futures APU, à commencer par Kabini et Temash qui succèderont à Brazos 2.0 et Hondo l'an prochain, avant de le généraliser à l'ensemble de ses produits. AMD a opté pour un Cortex A5, qui est le plus petit core de la famille : 0.53mm² en 40nm soit en principe moins de 0.30mm² en 28nm. Son intégration prendra probablement un petit peu plus de place mais à l'échelle de la puce elle aura un impact insignifiant.
AMD n'a pour l'instant pas donné plus de détails sur l'implémentation, ni sur la manière dont ce core ARM interagira avec les cores x86 dont il devra contrôler l'exécution, et encore moins sur l'exposition directe éventuelle de ce core qui pourrait par exemple être exploité par un antivirus. Une utilisation qui permettrait par exemple à AMD de répondre à l'intégration dans les CPU Intel d'optimisations destinées aux logiciels McAfee.
AFDS: AMD, ARM, ImgTech, TI : HSA Foundation

L'AMD Fusion Developer Summit, un forum technologique dédié au calcul hétérogène, a actuellement lieu à Seattle. Ce forum peut être vu comme la réplique d'AMD à la GPU Technology Conference de Nvidia qui s'est tenue le mois passé, mais un point important distingue cependant les deux évènements : AMD conçoit autant des cores CPU que des cores GPU. Plus que le calcul massivement parallèle, qui exploite les GPU, c'est ainsi le calcul hétérogène qui est ici à l'honneur.
Exploiter en symbiose des cores CPU et des cores GPU est complexe, notamment parce qu'ils ne partagent pas encore un espace mémoire totalement unifié, même si l'APU Trinity apporte quelques avancées à ce niveau. L'an passé, AMD avait annoncé la Fusion System Architecture, une tentative d'apporter des réponses à cette problématique de manière à pouvoir fournir une plateforme plus simple à exploiter pour un maximum de développeurs. AMD avait alors précisé vouloir en faire un standard ouvert : publier une documentation complète avant la fin 2011 et mettre en place un consortium pour gérer la FSA.
AMD a pris du retard sur la documentation qui n'est toujours pas disponible, mais a entretemps renommé la FSA en Heterogeneous System Architecture de façon à la détacher de sa marque Fusion. Il y a quelques mois, AMD précisé ses plans au sujet du consortium qui se dénommerait HSA Foundation et se verrait transférer tous ses travaux initiaux.
Cette édition de l'AFDS est l'occasion pour AMD de concrétiser la mise en place de la HSA Foundation, qui est effective depuis quelques jours. Il s'agit d'une organisation à but non-lucratif qui sera dorénavant chargée du développement et de la promotion de ce standard ouvert destiné à simplifier le calcul hétérogène qu'il concerne les PC, les smartphones ou les serveurs. Sa tâche sera également de produire des outils de développements efficaces et d'aider à la formation des développeurs.


AMD transfère à cette fondation la totalité de ses travaux initiaux sur la FSA/HSA, à savoir : un compilateur open source, des librairies et les documentations préliminaires qui concernent la programmation, les spécifications hardware ainsi que les spécifications software. AMD fournis par ailleurs une partie des fonds pour la mise en place de la fondation.
La fondation est bien entendu destinée à accueillir un maximum de membres, qui pourront être de plusieurs types : fondateurs (ce qui est encore possible s'ils y sont invités dans les 90 jours), promoteurs, supporters, contributeurs, universitaires et autres associés. Comme c'est généralement de mise pour ce type d'organisation, chaque membre participe à son budget de fonctionnement suivant son rôle, ce qui représente jusqu'à 125.000$ par an pour les membres fondateurs.

Les représentants des cinq membres fondateurs de la HSA Foundation, qui forment son conseil d'administration actuel.
La mise en place de la HSA Foundation n'aurait pas pu se faire sans son élargissement à d'autres grands noms de l'industrie. La présence d'ARM à l'AFDS l'an passé ne laissait aucun doute sur l'intérêt de la société spécialisée dans les modules destinés au SoC, pour laquelle le calcul hétérogène est la seule solution viable sur le plan énergétique, et c'est donc sans surprise qu'ARM fait partie des membres fondateurs de la fondation. D'autres ont rejoint l'initiative et sont tous liés aux SoC d'une manière ou d'une autre : Imagination Technologies, MediaTek et Texas Instruments.
Chacune de ces sociétés disposera d'un membre au conseil d'administration de la fondation (Manju Hedge, Vice-Président des solutions développeurs destinées au calcul hétérogène chez AMD et ex-CEO d'Ageia; Jem Davies Vice-Président responsable de la division Media Processing chez ARM…) qui sera gérée au quotidien par Phil Rogers, Président de la HSA Foundation et AMD Corporate Fellow.
Reste bien entendu que d'autres grands noms sont malheureusement absents du tableau, tels que Nvidia et surtout Intel. Les membres fondateurs ne désespèrent pas à l'idée de les voir rejoindre l'initiative, sans cependant se faire d'illusion à ce sujet. Mais ce sont, avant tout autre chose, les développeurs qu'ils devront s'attacher à convaincre et pour cela, comme le rappelait Adobe présent également à l'AFDS, il faudra leur proposer des outils complets, performants, simples d'utilisation et fiables. Un gros chantier en perspective.
Vous pourrez retrouver toutes les informations disponibles actuellement sur le site de la HSA Foundation qui vient d'être mis en ligne mais la documentation complète se fait cependant toujours attendre.
Computex: 3DMark Next en embuscade
Ce n'est pas un secret, Futuremark travaille activement à la prochaine version de 3DMark. Nous avons pu en avoir un aperçu chez MSI qui avait reçu l'autorisation d'exposer une version beta en exclusivité. En voici deux clichés :


C'est malheureusement tout ce que nous avons le droit de vous montrer aujourd'hui, Futuremark nous ayant demandé de ne pas prendre de photos d'autres détails. Attendez-vous à des scènes beaucoup plus vivantes que dans 3DMark 11, ville et espace étant représentés.
Le prochain 3DMark proposera des tests DirectX 9, DirectX 10.1 et DirectX 11.1 (avec compatibilité sur tout le matériel DirectX 11). Futuremark avait annoncé fin 2011 être en train de développer un 3DMark pour les périphériques Windows 8, compatible avec Metro en précisant que les SoC ARM et Windows RT seront supportés.
Ce n'est pas tout et nous pouvons vous dire que Futuremark a porté le test DirectX 9 sous OpenGL ES 2.0 de manière à pouvoir supporter Android et iOS ! Durant un petit déjeuner, entre du bacon et des omelettes, nous avons d'ailleurs pu observer le même test tourner sur l'Asus Transformer Prime, l'iPad 2 et un Ultrabook. Futuremark précise qu'étant donné le changement d'API, il y a de légères différence dans le code mais qui ont une influence négligeable, d'autant plus lorsqu'il s'agit de vérifier les performances graphiques d'un SoC annoncé 4x plus rapide qu'un autre…
Futuremark nous a indiqué que de nombreux nouveaux membres étaient entrés dans le groupe de développement du benchmark et que d'autres étaient en cours d'entrée, avec bien entendu de nombreux concepteurs de SoC. L'influence traditionnelle d'AMD, Intel et Nvidia va ainsi être diluée ce qui facilitera la vie de ses ingénieurs, les pressions extérieures étant énormes lorsque quelques acteurs seulement tentent de tirer la couverture de leur côté.
Futuremark précise enfin avoir investi énormément de temps, en plus de l'expérience accumulée par le passé, de manière à s'assurer qu'il ne soit pas possible pour ces fabricants de SoC de tricher dans ce futur 3DMark, certaines architectures de GPU, basée sur un rendu différé, ouvrant la porte à de nouvelles opportunités d'abus.
Sur le plan technique nous ne pouvons pas encore vous donner de détails, mais dans le cas du test DirectX 11, attendez-vous à une utilisation beaucoup plus avancée de la tessellation. Futuremark nous explique à ce sujet prendre le point de vue d'un développeur de jeux vidéo "non subventionné" qui est de ne pas utiliser massivement de technique qui casse les performances sur une partie des produits disponibles. Les performances en tessellation des Radeon ayant progressé fortement, elle pourra être utilisée d'une manière plus poussée.
Futuremark ne donne pas encore de date précise pour ces nouveaux benchmarks, mais ils devraient être introduits entre la rentrée et la fin de l'année.
CES: ThinkPad X1 Hybrid: Core i7, Snapdragon
Alors que le CES ouvrira ses portes mardi, nous avons déjà pu avoir un aperçu d'une plateforme mobile originale chez Lenovo : le Thinkpad X1 Hybrid. Le X1 est l'ultraportable haut de gamme de Lenovo, qui embarque actuellement un CPU Sandy Bridge dans un format de 13.3" sobre et robuste.
Au printemps, une déclinaison Hybrid verra le jour. Celle-ci consiste à intégrer dans le même châssis une plateforme Snapdragon S3 en plus d'une plateforme Core i5/i7 (probablement Sandy Bridge au départ puis Ivy Bridge par la suite). La première est basée sur l'APQ8060 de Qualcomm, un SoC qui intègre notamment deux cores ARM Scorpion, évolution maison du Cortex A8, cadencés à 1.2 GHz et un GPU de niveau DirectX 9 Adreno 220. Ce SoC ARM est accompagné d'une mémoire vive de 1 Go et d'une mémoire flash de 16 Go.

L'intérêt d'une telle plateforme hybride est de pouvoir passer du CPU Intel vers le SoC ARM et vice versa suivant la tâche à accomplir, de manière à conserver la puissance des CPU Cores tout en disposant d'une plateforme nettement moins gourmande par exemple pour traiter des emails, surfer sur le web, regarder des vidéos, écouter de la musique… Lenovo parle d'une autonomie qui passe alors de 5 à 10h.
Le passage de contrôle d'une machine à l'autre se fait très simplement et rapidement, nous avons pu l'observer, mais n'est pas transparent. Il s'agit d'environnements logiciels totalement différents : Windows 7 d'un côté et Android 2.3 de l'autre. Windows a accès à la mémoire flash de 16 Go, mais Android n'a pas accès au SSD du portable. Il revient donc à l'utilisateur de placer par exemple les vidéos dans la mémoire flash du SoC avant de passer dans son environnement.
La version présentée de cet environnement Android est actuellement très basique et limitée aux quelques exemples que nous vous avons cités. Lenovo précise que le SoC est capable de prendre en charge la lecture de tous types de vidéos HD, mais encore faut-il que le côté logiciel suive, ce que le fabricant indique être le cas. Malheureusement seules des vidéos SD étaient prévues pour la démonstration…
Reste une autre limitation de ce SoC Qualcomm : bien qu'il supporte une sortie HDMI 1080p, sa connexion LCD interne est limitée au 1440x900. Ce n'est pas un problème pour Lenovo qui parle actuellement uniquement d'une dalle LED en 1366x768.
Le X1 Hybrid inaugure probablement un premier pas autour de l'association des plateformes x86 et ARM et Lenovo pourrait aller beaucoup plus loin à l'avenir, s'il trouve son public. Nous pouvons par exemple imaginer un Windows 8 qui permettrait de proposer un environnement similaire de chaque côté de cette plateforme ou l'utilisation de SoC plus économes et plus puissants tels que les futurs modèles Snapdragon fabriqués en 28 nanomètres. De son côté, Intel imagine probablement plutôt l'utilisation d'un futur SoC x86 basé sur des cores Atom…
Reste que cette technologie a un prix : comptez 300€ de plus pour profiter de l'option Hybrid !
Cortex-A9 en 28 et 20nm pour GloFo
GlobalFoundries vient d'effectuer deux annonces liées indirectement aux processeurs ARM. La société à tout d'abord annoncé l'arrivée d'un processeur ARM Cortex-A9 gravé en 28nm qui aura atteint la fréquence de 2.5 GHz. Contrairement à l'annonce de tapeout en 28nm précédente, il ne s'agit pas ici du process 28nm-SLP dédié à la mobilité mais le HPP, dédié aux applications filaires/réseau (NAS, routeurs, etc).

L'annonce confirme la roadmap précédemment communiquée par GlobalFoundries qui indiquait une disponibilité du process avant la fin de l'année. La version "hautes performances", le 28nm-SHP reste toujours attendu pour 2012 sans plus de précisions. C'est cette version qui pourra éventuellement être utilisée par AMD pour de futurs CPU, les AMD FX utilisant le 32nm-SHP.
La deuxième partie de l'annonce concerne le tapeout d'un Cortex-A9 en 20nm sur la plateforme de qualification, il ne s'agit cette fois ci que d'une puce de test, le process 20nm de GlobalFoundries n'étant pas prévu avant 2013 en version SLP et HPP. Sans préciser quelle version du process 20nm est utilisée, GlobalFoundries indique espérer une augmentation des performances des transistors de 35% et une division par deux de la consommation par rapport au 28nm.


