Actualités stockage
Computex: SSD 2.5'' à 1.8 Go /s chez ADATA
Sandisk lance son Extreme II
Disques 2.5'' 5mm, Seagate rejoint WD
OCZ lance le Vertex 450
1.5 To en 2.5'' 9.5mm chez HGST
Computex: SSD: PATA, batteries, SQL, µSSD…
Si les nouveautés au niveau des SSD étaient peu nombreuses au Computex, la tendance auprès de la plupart des fabricants était la mise en avant du développement de solutions spécifiques au marché professionnel ou de l'embarqué.
Certains n'hésitent pas à aller plus loin en visant des niches très spécifiques. OCZ nous explique par exemple que si le marché grand public représente la majorité de ses ventes, la société est de plus en plus intéressée par de petits marchés. Des projets mineurs en terme de chiffre d'affaires, mais qui peuvent s'avérer être très rentable.

OCZ mettait ainsi en avant au Computex le ZD-XL SQL Accelerator, déjà entrevu au CeBIT il y a quelques mois et dont la commercialisation ne devrait plus tarder. Comme son nom l'indique, il s'agit d'un SSD conçu pour faire office de cache ou d'accélérateur pour les serveurs SQL. Une solution qui repose bien entendu avant tout sur la partie logicielle qui accompagne cette carte PCI Express et va se charger de faire en sorte que les données auxquelles le serveur va vouloir accéder se trouvent bien en Flash au bon moment.


Apacer mettait de son côté en avant le développement de différentes solutions de sécurité destinées, en cas de coupure ou de baisse de tension, à permettre au SSD de transférer toutes les données en cache (interne au contrôleur ou dans la DRAM) vers la Flash. Le fabricant intégrera ainsi soit des supercondensateurs soit des condensateurs au tantale sur certains de ses SSD industriels. La première variante (SFD 25AS) autorise une réserve d'énergie plus longue mais avec une durée de vie moindre et une fiabilité réduite à hautes ou très faibles températures alors que la seconde variante (SFD 25AT), plus chère, est plus fiable mais avec une réserve d'énergie plus faible.


Plextor mettait lui aussi en avant des SSD avec réserve d'énergie, via un nombre important de condensateurs. Des SSD prévus pour résister aux coupures et à des températures de -40 °C à 85 °C. Le fabricant nous rappelait par ailleurs que le PATA n'est pas encore tout à fait mort et reste encore largement utilisé par exemple dans l'industrie automobile, raison pour laquelle de tels modèles été ajoutés à son catalogue avec un contrôleur moderne (le 88SS9187 de Marvell comme pour les M5 Pro).

De plus en plus de fabricants exposaient également des µSSD. Pour rappel, ce format qui repose sur le die stacking permet de proposer des SSD SATA 6 Gbps avec un encombrement limité à 20x16mm. Si cet encombrement est plus important que celui du format eMMC généralement utilisé dans les smartphones et tablettes, les performances peuvent se rapprocher de celles d'un SSD classique de manière à ce qu'un µSSD puisse par exemple prendre place dans un ultra-portable. Par exemple, ADATA exposait un µSSD qui intègre contrôleur et jusqu'à 128 Go de Flash avec des débits annoncés de 400 Mo/s en lecture et de 180 Mo/s en écriture, sans toutefois préciser le type de contrôleur.
Samsung XP941 : 1,4 Go /s en M.2
Samsung vient d'annoncer qu'il avait débuté la production en volume de son premier SSD PCI-Express au format M.2 (ex NGFF), un format mis au point par le PCI-SIG et actuellement en révision 0.7a.

Ce format permet d'avoir des SSD interfacés sur 2 ou 4 lignes PCIe Gen2 (Socket 2 ou 3), c'est cette seconde option qu'a choisi Samsung pour son XP941 qui est lancé en versions 128, 256 et 512 Go et qui mesure 80x22mm pour 6 grammes ! Le débit annoncé s'envole, avec jusqu'à 1,4 Go /s en lecture alors que les SSD SATA 6 Gb/s sont limités à 550 Mo /s environ. Bien que l'on puisse douter de l'intérêt d'un tel débit en pratique, il faudra côté Desktop attendre le SATA Express prévu pour mi-2014 pour dépasser cette limitation.
Le communiqué de presse est assez évasif au sujet de la mémoire, si ce n'est une vague allusion à de la mémoire Flash 1x nm, probablement MLC. Le XP941 sera logiquement vu comme un périphérique AHCI par le système, et sera donc compatible avec l'environnement logiciel actuel. Samsung indique travailler par ailleurs sur de futurs SSD PCIe NVMe, qui nécessitent cette fois un pilote spécifique mais permettent d'aller plus loin que l'AHCI notamment au niveau du nombre de commandes à traiter en simultanés. Cette fois il ne sera par contre plus question de M.2 mais probablement de SSD 2.5" ePCIE / SFF-8639 ou carrément de cartes filles.
Si Apple est le premier à avoir utilisé un SSD PCI-Express Samsung dans ses derniers MacBook Air, il ne s'agit pas d'un XP941 mais d'un produit spécialement conçu pour l'occasion. Si l'interface est de type PCIe Gen2 x2, ce que permet le M.2 en Socket 2, le connecteur est lui… propriétaire !
Computex: Super Talent prépare des Super SSD/HDD
Tout comme OCZ l'a fait il y a près de 2 ans avec le RevoDrive Hybrid, qui a depuis été abandonné, son voisin Super Talent prépare lui aussi des cartes PCI Express combinant SSD et HDD. Toujours à l'état de prototypes, celles-ci sont actuellement dénommées Super SSD/HDD a et b et se différencient par l'intégration d'un disque dur de 3.5" ou de 2.5".

La première version est prévue soit avec un SSD de +/- 200 Go et un HDD de 2 To, soit avec un SSD de +/- 400 Go et un HDD de 3 To alors que la seconde version devrait être commercialisée avec un SSD de +/- 200 Go et un HDD de 1 To. Super Talent ne prévoit que de commercialiser des produits finis et ne compte pas proposer sa carte PCI Express nue au détail. Notez que bien qu'au format PCI Express 4x, la carte se contente d'en utiliser 2 lignes, ce qui est largement suffisant au vu des débits annoncés de 800 Mo/s en écriture et en lecture.
L'américain n'a pas encore tranché au sujet du logiciel de caching qui se chargera de placer sur la partie SSD les données les plus utiles. OCZ avait pour rappel fait appel à celui de NVELO, une option qui est étudiée par Super Talent parmi d'autres non précisées. Un choix qui pourrait également varier suivant le marché (professionnel ou grand public) sur lequel seront proposées ces solutions de stockage hybrides.
Intel SSD DC S3500, un Pro moins cher
Intel décline ce jour le DC S3700 lancé en novembre dans une version moins onéreuse, le DC S3500. Toujours dans la gamme professionnelle, ce SSD reste basé sur le même contrôleur SATA 6 Gb/s mis au point par Intel, au contraire des gammes grand public utilisant des puces SandForce, mais est cette fois associé à de la Flash 20nm MLC et non plus de la 25nm MLC-HET (High Endurance Technology).

La NAND mise de côté pour l'optimisation des performances en l'absence de TRIM est également moins importante, puisque pour 137,4 Go de Flash embarquée 120 Go d'espace est utilisable sur le S3500 contre 100 Go sur un S3700. Il en résulte une endurance moindre puisque Intel annonce 562,5 écritures complètes de la capacité disponible en écriture aléatoire 4 Ko sur un S3500 contre 18250 pour un S3700, mais en contrepartie un S3500 800 Go est au prix d'un S3700 400 Go (980$).
Côté performances selon la capacité le débit en lecture varie entre 340 et 500 Mo /s, contre 100 à 450 Mo /s en écriture. Les lectures aléatoires 4K varient de 70 à 75K IOPS, contre 4,6K à 11,5K IOPS pour les écritures. Ce dernier chiffre est bien plus faible que sur les S3700, mais il est déjà 50 à 100x supérieurs à celui d'un disque dur.
Seagate lance les NAS HDD
Seagate a finalement décidé de répondre aux WD Red et lance une nouvelle gamme de disques durs spécifiquement destinés aux NAS, les NAS HDD (le braingstorming n'a pas dû être trop difficile). Trois disques sont lancés, de capacités de 2, 3 et 4 To (ST2000VN000, ST3000VN000 et ST4000VN000, vous pouvez consulter ici leur présentation et là leur manuel ).

Garantis 3 ans avec un MTBF d'1 million d'heures (114 ans… du coup Seagate annonce qu'ils sont prévus pour du 24h/24 7j/7, et avec une température pouvant atteindre 70°C), ils utilisent une interface SATA 6 Gb/s, disposent d'un cache de 64 Mo et leurs plateaux fonctionnent à une vitesse de 5900 tpm comme le Desktop HDD.15 4 To, une vitesse qui n'a finalement pas été longtemps abandonnée par Seagate.
Pour changer les spécifications de Seagate sont assez bizarres du côté plateaux avec :
- ST2000VN000 : 2 plateaux, 4 têtes et 159 Mo /s max de débit soutenu
- ST3000VN000 : 4 plateaux, 8 têtes et 180 Mo /s max de débit soutenu
- ST4000VN000 : 4 plateaux, 8 têtes et 180 Mo /s max de débit soutenu
Les versions 3 et 4 To seraient donc toutes deux dotées de 4 plateaux, alors que logiquement la version 3 To devrait disposer de 3 plateaux et 6 têtes. Leurs poids annoncés sont identiques ce qui va dans ce sens, on pourrait penser alors à des plateaux moins dense comme l'indique la densité moyenne (625 Gb/pouce² contre 536 Gb/pouce²) mais le débit maximal soutenu reste le même. A moins que Seagate n'ai utilisé les plateaux qu'à leurs 3/4, mais le temps d'accès est identique. Bref…
Pour la version 2 To ce n'est pas vraiment mieux puisqu'on trouve deux plateaux de 1 To mais que bizarrement Seagate n'annonce plus que 159 Mo /s de débit soutenu, c'est à se demander si ce chiffre n'as pas été inversé avec la version 3 To qui utiliserait donc des plateaux de 750 Go.
Comme chez WD et son NASWare, Seagate met en avant un ensemble de fonctionnalité dédiées NAS sous l'appellation NASWorks, à savoir le support dans le firmware de l'Error Recovery Control du SMART Command Transport, un contrôle plus poussé de la gestion d'énergie (peut-être la possibilité de régler le délai pour le parcage des têtes ?), des vibrations amoindries et un meilleur support des vibrations des autres disques. Les commandes ATA Streaming sont, comme sur le Desktop HDD.15 mais contrairement aux 7200.14, de la partie.
On notera également que le bruit en rotation de la version 4 To reste identique au Desktop HDD.15, à savoir 23 dB, mais que les accès ne sont qu'à 25 dB contre 28 dB pour celui-ci, ce qui se fait probablement comme sur le WD Red par rapport au WD Green au dépens du temps d'accès.
A défaut d'amener de la nouveauté, si ce n'est l'augmentation de la gamme 5900 tpm chez Seagate, cette nouvelle ligne de disque dur amène donc un peu de concurrence sur un marché laissé jusqu'alors à WD. Bien entendu, nous préférions pour notre part que les firmware des disques soit de bases plus complets et configurables, plutôt que d'avoir une segmentation en grande partie artificielle.


