Actualités disques durs
Ramdisk abordable chez Gigabyte
Disque dur flash de 176 Go
Disque PMR dans un lecteur MP3
SATA-II & 16 Mo de cache chez Western
Samsung second sur le SATA-II
1er test de l'i-RAM de Gigabyte
HKEPC est le premier à avoir pu tester l’i-RAM de Gigabyte, qui est pour rappel une carte PCI faisant office de Ramdisk et qui accepte jusqu’à 4 Go de DDR200 qui sont connectés au système via une interface SATA.
Les performances affichées par l’i-RAM correspondent à celles fournies par Gigabyte que nous avions commentés dans cette actualité.
Par rapport à un disque 7200.7 80 Go en SATA, on passe par exemple de 4122 à 57699 au test disque dur de PCMark04, ou encore de 35200 à 191000 sous le test disque dur Winbench99. Les résultats affichés sous HD Tach sont très bon puisque la lecture séquentielle s’effectue à 131.2 Mo /s, et que le temps d’accès affiche surtout un très joli 0.1ms. En fait c’est surtout ce temps d’accès qui explique les très bonnes performances l’i-RAM en applicatif, puisque le débit ne baisse quasiment pas même si les données ne sont pas lues de manières séquentielles, ce qui n’est pas le cas avec un disque classique.

Il ne faut toutefois pas perdre de vue que si le « disque dur » ne sera du coup plus le facteur limitatif si il est constitué d’un i-RAM, d’autres facteurs interviennent sur les performances même dans des cas ou le disque dur est utilisé. Par exemple, si le chargement de Windows prends 13,17 secondes, il n’est pas 10 fois plus rapide sur l’i-RAM : on tombe à 6,42 secondes.
HKEPC a aussi évalué l’autonomie. Pour rappel, elle est censée être illimitée PC éteint tant qu’il reste connecté au secteur, les 375 mA disponibles par le 3.3V AUX pour le PCI suffisant à maintenir les données contenues dans les 4 Go de mémoire d’après Gigabyte. En cas de coupure ou de transport du PC, Gigabyte annonce une autonomie de 16h du fait de l’intégration d’une batterie sur la carte, cette batterie se rechargeant en approximativement 5 heures.
En pratique ces dires sont vérifiés. Par exemple, après avoir retiré l’i-RAM du PC pendant 12 heures, les données sont toujours là. Le même test d’une durée de 24 heures entraîne par contre et logiquement une perte définitive des données. Il en va de même si l’on s’amuse débrancher la batterie alors que l’i-RAM n’est pas alimenté par le PCI, ou si on retire une ou des barrettes mémoire ce qui est tout à fait logique.
Même si il est difficile de conclure sur un tel produit dans une utilisation sur le long terme, l’i-RAM semble tenir ses promesses, avec les limitations qui sont bien sûr inhérentes à ses caractéristiques. La première d’entre elle se situe au niveau de la capacité, soit 4 Go. De même, une batterie n’est pas inusable et pour le moment il ne semble pas y avoir de système de surveillance du niveau de charge.
Les têtes brûlées verront dans l’i-RAM un disque système, les passionnés un disque temporaire (pour le swap ou des fichiers de travail) et les autres ... un gadget.
Hitachi et l'enregistrement perpendiculaire
Nous avons pu nous entretenir avec Hitachi au sujet du PMR (Perpendicular Magnetic Recording), la nouvelle technique d’entregistrement qui viendra supplanter l’actuel LMR (Longitudinal Magnetic Recording).
Première chose, depuis le mois de décembre 2004, une centaine de disques utilisant cette technologie sont en test chez les différents partenaires d’Hitachi. Il s’agit de disques 2"1/2 dotés de 2 plateaux de 50 Go, soit une densité qui n’a rien d’exceptionnelle pour le moment. Le premier produit commercial utilisant la technologie PMR, prévu pour la fin de l’année, sera lui aussi un disque 2"1/2, mais avec une densité bien supérieure. Même si Hitachi n’a pas souhaité nous donner plus de précisions, on peut en fait s’attendre à quelque chose de comparable au futur Momentus 5400.3 de Seagate qui atteint les 160 Go via deux plateaux de 80 Go, contre 120 Go via deux plateaux de 60 Go dans le meilleur des cas actuellement.
Quid des disques 3"1/2 ? Dans un premier temps, Hitachi n’envisage pas de les passer au PMR, préférant se concentrer sur les disques pour portables qui ont plus besoin de cette technique afin de voir leurs capacités augmenter sans que ce soit le cas du nombre de plateaux. On devrait ainsi voir une nouvelle génération de disques LMR avant l’arrivée des premiers disques PMR. Grâce à cette nouvelle technique, Hitachi espère lancer d’ici à fin 2006/début 2007 un disque de 1 To, capacité qui sera atteinte à priori via 5 plateaux de 200 Go. A titre de comparaison, on atteint actuellement dans le meilleur des cas 500 Go sur le 7K500 annoncé en janvier et qui est disponible depuis peu.
Dans un premier temps, en 2005-2006, Hitachi envisage d’utiliser des densités de l’ordre de 18,75 Go par pouce², ce qui devrait permettre de produire des disques 2"1/2 de 160 Go et des Microdrive de 15 Go. Viendront ensuite les 28,75 Go par pouce² en 2007/2008, qui permettront d’avoir des Microdrive de 20 Go, des disques 3"1/2 de 1 To et des disques 2"1/2 de 240 Go. D’ici à 5 ans on devrait atteindre les limites théoriques de la technologie PMR, soit 62,5 Go /pouce² : 500 Go en 2"1/2, 2 To en 3"1/2 et 40 Go en Microdrive seront alors possibles. D’ici à 10 ans, diverses technologies venant se rajouter au PMR, telle que le patterned media ou le thermally assisted recording, pourraient permettre d’atteindre une densité de 125 Go / pouce².
En dehors du PMR, Hitachi dit observer les technologies concurrentes tels que les « disques » flash, domaine dans lequel Samsung s’est lancé il y a peu. En ce qui concerne l’amélioration des performances des disques desktop, il est peu probable que quelque chose soit fait pour le temps d’accès, par exemple en diminuant les dimensions des plateaux utilisés. Les gains proviendront donc directement de l’augmentation des débits qui découlera de l’augmentation de la densité. Concernant un éventuel disque 10 000 tpm SATA concurrent du Raptor, Hitachi s’est contenté de répondre que ce n’était pas prévu aujourd’hui. Et demain ?
Performances de l'i-RAM
Lors de notre première actualité sur l’i-RAM, nous vous avions donné un premier chiffre de performance communiqué par Gigabyte qui faisait état d’un débit de 115 Mo /s. On en sait aujourd’hui un peu plus sur les performances de la bête, Gigabyte ayant fourni des scores PCMark04 à Matbe.com . Le constructeur a également fourni les scores d’un « disque dur SATA standard » 7200 tpm, et nous avons rajouté les scores obtenus sur un Hitachi T7K250 250 Go et un Western Digital Raptor 740GD :

Comme vous pouvez le voir, Gigabyte a pris soin de prendre un disque aux performances plus que médiocres, marketing oblige (sic). Ce n’était pas très utile en soi étant donné les excellentes performances affichées par l’i-RAM, puisque de 2.38 à 10.5 fois plus rapide qu’un Raptor, qui ne pourrait rien faire même en stripping avec deux disques (performances doublées dans le meilleur des cas).
En fait le plus intéressant dans ces scores est de voir que selon les types d’accès les débits restent relativement constants sur l’i-RAM là ou les disques réels voient leurs performances chuter dès qu’il ne s’agit plus d’une simple copie de fichier. Ceci est clairement lié au temps d’accès de l’i-RAM qui sera bien moindre.
Pour rappel, l’I-RAM est une carte PCI faisant office de Ramdisk. Intégrant une puce FPGA (Field Programmable Gate Array) signée Xilinx programmée afin de faire office de convertisseur SATA vers DDR, elle se connecte au système par le port SATA. Les 4 Go de DDR200 sont ainsi considérés comme un disque dur SATA classique par le système.

Côté autonomie, elle est illimitée PC éteint tant qu’il reste connecté au secteur, les 375 mA disponibles par le 3.3V AUX pour le PCI suffisent à maintenir les données contenues dans les 4 Go de mémoire d’après Gigabyte. En cas de coupure ou de transport du PC, Gigabyte annonce une autonomie de 16h du fait de l’intégration d’une batterie sur la carte. Il faut espérer qu’un système de surveillance du niveau de la batterie sera intégré, ces dernières n’étant pas inusables.
Dans tous les cas, l’i-RAM est un produit qui semble intéressant, mais au delà du sensationnel il ne faut pas perdre de vue que sa capacité et le niveau de sécurité qu’il offre aux données (même si un disque n’est pas non plus à l’abris d’une panne) devrait fortement limiter ses applications pratiques.
Barracuda 7200.9 et Momentus 5400.3
Seagate lance une tripotée de nouveaux disques durs. Deux nouvelles gammes nous intéressent particulièrement : les Momentus 5400.3 et Barracuda 7200.9.
Le Momentus 5400.3 est le premier disque annoncé officiellement utilisant la technologie d’enregistrement magnétique perpendiculaire, qui devrait permettre de relancer la course à la densité. Pour débuter, Seagate nous propose donc un disque dur 2"1/2 pouvant atteindre 160 Go via deux plateaux de 80 Go, là ou on plafonnait actuellement à 120 Go via deux plateaux de 60 Go.
Disponibles en version Ultra ATA/100 ou SATA/150 NCQ, les Momentus 5400.3 sont dotés de 8 Mo de cache et seront disponibles en versions 40, 60, 80, 120 et 160 Go. Les plateaux tournent bien entendu à 5400 tpm, pour un temps d’accès et une nuisance sonore annoncés à 12.5ms et 25 dBA, ce dernier chiffre étant valable en rotation pour un disque simple plateau.
Le 7200.9 n’utilise pas encore l’enregistrement magnétique perpendiculaire, mais il permet à Seagate de réjoindre Hitachi en terme de capacité, soit 500 Go. Egalement décliné dans des versions 40, 80, 120, 160, 200, 250, 300, 400 et 500 Go, il disposera selon les versions de 2, 8 ou 16 Mo de cache. Côté interface on retrouve l’Ultra ATA/100 ainsi que le SATA/300 NCQ. Ces disques 7200 tpm affichent un temps d’accès de 8.5ms pour une nuisance sonore de 28 dBA en rotation.
Il faut noter que Seagate ne donne aucune indication sur la densité par plateau, ce qui nous pousse à croire qu’il n’y a pas eu d’amélioration de ce côté. Par rapport au 7200.8, les améliorations semblent donc être l’arrivée d’un disque doté de 4 plateaux de 125 Go, le 500 Go, ainsi que celle du contrôleur SATA/300 NCQ et des 16 Mo de cache.
Comme tous les disques Seagate depuis un an, ceux-ci seront bien entendu garantis 5 ans.
Attention toutefois à ne pas être trop pressé, pour rappel 6 mois ce sont écoulés par exemple entre l’annonce des Barracuda 7200.8 et leur disponibilité au détail en France … il faut espérer que cette fois le délai sera plus court !
500 Go chez Maxtor
Maxtor vient d’annoncer qu’il livrerait ses premiers disques 500 Go au cours du troisième trimestre. Le constructeur reste avare sur les caractéristiques de ces disques, et on sait juste qu’il s’agira de disques 3"1/2 7200 tpm aux normes SATA 3.0Gb et ATA 133. Hitachi est le premier à avoir annoncé un tel disque, le 7K500. C’était en janvier dernier, mais à ce jour le 7K500 n’est pas encore disponible en quantités ...


