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Computex: les cartes-mères socket 1155

Publié le 15/06/2010 à 16:00 par
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A l’approche du lancement des CPUs Sandy Bridge, qui est prévu pour la fin de l’année, de nombreuses cartes-mères basées sur les chipsets série 6 d’Intel, les P67 et H67, étaient exposées lors du Computex. Pour rappel ces chipsets, qui ne sont en quelques sortes que des southbridges, accompagneront le nouveau socket 1155 et se différencieront au niveau de la prise en charge ou pas du core graphique intégré qui ne sera utilisable que sur le H67.

Par ailleurs, Intel aurait introduit une limitation artificielle au niveau du PCI Express. Ainsi, bien que pris en charge directement par le CPU, Intel interdirait l’utilisation de 2 ports 8x sur le H67 qui ne pourrait supporter que la configuration de type 1x 16x, comme c'est déjà le cas sur le H55. Le P67 pourra, lui, dans tous les cas, exploiter les deux configurations. Nous avons cependant pu apercevoir plusieurs cartes-mères H67 équipées de 2 ports PCI Express 16x, dont le second était câblé en 8x. Interrogés à ce sujet, les fabricants nous ont indiqué qu’il s’agissait de prototypes et que des discussions étaient toujours en cours avec Intel.

Vous noterez par ailleurs que si le SATA 6 Gbps est bien supporté par les P67/H67, il n’en est rien de l’USB 3.0, ce que regrette une grande partie de l’industrie. Les fabricants doivent donc toujours avoir recours à un contrôleur additionnel. Inutile de dire que le support de l’USB 3.0 sur cette génération de cartes-mères sera un point important voire obligatoire. Tous les modèles ne l’intègreront cependant pas.

Voici un récapitulatif des modèles exposés. Vous remarquerez que Gigabyte est absent, le fabricant n’ayant eu aucune carte à nous présenter bien qu’il semblait disposer de prototypes basés sur le P67 et sur le H67.


Asrock


Asrock P67 Extreme3 avec support de l’USB 3.0 et 3 ports PCI Express 16x, dont un câblé en 16x, un autre en 8x et le dernier en 4x, connecté au soutbridge. Vous remarquerez qu’avec seulement 3 ports PCI Express dont un en 4x, Asrock annonce un support du 3-way SLI/CrossFire et du quad SLI/CrossFire…



Asus



Asus P8P67D (USB 3.0, un port PCI Express 16x), Asus P8P67D EVO (USB 3.0, PCIe 16x + 8x), Asus P8P67D Deluxe (=P8P67D EVO + dual LAN)
Asus P8P67D LX (=P8P67D – eSATA), Asus P8H67D-M Pro et Asus P8H67D-M (= P8H67D6M Pro – IEEE 1394).



Biostar


Biostar TP67XE (PCIe 16x + 8x, USB 3.0) et Biostar TH67XE (PCIe 16x + 8x, USB 3.0).



ECS



ECS P67H2-A (NF200, 3 PCIe 16x, 4 USB 3.0), ECS P67H2-A2 (PCIe 16x + 8x, 4 USB 3.0), ECS P67H2-A3 (PCIe 16x + 8x, 2 USB 3.0)
ECS P67H2-M (PCIe 16x, 2 USB 3.0), ECS H67H2-M (PCIe 16x, 2 USB 3.0), ECS H67H2-LM (PCIe 16x) et ECS H67H2-AM (PCIe 16x).
Vous remarquerez que pour 2 de ses 3 cartes P67 ATX, ECS fait appel à des contrôleurs USB 3.0 EtronTech au lieu des contrôleurs Nec classiques.



MSI


MSI P67A-GD65 (PCIe 16x + 8x, USB 3.0), MSI H67MA-GD65 (PCIe 16x + 8x, USB 3.0).

Computex: Asus Immensity, GPU et Lucid intégrés

Publié le 14/06/2010 à 11:17 par
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Asus exposait sur le Computex une carte-mère concept haut de gamme extrême, l’Immensity. Sur celle-ci, Asus a décidé d’intégrer une puce Lucid Hydra ainsi qu’un GPU. Il y a eu pas mal de discussions dans la presse sur le type de GPU implémenté, certains parlant de Radeon HD 5770 d’autres de Radeon HD 5450. AMD n’inscrivant plus clairement le nom de code sur ses puces de nombreux confrères n’ont pas reconnu le GPU Redwood.

C’est donc une Radeon HD 5650 pour laquelle Asus a opté, celle-ci étant associée à 4 puces DDR3 800 MHz (2 à l’avant et, nous le supposons, 2 autres à l’arrière). Etant donné qu’il s’agit de puces 16 bits, c’est en réalité une Radeon HD 5650 dont le bus mémoire a été castré de 128 à 64 bits.


Avec cette carte-mère Immensity, Asus a voulu créer un concept innovant et démontrer ce dont ses équipes sont capables, mais nous pouvons supposer qu’il ne sera jamais commercialisé compte tenu des combinaisons ridicules qu’il représente. La puce Lucid Hydra est tournée vers le multi-GPU, soit les solutions vidéo haut de gamme pour joueurs qui n’ont rien de comparable avec la petite Radeon HD 5650 64 bits intégrée. Quand bien même celle-ci serait utilisée en multi-GPU, elle est trop faible que pour pouvoir compenser et justifier la perte d’efficacité liée au multi-GPU, d’autant plus qu’il repose sur la solution de Lucid.


Si Asus veut poursuivre dans cette voie, il serait plus intéressant de remplacer la Radeon HD 5650 par une GeForce GT 240 par exemple qui pourrait servir d’accélérateur PhysX, d’autant plus si Lucid prévoit ses pilotes pour s’assurer que cette accélération fonctionne sans tweak quand une Radeon est présente.

Computex: XL-ATX et charge USB chez Gigabyte

Publié le 08/06/2010 à 16:39 par
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A Taipei, Gigabyte mettait en avant l’apparition d’un connecteur USB spécial sur certaines de ses carte-mères, auquel peut se raccorder un bracket, prévu pour la recharge des périphériques quand le PC est éteint. Etant donné la standardisation vers le port USB pour la recharge de nombreux périphériques, cette utilisation va devenir de plus en plus courante. Il est donc important pour les fabricants de cartes-mères de s’assurer que de plus en plus de produits soient compatibles, y compris avec les produits Apple dont certains sont capricieux à ce niveau.

Gigabyte exposait également ses cartes-mères haut de gamme au format XL-ATX. Ce format étendu, compatible uniquement avec les boîtiers spacieux, permet de supporter 7 connecteurs d’extension et donc 4 cartes graphiques double slot, la dernière dépassant cependant de la carte-mère. Actuellement, Gigabyte en propose deux modèles : la 890FXA-UD7 et la X58A-UD9.


La première représente le très haut de gamme en plateforme AMD et propose 6 slots PCI Express 16x dont 2 réellement câblés en 16x, 2 en 8x et 2 en 4x. Ceux-ci doivent cependant se partager les 40 lignes PCI Express restantes puisque si le chipset en propose 42, 2 sont utilisées par le contrôleur USB 3.0. Un système de routage complexe permet à la carte-mère d’attribuer les lignes disponibles de manière à les utiliser au mieux et permet ainsi un support optimal du tri et quad CrossFire X. Ce modèle haut de gamme est cependant moins avancé que l’équivalent Intel et reste dans la série UD7, Gigabyte précisant qu’il n’y a pas de raison d’aller au-delà pour la plateforme AMD compte tenu de l’attrait réduit des CPUs de la marque dans le très haut de gamme.


Du côté d’Intel, Gigabyte a présenté il y a peu la X58A-UD9, une carte-mère extrême à plus d’un titre et qui une fois en main impressionne ne serait-ce que par son poids. Avec un prix annoncé entre 400 et 500€, Gigabyte est bien conscient de ne pas pouvoir en vendre un volume conséquent et de n’intéresser qu’une niche d’overclockeurs et d’amateurs du quad-GPU. La carte propose pas moins de 7 connecteurs PCI Express 16x dont 4 câblés réellement en 16x, grâce à 2 switches PCI Express NF200 de Nvidia, de quoi assurer le support du quad SLI en plus du quad CrossFire X. Elle supporte bien entendu l’USB 3.0 et le SATA 6 Gbps via des contrôleurs externes.

Gigabyte a équipé cette carte de l’étage d’alimentation le plus évolué mis au point par la marque jusqu’ici. Il propose 24 phases organisées en 2 ensembles de 12 phases qui sont selon le fabricant capable de délivrer plus de 1200 watts au CPU ! En utilisation normale ces 2 ensembles vont travailler en alternance alors qu’en charge extrême la totalité des 24 phases sera mise à contribution. Ce mode de fonctionnement permet selon le fabricant de profiter du nombre élevé de phases pour augmenter la durée de vie de la carte en évitant que ce soient toujours les mêmes phases qui soient exploitées en utilisation courante. Par ailleurs, si une phase venait à faillir, la carte est capable de désactiver un des ensembles de 12 phases et de continuer à fonctionner ainsi.

Un système que nous aimerions retrouver sur des modèles plus bas de gamme ou spécifiques à l’environnement professionnel, quitte à fonctionner à fréquence CPU et/ou fonctionnalités réduites mais qui permettrait au moins de pouvoir continuer à utiliser temporairement le système en cas de problème. Actuellement, Gigabyte n’a cependant pas prévu de mettre en place ce système en dehors des produits ultra haut de gamme.

Computex: le retard d’Intel sur l’USB 3.0 agace

Publié le 08/06/2010 à 15:17 par
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Il est devenu aujourd’hui évident qu’une plateforme sans support de l’USB 3.0 n’est pas tournée vers l’avenir compte tenu de l’importance que devrait prendre cette interface. Si les périphériques compatibles commencent à arriver, aucun chipset ne le supporte nativement et actuellement les fabricants de cartes-mères doivent utiliser un contrôleur externe (fabriqué par Nec mais d’autres arrivent) dont l’intégration est particulièrement complexe sur la plateforme Intel. Cela permet cependant à un écosystème USB 3.0 de se mettre en place.


Gigabyte, qui a été l’un des premier à miser sur l’USB 3.0, y avait dédié une grande pièce dans laquelle de nombreux constructeurs étaient invités à venir présenter leurs produits compatibles.

Si au départ cette situation a permis à certains fabricants de cartes-mères de se démarquer de la concurrence, ce n’est plus le cas aujourd’hui puisque tous proposent des solutions avec USB 3.0. Par contre tous doivent jongler avec les coûts et les limitations liés à ce support et au Computex nombreux étaient les fabricants taïwanais qui exprimaient leur lassitude face à cette situation et au retard d’Intel étant donné que les prochains chipsets série 6 pour CPUs Sandy Bridge ne supporteront toujours pas cette norme.

Il en va de même pour les fabricants de boîtiers qui font face à un choix difficile : laisser l’USB 3.0 de côté ou subir les coûts du retard d’Intel. Enernax qui a pour le moment opté pour la première solution nous a indiqué qu’actuellement la production de la connectique était relativement faible, ce qui fait exploser les coûts. Remplacer la connectique USB 2.0 par de la connectique USB 3.0 entraînerait ainsi un surcoût de 10 à 20€ selon le fabricant. Une telle augmentation tarifaire refroidirait de nombreux clients mais d’un autre côté, l’absence d’USB 3.0 nuit à certains produits dont l’achat se fait à plus long terme.

D’autres fabricants de boîtiers ont fait un choix différent, par exemple Lian Li qui propose toute une gamme compatible USB 3.0, qui passe cependant par un câble externe puisque la connectique interne sur les cartes-mères n’est pas encore en place et standardisée. Certains fabricants de cartes-mères, tels qu’ECS, ont décidé de livrer une connectique USB 3.0 pour l’avant des boîtiers avec leurs solutions haut de gamme. Cela ne résout bien entendu pas le problème du coût puisque livré avec la carte-mère ou avec le boîtier, l’USB 3.0 se paye dans tous les cas.


ECS va fournir ce double connecteur USB 3.0 avec ses cartes-mères haut de gamme.

ASUS ROG Xpander

Publié le 20/05/2010 à 12:06 par / source: Nordic Hardware
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ASUS devrait bientôt rendre disponible le ROG Xpander. Destinée exclusivement à la carte mère Rampage III Extreme, cette grosse carte fille vient s’emboiter dans ses 2 slots PCI-Express câbles en x16 afin d’obtenir un support du 4-way SLI. En effet, afin d’accorder une telle licence Nvidia demanderait la présence de 2 puces NF200 sur la carte mère, soit un surcoût d’environ 100$.


Plutôt que de sortir un modèle spécifique de carte mère destiné à un très faible public comme l’on fait Gigabyte avec la GA-X58-UD9 ou EVGA avec la X58 Classified, ASUS a donc trouvé cette solution originale. La ROG Xpander vient donc se connecter à 32 lignes PCI-Express offertes par le X58 Express pour les convertir via les NF200 en 64 lignes. Un avantage somme toute théorique, puisqu’en pratique l’avantage d’un NF200 offrant certes 2 ports x16 mais qui reste relié en x16 au chipset n’a jamais été flagrant face à 2 ports x8 directement reliés au chipset. Mais à partir du moment où Nvidia ne laisse pas le choix …

On notera que côté alimentation, la ROG Xpander intègre une prise PCI-E 6 broches ainsi que trois Molex 4 pins, afin d’alimenter les NF200 (12W chacun) mais aussi les cartes graphiques qui peuvent tirer jusqu’à 75W chacune via le port PCI-Express, soit 300W au total alors que le tout n’est relié qu’à 2 slots de la carte mère soit 150W maximum.

Il faut préciser que le ROG Xpander surélève bien entendu les cartes graphiques, et son utilisation sera donc limitée aux tables de benchs.

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