IDF 2010 : Atom et Sandy Bridge à l'honneur

Publié le 05/10/2010 par
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Le mois de septembre est, comme chaque année, l’occasion de nous rendre à San Francisco pour assister à l’Intel Developer Forum, ou IDF, l’évènement principal en terme de communication pour le premier fabricant de microprocesseurs. C’est bien entendu l’occasion d’en apprendre plus sur les produits en approche mais également sur ce qui nous attend dans le futur. Voici ce que nous en avons retenu...



Intel, solution provider
Si Intel a longuement abordé Sandy Bridge, l’écosystème Atom et sa vision future de l’intégration de l’informatique dans nos vies, soit le court et le long terme, le moyen terme a été complètement laissé de côté. Nous n’avons ainsi strictement rien appris sur l’ensemble de la génération 22 nanomètre, qu’il s’agisse du procédé de fabrication en lui-même, d’Ivy Bridge, le « tock » de Sandy Bridge, ou encore de Knights Corner, l’évolution HPC du projet Larrabee dont le pan graphique a été mis au placard, pour un temps tout du moins.

Il y a probablement un ensemble de raisons à cela. Intel se veut relativement prudent par rapport à la concurrence qui pourrait se montrer plus dangereuse à l’avenir avec enfin une nouvelle architecture CPU chez AMD, la progression de l’écosystème CUDA dans le HPC et une consolidation au niveau des fonderies qui pourrait à terme menacer sa domination actuelle dans la maîtrise des nouveaux procédés de fabrication. Intel préfère donc éviter de donner trop d’informations à la concurrence sur ses futurs produits ainsi que sur leur avancement.

Le géant doit également toujours avoir un goût amer en bouche après avoir dû ravaler sa fierté et annoncer l’abandon du projet Larrabee voué à concurrencer les GPUs sur le plan graphique. Un échec public que les dirigeants d’Intel préfèrent sans aucun doute éviter à l’avenir ! Ajoutez à cela l’absence depuis quelques mois, pour problèmes de santé, de Sean Maloney, co-General Manager de l’Intel Architecture Group, qui regroupe l’ensemble des produits de la marque, et vous obtenez un climat peu propice au levé de voile sur de futurs produits.


Paul Otellini, CEO d’Intel et David Perlmutter, actuel co-General Manager de l’IAG et son successeur potentiel.

Enfin, une autre raison est probablement liée au fait qu’Intel est en mutation continuelle depuis quelques années. Lors de cet IDF, Paul Otellini a ainsi insisté sur le fait qu’Intel n’était plus simplement un fabricant de microprocesseurs mais était devenu un fournisseur de solution. Intel entend ainsi fournir une plateforme, voire un écosystème complet, pour chaque application type de l’informatique. Les rachats de Wind River et de McAfee s’inscrivent bien évidemment dans cette optique.

Cette stratégie permet de répondre à l’arrivée massive de périphériques « intelligents » et connectés, Intel parle d’un nombre de 31 milliards à l’horizon 2020, mais également à la transformation progressive du CPU en commodité pour une part grandissante d’utilisateurs. Il est donc important pour Intel de cerner les usages futurs, voire de les inspirer, pour que ses produits gardent de la valeur et puissent continuer à trouver un public toujours plus large. Une évolution qui a tendance à mettre de plus en plus en avant la plateforme par rapport à la technologie qui la rend possible.
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