Actualités processeurs
IDF: Initiatives pour les développeurs
IDF: Bay Trail, Broadwell et les 2-in-1
IDF: Intel lance les Atom Z3000
IDF: Intel lance les Xeon E5 V2
IDF: Broadwell, Quark, perspectives d'avenir pour Intel
Pour son futur AMD mise sur l'embarqué : roadmap
Après la roadmap serveur, AMD détaille ses plans pour 2014 dans le domaine de l'embarqué avec Adelaar, Bald Eagle, Steppe Eagle et Hierofalcon.
Pour redresser la société, ce n'est pas sur le segment PC traditionnel que mise la relativement nouvelle direction d'AMD menée par son CEO Rory Read. Ce marché stagne ou recule et est largement dominé par Intel qui a pris une avance considérable au niveau de l'efficacité de ses processeurs, notamment à travers un avantage technologique sur les procédés de fabrication.
Cela ne veut pas dire qu'AMD abandonne le marché PC, celui-ci reste primordial pour la société qui entend cependant bien essayer de profiter des développements qui y sont faits sur des marchés voisins en forte croissance. AMD a ainsi pour ambition de déplacer 40 à 50% de son chiffre d'affaires vers les périphériques ultra mobiles, les micro-serveurs, le graphique professionnel, l'embarqué et le semi-personnalisé. Un dernier point qui englobe par exemple les APU conçus par AMD pour les consoles de Sony et Microsoft.

Le marché de l'embarqué est vaste et représente en général des utilisations très spécifiques. Des composants taillés sur mesure peuvent être exploités, mais le coût de leur développement est devenu prohibitif et il est souvent bien plus intéressant d'opter pour une solution plus polyvalente à sa base. Que ce soient des panneaux d'affichages, des distributeurs, des systèmes multimédia dédiés aux voitures, des outils de diagnostiques ou des box internet, tous ont besoin de processeurs et ceux que conçoit AMD pourraient y trouver leur place.
Pour qu'un développement dans l'embarqué puisse se faire autour de composants "standards", AMD ne compte pas développer de puces spécifiques dans l'immédiat, il faut pouvoir assurer un support de qualité à ses clients, proposer des spécifications respectées à la lettre (notamment au niveau de l'enveloppe thermique), assurer une disponibilité dans la durée... Tout cela s'est mis en place progressivement et AMD espère en tirer des bénéfices grandissants avec sa gamme de 2014 dont les composants devraient être disponibles durant une fenêtre de 7 ans. 4 grandes familles sont prévues avec des puces dérivées du domaine grand public, à l'exception du SoC ARM qui est, lui, tiré du monde serveur.

AMD ouvrira le bal avec Adelaar, un GPU basé sur l'architecture GCN introduite avec les Radeon HD 7000. De quoi remplacer les Radeon E6460 (512 Mo DDR3) et E6760 (1 Go GDDR5) qui étaient basées sur les GPU Caicos (HD 6450) et Turks (HD 6670) avec une architecture plus moderne, notamment au niveau du calcul massivement parallèle. Les spécifications sont assez vague avec comme seuls détails 2 Go de GDDR5 et 72 Go/s de bande passante mémoire, de quoi pointer vers un GPU 128-bit. De toute évidence il devrait s'agir du GPU Bonaire introduit au printemps avec la Radeon HD 7790, qui devrait subir un renommage à la fin de ce mois. Plusieurs formats sont prévus pour Adelaar : des modules MCM (packaging avec mémoire intégrée) ou MXM (format mobile standardisé) et des cartes PCI Express.


Les futures APU passeront également à la sauce embarqué en commençant par Bald Eagle qui n'est autre que le très en retard Kaveri, également dénommé Berlin en version serveur. Evolution des actuels APU Trinity/Richland, Kaveri introduit un nouveau core x86 "haute performance" dénommé Steamroller ainsi qu'un GPU de type GCN dont le niveau maximal sera similaire à celui d'une Radeon HD 7750. AMD mentionne une nomenclature de type Radeon HD 9000 mais il est probable que le nom commercial final soit modifié pour suivre l'évolution à venir pour les Radeon grand public.
Le second APU, dans le segment basse consommation, est Steppe Eagle qui succèdera aux APU G-Series. Ceux-ci sont pour rappel dérivés de l'APU Kabini qui a introduit les petits cores x86 Jaguar. Steppe Eagle est de son côté le nom de code de la version embarqué de l'APU Beema qui succèdera l'an prochain à Kabini. Une évolution mineure, AMD mentionnant simplement le passage à des cores Jaguar+ et des fréquences en hausse.


Enfin, au second semestre 2014, le SoC ARM Hierofalcon sera introduit. Il s'agit d'un dérivé du SoC serveur Seattle qui intègre 4 ou 8 cores Cortex-A57 (ARMv8 64-bit), un contrôleur réseau 10Gb et une connectique PCI Express 3.0. Si l'interconnexion Freedom Fabric permettra à AMD de se démarquer sur la version serveur, la tâche sera probablement plus ardue pour Hierofalcon, de nombreux concurrents étant déjà très bien implantés dans le monde de l'embarqué en architecture ARM.
IDF: Mobilité et vie privée sur la route du futur
La keynote du dernier jour de l'IDF est généralement réservée aux perspectives d'avenir. Elle a été présentée de longues années durant par Justin Rattner, qui a cependant quitté son poste de Chief Technology Officer à la fin du mois de juin.

Justin Rattner était tout de même présent dans la salle
C'est donc Genevieve Bell, anthropologiste et directrice du laboratoire «Interaction and Experience Research» d'Intel qui a tenu cette keynote sur un ton résolument différent.

L'anthropologie n'est pas forcément la première discipline scientifique qui vient à l'esprit chez un fabricant de processeurs. Intel s'intéresse cependant de très prêt aux comportements humains pour essayer de comprendre les usages, les besoins et tenter d'imaginer le futur, ou au moins un futur où ses produits sont présents, si possible dans le maximum d'endroits.
Etudier les comportements actuels peut permettre d'orienter le développement de futurs produits, mais par moment certaines «études» mises en avant par Genevieve Bell ressemblaient plus à des évidences que de véritables réflexions à long terme sur l'avenir.
Un sujet sur lequel aucun doute ne persiste est l'omniprésence de la mobilité, marché sur lequel Intel tente de s'imposer. Genevieve Bell a rappelé que la notion de mobilité est assez vague, et finalement assez ancienne. Et dans le cas de la mobilité technologique, elle permet avant tout de répondre à nos besoins.

Un premier exemple concret de technologie mis en avant était le «wearable computing», illustré par un produit de Stretchable Circuits , une société créée pour exploiter certaines technologies développées par l'institut Fraunhofer. Il s'agissait ici d'une veste pour cycliste équipée de 64 leds pour permettre d'être mieux vu dans la nuit. La veste intègre également une connexion vers un smartphone et un accéléromètre pour moduler intelligemment l'intensité des LEDs.

Autre petite démonstration, un processeur équipé d'un accéléromètre et alimenté... par un verre de vin. Deux électrodes présentes dans le verre de vin servaient à alimenter le processeur par l'acidité du vin, à hauteur de quelques microwatts. Le but de la démonstration, au delà de l'aspect amusant était surtout d'insister sur le fait que le constructeur travaille sur des processeurs extrêmement basse consommation pour les usages embarqués et wearables.

Deux autres démonstrations ont attiré notre attention, la première utilisait l'accéléromètre d'un smartphone pour détecter la démarche de son propriétaire bloquer ou débloquer automatiquement le smartphone à la sortie de la poche. Une technologie purement logicielle qui répond en partie au problème des codes à entrer pour débloquer son smartphone, même si le niveau de sécurité apporté n'est pas particulièrement élevé.

La dernière démonstration concernait un logiciel développé par Intel pour analyser les questions de vie privée sur PC, smartphone et réseaux sociaux. Le logiciel indique le nombre de cookies et de trackers installés dans le navigateur, analyse les différents niveaux de permission des réseaux sociaux comme Facebook (il vérifie par exemple le niveau de partage des photos) et indique, sur plateforme Android, certains détails souvent masqués comme le nombre d'applications qui ont un accès à vos SMS ou d'autres données personnelles. Le but du logiciel est avant tout d'expliciter les problèmes de vie privée qui sont souvent assez peu compris par les utilisateurs, particulièrement de smartphones. On ne sait pas si le constructeur rendra disponible cet outil mais ce type d'initiatives est toujours intéressante.
Dossier : AMD FX 9590 : 5 GHz, ou pas, en test
En juin, AMD était fier de lancer le "premier processeur à 5 GHz", le FX 9590. Ce gros titre ne cache-t-il pas une réalité bien moins envieuse, qu'AMD a tenté de masquer en évitant de fournir ce CPU en test ?
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IDF: Bay Trail-D et M seront des Celeron et Pentium
Le lancement des Bay Trail-T s'est accompagné d'un lancement un peu plus discret de déclinaisons dédiées aux plateformes desktop et mobiles, les Bay Trail-D et Bay Trail-M.

Un wafer de Bay Trail se promenait, bien gardé, dans les allées du Moscone Center
Comme le sous entendaient les rumeurs en début d'été, Intel utilise bien les marques Celeron et Pentium pour ces processeurs vendus sur d'autres marchés sous le nom d'Atom. Durant nos briefings, les interlocuteurs d'Intel ont insisté vouloir effacer l'image par laquelle l'Atom évoque l'entrée de gamme (et le passé des netbook/nettop), même si les marques Celeron/Pentium ne sont pas forcément beaucoup plus positivement évocatrices !
Côté desktop, trois modèles ont été annoncés, le Pentium J2850, Celeron J1850 et Celeron J1750 dont les caractéristiques officielles n'ont toujours pas été postées, mais que vous pouvez retrouver dans cette news. On retrouvera à la fois des quad core en Pentium et en Celeron, ce qui n'est pas particulièrement lisible pour l'acheteur potentiel.
Quatre modèles seront également lancés en version mobile là encore on retrouvera un mélange de Pentium et Celeron avec le Pentium N3510, Celeron N2910, N2810 et N2805.
Nous essayerons de confirmer exactement leurs caractéristiques dans la journée, mais l'on peut voir avec ces annonces une volonté de répondre à un problème de logique de gamme que nous avions pointé lors du lancement des Kabini d'AMD. En face de ces puces, Intel ne proposait que des Celeron 35 watts, gardant ses TDP plus bas pour des machines plus chères (type ultrabook) tandis que l'ancienne génération d'Atom n'était plus compétitive.
En opérant ce changement de nom, Intel apporte des produits potentiellement compétitifs sur le plan des caractéristiques (que l'on attends toujours !) et essaye également d'éviter une rechute du «problème netbook» qui avait dévalué aux yeux des acheteurs la perception du prix d'un PC portable, problème dont Intel et le reste de l'industrie tente de s'extirper en rajoutant des fonctionnalités tactiles aujourd'hui (et l'insistance profonde dans les allées du salon sur le fait que les machines 2-en-1 représentent l'avenir).
IDF: Google, nouveau partenaire privilégié
Au delà des annonces côté matériel, la seconde keynote d'Intel a été l'occasion de parler des partenaires côté système d'exploitation. Si quelques minutes auront été passées sur le cas Microsoft, qui s'est notamment félicité d'avoir écouté sa communauté de développeur en publiant - hier - la version RTM de Windows 8.1 sur Technet et MSDN (Microsoft ne souhaitait pas livrer cette RTM en avance aux développeurs, avant de changer d'avis sous une certaine pression), la majeure partie de l'attention était autour d'un autre éditeur de systèmes d'exploitation : Google. Les deux systèmes de la marque ont été amplement mis en avant, avec les différentes initiatives d'Intel côté support.

Commençons par Android ou plusieurs axes de contributions importants ont été mis en avant. Intel a indiqué avoir plus de 1000 développeurs qui collaborent au développement de diverses parties du système. Outre le noyau et les pilotes, deux points particuliers ont été évoqués, à commencer par le développement d'une version 64 bits d'Android, quelque chose qui concerne uniquement Intel à court terme car pour rappel, les processeurs ARM sous Android restent encore des processeurs 32 bits (ARMv8, la version 64 bits n'est pas attendue avant 2014, même si Apple à annoncé hier pour rappel un SoC ARM 64 bits pour l'iPhone 5S).

L'autre axe de développement concerne la question des applications natives. Si Java reste le langage privilégié sous Android, il est également possible de compiler des applications natives. Et si le NDK permet de compiler à la fois pour ARM et x86, la majorité des applications existantes ne ciblent que les processeurs ARM. Intel propose une couche d'émulation pour ces applications mais essaye de multiplier les partenariats pour inciter au développement x86 natif. Intel avait invité Gameloft pour montrer la dernière version de son jeu de course, Asphalt 8, lancé dès aujourd'hui sur Google Play en version native x86.

ChromeOS était également à l'honneur et de la même manière, Intel a mis en avant ses contributions au système d'exploitation de Google, certaines étant indirectes. Intel contribue en effet principalement au noyau Linux pour ses pilotes, mais participe aussi aux projets WebKit/Blink par exemple côté navigateurs.

Au delà de ces initiatives, quatre machines sous ChromeOS ont été annoncée. Chez HP, Acer et Toshiba, il s'agissait de Chromebook sous Haswell. La quatrième machine proposée par Asus est la plus originale : elle prend le nom de Chromebox et il s'agit, un peu à la manière d'un NUC, d'une machine desktop très compacte. On ne sait rien du prix et de la disponibilité des divers modèles, qui ne devraient pas être annoncés avant le mois prochain.

Notez enfin que Sundar Pichai, Senior Vice President de Google en charge de ChromeOS et d'Android est passé sur scène pour parler rapidement des relations entre sa société et Intel. Un signe de plus de la volonté de la firme de Santa Clara de miser sérieusement sur d'autres écosystèmes que ceux de Microsoft.


