Actualités stockage

SSD à 10 Go /s chez Seagate

Tag : Seagate;
Publié le 09/03/2016 à 14:03 par / source: Seagate
Imprimer

Seagate annonce avoir mis au point un SSD capable d'atteindre les 10 Go /s dont il fait la démonstration à l'OCP Summit cette semaine à San Jose. Actuellement à l'état de prototype et disponible en échantillonnage, ce SSD devrait être lancé durant l'été.


[ 1 ]  [ 2 ]  

Au format PCI Express il est interfacé sur 16 lignes, alors qu'une seconde version en x8 devrait atteindre 6,7 Go /s et 1 Millions d'IOPS. Il est a priori question de chiffres en lecture, on en saura plus quant aux performances en écritures lors du lancement. Seagate annonce que les 10 Go / sont un record, indiquant que le précédent était à 6 Go /s.

Derrière ces chiffres se cache toutefois un tour de passe-passe puisque l'infographie fournie par Seagate laisse en fait apparaitre la présence sur une carte de 4 SSD au format M.2, probablement dérivé des Nytro XF1440 / XM1440 de la marque qui atteignent chacun 2500 Mo /s et 900 Mo /s en lecture et en écriture. Un switch PCIe se charge d'interfacer les 4 SSD M.2 avec le reste du système.

Dans les fait il existe déjà des cartes permettant d'associer 4 SSD M.2, comme la HP Z Turbo Drive Quad Pro que HP associe à des Samsung SM951 pour atteindre jusqu'à 8.6 Go /s en cumulé. Associé à des Samsung 950 Pro on atteindrait même les 10 Go /s … soit le chiffre également annoncé par Seagate ! Pour le moment aucun contrôleur SSD ne gère 16 lignes PCIe, ils se limitent généralement à 4 exception faite de modèles de Microsemi (ex PMC-Sierra), ce qui explique que ce genre de montage soit nécessaire pour exploiter au maximum un port x16.

MAJ : Zotac lance son SSD PCI Express

Publié le 03/03/2016 à 14:24 par
Imprimer

MAJ du 03/03 : Zotac nous a confirmé que Phison a bel et bien fait évoluer la spécification de son contrôleur E7, nous avons pu voir un extrait de datasheet confirmant le support. La marque nous a également indiqué que la possibilité d'utiliser la mémoire système comme mémoire cache (Host-based memory buffer) n'est pas utilisée par le driver fourni par Phison, principalement dans le but de garantir l'intégrité des données.

Lors du CES en janvier, Zotac nous avait présenté son futur SSD format PCI Express. Le constructeur lance aujourd'hui ce produit, sous le nom de Sonix.

Comme nous l'indiquions à l'époque, il s'agit d'un SSD qui s'interface en PCI Express x4. Il est compatible avec la norme NVMe en version 1.2, ce qui est une petite surprise (nous y reviendrons). La version 1.2 de NVMe apporte notamment la possibilité d'utiliser la mémoire système comme cache.

Zotac annonce pour le contrôleur un Phison, et précise qu'il s'agit de l'E7 que nous vous avions déjà présenté. C'est ce qui nous vaut la surprise de la gestion NVMe 1.2 : a l'époque, Phison annonçait son contrôleur comme uniquement compatible avec la version 1.1b... et c'est toujours le cas sur le site du fabricant . Dans tous les cas, Zotac intègre son propre cache mémoire sous la forme de 512 Mo de DDR3.

 
 

Côté capacité, on aura droit pour l'instant à une seule référence de 480 Go. Zotac précise simplement qu'il s'agit de mémoire MLC, la société nous avait cependant indiqué en janvier qu'il s'agissait de MLC Toshiba "classe 10nm".

Pour ce qui est des performances, là aussi peu de détails sont fournis, avec simplement des débits séquentiels maximums de 2600 Mo/s en lecture et 1300 Mo/s en écriture... soit exactement ce qu'indique Phison sur son site (Phison indique également sur son site que si l'on utilise les huit canaux mémoire dans la configuration la plus favorable, on peut atteindre respectivement 300000 et 200000 IOPS en lecture/écriture aléatoire).

Le Sonix est annoncé  comme compatible Windows/Mac/Linux et l'on notera qu'en plus d'une équerre PCIe classique, une équerre additionnelle low-profile est fournie pour les petits boîtiers.

Zotac nous a indiqué que le Sonix 480 Go devrait être positionné autour de 349 euros, la disponibilité est attendue pour la mi-mars.

Les 8 To HelioSeal débarquent chez WD

Publié le 02/03/2016 à 09:33 par
Imprimer

L'annonce récente du premier disque à l'hélium chez Seagate n'y est peut-être pas étrangère, Western Digital lance toute une gamme de disques 8 To intégrant la technologie HelioSeal. Pour rappel, cette dernière a été mise au point par HGST qui l'a introduite fin 2013, soit un peu plus d'un an après son rachat par Western Digital.

3 disques internes sont annoncés pour ce semestre, les WD Purple, WD Red et WD Red Pro 8 To. Les deux premiers, respectivement pour la vidéo-surveillance et les NAS, fonctionnent à 5400 tpm, alors que le HGST Ultrastar HE8 est un disque 7200 tpm, il s'agit donc de modèles à part et non d'un simple copier/coller. Les spécifications du Red Pro ne sont pas dévoilées mais il est probable que comme le reste de la gamme il s'agisse cette-fois d'un disque 7200 tpm qui pourrait donc être similaire au disque HGST.

Western déclinera ces disques au sein de toute une gamme de systèmes de stockages externe 1 ou deux disques (My Book, My Cloud, My Book Pro et My Book Duo), le seul prix connu étant celui des My Book qui est fixé à 300$ contre 200$ en 6 To, 130$ en 4 To et 110$ en 3 To.

Le rachat de Sandisk par WD perturbé

Publié le 24/02/2016 à 14:28 par
Imprimer

Nous vous le rapportions en octobre dernier, le fabricant de disques durs Western Digital avait indiqué son intention de racheter Sandisk, spécialiste de la mémoire flash et des SSD. Un rachat coûteux qui s'élevait à 19 milliards de dollars, réalisé en grande partie par la génération de 18 milliards de dettes.

Western Digital comptait sur l'aide d'une firme d'investissement chinoise, Unis, qui devait effectuer un investissement de 3.775 milliards de dollars  pour obtenir environ 15% des parts de la société américaine. Un investissement qui s'est retrouvé sous investigation par le département de la trésorerie américain, plus particulièrement le Committee on Foreign Investment in the United States qui peut enquêter et s'opposer à tout investissement étranger pour des raisons de sécurité.

Dès l'annonce de l'ouverture de l'enquête, Unis a retiré son offre d'investissement, ce qui oblige Western Digital a utiliser une alternative proposée lors de l'annonce du rachat, à savoir un rachat par cash et échange d'action (67.50 dollars + 0.2387 action WD par action Sandisk).

Si, comme le rappellent nos confrères de Bloomberg , le CFIUS ne s'oppose pas systématiquement à toutes les prises de positions de firmes chinoises (tout ce qui concerne de près ou de loin les semi-conducteurs étant cependant regardé de très près !), on peut comprendre la volonté de retrait d'Unis : l'action de Western Digital ayant en effet chuté de plus de 40% depuis l'annonce du rachat. Au moment ou nous écrivons ces lignes, les capitalisations boursières respectives de WD et Sandisk sont en effet de 10.04 et 13.16 milliards de dollars.

Des chiffres qui effraient certains actionnaires vocaux de Western Digital qui estiment que le rachat est trop coûteux en l'état (le coût du rachat, sous les termes alternatifs, et considérant la chute de l'action WD s'élèverait désormais à 15.8 milliards, contre 19 précédemment).

Obligeant Western Digital à publier hier un communiqué de presse  pour confirmer son intention de continuer dans la voie du rachat. La société précise que les diverses autorités de régulation de la concurrence concernées (dont les autorités US et européennes) ont approuvé le rachat, mais ce dernier reste soumis aux votes des actionnaires des deux sociétés. Western Digital espère que le rachat sera clôturé au second trimestre de cette année.

OCZ lance le Trion 150

Publié le 03/02/2016 à 11:25 par
Imprimer

OCZ lance officiellement le Trion 150 qu'il avait déjà présenté lors du CES. Successeur direct du Trion 100, il se distingue principalement par un changement de NAND puisque si on reste en TLC Toshiba on passe du 19 au 15nm, une première. Rappelons que s'il est vendu sous la marque OCZ, c'est la maison mère Toshiba qui est à l'origine de cette gamme de SSD - OCZ n'intervenant que pour les étapes de validation finales.

L'arrivée de la NAND 15nm devrait permettre à OCZ de positionner ce SSD de manière encore plus agressive, il sera décliné en versions 120, 240, 480 et 960 Go et toujours associé à une garantie ShieldPlus de 3 ans qui permet d'obtenir un échange anticipé et une prise en charge des frais de retour. Par rapport au Trion 100, l'endurance annoncée ne baisse pas malgré la finesse de gravure inférieure et on est à des niveaux largement suffisants pour un usage classique.

Les performances annoncées sont également identiques à celles de son prédécesseur et donc élevées même en écriture, mais pour ce faire il fait appel à l'artifice désormais habituel sur les SSD d'entrée de gamme qui consiste à avoir un "cache SLC" qui permet d'avoir une zone mémoire plus rapide en écriture. Sur le Trion 100 ce cache avait une capacité équivalente à 1.5% du SSD, soit 3.6 Go sur le 240 Go, il est probable qu'il en soit de même sur le Trion 150. Sur Trion 100, hors du cache le débit descendait à 120 Mo /s sur les versions 240, 480 et même 960 Go, mais lors du CES OCZ a parlé d'un débit qui serait désormais à 180 Mo /s dans un tel cas sur le Trion 150 bien qu'aucune mention n'en soit faite dans les spécifications.

Les Trion ne sont pour rappel pas les seuls SSD affectés par ce grand écart en écritures, c'est aussi le cas des Crucial BX200 qui tombent même sous les 100 Mo /s avec une taille de cache similaire ! Les Sandisk Ultra II sont également touchés mais dans une moindre mesure, leur cache étant quasiment 3x plus grand et le débit en écriture restant supérieur à 200 Mo /s à partir du modèle 240 Go. Le Samsung 850 EVO reste pour sa part le SSD en TLC le plus apte à encaisser de grosses écritures rapidement puisque s'il dispose d'un tel cache, avec une capacité réduite comme chez OCZ et Crucial, hors de ce dernier les performances sont identique à partir de la version 500 Go alors qu'on tombe à 300 Mo /s en version 250 Go.

Bref, si pour un usage classique le Trion 150 fera l'affaire comme les autres SSD en TLC, il ne faut pas perdre de vue que ses spécifications masquent des écarts qui peuvent être importants pour des usages plus intensifs en écriture.

Top articles