Actualités cartes graphiques
AMD Radeon R9 285 : Tonga, la Sapphire Dual-X OC et la XFX Black Edition en test
Never Settle passe en Space Edition
AMD baisse le prix de la Radeon R9 295X2
La Titan Z baisse de 1000 € pour les intégrateurs
Nvidia lance les Quadro K5200, K4200, K2200, K620, K420
DisplayPort passe en version 1.3, +50% de débit
Brevets GPU : Nvidia attaque Qualcomm et Samsung
Matrox va utiliser des GPU AMD
ASUS Ares III avec deux Hawaii et WB EK
Test de la XFX Radeon R9 285 Black Edition
Les GTX 780 Ti, 780 et 770 en fin de vie commerciale
Pilotes GeForce 344.11 WHQL : GTX 900, G-SYNC et DSR
Nvidia GeForce GTX 980 et GTX 970 : le GM204 Maxwell et les Gigabyte G1 Gaming en test
AMD s'associe à trois fabricants pour FreeSync
Performances CPU : Catalyst 14.7 RC3 vs GeForce 340.52
DisplayPort passe en version 1.3, +50% de débit
VESA vient d'annoncer une nouvelle version de DisplayPort, la 1.3. Au menu des nouveautés on note l'apparition d'un nouveau mode de communication High Bit Rate 3 (HBR3) 50% plus rapide que le HBR2 de DisplayPort 1.2. Chacune des 4 lignes peut ainsi atteindre 8,1 Gbps, soit un total de 32,4 Gbps qui équivaut en pratique à débit vidéo de 25,92 Gbps.
Cela devrait permettre via un seul câble DisplayPort et sans compression de piloter un écran 5K (5120*2880, tel que le Dell Ultrasharp 27" 5K prévu pour la fin de l'année à 2500$) ainsi que deux écrans 4K (3840*2160) via la fonctionnalité DisplayPort Multi-Stream. Le DisplayPort 1.3 ajoute en sus le support de la norme HDCP 2.2 et des structures de pixel 4:2:0.

Le débit par ligne supérieur devrait également être utile pour DockPort, puisqu'il sera possible d'utiliser 2 des 4 lignes pour piloter un écran 4K, et les deux autres pour transporter d'autres type de données comme l'USB 3.
Brevets GPU : Nvidia attaque Qualcomm et Samsung
Face à l'importance prise dans le monde du GPU mobile par des acteurs nouveaux, ou anciennement secondaires, Nvidia s'estime lésé et brandit l'arme des brevets.
Nvidia a annoncé en fin de semaine passée avoir déposé une plainte à l'encontre de Samsung et Qualcomm pour violation de plusieurs de ses brevets . Parmi son arsenal, Nvidia a choisi de mettre en avant 7 brevets qui concernent la mise en place dans un GPU du T&L, des shaders, du multithreading etc.
Compte tenu de leur histoire relativement longue dans un domaine qui bouge beaucoup et de leurs différentes acquisitions, il est difficile de concevoir aujourd'hui un GPU sans entrer en conflit avec l'un des brevets d'AMD ou de Nvidia. Ils ont alors la possibilité de ne rien faire, estimant que ce serait contreproductif, de négocier un accord ou de passer par la case justice. C'est ce qu'a décidé Nvidia après deux années de négociations infructueuses avec différentes parties.

Au cours de son histoire, Nvidia a dépensé énormément en R&D et n'a pas manqué d'investir en proportion dans la rédaction de brevets relativement généralistes et plus spécifiques. Depuis à peu près 2 ans, le mot "invention" et tous ses dérivés font partie des éléments de langage de la société, exploités à chaque opportunité. C'est particulièrement le cas avec le CEO de la société, Jen-Hsun Huang, qui pousse dans certaines situations le concept à l'extrême quitte à déformer la réalité, comme c'était le cas lors du dernier CES durant lequel il a par exemple déclaré "Nous avons inventé le GPU" ou encore résumé l'épisode des GeForce FX par "Nous avons inventé DirectX 9". De petites phrases qui résument bien la pensée de Nvidia : la société a été au cœur du développement des technologies graphiques, entend bien le faire savoir agressivement et en tirer le bénéfice.
Alors que les SoC Tegra de Nvidia peinent à prendre leur envol dans le monde des smartphones et tablettes, des produits concurrents voient leur volume de vente exploser. Ces produits intègrent tous un GPU sous une forme ou une autre, ce qui est difficilement acceptable pour Nvidia qui estime avoir développé des technologies qu'ils exploitent sans contrepartie. Ce dernier cite les GPU Mali d'ARM, PowerVR d'Imagination et bien sûr Adreno de Qualcomm.
Nvidia focalise dans un premier temps son action contre Samsung et Qualcomm, mais il nous paraît probable que c'est avant tout le second qui est visé. Pour rappel, Qualcomm fabrique les SoC Snapdragon équipés de GPU Adreno, des composants qui ont progressivement largement dominé le marché. Nvidia a probablement intégré Samsung dans sa démarche pour augmenter la pression sur Qualcomm qui n'entend pas céder si facilement. Samsung ayant été prévenu par Nvidia il y a plus de deux ans, la société ne pourra pas se justifier en disant n'y être pour rien et en renvoyant simplement la balle à Qualcomm.
Nvidia a ainsi demandé l'interdiction d'importation sur le sol américain de différents périphériques Samsung : Galaxy S4, Galaxy S5, Galaxy Note 3, Galaxy Note 4, Galaxy Note Edge, Gamaxy Tab S, Galaxy Note Pro. Bien entendu, après cet épisode, il sera difficile pour Nvidia d'obtenir des commandes du fabricant coréen, mais cette décision a probablement été prise parce que les liens commerciaux entre les deux sociétés étaient de toute manière insignifiants.
En débutant officiellement les poursuites, Nvidia accentue la pression sur Qualcomm, mais le but visé dans ce type de procédure est toujours de trouver un accord. Cela risque de prendre du temps, d'autant plus que la situation est complexe. Dans le cas d'un procès, il pourra être difficile à Nvidia de démontrer objectivement que ses brevets ne sont pas trop généralistes, ne représentent pas de petites évolutions évidentes et ont bel et bien été enfreints par l'implémentation de Qualcomm. Par ailleurs, si ce dernier est arrivé récemment dans le monde du GPU, il l'a fait en rachetant à AMD/ATI la division Imageon dont sont issus les GPU Adreno. Qualcomm profite ainsi probablement d'un accord par rapport à certains brevets d'AMD.
La capacité de Nvidia à obtenir un accord ou un jugement favorable pourra lui rapporter des revenus supplémentaires substantiels, et lui donner des arguments pour en faire de même avec d'autres acteurs de l'industrie. Par exemple, si Imagination fait la sourde oreille, Nvidia pourrait se retourner contre Apple, mais nul doute que ce dernier pourrait prendre très mal une action agressive de ce style et avoir par la suite quelques difficultés pour passer commande de GPU GeForce.
A noter que l'accord signé il y a quelques années entre Intel et Nvidia englobe l'accès à ces brevets. Intel est ainsi couvert, que ce soit pour ses propres GPU ou pour les GPU PowerVR qu'il intègre dans certains SoC. Dans sa démarche juridique, Nvidia exploite d'ailleurs cet accord en guise d'exemple.
Matrox va utiliser des GPU AMD
Beaucoup s'en souviendront, Matrox était un acteur majeur du marché graphique des années 1990, que ce soit notamment au travers des Matrox Millenium, Mystique, G200 et G400. Le constructeur avait toutefois eu du mal à enchainer face à la montée en puissance de Nvidia et ATI, et est plus ou moins tombé aux oubliettes après une tentative de retour avec un Parhelia étonnant sur le papier mais décevant en pratique.
Depuis Matrox s'était concentré sur les solutions pour la gestion de multiples écrans, un marché de plus en plus entamé par les cartes graphiques classiques avec notamment l'offensive Eyefinity d'AMD qui permet depuis 2009 la gestion de 6 écrans DisplayPort, en direct ou via un hub MST, par ses GPU.
La dernière annonce de Matrox n'est donc pas très surprenante puisque ce dernier a indiqué qu'il utiliserait non plus des puces maisons mais des puces AMD pour sa prochaine gamme de carte graphique, Matrox mettant en avant le logiciel de gestion multi-écran PowerDesk comme point de distinction. Il est précisé que le GPU utilise une architecture GCN, et dispose de 1,5 milliards de transistors gravés en 28nm, ce qui correspond à Cape Verde, une puce lancée en 2012 et utilisée sur les Radeon HD 7750, 7770 et plus récemment R7 250X.
Reste à savoir si les deux sociétés vont en rester là, ou si le rapprochement ira plus loin dans les années à venir.
ASUS Ares III avec deux Hawaii et WB EK
ASUS a décidé de lancer une nouvelle carte graphique AMD très haut de gamme, la ROG Ares III. Fabriquée à seulement 500 unités numérotées (sic), elle intègre à l'instar de la Radeon R9 295X2 deux GPU Hawaii et 2x4 Go de mémoire GDDR5 interfacée en 512 bits. Côté fréquence les deux cartes sont très proches avec au maximum 1030 MHz pour le GPU contre 1018 MHz pour la 295X2, et dans les deux cas une GDDR5 à 1250 MHz soit 5000 MT/s.

Quel intérêt me direz-vous ? ASUS met l'accent sur un PCB personnalisé avec un passage à 16 phases contre 12 (2x5 pour les GPU et 2x1 pour la GDDR5) sur le PCB de référence et l'utilisation de 3 connecteurs d'alimentation 8 broches ce qui devrait permettre à la carte d'être plus proche des recommandations officielles pour les connecteurs PCI-Express que la carte de référence en 2x8 broches. Côté refroidissement, elle utilise un waterblock de chez EK et viendra donc prendre place au sein d'un circuit de refroidissement personnalisé. L'ARESIII-8GD5 devrait être disponible ce mois mais on ne connait pas son prix, un élément déterminant surtout après la récente baisse annoncée sur la 295X2.
Test de la XFX Radeon R9 285 Black Edition

Afin d'avoir un aperçu de plus sur les différentes solutions commercialisées, nous venons d'ajouter la Radeon R9 285 Black Edition de XFX à notre dossier consacré à la nouvelle référence proposée par AMD.
>>AMD Radeon R9 285 : Tonga, la Sapphire Dual-X OC et la XFX Black Edition en test
P.S. : Afin de conserver une uniformité au niveau des commentaires, ceux-ci ne sont autorisés que sur le guide à proprement parler.


