Actualités stockage
Samsung 750 EVO, un 850 EVO ''light''
Crucial lance les BX200 en TLC (MAJ)
Les WD Green deviennent des WD Blue
Nouvelle usine Intel pour la 3D NAND
Western Digital rachète SanDisk
CES: OCZ Trion 150 et RevoDrive 400 en 15nm
OCZ mettant en avant au CES deux futurs SSD basés autour de la NAND Toshiba 15nm, en version TLC pour le Trion 150 et en version MLC pour le RevoDrive 400.

Ce 15nm de Toshiba a pour avantage de proposer la densité actuellement la plus élevée sur le marché, tout du moins pour des puces de type "planaires". Les NAND 3D peuvent en effet faire mieux même si Toshiba indique être compétitif par rapport à la V-NAND de Samsung. De quoi permettre de tirer vers le bas le prix au Go des SSD.

Le Trion 150 est le successeur direct du Trion 100 avec pour évolution principale le passage de la TLC A19nm à la TLC 15nm. Les spécifications officielles ne changent pas avec 550 et 530 Mo/s annoncés en lectures/écritures séquentielles (tant qu'elles se font dans le cache SLC) et OCZ parle toujours d'un contrôleur Toshiba sans donner plus de détails.
Pour rappel, sur le Trion 100 ce contrôleur est probablement un Phison 10 renommé avec un firmware personnalisé par Toshiba. OCZ n'a pas pu nous indiquer s'il s'agissait exactement du même contrôleur, mais parle d'un débit qui aurait été doublé de 90 à 180 Mo/s lorsque les écritures séquentielles se font en dehors du cache SLC.
Tout comme son prédécesseur, le Trion 150 sera décliné en versions 120, 240, 480 et 960 Go avec des tarifs encore plus agressifs. La disponibilité est prévue pour le premier trimestre et ces SSD seront accompagnés d'une garantie ShieldPlus de 3 ans.

Ensuite, OCZ présente officiellement le RevoDrive 400, déjà aperçu lors de l'IDF. Au format M.2, interfacé en PCIe 3.0 4x et exploitant le protocole NVMe 1.1b, ce SSD embarque un contrôleur Toshiba (mais là aussi nous ne savons pas de quel contrôleur il s'agit réellement) associé à de la NAND Toshiba MLC 15nm. Des versions 128 Go, 256 Go, 512 Go et 1 To sont prévues pour ce premier trimestre avec une garantie ShieldPlus de 5 ans.
Concernant la surchauffe du contrôleur et donc un éventuel ralentissement des performances, OCZ indique qu'un simple pad thermique placé entre le contrôleur et le PCB de l'adaptateur PCI Express suffit à maintenir un niveau de performances maximal dans la majorité des situations.
Enfin, OCZ tient une nouvelle fois à insister sur le fait que la société a changé depuis sa réorganisation et son rachat par Toshiba. OCZ réexplique avoir fait table rase du passé, avoir fait de la fiabilité une priorité, avoir mis en place une garantie solide et avoir progressivement fignolé son utilitaire SSD Guru pour assurer un meilleur support et rassurer l'utilisateur.
Difficile de ne pas sentir une certaine frustration d'OCZ par rapport à des efforts qui tardent à porter leurs fruits sur certains marchés, comme en France où le consommateur a beaucoup de mal à oublier les errements passés. D'un côté la société comprend le ressentiment que peuvent avoir certains utilisateurs, mais d'un autre commence à s'impatienter face à cette longue traversée du désert.
Comme nous l'avons répondu à OCZ, en ce qui nous concerne, d'une part c'est une bonne chose que le consommateur n'ait pas la mémoire trop courte, et d'autre part un pas important dans la bonne direction serait de jouer la transparence par rapport aux contrôleurs exploités ainsi que par rapport aux débits réels en dehors du cache SLC, peu importe ce que communique ou ne communique pas la concurrence.
Seagate rejoint HGST avec 10 To et l'hélium
Seagate vient d'annoncer son premier disque dur à l'hélium, le Seagate Enterprise 3.5 Capacity HDD 10 To. Pour rappel c'est HGST, désormais propriété de Western Digital, qui a le premier introduit cette technologie fin 2013 et remplace l'air par de l'hélium au sein du disque qui est donc hermétique.

Ce gaz a une densité nettement inférieure à l'air ce qui réduit les contraintes, il en résulte une consommation en baisse ainsi qu'une augmentation du nombre de plateaux pouvant être intégrés.
Comme l'Ultrastar He10 lancé en décembre, le Seagate 10 To intègre ainsi 7 plateaux mais Seagate ne détaille pas le reste des caractéristiques à ce jour.
Seagate passe à 8 To pour le grand public
Seagate est le premier à lancer des disques durs de 8 To grand public, les Desktop HDD et NAS HDD 8 To, aux noms de codes respectifs de ST8000DM002 et ST8000VN0002.
Le Desktop HDD 8 To est doté de pas moins de 6 plateaux de 1,33 To et à l'instar des versions 5 et 6 To il fonctionne à 7200 tpm. En terme de débit Seagate annonce une pointe à 220-225 Mo/s et une moyenne à 180 Mo /s, la taille du cache étant de 256 Mo. Le temps d'accès est annoncé à 8,5ms avec en sus une latence de 4,16ms. Côté bruit Seagate annonce 28 dB en rotation et 30 dB lors d'accès et comme d'habitude Seagate indique qu'une charge supérieure à 55 To annuels peut avoir un impact sur la fiabilité. La consommation est de 7.2 watts en rotation et 9 watts en activité.

Le NAS HDD 8 To intègre lui aussi 6 plateaux mais les spécifications sont différentes selon les documents Seagate. Sur le datasheet il est en effet question d'un débit maximal de 216 Mo /s pour 7.2-9.0 watts de consommation et 256 Mo de cache, on dirait alors qu'il s'agit d'une plate-forme commune avec le Desktop HDD, bien que les 25/26 dB annoncés en rotation/accès soient bien inférieurs. Le manuel donne une vision tout autre puisqu'il est cette-fois question d'une latence de 5.5ms et donc d'une vitesse de rotation de 5400 tpm, avec un temps d'accès moyen de 12ms. Le débit maximal baisse logiquement à 190 Mo /s et le cache est réduit à 128 Mo alors que côté bruit on est au même niveau que dans le datasheet. La consommation baisse également, passant à 5 watts en rotation et 7,5 watts en activité.
Ce n'est malheureusement pas le communiqué de presse qui sera d'une grande aide pour trancher puisqu'il se contente d'indiquer que le NAS HDD est indiqué pour une utilisation dans des NAS 1 à 8 baies, qu'il est garanti 3 ans et que sa charge annuelle est cette-fois de 180 To par an. Nous avons contacté Seagate à ce sujet et ne manquerons pas de mettre à jour cette actualité si nous obtenons des éclaircissements.
HGST He10 : 10 To sans SMR
HGST, filiale de Western Digital, continue de faire évoluer sa gamme de disque dotée de la technologie HelioSeal introduite fin 2013 avec le He10. Pour rappel, ces disques hermétiques intègrent de l'hélium ce qui permet à HGST d'intégrer pas moins de 7 plateaux.

Après voir lancé le He6 (6 To) en novembre 2013 et le He8 (8 To) en septembre 2014 le, HGST annonce l'Ultrastar He10 qui atteint donc une capacité de 10 To. Certes, en juin passé le constructeur avait lancé un Ultrastar Archive Ha10, mais ce dernier faisait appel à la technologie SMR qui augmente la densité au dépend des performances en réécriture, ce qui le limite au "stockage froid". Cette fois l'augmentation de la capacité se fait via la densité.
Le fabricant annonce au passage que près de 4 millions de disques HelioSeal ont été livrés depuis leur lancement, dont un peu plus de 3 millions sur les 12 derniers mois.
Samsung SSD 750 EVO : 3, 5 ou 6 ans de garantie
Nous vous avons déjà parlé du Samsung SSD 750 EVO il y a peu, une sorte de 850 EVO "light" utilisant non plus de la V-NAND 3D mais de la NAND 2D classique. L'annonce officielle du SSD au japon dévoile une caractéristique qui était inconnue jusqu'alors, à savoir que la garantie est variable. Alors que seules deux capacités, 120 et 250 Go, sont disponibles, ce sont en fait 6 déclinaisons qui sont lancées :
- MZ-750120B/IT
- MZ-750250B/IT
- MZ-750120B/ITG5
- MZ-750250B/ITG5
- MZ-750120B/ITG6
- MZ-750250B/ITG6

La différence se situe en fait au niveau de la garantie qui est de 3 ans pour les IT, 5 ans pour les ITG5 et 6 ans pour les ITG6. Reste à savoir si ces SSD débarqueront en Europe et quel sera l'impact des différentes garantie sur le tarif.




