Actualités divers
80 PLUS Gold fanless chez Seasonic
80 PLUS Gold chez Corsair
Le Computex fête ses 30 ans
BDD o/c : Phenom II X6
Un 27'' 120 Hz chez ASUS
DDR3-2600 chez Corsair
Après la DDR3-2533 en mai, Corsair passe à la vitesse supérieure avec une nouvelle barrette Dominator GT destinée à la plate-forme P55, la GTX6. Pour arriver à cette vitesse Corsair a toutefois du faire une concession importante puisque la taille de la barrette passe de 2 à 1 Go. Corsair indique que la barrette est en fait spécifiée en DDR3-2625 seule et DDR3-2600 par paire, avec (screenshot à l’appui) la possibilité d’atteindre le mode DDR3-2976 avec un processeur refroidit au LN2. Une mémoire qui n’intéressera donc que ceux qui veulent se confronter aux records de fréquence !

Kit DDR3 24 Go DDR3-2000
G.Skill annonce un kit de 24 Go (6 x 4 Go) destiné à la plate-forme Core i7 LGA1366 atteignant la vitesse DDR3-2000 avec des latences de 8-9-8-24 ! Fonctionnant à 1.65v, ce kit destiné aux plates-formes extrêmes devrait être vendu à un tarif qui devrait l’être tout autant !

Computex: A-Data se lance dans les alims
A-Data qui jusqu’ici s’intéressait uniquement aux mémoires et autres périphériques de stockage a profité du Computex pour s’introduire sur le marché des alimentations. Le fabricant taïwanais a pour cela lancé la gamme Horus composée de modèles 550, 650, 750, 850 et 1200 watts (2 rails +12V), toutes certifiées 80+ Bronze. Ces alimentations modulaires ont la particularité d’intégrer un ventilateur à leds dont la couleur changera suivant le niveau d’utilisation : verte de 0 à 50%, bleue de 50 à 100% et rouge si elle dépasse les 100% de sa puissance nominale.



Computex: le retour des grosses alims ?
Si la tendance de la course à l’alimentation la plus puissante avait pu sembler s’arrêter au profit de l’amélioration de son rendement, il semblerait que cette tendance n’ait été que temporaire. Les grosses alimentations fleurissaient en effet à nouveau lors de ce Computex. Certes nous n’avons pas observé de nouvelle alimentation record, mais les modèles de plus de 1000 watts étaient nombreux et ces séries recevaient de nouvelles déclinaisons, comme chez Thermaltake qui introduit un modèle ToughPower 1350 watts certifié 80+ Argent au-dessus de son modèle 1200 watts mais en-dessous de la vieillissante 1500 watts.

Après avoir fait le nécessaire pour mettre en place des gammes certifiées 80+, la plupart des fabricants ont donc à nouveau décidé d’attirer l’attention avec des modèles plus puissants. Ces modèles plus récents profitent cependant des dernières avancées en terme de rendement. C’est par exemple le cas d’une nouvelle série chez Enermax qui arrivera à la fin de l’année avec des modèles 1100, 1300 et 1500 watts et avec un rendement qui devrait dépasser les 90% selon le fabricant qui nous a indiqué attendre avec impatience la certification 80+ Platinum.

Cette nouvelle série d’alimentations d’Enermax promet de combiner puissance et rendement extrêmes. Notez que son apparence finale pourra encore évoluer.
L’arrivée des GeForce GTX 400, qui battent des records de gourmandise pour des cartes mono-GPUs, n’y est pas étrangère et c’était d’ailleurs souvent un argument soulevé lorsque les nouvelles alimentations nous étaient présentées. Autre conséquence de ce retour de la course aux watts, certains fabricants ont décidé de s’écarter des chiffres ronds classiques. Ainsi il n’était pas rare de voir un modèle 900 watts subir un léger lifting et passer à… 920 watts. Raison invoquée avec franchise : c’est le moyen le plus facile de se démarquer de tous les modèles 900 watts concurrents. Jusqu’à ce qu’un autre fabricant affiche 921 watts au compteur bien entendu…
Computex: Glofo et les transistors en pétrole
Ce n’est bien entendu pas par hasard que Globalfoundries a choisi le Computex pour parler de ses plans et de ses ambitions. S’attaquer à TSMC, un de héros nationaux, avec pragmatisme et assurance sur ses propres terres est un message clair.

Douglas Grose, CEO de Globalfoundries, et Ibrahim Ajami, CEO d’ATIC, présentent un wafer fabriqué en 28 nanomètres.
Le fond souverain ATIC (Advanced Technology Investment Company) d’Abu Dhabi, qui a créé Globalfoundries sur base des usines d’AMD, était beaucoup plus visible cette année et son CEO, Ibrahim Ajami, a assuré une grande partie de la présentation. En l’écoutant expliquer sa stratégie, il devient vite évident que Globalfoundries est dans une situation très particulière qui justifie cette assurance. ATIC a des objectifs à long terme. Actuellement, Abu Dhabi vit principalement des revenus du pétrole, mais ces ressources ne sont pas infinies et l’émirat compte en partie sur une reconversion dans les nouvelles technologies pour son futur.
L’industrie des semi-conducteurs est très difficile. Au fur et à mesure que les technologies de fabrications évoluent, les coûts en R&D et en équipements de production explosent, à tel point que les petits acteurs déclarent tous forfait les uns après les autres. Seul un volume de production énorme permet encore de rentabiliser les technologies récentes. Pour Abu Dhabi, il s’agit là d’une opportunité. Très peu d’acteurs ont les reins assez solides que pour s’y risquer encore compte tenu des capitaux énormes qu’il faut y engouffrer, or les capitaux ne manquent pas dans l’émirat dont le but est justement de leur trouver une exploitation utile pour le futur. Un futur qui passe par la création d’un cluster technologique de haut niveau dans l’émirat. 3 km de terrains proches de l’aéroport ont déjà été sélectionnés par ATIC pour la première phase du développement de ce cluster.
La création de Globalfoundries permet à ATIC d’acquérir énormément de connaissances dans ce domaine et de développer une présence incontournable tant au niveau technologique que de la fabrication des puces électroniques. Il semble d’ailleurs évident qu’à terme une usine Globalfoundries sera créée à Abu Dhabi. Si la vision d’ATIC pour 2030 et au-delà entraine en partie un transfert technologique des Etats-Unis vers le Moyen-Orient, ce qui ne plait pas à tout le monde, elles donnent à Globalfoundries la possibilité de se développer sereinement qu’aucun autre partenaire n’aurait pu lui donner.
En ce qui nous concerne, nous sommes bien entendu impatients de voir ce que donnera le premier GPU fabriqué par Globalfoundries, ce qui pourrait arriver dès l’an prochain. Succès ou échec, cela ne changera cependant en rien la volonté d’ATIC de donner les moyens à Globalfoundries de prendre place au cœur de son projet ambitieux.


