Actualités cartes mères

CES 2011: Gigabyte lance la gamme G1-Killer

Tag : Gigabyte;
Publié le 17/01/2011 à 00:49 par
Imprimer

Gigabyte a profité du CES pour lancer une nouvelle gamme de cartes-mères. Si la gamme actuelle du fabricant connait un succès important, elle peut être vue comme quelque peu monotone, dans le sens où le design de l’ensemble des modèles est plus ou moins uniformisé. Pour s’attaquer à la niche des joueurs qui recherchent du matériel très haut de gamme, Gigabyte a voulu proposer quelque chose de différent, dont l’aspect visuel tranche avec le reste de ses produits.

De là est née la famille G1-Killer. Exit le bleu traditionnel et place au noir mat et au vert avec un système de radiateurs au look inspiré des armes à feu. Dans un premier temps, ce sont 3 modèles basés sur le couple X58 + ICH10R qui voient le jour : la G1.Assassin, la G1.Sniper et la G1.Guerrilla. Toutes supportent le tri SLI/CrossFireX, intègrent un contrôleur réseau Bigfoot Killer 2100 et des condensateurs de haute qualité pour le côté audio. Toutes les cartes intègrent un seul contrôleur USB 3.0 NEC mais lié à un hub, de manière à pouvoir proposer jusqu’à 8 connecteurs sur la première et jusqu’à 4 sur les deux autres.


Les modèles G1.Sniper et G1.Guerrilla partagent un même étage d’alimentation CPU de 8 phases alors que la G1.Assassin propose un étage d’alimentation plus évolué qui totalise 16 phases. Un contrôleur audio Creative 20K2 prend place sur les modèles G1.Assassin et G1.Sniper alors que la G1.Guerrilla se contentera de l’ALC889 de Realtek. Enfin, la G1.Assassin profite de son format XL-ATX pour supporter du quad CrossFireX avec des Radeon double slot. Notez qu’aucune de ces cartes n’utilise de switch NF200, elles se contentent donc de partager les 32 lignes PCI Express du chipset X58.

Le prix de ces cartes n’a pas été communiqué. Si cette gamme affiche un design très réussi et semble plutôt intéressante sur le plan des fonctionnalités proposées, il est étrange qu’elle s’attarde autant à la vieillissante plateforme socket 1366 et qu’aucun modèle P67 n’ait été présenté par Gigabyte.

CES 2011: cartes-mères Intel chez Sapphire

Publié le 11/01/2011 à 08:42 par
Imprimer

Cela fait déjà quelques années que Sapphire essaye d’intégrer le petit monde des fabricants de cartes-mères. Malheureusement, en étant limité à la plateforme AMD qui ne représente pas un marché énorme, il est difficile pour un nouveau venu de se faire une place au milieu des géants du secteur.

Sapphire a pourtant mis en place des moyens très importants, débauché des spécialistes chez la concurrence et entamé de nombreux projets. Avec les retards successifs de nombreuses plateformes AMD (Fusion, Bulldozer), Sapphire s’est retrouvé avec des ressources inutilisées et a décidé d’en consacrer une partie au développement de cartes-mères destinées à la plateforme Intel, soit au concurrent de son partenaire de toujours. C’est d’ailleurs pour cette raison que Sapphire a posé un embargo jusque la fin du CES sur ces nouveaux produits, pour ménager AMD en insistant uniquement sur Fusion durant le salon.

Dans l’immédiat, ce sont deux modèles que s’apprête à lancer Sapphire. Tout d’abord la Pure Black X58, une carte-mère destinée à la plateforme LGA1366 et qui supporte l’USB 3.0, le Bluetooth et le CrossFire X jusqu’à 4 cartes, mais sans support du SLI, les relations pour le moins éloignées avec Nvidia n’ayant pas permis à Sapphire d’en obtenir une licence (des hacks permettent cependant de contourner simplement cette limitation) :


Ensuite, la Pure Black P67 destinée aux CPUs Sandy Bridge. Par rapport au modèle X58, Sapphire a cette fois contourné le problème de la licence SLI en faisant appel à une puce Lucid, qui permet également de connecter 3 ports graphiques au CPU :


Avec une gamme de cartes-mères qui va s’enrichir et son poids au niveau des cartes graphiques, Sapphire compte bien faire le forcing pour obtenir une disponibilité aussi large que possible pour ces nouveaux produits.

P67 et LGA 1156, c’est possible !

Publié le 07/01/2011 à 16:11 par
Imprimer

ASRock a décidé de sortir du lot avec la P67 Transformer. Une énième P67 LGA 1155 me direz-vous ? Que nenni, en effet cette carte à l’originalité de combiner le dernier né des chipsets Intel avec "l’ancien" Socket LGA 1156 permettant d’accueillir les Core i3/i5 dual core 32nm "Clarkdale" ainsi que les Core i5/i7 45nm "Lynnfield". Voici un rappel des nouveautés du P67 par rapport au P55 :

- 8 lignes PCI-Express 5 GT /s (contre 2.5 GT /s)
- 6 SATA dont 2 SATA 6 Gbps (contre 0 auparavant)


Le gain en vitesse des lignes PCI-E risque toutefois d'être limité si la bande passante PCH <> CPU n'est pas doublée comme c'est le cas avec un CPU LGA1155, les CPU LGA1156 n'étant pas documentés comme supportant un DMI à 5 GT /s.

Bien entendu, vous serez peu nombreux à vouloir investir dans du LGA 1156 connaissant les gains offert par les nouveau Intel Sandy Bridge LGA 1155, mais ASRock a au moins le mérite de sortir des sentiers battus, quitte à déplaire à Intel !

La P67 Transformer intègre une alimentation 8+2 phases, 1 port PCI Express x16, 4 DIMM DDR3-1600 (DDR3-2600 via OC), 3 PCI-E x1, 2 PCI. La gestion de l’HD Audio est confiée à une puce Realtek ALC892, celle du réseau Gigabit à une puce PCI-E Realtek RTL8111E, alors que l’USB 3 est géré par un contrôleur Etron EJ168A (attention à la prononciation). Sur les 6 ports SATA du P67, 5 sont présent sur la carte mère, le dernier étant connecté à un eSATA. Le tout est géré par un bios UEFI AMI.

Z68 Express : P67 + H67

Publié le 07/01/2011 à 14:57 par
Imprimer

Comme vous le savez, sur LGA1155 il faut choisir entre deux chipsets Desktop :

- Le P67 Express
- Le H67 Express

Le P67 est le seul à donner accès aux réglages permettant d’overclocker le processeur, alors que le H67 est le seul permettant d’utiliser la puce HD Graphics intégrée au CPU. Afin de répondre à la demande de certains utilisateurs, Intel devrait lancer au cours du second trimestre un nouveau chipset destiné au LGA1155, le Z68.

Cette version brisera les limitations purement commerciales imposées par les P67 et H67 et permettra ainsi à la fois d’overclocker et d’utiliser en carte graphique primaire ou secondaire le HD Graphics. Il supportera également un système de SSD Caching qui sera introduit avec les pilotes Intel RST 10.5, c'est-à-dire une technologie permettant d’utiliser le SSD comme un gros cache pour le HDD. Reste à savoir si le SSD Caching sera limité au Z68, ce qui serait une nouvelle fois une limitation purement commerciale.

Voilà qui ne devrait pas simplifier la vie des fabricants de cartes mères, les références se multipliant. Fabriquer une carte mère Z68 coûtera plus cher, puisqu’en sus de l’éventuel surcoût demandé par Intel pour la puce, les cartes Z68 disposeront d’une connectique plus complexe que les P67 du fait de la gestion de l’IGP. Reste à voir si Z68 et P67 cohabiterons, ou si le P67 sera remplacé à terme par le Z68, ce qui fera payer à l’utilisateur finale une connectique IGP qu’il n’utilisera pas forcément ...

Caracs de 38 cartes mères P67 LGA1155 !

Publié le 07/01/2011 à 10:10 par
Imprimer

La sortie des nouveaux processeurs Core i5 et i7 et du chipset P67 est l'occasion pour les constructeurs de cartes mères d'une pléthore d'annonces de sorties de produits.

Leur point commun est bien évidemment le socket LGA 1155, mais ce ne sont pas moins de 38 modèles qui sont apparus chez ASRock, ASUS, Biostar, ECS, Gigabyte, Intel et MSI. ASUS est le plus prolifique avec 9 modèles à lui tout seul !

Nous avons récapitulé dans un tableau les principales caractéristiques d'une bonne part des cartes mères annoncées. Nous n’avons pas intégré les caractéristiques communes, comme la présence de 4 DIMM DDR3 par exemple.


Attention, le nombre de phase n’est pas directement comparable d’un constructeur à l’autre, voir parfois d’une gamme à l’autre chez ASUS, il est donné à titre indicatif. Comme sur P55, la présence d’un second port PCI-E x16 ne signifie pas que celui-ci est correctement câblé puisque sur 8 modèles ce dernier est relié en x4 au P67. Il s'agit toutefois de lignes 5 GT/s, contre 2.5 GT/s sur P55, et la bande passante n'est donc inférieure "que" de deux fois à celle obtenue en x8 sur le CPU. Reste par contre que la liaison entre CPU et P67 se fait à 2.5 Go dans chaque sens, et avec un câblage en x4 à 5 GT/s on monopolise donc 80% de cette bande passante! On salue donc ASRock, Intel et MSI qui ne proposent pas de modèles avec des ports x16 reliés en x4, au contraire d’ASUS, Biostar, ECS et Gigabyte.

Certains fabricants vont plus loin dans la gestion des ports PCI-Express en intégrant un pont PCI-Express. L’ASUS Maximus Extreme IV et la Gigabyte GA-P67A-UD7 font ainsi appel à un nForce 200. Avec 2 cartes, sur l’ASUS il faut utiliser le 1er et le 3è port qui sont alors connectés en x8 directement au contrôleur PCI-E du CPU. Avec 3 cartes, il faut utiliser le 1er qui est connecté en x8 directement au PCI-E du CPU et les 2è et 4è qui sont reliés en x16 au nForce 200, lui-même connecté en x8 au CPU. Le 3è port n’est alors plus fonctionnel. Chez Gigabyte le câblage est différent et les 4 ports sont fonctionnels en même temps puisque le nForce 200 est connecté en x16 au CPU, puis distribue les lignes aux ports 4 ports PCI-E via des switchs : 2x16, ou x16 et 2x8, ou 4x8.

MSI et ECS font pour leur part appel à un pont de chez Lucid, ce qui donne accès à la technologie multi-GPU de ce dernier mais barre l’accès au SLI, même 2-way. Le CrossFire X reste par contre supporté. ECS intègre une puce distribuant les 16 lignes du CPU en 2x16 ou 1x16 + 2x8. MSI va loin avec son impressionnante Big Bang Marshall qui intègre pour se faire de 8 ports PCI-E x16 ! L’implémentation exacte n’est pas connue mais on peut penser que MSI intègre deux puces Lucid, chacune reliées en x8 au CPU et offrant aux cartes graphiques de 2x16 à 4x8.

Attention, ces ponts PCI-Express ne multiplient pas les petits pains. Ainsi, 4 cartes connectées en x8 à un chip Lucid lui-même connecté en x8 au CPU disposeront chacune de la bande passante d’un port PCI Express x2 si elles fonctionnent à plein régime en même temps ! Partager 8 lignes PCI-E du CPU en deux peut encore avoir du sens, mais au delà l’intérêt parait limité. La plate-forme X58 LGA 1366 reste avantagée dans la gestion de nombreux ports PCI-E x16.

Côté UEFI, ASRock, ASUS, EVGA et MSI utilisent cette nouvelle norme afin de proposer des bios aux interfaces plus agréables. Intel tout comme Gigabyte conservent des bios à l’allure austère, ce qui n’est pas un mal pour tout le monde, mais ont tout de même intégré la possibilité de booter sur des disques de plus de 2.2 To partitionnés en GPT.

Côté HD Audio, Realtek est désormais en position ultra dominante, avec généralement l’ALC892 ou l’ALC889. Contrairement à ce que pourrait laisser penser leur dénomination, c’est l’ALC889 qui est le plus performant, affichant notamment un SNR sur ses sorties analogiques de 108 dB, contre 97 dB pour le 892. La partie réseau est également archi-dominée par Realtek, mais certains constructeurs intègrent tout de même la solution Intel intégrée au chipset. C’est le cas d’Intel bien sûr, mais aussi d’ASUS à partir de la P8P67 Pro. Certaines cartes vont plus loin en intégrant un second port Gigabit, et parmi celles-ci la P8P67 EVO fait figure d’exception puisqu’elle est la seule à intégrer un contrôleur utilisant le vieux bus PCI au lieu du bus PCI-Express.

L’USB 3.0 est un autre point ou les cartes se distinguent. Les cartes les plus bas de gamme ne l’intègrent tout simplement pas, alors que les implémentations les plus basiques font appel à un unique contrôleur, généralement un NEC mais parfois un Etron (ASRock, ECS) ou ASMedia (P8P67 LE). Certaines cartes vont plus loin en proposant 4 ports via deux contrôleurs, voir 3 contrôleurs comme ASRock sur ses cartes les plus haut de gamme. Le nombre le plus important de port USB est obtenu par les cartes combinant des contrôleurs NEC avec des multiplicateurs de ports VIA VLI810, avec 6 à 12 USB 3. Bien entendu, comme dans le cas des ponts PCI-E, il ne faut pas perdre de vue qu’il n’est pas possible d’utiliser tous les ports à pleine vitesse, le débit étant limité in-fine au niveau du contrôleur NEC.

Certaines cartes mères ne se limitent pas aux 2 ports SATA 6 Gbits offert par le P67 et intègrent 1 contrôleur Marvell 88SE120 ou 88SE128, ce dernier 28 supportant le RAID. ASRock en intègre même 2 sur ses cartes les plus haut de gamme ce qui permet d’avoir au total 6 ports SATA 6 Gbits sur la carte mère. Côté eSATA, les implémentations varient puisque dans certains cas on a droit à un JMB362 gérant deux eSATA 3 Gbits, et dans d’autres cas un Marvell 88SE120 gérant deux eSATA 6 Gbits. D’autres partagent SATA et eSATA, avec par exemple 3 ports SATA 3 Gbits et 1 ports eSATA 3 Gbits gérés par le P67, ou encore une puce additionnelle Marvell proposant un 1 SATA 6 Gbits et un eSATA 6 Gbits. On a parfois également droit au partage, c’est à dire un port SATA et eSATA se partageant le même port sur un contrôleur, ce qui implique donc de ne pas utiliser les deux simultanément.

Plus de la moitié des cartes intègrent un contrôleur IEEE 1394 / FireWire, généralement d’origine VIA, que ce soit le VT6308P (PCI) ou le VT6315N (PCI-E). De manière plus rare, on trouve le T.I. TSB43AB23 (PCI). Vous l’aurez noté, la plupart des cartes proposent des ports PCI, voir des contrôleurs PCI, alors même que ce vieux bus n’est plus géré par le P67. Afin d’assurer la transition, les constructeurs intègrent en fait un pont PCI-Express vers PCI, généralement l’iTE IT8892 ou l’IDT PEB383.

Top articles