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Z68 : ASUS, ASRock, Gigabyte et MSI

Publié le 11/05/2011 à 14:27 par Marc Prieur
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Les différents constructeurs de cartes mères profitent de la sortie par Intel du Z68 Express pour lancer différents modèles de cartes. On dénombre ainsi :

- 3 ASRock
- 5 ASUS
- 11 Gigabyte
- 2 MSI


Gigabyte est clairement le plus actif et arrive avec beaucoup (trop ?) de nouveaux modèles. En fait, toute la gamme P67 classique est déclinée en Z68 Express, sans pour autant disposer de la connectique liée à l’IGP. Virtu n’étant pas non plus présent, le seul avantage est le SSD Caching et on peut se demander l’intérêt réel de telles cartes étant donné que le constructeur a annoncé ne pas arrêter non plus les P67 Express.


Le constructeur en a toutefois profité pour booster un peu les caractéristiques globale de sa gamme qui étaient il est vrai en retrait, puisque les UD3, UD4 et UD5 accueillent désormais un contrôleur Marvell SATA 6G uniquement présent en UD7 sur la gamme P67 alors que le FireWire trouvable sur les P67 UD5/UD7 est également décliné sur UD3 et UD4 en Z68. 4 autres cartes intègrent des sorties vidéos dédiées à l’IGP, 2 en ATX et 2 en microATX.


ASUS a également fait le choix de sortir des cartes dépourvues de sorties vidéos pour l’IGP, au nombre de 2 sur les 5 que comptent la gamme Z68, mais elles sont tout de même accompagnées de Virtu pour qui voudrait utiliser QuickSync. Seule la P8Z68-V Pro est disponible immédiatement, il faudra attendre la fin du mois pour les autres dont les caractéristiques ne sont du coup pas entièrement dévoilées. On note la présence de deux cartes de gamme Maximus, la première en Micro ATX restera abordable (169 €) mais il faudra compter 349 € pour l’Extreme-Z et ses 4 slots PCI-Express x16.


ASRock propose pour sa part 3 cartes, dont une en Micro ATX, toutes disposant de la connectique nécessaire à une utilisation directe de l’IGP. Enfin MSI semble être le moins convaincu par le Z68 avec "seulement" deux modèles, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose pour peu de couvrir la plupart des besoins, ce qui est le cas avec une Z68A-GD80 haut de gamme et une Z68MA-ED55 aux fonctionnalités plus réduites, et donc moins onéreuse. On regrettera par contre que sur cette dernière le second port PCI-E x16 soit câblé en x4 … quitte à intégrer deux ports autant partir sur une configuration x8/x8 !

Z68 Express, la segmentation de trop ?

Publié le 11/05/2011 à 10:00 par Marc Prieur
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Si les processeurs LGA 1155 ont fait l’unanimité lors de leur lancement en janvier 2011, ils avaient marqué un nouveau pas dans la stratégie de segmentation d’Intel. Sur LGA 1156, il était en effet possible d’overclocker tous les CPU par le bus quelque soit son chipset. Sur LGA 1155, il fallait par contre un chipset P67 et un processeur doté du Turbo (Core i5/i7, mais pas i3), voire de Serie K pour ne pas être limité, pour overclocker par le coefficient.

Impossible donc d’overclocker sur une carte mère à base de H67, comme c’était le cas sur les H55/H57. De fait, entre overclocking du CPU et utilisation de l’IGP, il fallait absolument faire un choix, à l’heure même où l’IGP gagnait de l’intérêt avec son accélération du transcodage H.264, le QuickSync, qui se fait certes au détriment de la qualité comme nous l’avons démontré lors de notre dossier.


Intel lance ce jour un nouveau chipset au sein de sa gamme Intel Serie 6, le Z68 Express. Pour faire simple, le Z68 combine les possibilités des P67 Express et H67 Express, à savoir :

- P67 : Overclocking CPU via multiplicateur
- P67 : Possibilité d’utiliser 2 PCI-E x16 (câblés en 2x8)
- H67 : Accès à l’IGP (+ overclocking IGP)


Histoire de donner artificiellement plus d’ampleur au Z68 Express, Intel lui a par ailleurs réservé la dernière nouveauté introduite par les pilotes Intel Rapid Storage Technology 10.5, l’Intel Smart Response Technology, qui permet de combiner un disque dur et un SSD. Également disponible sur les chipsets portables HM67 et QM67, elle ne l’est pas sur le reste de la gamme, un bridage 100% logiciel.

Le principe est similaire aux disques durs hybrides, puisqu’il s’agit en analysant les accès au disque dur de placer les données les plus utilisées sur la Flash. Elle est donc ici disposée sur un autre périphérique physique, mais les deux (HDD et SSD) ne forment qu'un périphérique, de la taille du disque dur, pour le système.

Les gains annoncés en pratique sont impressionnants et le niveau de performance est proche d’un SSD, mais comme c’est le cas avec les disques hybrides ils ne sont pas forcément représentatifs. Forcément, en lançant plusieurs fois le même test de suite, les données sont placées sur le SSD, et leur accès est dès lors bien plus rapide.

Seul problème, il est objectivement difficile de situer le niveau de performance qu’un utilisateur obtiendra … si ce n’est indiquer qu’il sera dans l’intervalle séparant un HDD d’un SSD, plus proche du premier si vous manipulez beaucoup de données, et plus proche du second dans le cas contraire. Mais alors, il sera plus opportun d’opter directement pour un SSD pour le système et les applications les plus utilisées, d’autant que le disque dur secondaire pourra alors être mis en veille. L’intérêt de l’Intel SRT semble donc assez limité … à moins de disposer déjà d’un SSD système et d’avoir un second SSD inutilisé qui traine et qu’on peut alors recycler pour cet usage, chose assez rare.

Il faut noter qu’Intel lance un nouveau SSD pour cette technologie, le SSD 311 Series. Offrant une capacité de seulement 20 Go, il utilise de la Flash 34nm SLC ce qui lui permet d’avoir une endurance de haut niveau mais surtout des performances qui restent bonne avec 115 Mo /s en écriture, là ou un SSD 320 Series 40 Go est à seulement 45 Mo /s. Seul problème, il faut compter 110$, soit le prix d’un SSD de 60-64 Go en MLC.


Afin d’enfoncer le clou sur le côté haut de gamme et multi-fonction du Z68 Express, Intel met également en avant la technologie Virtu de Lucid Logix. Cette surcouche logicielle permet de connecter physiquement l’écran à l’IGP (i-Mode) ou au GPU additionnel (d-Mode) et de passer à la volée de l’un à l’autre, en fonction de l’application, ce qui permet de pouvoir profiter des fonctions de l’IGP tel que le QuickSync tout en n’étant pas limité par sa puissance 3D.

Il faut savoir que Virtu fait baisser de 5 à 10% les performances du GPU en 3D si on passe par l’IGP, une baisse inévitable étant donné qu’il faut recopier le rendu effectué dans le frame buffer de l’IGP avant l’affichage. De plus, il faut que l'application dispose d'un profil dans Virtu, faute de quoi elle tournera sur l'IGP ! Cette configuration n’apportant pas vraiment de gain côté consommation étant donné que même en étant en 2D sur l'IGP la carte graphique n’est pas complètement éteinte, il est plus opportun de virtualiser l’IGP via le GPU pour l’encodage QuickSync, l’impact étant alors négligeable sur les performances et les applications d'encodages gérant le MediaSDK moins nombreuses que les jeux nécessitant un bon GPU ! Le d-Mode est aussi disponible en l’absence de connecteur graphique pour l’IGP sur la carte mère, ce qui sera le cas sur certains modèles.

Bon gré mal gré, les fabricants de cartes mères déjà lourdement impactés par le bug des chipsets B2 vont lancer de multiples cartes en Z68 Express. Ces cartes seront logiquement plus onéreuses que les P67 et H67 existantes, puisqu’il faudra rajouter selon le modèle de départ le surcoût demandé par Intel pour le Z68 mais aussi celui lié à la connectique vidéo supplémentaire ainsi que l’éventuelle licence Lucid Logix Virtu … sans oublier un peu de marge, histoire de compenser les coûts inhérents au lancement. Au final les Z68 devrait être 10 à 30 € plus onéreuses que les H67/P67 !

Vous l’aurez compris, notre premier avis sur le Z68 Express est des plus mitigés. L’adage dit qu’il vaut mieux tard que jamais, mais au lieu de simplement corriger une segmentation abusive entre les plates-formes, Intel ne fait que rajouter de la complexité à sa gamme en positionnant ce qui n’est finalement qu’un H67+ comme la crème de la crème des chipsets pour Sandy Bridge. Il aurait été plus élégant de sortir un nouveau H67 permettant l’overclocking CPU, et d’offrir le Smart Response Technology sur tous les chipsets Intel Serie 6 par simple mise à jour de pilote.

Heureusement, Intel a semble-t-il décidé de changer de politique sur ses prochains chipsets Serie 7, nom de code Panther Point, prévus pour 2012. Les trois déclinaisons H77, Z75 et Z77 devraient d’après les dernières rumeurs permettre d’overclocker et de profiter de l’IGP, les différentiations se situant uniquement au niveau du routage des lignes PCI-E 3.0 du CPU entre 1, 2 ou 3 ports graphiques et de l’Intel Smart Response Technology. Reste par contre à savoir si le QuickSync 2 intégré au futur Ivy Bridge sera accessible directement sans passer par l’IGP ou par une surcouche logicielle tierce telle que Virtu, ce qui serait vraiment un plus. En attendant, il faudra faire avec ce statut quo qui est tout sauf satisfaisant, et payer un surcoût non négligeable si vous souhaitez avoir accès à l’IGP pour une raison ou une autre tout en overclockant. Un choix à bien réfléchir, qui laisse une place importante aux solutions P67 et H67 "traditionnelles" !

Les Atom Cedar Trail passeront au PowerVR !

Publié le 10/05/2011 à 01:20 par Guillaume Louel
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C’est une fois de plus un joli scoop que nous proposent nos confrères de VR-Zone : Intel aurait choisi, pour sa plateforme Atom en 32nm (Cedar Trail) d’abandonner ses solutions graphiques développées en interne pour les remplacer par un bloc PowerVR SGX545 (que nous avions présenté ici ).

Bien entendu, ce n’est pas la première fois qu’Intel fait appel à des blocs d’IP externes, mais jusqu’ici le constructeur s’était contenté de les appliquer dans des segments très précis. Ainsi, les Atom Z500 et Z600 avaient intégrés en leur temps des « GMA 500/600 » qui n’était autre qu’un bloc PowerVR 535 (cadencés respectivement à 200 et 400 MHz). Des Atom Z réservés exclusivement aux segments ultra-mobiles comme les Smartphones ou divers autres concepts poussés par Intel en leur temps comme les MID. Les Atom destinés aux Netbook et produits desktop utilisaient eux une puce GMA 3150 développée par Intel, qui est en réalité une reprise d’un bloc graphique assez ancien utilisé à l’époque sur les chipsets G33 du constructeur. Ce bloc était limité au support de DirectX 9, ce qui devenait un problème face à la concurrence apportée par les APU d’AMD comme nous le notions plus tôt.


Autre nouveauté intéressante relevée par nos confrères, l’arrivée dans le contrôleur de l’écran de la gestion de DisplayPort 1.1 et de HDMI 1.3a. Une bonne chose puisque les plateformes Atom étaient limités jusqu’ici au piètre VGA.

Ce changement drastique de direction pour Intel n’est bien sur pas étranger à la nouvelle concurrence apportée par AMD avec ses APU, comme la plateforme Brazos qui brillait particulièrement que la question graphique en comparaison au GMA3150. En soit, le passage à une puce PowerVR SGX545 semble une bonne chose sur le plan matériel pur, mais reste la question des pilotes. De ce côté le support sous Windows des GMA 500/600 n’était pas forcément exemplaire. Avec une telle mise en avant sur toute la gamme Atom, il va sans dire que le constructeur devra mettre les bouchées doubles sur ce point. On peut également se poser une question sur l’aspect stratégie à plus long terme du constructeur qui vient de faire en février dernier l’acquisition de Silicon Hive, société développant elle aussi des IP graphiques pour solutions mobiles.

Chipsets Intel Z77, Z75 et H77 Express

Publié le 09/05/2011 à 14:54 par Marc Prieur

AnandTech  vient de publier les caractéristiques des futurs chipsets Intel Z77, Z75 et H77 Express qui accompagneront début 2012 les futurs processeurs Ivy Bridge 22nm.


Si les nouveautés de la gamme Intel Serie 7 étaient déjà connues, à savoir l'arrivée de l'USB 3, on ne savait pas encore ce qui distinguerait ses 3 déclinaisons desktop. Première bonne nouvelle, ces 3 chipsets permettront d'overclocking les processeurs de gamme K, ce qui n'est pas le cas de l'actuel H67, et permettront d'utiliser l'IGP, ce qui n'est pas le cas de l'actuel P67. L'abandon de cette segmentation est une bonne chose.

Intel n'a malheureusement pas complètement perdu ses bonnes vieilles habitudes et le Z75 Express ne semble être présent que pour faire office de faire-valoir pour le Z77 Express qui sera bien entendu vendu quelques $ de plus. Sur le Z75 Express, la gestion des lignes PCI-E est moins souple alors que la technologie de SSD Caching (Smart Reponse Technologie) ne sera pas disponible.

On notera que sur Z77 Express, on aura la possibilité de router les lignes 16 PCI-Express 3.0 de l'Ivy Bridge vers 3 ports PCI-Express x16 physiques différents : 8 pour le premier, et 4 pour les deux autres. En termes de bande passante, cela correspond en PCI-Express 2.0 à une configuration 16/8/8 ! Il faudra bien entendu une carte graphique compatible PCI-Express 3.0 pour disposer de ce surplus de bande passante à nombre de ligne équivalente.

Mise à jour : Il s'avère que la source était inexacte en ce qui concerne l'overclocking CPU qui n'est finalement pas possible sur H77. Nous avons mis à jour le tableau dans ce sens.

Tri-Gate/FinFET : TSMC et Global Foundries

Publié le 06/05/2011 à 17:09 par Guillaume Louel
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Sur son blog, notre confrère d'Electronics Weekly  revient sur la position de TSMC et GlobalFoundries suite à l'annonce par Intel de son introduction pour le procédé de photolithographie en 22nm de transistors Tri-Gate/FinFET.


A gauche un transistor planaire classique, à droite un transistor Tri-Gate/FinFET

L’auteur rappelle que TSMC avait annoncé en 2010  avoir développé un process 22/20nm FinFET, mais dans une optique pure de développement. TSMC avait indiqué à l’époque que la transition sur les process en production s’opérerait au-delà (16/14nm). TSMC confirme aujourd’hui  que la transition attendra comme prévu le 16/14nm, blâmant l’immaturité des outils.

Global Foundries de son côté (en concert avec la Common Platform alliance) confirme ne pas voir de nécessité aux FinFET avant d’arriver au-delà du 22/20nm. Intel disposera donc bien de l’avantage des FinFET pour au moins un node complet par rapport au reste de l’industrie. Reste à voir si le pari d’Intel - qui semble payant sur le papier en termes de performances – ne souffrira pas de l’immaturité de l’écosystème environnant sur le plan des volumes de production.

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