Actualités processeurs

Résultats Intel pour le troisième trimestre

Tags : Intel; Résultats;
Publié le 14/10/2015 à 15:36 par
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Intel publiait hier soir ses résultats financiers pour le troisième trimestre. Le constructeur a réalisé un chiffre d'affaire de 14.5 milliards de dollars ce trimestre, pour un bénéfice net de 3.1 milliards. Par rapport au troisième trimestre 2014, cela représente une baisse de 100 millions sur le CA et 200 millions sur le bénéfice, ainsi qu'une baisse de 2% sur la marge brute qui reste haute à 63%.

Dans le détail, l'activité serveur porte les résultats d'Intel, en hausse de 12% par rapport à l'année dernière tandis que la division « client » baisse de 7%. Un chiffre qui n 'est pas surprenant puisque Gartner avait annoncé il y a quelques jours  que les ventes de PC étaient en baisse de 7.7% ce trimestre par rapport à l'année dernière.

Les profits réalisés par la division « client » sont par contre nettement en baisse, de 20% par rapport à 2014. Mais à l'époque, on le rappellera, Intel séparait les résultats de sa division mobile (smartphones et tablettes, auteur de pertes fortes). Intel depuis a mélangé ces chiffres ce qui impacte ces résultats.

Durant une session de question/réponse pour les analystes financiers, il a été évoqué que la livraison de « certains équipements » particulièrement couteux a été repoussée de deux trimestres. Sur le 14nm, la question reste compliquée, Intel confirmant qu'ils ont eu des problèmes pour livrer leurs processeurs sur ce trimestre, sans pour autant s'attendre à ce que cela se traduise par une hausse massive de ventes sur le quatrième. Le « cout du 14nm » est également plus elevé qu'anticipé, ce qui veut probablement dire que les yields posent encore problème à Intel un an après le « lancement » du 14nm par le constructeur. La mise en ligne d'une usine 14nm en Irlande semble également avoir été problématique avec des yields encore plus mauvais si l'on en croit la CFO d'Intel, qui n'a pas indiqué si les problèmes étaient résolus.

On notera enfin une confiance sur 3D XPoint, le CEO Brian Krzanich s'attendant même à voir la technologie débarquer un peu partout, y compris dans le monde mobile et IoT. A la question de l'arrivée prochaine d'ARM sur le segment très profitable du serveur (particulièrement ce trimestre pour Intel !), à part des généralités sur le fait que la concurrence a toujours existée, aucune information intéressante n'aura été dévoilée.

24 cœurs ARMv8 en socket chez Qualcomm

Tags : ARM; ARMv8; Qualcomm;
Publié le 13/10/2015 à 17:02 par
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Qualcomm a annoncé la semaine dernière  la disponibilité de systèmes d'évaluation de sa future plateforme serveur ARM. Qualcomm fait partie des sociétés qui vont tenter en 2016 et 2017 de faire entrer en masse les processeurs ARM dans le monde du serveur, dominé aujourd'hui par le x86 qui représente 80% du marché en revenus. Il s'agit d'un marché juteux et en progression, 50 milliards de dollars sur l'année 2014 qui attire forcément les convoitises.

D'autant que les architectures serveurs non x86 (type RISC) ne représentent plus aujourd'hui que 20% du marché, en déclin constant depuis de nombreuses années. Et si AMD a été présent au milieu des années 2000 avec l'offensive Opteron, leur part de marché sur le segment serveur x86 est pratiquement insignifiante aujourd'hui, largement sous les 5% même s'il est compliqué d'avoir des chiffres précis.

ARM travaille depuis des années derrière cette offensive sur le serveur, clamant que leur architecture pourrait réduire le cout d'achat et les performances par watts par rapport aux offres x86 existantes. Des affirmations toujours discutables bien entendu, mais petit à petit les briques nécessaires à l'offensive se mettent en place. ARMv8, l'architecture 64 bits avait été annoncée en 2011 et si les premiers cœurs développés par ARM, les Cortex A57 ont globalement déçu, le potentiel de l'architecture a été démontré par des partenaires comme Apple qui ont développé leurs propre architecture compatible ARMv8 (voir cette actualité sur l'A9 d'Apple). ARM a annoncé un nouveau Cortex, l'A72 que l'on retrouvera l'année prochaine en 16nm ainsi qu'une version améliorée de son interconnexion (le CCI-500) qui devrait améliorer les performances du contrôleur mémoire, anémique sur l'A57.

Des standards ont également été mis au point par ARM et ses partenaires (dont fait partie AMD) pour spécifier un écosystème matériel unifié et mettre en place le nécessaire pour pouvoir gérer les questions de boot (via UEFI) et d'énumération système (ACPI). Les sociétés derrière les distributions Linux comme Canonical (Ubuntu), RedHat et Suse travaillent de leur côté à l'application de ces standards pour leurs distributions Linux. Vous pouvez retrouver plus de détails sur ces initiatives sur le site d'ARM .

Outre l'A72, la disponibilité en masse du 16nm en 2016 chez TSMC, Samsung et Global Foundries sera importante, de nombreux développements ayant ciblé ce process de fabrication un peu partout. La dernière pierre à l'édifice sera l'arrivée d'implémentations ARMv8 « custom » chez les constructeurs. Aujourd'hui seul Apple en produit en volume et en 16nm, mais l'on sait que Samsung travaille de son côté sur une architecture custom. AMD proposera de son côté le K12, son architecture ARM custom dédiée aux serveurs en 2017 (il s'agissait d'un des deux projets repris par Jim Keller qui avait travaillé préalablement sur l'ARMv8 d'Apple).


Ce qui nous amène aujourd'hui à l'annonce de Qualcomm. La société ne rentre pas dans le détail mais a indiqué qu'elle a rendu disponible une version de développement de sa future plateforme serveur, qui inclut un SoC ARMv8 incluant pas moins de 24 cœurs. Le SoC est fabriqué en 16nm et est placé sur un socket particulièrement large (type LGA !). En plus des cœurs ARM, il inclut toute l'interconnexion nécéssaire à savoir PCI Express ou encore stockage, ce qui explique le nombre de pins élevés. Qualcomm a fait la démonstration d'un environnement Linux complet pour serveur web (LAMP : Linux, Apache, MySQL, PHP) gérant en prime la virtualisation. Techniquement on ne sait pas quel type de cœurs est inclus même si Qualcomm travaille sur « son » implémentation ARMv8 depuis un petit moment et qu'elle sera dans la version finale de ce SoC, le nombre de cœurs n'est également pas définitif.

Il s'agit donc d'une étape de plus pour l'écosystème ARM qui devrait trouver sur serveur une porte d'entrée grande ouverte, grâce à Linux et l'open source qui rendent le jeu d'instruction accessoire. Un marché beaucoup plus facile que le marché du laptop/desktop qui reste contrôlé en grande partie par Microsoft dont les affinités avec Intel sont, faut-il le rappeler, historiques. Reste à voir si Qualcomm pourra s'y faire une place, et quand, aucune date de disponibilité n'est annoncée, sachant que la concurrence devrait être féroce, surtout si l'A72 tient ses promesses.

Des sociétés comme Mediatek qui proposent les IP ARM fabriqués chez TSMC à des prix extrêmement serrés pourraient décider d'entrer également sur ce marché même si la marche sera forcément grande pour la société, elle pourrait cependant s'allier d'autres sociétés. AMD est de loin la société qui dispose de la plus grande expérience du monde du serveur dans l'écosystème ARM, reste à voir si, à l'image de Zen sur X86, le K12 ARM sera lui aussi dans les temps !

AMD lance ses Carrizo Pro

Tags : AMD; APU; Carrizo;
Publié le 05/10/2015 à 17:40 par
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AMD a lancé la semaine dernière la déclinaison « Pro »  de ses APU mobiles Carrizo. La gamme Pro d'AMD est destinée aux entreprises en proposant des fonctionnalités et des services spécifiques comme une garantie étendue à 36 mois, et une disponibilité des plateformes garanties pour 18 mois. On retrouve également d'autres fonctionnalités type de gestion de parc (via le protocole DASH, plus de détails ici dans ce PDF ) ainsi qu'un panneau de contrôle spécifique  pour une gestion directe (mais qui fonctionne sur toutes les APU Carrizo, y compris non Pro).


Quatre modèles d'APU mobiles Pro sont lancés et l'on retrouvera sans surprise des caractéristiques identiques aux modèles « consumer » qui avaient été annoncés en juin. Les P deviennent des B et l'on notera que le FX s'est transformé en A12. Pour le reste il s'agit de puces identiques.

Pas de SGX sur les premiers Skylake !

Tags : Intel; SGX; Skylake;
Publié le 05/10/2015 à 15:58 par
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Intel vient de publier un PCN  (Product Change Notification) concernant les tout fraichement lancés processeurs Skylake. Ce PCN indique l'arrivée de nouveaux S-Spec (un nouveau modèle) pour tous les processeurs Skylake disponibles actuellement sur le marché. Les nouvelles puces apporteront le support de SGX, une technologie présentée à l'IDF par Intel comme étant une nouveauté de Skylake et que l'on pensait déjà présente dans les modèles actuels. Ce n'était cependant pas le cas.

 
 

SGX (Software Guard Extension) est une extension du jeu d'instruction x86 qui permet à un processus de créer des zones mémoires « protégées » (baptisées enclaves dans la spécification) auquel seul ce dernier aura accès. La technologie est censée protéger l'accès à ses zones à tout processus tiers (ce qui inclut les débogueurs par exemple). Techniquement SGX est censé être résistant aux attaques logicielles et « certaines » attaques matérielles (Intel n'en dit pas plus).

En pratique, les instructions SGX permettent de réserver des pages mémoires spécifiques, qui seront allouées et gérées directement par le processeur. Ces segments mémoires peuvent contenir à la fois du code et des données, et sont cryptés. Un système de validation permet de vérifier que le code SGX n'a pas été corrompu avant/durant son chargement. Typiquement un programme qui veut utiliser SGX démarrera normalement, puis chargera en mémoire un « blob » de données crypté qui sera transféré au processeur pour être exécuté dans l'enclave après avoir été validé par le processeur (une validation qui peut être basée sur une clef unique incluse dans chaque processeur). Le programme décide alors d'entrer en « mode enclave » pour exécuter du code protégé, ce qui implique un changement de contexte et de pile d'exécution. Il est possible enfin de quitter le mode protégé pour reprendre une exécution normale de l'application, dans ce cas les pages mémoires restent inaccessible a l'application tant qu'elle ne décide pas de rentrer de nouveau en mode enclave.


Sur le papier, SGX peut être intéressant pour certains types d'application ou l'on souhaite maximiser la confidentialité mais l'on peut aussi rapidement voir comment les procédés de validations, qui peuvent inclure la génération à partir d'une clef unique incluse dans chaque processeur, pourraient être facilement utilisés pour créer de nouvelles générations de DRM traquant individuellement les plateformes et leurs utilisateurs.

Reste que dans l'absolu, l'arrivée de ce nouveau S-Spec ne fait que rajouter un épisode de plus au lancement flou de Skylake. Le constructeur avait pour rappel lancé et mis en vente les versions K de Skylake le 5 aout sans communiquer à la presse de détails techniques contrairement à son habitude, et surtout sans publier les documentations techniques de ces puces, une première de mémoire récente (les traditionnelles datasheet). Il aura fallu attendre la fin du mois d'aout et l'Intel Developer Forum pour que le constructeur dévoile une partie des informations et publie enfin les datasheet . Certains détails comme les changements sur les ports d'exécution restent toujours aujourd'hui secrets.

D'un point de vue commercial le lancement de Skylake s'est aussi fait de manière heurtée. Si l'Europe a été correctement approvisionnée début aout en Skylake « K », cela n'a pas été le cas de tous les pays, y compris les Etats Unis ou les Core i7 6700K étaient rares. Des problèmes qui ont commencés à apparaitre en Europe début septembre, y compris sur les modèles non K lancés dans la foulée. On ne sait pas si ce changement de S-Spec est la raison derrière ce lancement et ces disponibilités hachées et plutôt inhabituelles pour Intel.

Le PCN indique que les « nouveaux » Skylake seront disponibles à partir du 26 octobre pour ses clients. Il ne s'agira pas d'un nouveau stepping même si le changement est matériel (« minor manufacturing configuration change » dans le langage Intel).

Microsoft rachète Havok

Tags : Havok; Intel; Microsoft;
Publié le 05/10/2015 à 13:18 par
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C'est par un de ses blogs que Microsoft a annoncé avoir racheté Havok. Pour rappel, Havok est un fournisseur de middleware qui propose des bibliothèques dédiées aux développeurs de jeux. La société est principalement connu pour sa bibliothèque de simulation de physique (résolution de contraintes, détection de collisions, etc) sur CPU, Havok Physics, particulièrement multithreadée et disponible pour de nombreuses plateformes.

D'autres bibliothèques sont disponibles comme Havok FX, une version GPU plus limitée de Physics, et d'autres plus spécifiques (destruction d'environnement, simulation de vêtements, intelligence artificielle, etc).


La société avait été rachetée en 2007 par Intel  au milieu d'une série d'initiatives dans leur ensemble peu fructueuses (on se souviendra de Larrabee) du constructeur pour percer dans le monde du jeu vidéo et de la 3D. Havok reste cependant excessivement populaire parmi les développeurs de jeux, utilisé notamment dans des franchises comme Assassin's Creed, Call of Duty, Halo ou encore Uncharted.

De nombreux titres, y compris exclusifs aux plateformes consoles de Sony (c'est le cas des jeux de Naughty Dog comme Uncharted et The Last of Us) utilisent aujourd'hui divers middleware Havok. Si Microsoft indique dans son communiqué qu'il continuera à proposer des licences pour les développeurs, des doutes planeront de facto sur les conditions de licence et de support des plateformes consoles concurrentes dans les années à venir. D'autres bibliothèques de simulation de physique sont disponibles aujourd'hui comme la très populaire et open source Bullet Physics (utilisé notamment dans les GTA IV et V) ou encore PhysX de Nvidia.

Microsoft évoque également le « Cloud » comme futur pour Havok, ce qui fera là aussi se poser des questions aux studios partenaires. La firme de Redmond avait présenté cet été Crackdown 3  en évoquant un monde multi joueur entièrement destructible via une simulation déportée sur le « Cloud ». Si une offre « Cloud » d'Havok est envisageable à l'avenir, l'idée de déporter la physique - qui requiert par définition une latence faible - sur le réseau est surtout un acte de communication pour Microsoft qui continue de souffrir du déficit de performances brutes de sa Xbox One face à la Playstation 4. Les deux consoles utilisent pour rappel des APU AMD semblables (8 cœurs Jaguar pour la partie CPU), avec un avantage net pour la version Sony sur la partie GPU qui comporte 18 CU contre 12 chez Microsoft, en plus d'utiliser de la GDDR5 au lieu de DDR3.

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