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Du changement pour les SSD Intel 25nm
Dossier: Comparatif SSD 2010 : 15 modèles comparés
Bientôt de nouveaux Gulftown
Roadmap SSD Intel
ComputerBase a mis en ligne la dernière roadmap SSD d’Intel. Bonne nouvelle, les X25-M utilisant de la mémoire MLC 25nm sont toujours prévus pour le quatrième trimestre dans des capacités de 160, 300 et 600 Go, et Intel annonce que les performances seront améliorées.
Le X25-V débarquera également à la même période en version 25nm et 80 Go, avant d’être décliné au premier trimestre 2011 en version 40 Go. C’est également au premier trimestre qu’arriveront les nouveaux X18-M 160 et 300 Go utilisant cette mémoire, et il en va de même pour les X25-E Lyndonville utilisant la MLC 25nm Entreprise de Micron.
On note enfin l’apparition d’une nouvelle gamme de SSD connue sous le nom de Soda Creek. Ces SSD au format mSATA débarqueront en fin d’année en versions 40 et 80 Go, mais ils utiliseront encore de la NAND 34nm.
Accord entre la FTC et Intel
Après avoir ouvert une enquête officielle en juin 2008 et engager des poursuites en décembre dernier, la FTC vient d’annoncer un accord avec Intel. Pour rappel, la FTC, pour Federal Trade Commission, est un organisme américain qui s'attache à faire respecter les lois anti-trust et les lois visant à protéger le consommateur. Cet accord vient ce jour d’être rendu public afin de recueillir les commentaires du public, avant une éventuelle validation définitive par la FTC dans 30 jours.
D’un point de vue commercial, cet accord vise à interdire à Intel de conditionner des offres à une exclusivité d’approvisionnement chez le géant de Santa Clara, ainsi que toutes représailles visant à "punir" un client qui s’approvisionnerait ailleurs.
D’un point de vue technique, Intel devra modifier ses accords avec AMD, Nvidia et VIA afin de ne pas entraver leur travail avec des fonderies externes, tout en leur permettant de pouvoir se faire racheter, fusionner ou créer des joint-ventures avec d’autres entreprises sans pour autant être poursuivi par Intel pour violation de brevet. En cas de rachat, un délai d’un an est imposé afin de renégocier un accord de licence.
Intel va également devoir prolonger la licence x86 de VIA pour 5 années supplémentaires en plus de l’accord actuel qui expire en 2013, et devra maintenir une interface PCI Express pour au moins 6 ans au sein de ces plates-formes mainstream sans que celle-ci réduise les performances des GPU qui y seront connectés.
Enfin, Intel devra communiquer de manière claire sur les discriminations entre les CPU Intel et non-Intel qu’effectue son compilateur, et devra rembourser tous les développeurs qui voudraient recompiler leur logiciel avec un nouveau compilateur.
Voilà donc un accord assez complet qui devrait notamment satisfaire VIA, qui à accès au x86 au moins jusqu’en 2018 et qui va avoir plus de liberté au niveau de sa structure capitalistique, et Nvidia qui dispose maintenant de la garantie d’un accès aux plates-formes Intel via le GPU, ce qui n’était plus assuré notamment sur Atom.
Néanmoins on peut regretter l’absence de toute amende contrairement à ce qui s’est passé en Europe, alors qu’Intel a profité durant de nombreuses années de pratiques anticoncurrentielles afin de maintenir des prix élevés. De même, les demandes de la FTC côté compilateur semblent assez légères, puisqu’Intel communiquait déjà dessus : on aurait apprecié que la FTC oblige Intel à intégrer un CPU dispatcher (cf. ici) pour les processeurs AMD et VIA, afin que ces derniers soient utilisés à la hauteur de leur jeu d’instruction avec cette option.
Sandy Bridge : Intel veut contrôler l'oc !
Avec l’arrivée du futur Sandy Bridge, Intel aurait décidé de changer de stratégie vis-à-vis de l’overclocking tel que nous le connaissons à l’heure actuelle. La plate-forme LGA1155 architecturée autour du futur chipset Cougar Point (P67) se passera en effet de PLL externe et toute la gestion des fréquences sera intégrée au sein du PCH. Toutes les fréquences seraient liées, si bien que la nouvelle fréquence de base, la DMICLK, ne pourrait pas être overclockée de plus de 2-3% sans provoquer des problèmes sur les autres bus tels que l’USB ou le SATA !

L’overclocking serait toutefois encore de la partie, mais contrôlé par Intel. Le géant de Santa Clara compte ainsi vendre des processeurs qui seraient libérés de contraintes au niveau du coefficient multiplicateur, comme c’est le cas de l’actuelle gamme "K". Ces CPU pourraient atteindre un coefficient maximal de 57, soit 7,6 GHz si la vitesse de base reste à 133.33 MHz. D’autres modèles seraient partiellement débloqués, sans que la limite du coefficient soit actuellement fixée. Côté mémoire, à condition d’avoir un chipset de type P67, il sera possible d’atteindre la DDR3-2133.

La future plate-forme haut de gamme LGA2011, architecturée autour des Sandy Bridge E et du chipset Patsburg (X68) sera pour sa part dépourvue de ses limitations puisque la gestion des fréquences sera plus classique, ce qui permettra un overclocking par la DMICLK. Côté coefficients CPU, Intel compte proposer des versions XE débridées jusqu’à x57 et des versions standards qui ne le seront pas du tout.
A l’approche de chaque sortie d’une nouvelle architecture, les rumeurs sur la volonté d’Intel de mettre fin à l’overclocking reviennent. Cette fois, c’est différent puisqu’il est question d’un o/c différent, abandonnant la possibilité de l’o/c par le bus au profit d’un unique o/c via le coefficient sur plate-forme LGA1155. Cela va donc permettre à Intel d’avoir plus de contrôle sur l’overclocking final en le limitant sur les CPU partiellement débridés et de vendre plus cher les CPU débloqués. A moyen terme, en étant pessimiste, on peut penser qu’Intel pourrait aller plus loin avec une seconde étape bridant complètement les CPU LGA1155, laissant l’overclocking à la plate-forme LGA2011 plus onéreuse.
A défaut de mettre fin à l’overclocking, Intel compte donc en reprendre le contrôle. Reste donc à savoir ce qu’il en fera, et si les fabricants de cartes mères ne trouveront pas le moyen de redonner la main aux utilisateurs sur LGA1155 d’ici à la sortie de Sandy Bridge.
Sandy Bridge plus tôt ? Non !
Lors de l’annonce des résultats d’Intel, Paul Otellini, le CEO de la société, a indiqué qu’ils avaient accélérer la montée en puissance des usines 32nm destinées à la produire Sandy Bridge en vue de satisfaire une demande estimée comme très forte.

Contrairement à beaucoup de mauvaises interprétations, cela ne signifie toutefois pas qu’Intel lancera le Sandy Bridge plus tôt que prévu. Intel a d’ailleurs précisé après coup qu’il s’agissait bien de la fabrication d’un nombre plus important de pièces après le démarrage de la production. Sandy Bridge devrait entrer en production en fin d’année, comme déjà annoncé.
Pour rappel, Sandy Bridge est la nouvelle architecture d’Intel. Gravée en 32nm, il sera en premier lieu décliné en un die intégrant un CPU quad core et un core graphique. Intel annonce un IPC et une gestion de l’alimentation améliorés. Sandy Bridge prendra place au sein de nouveaux Socket, le LGA1155 et le LGA2011.
Chiffres records pour Intel
Intel va bien, très bien, trop bien pourraient même se dire certains. Le fondeur annonce en effet pour le second trimestre un chiffre d’affaires de 10,8 milliards de $ pour un bénéfice net de 2,9 milliards, contre 8,1 milliards de C.A. et 1,1 milliards de bénéfice un an plus tôt. Il s’agit des meilleurs chiffres obtenus par Intel en 42 ans.

Intel annonce entre autre des records de vente sur les CPU mobiles et serveurs, un prix de vente moyen en hausse et une marge brute de 67%, contre 50,8% il y a un an ! Exceptionnels sur le plan financier, ces chiffres sont a contrario inquiétants du point de vue du consommateur, Intel ayant atteint ces derniers temps une marge brute record, preuve d’une pression concurrentielle moindre tirant les prix vers le haut.


