Actualités informatiques du 16-03-2016
- GDC: Basemark et Crytek annoncent VRScore
- Ashes of the Singularity offert par AMD
- Des adaptateurs U.2 chez Addonics
- NVMe PCIe x4 Samsung à 3.2 Go /s
- GDC: Autre exemple DX12 avec Quantum Break
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GDC: Basemark et Crytek annoncent VRScore
Basemark et Crytek ont annoncé à la GDC un nouveau benchmark destiné principalement à la réalité virtuelle. VRScore, c'est son nom, est issu d'un partenariat stratégique mis en place l'an passé entre les deux sociétés. Comme vous pouvez vous en douter, il est basé sur le CryENGINE accompagné par le framework de Basemark pour mesurer et reporter les performances.
VRScore, proposé exclusivement sur PC, supporte DirectX 11 et DirectX 12 et exploite une scène de complexité moyenne, nom de code Sky Harbor, représentative de ce qui peut se faire en jeu. C'est assez différent de ce que peuvent proposer les benchmarks graphiques classiques qui en général poussent la qualité graphique à un niveau plus élevé, quitte à faire appel à des options au coût disproportionné. Dans le cadre de la réalité virtuelle le but est de proposer un benchmark capable de tourner à 90 fps. La présence d'un HMD (Head Mounted Device) sur le système est optionnelle pour la mesure des performances. Trois tests principaux seront proposés : VR interactive, VR non-interactive et VR audio.
Mais réalité virtuelle oblige, VRScore ne se contente pas de mesurer les performances. Il note la capacité à maintenir une expérience aussi confortable que possible, ce qui inclut la latence d'affichage. Pour cela, Basemark a dû développer un matériel spécifique, le VRScore Trek. L'objectif était de pouvoir proposer un système simple et bon marché. Après différents essais, Basemark estime avoir mis au point une solution plutôt élégante basée sur 2 photodiodes dont le signal est transmis au PC via l'entrée micro. De quoi pouvoir mesurer la latence de l'application au photon, les frames passées ou dédoublées et observer la latence pour chaque oeil, qui pourrait être différente sur certains HMD avec certaines techniques de rendu.

Il suffit de placer les diodes à proximité d'une dalle ou des lentilles d'un HMD pour permettre au système de juger de la latence via l'affichage d'images de couleurs spécifiques. Basemark n'a pas pu nous en dire plus à ce sujet, l'aspect logiciel n'ayant pas encore été finalisé. Il sera cependant possible d'exploiter ce matériel pour juger de la latence des écrans classiques et des options spécifiques aux écrans FreeSync / G-Sync sont actuellement prises en considération.
VRScore est actuellement proposé en version beta aux partenaires de Basemark en vue de son évaluation. La disponibilité publique est annoncée pour juin 2016 avec des options gratuites et payantes. Il faudra passer par la version corporate pour bénéficier du Trek, pour un tarif qui reste à définir.
Ashes of the Singularity offert par AMD
AMD lance une offre Ashes of the Singularity pour les Radeon R9 380 et 380X. L'opération est valable jusqu'au 15 mai, dans la limite des stocks disponibles. Les GPU supérieurs ne sont pas concernés, mais les R9 390 et 390X profitent en ce moment de Hitman et les Fury et Fury X ont encore droit à Star Wars Battlefront.

Comme d'habitude cette offre n'est valable que chez les revendeurs partenaires d'AMD affichant l'offre. Ils vous fourniront généralement après le délai de rétractation un premier code qui permettra d'obtenir auprès d'AMD un second code pour télécharger le jeu.
Des adaptateurs U.2 chez Addonics
Addonics annonce la disponibilité de toute une famille d'adaptateurs destinés aux SSD U.2 (ou SFF-8639). Comme le format M.2, le format U.2 permet d'utiliser 4 lignes PCIe là où le SATA Express se limite à 2 mais il n'est que peu intégré sur les cartes mères… tout comme sur les SSD puisque côté grand public seul l'Intel 750 en 2.5" y fait appel à ce jour.

On commence par l'ADM2SF8643 qui permet d'obtenir un connecteur SFF-8643 depuis un port M.2 pour 16$, tarif auquel il faudra ajouter celui du câble SFF-8643 qui n'est pas fourni. L'ADSF8643PX4 reprend le même principe mais cette-fois depuis un port PCIe, il coute 19$.

Enfin si vous n'avez pas envie d'un câble vous pouvez passer l'AD25NVMPX4 à 36$ qui nécessite toujours un PCIe mais sur lequel on branche directement le SSD… mais dans ce cas pourquoi ne pas prendre directement, dans le cas de l'Intel 750, le SSD en version carte fille ? Voilà tout le problème du U.2, qui a du mal à prendre place entre les SSD au format M.2 et ceux au format carte fille PCI Express. C'est toujours mieux que le SATA Express mort-né me direz-vous… !
NVMe PCIe x4 Samsung à 3.2 Go /s
Samsung Japon a organisé un évènement autour de ses SSD au cours duquel il a dévoilé quelques nouveautés. On commence par un nouveau contrôleur NVMe PCIe x4 dénommé Polaris (comme la nouvelle architecture AMD) et qui équipe deux nouveaux SSD professionnels au format M.2, les SM961 et PM961.
Le SM961 utilise de la V-NAND MLC et peut atteindre 3200/1800 Mo /s en lecture/écriture séquentielle et 450K/400K IOPS en lecture/écriture aléatoire 4K. Le PM961 est associé à de la V-NAND TLC et peut atteindre 3000/1150 Mo /s et 360K/280K IOPS. A titre de comparaison le contrôleur précédent Samsung UBX associé à de la V-NAND MLC permettait au Samsung 950 Pro d'atteindre 2500/1500 Mo /s et 300K/110K IOPS. Alors qu'UBX intégrait 3 coeurs Polaris passe à 5 coeurs, Samsung en a également probablement profité pour utiliser un process plus fin (32nm pour UBX). Au passage la capacité maximale de ces SSD M.2 passe à 1 To contre 512 Go pour le 950 Pro. Il est probable que ces SM961 et PM961 servent de base à de futurs "960 et 960 Pro".
Autre nouveauté intéressante, le PM971 qui intègre au sein d'un même packaging BGA jusqu'à 512 Go de V-NAND MLC et un contrôleur PCIe x2 dénommé Photon. Avoir un SSD à ce format n'est pas une première mais la capacité et les performances sont cette fois impressionnantes vu le format : 1500/600 Mo /s en séquentiel et 190K/150K IOPS en aléatoire !
GDC: Autre exemple DX12 avec Quantum Break
Après un premier exemple de portage DirectX 12 avec Hitman, nous avons pu assister à une seconde session présentée par Remedy au sujet de Quantum Break dont le moteur Northlight est également passé à la nouvelle API de Microsoft. Une présentation qui pourrait être résumée par "tout ça pour ça"…
Bien que Quantum Break soit annoncé comme une exclusivité Windows et DirectX 12 sur PC, le moteur Northlight est une évolution du moteur maison introduit avec Alan Wake qui à sa base supporte bien DirectX 11. C'est cette base DirectX 11 qui a été portée vers DirectX 12 tout d'abord sur Xbox One, ce qui a représenté le plus gros du travail, et ensuite sous Windows 10. Remedy insiste bien sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une réécriture complète et qu'il y a donc encore pas mal de marge pour mieux profiter de la nouvelle API.

S'il y a un point sur lequel Remedy a insisté c'est sur la difficulté que représente l'optimisation des performances au niveau du GPU avec DirectX 12. Parvenir à égaler les performances GPU obtenues sous DirectX 11 demande beaucoup de travail. Comme nous l'avons expliqué plusieurs fois, les drivers AMD et Nvidia bénéficient de plusieurs années d'optimisations et autres astuces dédiées à maximiser les performances GPU. Pas simple de faire de même pour les développeurs de jeux vidéo. Plutôt réaliste face à cette tâche, Remedy est ainsi plutôt satisfait d'avoir pu égaler les performances DirectX 11 pour les GPU Maxwell ainsi que pour les Radeon.
Concernant les performances CPU, la situation est totalement différente et DirectX 12 permet d'obtenir des gains assez facilement. Reste que tous les jeux ne sont pas limités par le surcoût des commandes de rendu. S'ils peuvent se contenter d'un nombre réduit pour ces dernières à travers une organisation efficace du rendu, il n'y a pas réellement de gain important à aller chercher. Pour Quantum Break, c'est ainsi un petit gain de 5 à 10% qui a été obtenu.
Un tel travail de développement pour si peu de bénéfices a de quoi soulever des questions, mais pour Remedy il s'agit d'une première expérience avec DirectX 12, d'une phase d'apprentissage nécessaire. Et d'un bon moyen pour Microsoft de pousser les joueurs à migrer vers Windows 10.
Vous pourrez retrouver l'intégralité de la présentation de Remedy ci-dessous :















































