IDF 2010 : Atom et Sandy Bridge à l'honneur

Publié le 05/10/2010 par
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Sandy Bridge : Turbo
Intel abandonne la notion d’uncore et parle maintenant de System Agent pour représenter grossièrement la logique de contrôle de Sandy Bridge. Le System Agent reprend tous les liens vers l’extérieur (DMI, PCI Express, mémoire), une connexion au ring bus et la Power Control Unit qui se charge de la gestion de l’énergie. Le System Agent dispose d’un domaine propre au niveau des fréquences et de la tension et reste toujours en activité.


Il pilote la fonction Turbo dont la troisième génération intégrée à Sandy Bridge apporte deux évolutions importantes. La première est évidemment de faire profiter de cette technologie à la partie graphique de la même manière qu’aux cores CPUs. Suivant la charge Turbo pourra privilégier un ou plusieurs cores CPUs ou le core graphique.


La seconde évolution est plus complexe. Le nouveau PCU permet à Sandy Bridge de dépasser son TDP et pour cela, Intel introduit la notion d’inertie thermique. D’une manière simplifiée, le TDP est fixé de manière à éviter une surchauffe du CPU dans le système. Cependant, l’augmentation de la température se fait avec une certaine inertie et après quelques temps passé bien en-dessous du TDP, il faut un certain temps pour atteindre les limites qui l’entourent. C’est de ce petit laps de temps qu’Intel va dorénavant profiter en permettant à Sandy Bridge de dépasser brièvement son TDP puisque même dans ce cas le CPU ne va pas se mettre à surchauffer instantanément. En pratique, après quelques temps au repos, lors d’un besoin brusque de puissance Sandy Bridge va donc monter très haut en fréquence pour redescendre progressivement dans les limites du TDP.


Cela n’apportera aucun avantage lors d’une tâche lourde continue, mais nous pouvons imaginer, par exemple, qu’une utilisation de Photoshop qui fait appel au CPU par intermittence pourra profiter de ces petits coups de boost supplémentaires. Une évolution qui s’inscrit clairement dans la démarche HUGI (Hurry Up and Get Idle) d’Intel. Il pourrait également s’agir d’un nouveau paramètre avec lequel les overclockeurs pourront jouer.


Le très charismatique Mooly Eden, General Manager du PC Client Group d’Intel, nous expliquant le fonctionnement du nouveau Turbo.


Sandy Bridge : HD Graphics
Avec Sandy Bridge, Intel annonce fièrement avoir plus que dépassé ses objectifs en termes d’évolution des performances du graphisme intégré. Sandy Bridge va doubler les performances du core graphique intégré qui se place dorénavant au niveau des GPUs d’entrée de gamme actuels d’AMD et de Nvidia. Pour cela Intel n’a pas démultiplié les unités de calcul de son IGP qui restent au nombre de 12 tout comme dans les Core i3/i5. Elles profitent cependant de l’intégration dans le CPU et du 32nm pour monter en fréquence, mais également de Turbo et du cache de dernier niveau dont le pilote graphique peut décider de l’utilisation ou non par flux de données, de manière à ne pas le gaspiller là où il n’apporte pas de gain tangible. Intel indique par exemple qu’il sera utilisé pour l’accès ou l’écriture des textures mais pas pour le flux de vertices.


D’autres améliorations ont été mises en place pour maximiser le rendement des unités de calcul telles que l’augmentation du nombre de registres, un support revu des opérations complexes, un branchement plus performant, le support natif de plus d’instructions ainsi que la mise en place d’unités fixes partout où cela était possible. Intel vise ici l’efficacité et pour cela il n’y a rien de tel que des fonctions fixes performantes et économes en ressources. Il n’est pas question de support de DirectX 11. Bien qu’il soit possible d’ajouter la tessellation au mode de traitement logiciel de la géométrie, qui est toujours d’actualité, Intel nous a précisé ne pas pouvoir contourner l’absence de certains points tels que le support des nouveaux formats de texture. Ce core graphique intègre cependant le support de l’antialiasing pour pouvoir passer à DirectX 10.1. Il supporte également OpenGL 3.1 et, plus intéressant, OpenCL. DirectCompute en version 4.1 est également au menu.


Enfin, les unités fixes se sont multipliées au niveau vidéo pour éviter d’avoir recours aux unités d’exécution principales, plus gourmandes en énergie. Intel annonce une consommation réduite de moitié par rapport à la génération actuelle lors de la lecture de vidéos HD. Ce nouvel HD Graphics semble donc très bien armé au niveau vidéo, tant en décodage qu’en encodage, les démonstrations d’Intel à ce niveau étant concluantes, du même ordre que ce que nous avons pu constater sur les GPUs d’AMD et Nvidia. Ce core graphique intégré devrait donc très bien remplacer une Radeon HD 5400 ou une GeForce 210 et rendre sans intérêt de nombreux GPUs mobiles d’entrée de gamme puisque même la technologie Optimus de Nvidia devrait rester en retrait en termes d’efficacité énergétique.

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