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HSA, calcul hétérogène: Intel et Nvidia isolés?

Publié le 04/10/2012 à 16:39 par Damien Triolet

Début juin, AMD inaugurait la HSA Foundation en partenariat avec ARM, Imagination Technologies, MediaTek et Texas Instruments. Cette fondation a pour rappel comme objectif de concevoir des standards dédiés au calcul hétérogène qu'ils concernent l'aspect programmation ou l'implémentation matérielle. Coup sur coup, elle vient d'accueillir de nouveaux membres importants.

ATI, avant d'être englobé par AMD, avait été le premier à nous faire part de l'ambition d'utiliser la puissance de calcul des GPU à d'autres fins que le rendu 3D en temps réel pour lequel ils ont à l'origine été conçus. Probablement par manque de moyens, ces développements ont avancé très lentement et il aura fallu attendre plus d'un an avec la concrétisation de l'initiative similaire de Nvidia pour que le GPU mette enfin un pied dans la porte du monde du calcul haute performance. Disponible dès début 2007, CUDA a ainsi relégué au second plan toute initiative similaire de la part d'ATI/AMD.

Quelques tergiversations au niveau des choix technologiques et des langages de programmation, ainsi que l'intégration d'ATI dans AMD, ont par la suite empêché toute avancée rapide. Il faut dire qu'avec le projet Fusion d'AMD, l'objectif n'était plus simplement d'exploiter le GPU, mais de profiter de la symbiose GPU + CPU. Par ailleurs AMD a fait le choix, probablement par défaut, de se reposer sur des standards ouverts. A l'inverse, Nvidia a opté pour une approche propriétaire qui lui a permis d'être plus agile et surtout beaucoup plus rapide dans ses développements.

Entre le monde x86 largement dominé par Intel, et le calcul sur GPU dominé par Nvidia, AMD s'est retrouvé dans une situation délicate dans laquelle il était devenu difficile de peser sur les choix technologiques des développeurs et donc de les inciter à programmer pour ses solutions hétérogènes.

Pour sortir de cette impasse, AMD avait besoin de rallier d'autres acteurs à sa cause. Proposer un standard d'architecture pour le calcul hétérogène était une solution naturelle à ce problème, d'autant plus qu'il allait devenir essentiel pour de nombreux autres acteurs : les concepteurs de SoC ultra basse consommation. Lorsque l'enveloppe thermique est limitée, comme c'est le cas pour tous les périphériques mobiles, pouvoir exploiter différents types de cœurs destinés au calcul (séquentiel ou massivement parallèle) permet de maximiser les performances dans plus de cas de figure. En d'autres termes, tout l'écosystème ARM était voué à exploiter le calcul hétérogène et allait faire face aux mêmes problèmes qu'AMD lorsqu'il s'agirait de trouver la meilleure approche pour le mettre en place.

Mi-2011, AMD a ainsi proposé la FSA, Fusion System Architecture, comme base de travail, avec en coulisse le support d'ARM. Un an plus tard, après un changement de nom pour HSA, Heterogeneous System Architecture, AMD a remis tous ses travaux initiaux à une fondation dont les membres fondateurs initiaux incluaient également ARM, Imagination Technologies, MediaTek et Texas Instruments. Les statuts de la fondation laissaient cependant la possibilité à d'autres acteurs de devenir des membres fondateurs s'ils se manifestaient dans les 3 mois, à partir du 1er juin 2012.

A quelques jours de l'échéance, Samsung a ainsi rejoint la fondation en tant que sixième membre fondateur, accompagné par Apical, Arteris, MulticoreWare, Sonics, Symbio et Vivante en tant que membres secondaires. Si l'arrivée d'un poids lourd tel que Samsung était une bonne nouvelle pour la HSA, l'absence de Qualcomm était étonnante. Avec des objectifs très importants au niveau des capacités de ses SoC, et l'arrivée à la tête de son département d'ingénierie d'Eric Demers, l'ancien responsable des architectures GPU d'AMD, il ne faisait aucun doute que Qualcomm voudrait rejoindre la HSA… et pas en tant que membre secondaire.

Les négociations ont probablement été plus compliquées et longues que prévues, mais ont fini par aboutir et la HSA Foundation a modifié ses statuts de manière à faire disparaître la date limite pour l'entrée de nouveaux membres fondateurs. Hier, Qualcomm est ainsi devenu le septième membre fondateur.


En s'adjoignant le poids de presque tout l'écosystème ARM, AMD ne pouvait probablement pas trouver de meilleure approche pour le développement d'un standard dédié au calcul hétérogène et la présentation graphique du site de la fondation ne laisse guère de doute concernant le fait que la porte reste ouverte pour un huitième membre principal. S'il faudra encore convaincre certains acteurs importants tels qu'Apple ou Microsoft, les grands absents restent Intel et Nvidia.

Ceux-ci, d'une part par égo vis-à-vis d'AMD et d'autre part pour ne pas faciliter l'arrivée de concurrence sur des marchés très juteux, restent hostiles à l'arrivée d'un tel standard. Intel veut conserver un contrôle total de sa plateforme, proposer ses propres solutions destinées au calcul massivement parallèle et favoriser l'utilisation des cores x86 qui sont en train de gagner beaucoup en efficacité énergétique. De son côté, Nvidia n'entend pas saboter les premiers succès commerciaux de sa division Tesla liée à l'architecture propriétaire CUDA, et prépare sa propre solution hétérogène.

Pour éviter de se retrouver isolés du reste de l'industrie, nul doute cependant qu'Intel et Nvidia vont suivre de très près l'évolution de la HSA ainsi que ses premières spécifications. Annoncées pour fin 2011, elles ont pris du retard mais seraient maintenant entre les mains de l'ensemble des membres de la fondation pour une publication avant la fin de cette année.

Asrock a aussi sa FM2 en Mini ITX

Publié le 04/10/2012 à 11:43 par Pierre Caillault

Hier nous faisions le tour des cartes FM2 proposées par Asrock. Un bref tour du propriétaire, avant tout basé sur ce que la marque a mis en ligne. Or il se trouve qu'Asrock a "oublié" de mettre en ligne sa FM2A75M-ITX. C'est sur le site Italien Hwmaster.com que nous l'avons trouvée.


On y apprend que la carte, positionnée autour des 120$, utilise un chipset A75 et qu'elle est équipée d'un étage d'alimentation en 4+1 phases. Elle propose en outre 4 SATA 6Gbps, 4 USB 3.0, des sorties D-Sub, DVI et HDMI. Par contre, contrairement à la solution MSI, celle d'Asrock n'embarque ni WiFi, ni Bluetooth.

Les FM2 d'Asrock

Publié le 02/10/2012 à 15:46 par Pierre Caillault

Asrock est aussi de la partie pour le lancement de nouvelles cartes mères en socket FM2. En tout la marque lance 5 modèles: 1 en A85X (FM2A85X Extreme6), 3 en A75 (FM2A75 Pro4, FM2A75 Pro4-M, FM2A75M-DGS) et 1 en A55 (FM2A55M-DGS).


Le modèle phare, la FM2A85X Extreme6 est un modèle ATX doté d'un étage d'alimentation en 8+2 phases et de 3 connecteurs PCIe x16 pouvant fonctionner en x8/x8/x4. A ceci on ajoutera 2 PCIe x1 et deux PCI. Pour le stockage on retrouve 7 SATA 6Gbps fonctionnant en RAID 0,1,5,10. Enfin en tout on a droit à 6 ports USB 3.0: 4 gérés par l'A85X (2 en façade et deux sur l'arrière) et 2 gérés par un contrôleur ASMedia ASM 1042. Ce modèle devrait être disponible pour une centaine d'euros.


Et si vous étiez tentés par un modèle micro ATX en A75, faites bien attention à votre choix, les deux A75 de la marque n'étant pas vraiment égaux en terme de spécifications. La FM2A75M-DGS se rapprochant plus de du modèle micro ATX en A55 que de la FM2A75 Pro4-M. En effet, la Pro 4 dispose de 2 ports PCI Express x16 (x16/x4) au lieu d'un seul pour la DGS, gère 4 emplacements DDR3 (au lieu de 2), propose le son 7.1 (5.1 sur la DGS). Par contre, avantage à la DGS pour le stockage, avec 6 ports SATA 6Gbps au menu contre 5 sur la Pro 4-M.

Chez MSI, 5 FM2 dont une mini-ITX

Publié le 02/10/2012 à 15:42 par Pierre Caillault

Moins pléthorique que l'annonce Gigabyte, celle de MSI se contente de 5 modèles FM2: une ATX en A85X (FM2-A85XA-G65), une micro ATX en A75 (FM2-A75MA-E35) et deux en A55 (les FM2-A55M-E35 et FM2-A55M-E33), et une mini ITX en A75 (FM2-A75IA-E53). Toutes leurs caractéristiques comparées sont regroupées sur cette page


Toutes ces cartes mères sont équipées d'un unique connecteur PCIe x16, à l'exception de la seule ATX en A85X, la FM2-A85XA-G65. Toutefois dans son cas on notera la présence de seulement deux PCIe x16 fonctionnant en x16/0 ou x8/x8. Egalement à l'avantage du modèle ATX en A85X, le nombre de connecteurs SATA 6Gbps (8 en tout). Mais en ce qui concerne la connectique USB 3.0, le modèle A85X n'offre rien de mieux que les autres, avec 4 ports en tout.


Le modèle mini ITX sort un peu du lot, concurrence comprise. Bâtie autour d'un chipset A75 la carte est équipée d'un PCIe x16, de 4 connecteurs SATA 6Gbps et de 4 USB 3.0. Si elle adopte la même puce audio (ALC887) que le reste des modèles, A85X exclue (en ALC892), elle dispose cependant du Bluetooth et du WiFi N en standard.

Les prix publics évoqués pour ces cartes mères font s'étaler les prix de 49€ pour FM2-A55M-E33 à 109€ pour la FM2-A85XA-G65.

APU Virgo : additions maladroites

Publié le 02/10/2012 à 15:19 par Guillaume Louel

Les APU AMD Virgo (voir notre test) commencent à apparaitre petit à petit chez les revendeurs en ligne avec certains éléments de langages pour le moins curieux, issus au moins pour une partie des services marketing d'AMD.

Ainsi sur la fiche technique de l'A10-5800K, on aura pu lire "Jusqu'à 10 cœurs (4 CPU + 6 GPU)" et, encore plus troublant, "Processeur accéléré quadri-cœur AMD A4" et "Jusqu'à 4 cœurs (2 CPU + 2 GPU)" sur la fiche produit d'un APU A4-5300. Processeur, qui, pour rappel est une puce double cœur (1 module/2 cœurs). Bien entendu, la notion de cœurs a toujours été une des cibles préférées des services marketings des constructeurs, particulièrement du côté des GPU ou des unités d'exécutions SIMD sont considérées comme des cœurs mais nous n'avions pas vu jusqu'ici une addition aussi osée et, pour l'acheteur moyen, pouvant tant prêter à confusion.


Dans ce cas, les SIMD Engines, blocs de 16 unités vec4 (voir cet article sur l'architecture VLIW4) sont considérées chacun comme un "cœur". Une notation qui, ironie suprême, entre quelque peu en conflit avec la notion "usuelle" de cœur côté GPU lorsque l'on lit sur la même fiche produit que la partie GPU de l'A10-5800K est équipée de 384 cœurs. A croire que présenter l'A10 comme un 388 cœurs était un pas de trop…

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