Comparatif SSD : Intel, OCZ, Samsung, Silicon Power, SuperTalent

Publié le 08/09/2008 par
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Depuis maintenant plus de deux ans, les SSD à base de mémoire Flash pointent le bout de leur nez. Offrant des performances et des capacités assez ridicules au début, ils ont commencé à progresser sur tous les plans pour finalement devenir intéressants, puisque l’on commence enfin à voir arriver des modèles 60 Go à moins de 300 €. Et ce n’est qu’un début !
Pour les SSD
Par rapport au disque dur classique, l’avantage du SSD est bien entendu l’absence de partie mécanique. Ceci permet donc de s’affranchir complètement des nuisances sonores, et d’offrir une plus grande résistance aux chocs. L’accès aux cellules mémoire est pour sa part des plus rapides : alors qu’il faut encore compter 7 à 17ms pour accéder à une donnée sur un disque dur, le temps d’accès moyen des SSD se situe en dessous de la ms, d’où des performances en forte hausse dans certains cas.


Côté consommation, cette dernière est bien entendu basse, mais il faut relativiser cet état de fait : les disques durs 2"1/2 sont également peu voraces, puisque par exemple un disque Samsung HM160HI à 5400 tpm affiche 0.9w au repos et 2.3w en charge. Enfin, pour ceux qui se posent la question, sachez que les SSD se comportent strictement comme un disque dur standard du point de vue du système : ils sont adressés de la même manière par le contrôleur SATA.
Contre les SSD
Malheureusement les SSD sont loin d’êtres parfaits. Basés sur la mémoire Flash NAND, ils en reprennent les désavantages, même si ils tendent à les limiter du fait de leur contrôleur. La première problématique de la mémoire Flash NAND, c’est son fonctionnement sur un bus série : on n’accède pas directement à un bit de donnée particulier.

Chaque puce mémoire est en effet divisée en blocs, qui sont eux-mêmes divisés en pages. Une mémoire de 2 Go est ainsi généralement divisée en bloc de 128 Ko, eux-mêmes divisés en page de 2 Ko. Lors de la lecture, on doit charger une page complète, et lors de l’écriture, on doit écrire un bloc complet. Il faut donc autant de temps sur un SSD pour lire 1 Ko ou 2 Ko, ce qui n’est pas très problématique à l’heure actuelle, par contre, il faudra autant de temps pour écrire 4 Ko ou 128 Ko.

Contourner ce problème est possible, à condition de mettre en place au niveau du contrôleur une sorte de cache qui interceptera les données pour ne les écrire que par bloc de 128 Ko. Dans le cas contraire, en sus d’un problème de performances dans ce cas précis, on usera une partie des cellules mémoire pour rien.


Car, oui, les cellules mémoire contenues dans la mémoire Flash s’usent ! Pire, en fonction de la technologie, elle s’use plus ou moins vite. Les mémoires SLC, qui stockent un bit par transistor, sont annoncées comme supportant 100.000 cycles d’effacement / écriture, contre seulement 10.000 pour les MLC, qui ont a contrario pour avantage d’être moins onéreuse à capacité égale, puisque pour une même taille physique ont double la capacité.
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