Actualités processeurs
Core i3-7350K : Kaby Lake débride l'i3
Core i5-7600K et i7-7700K : pour quelques MHz de plus
Un mode jeu dans un prochain Windows 10 ?
Le 10nm de TSMC est bien à l'heure
1ers benchs tiers d'un AMD Ryzen !
Tous les AMD Ryzen seront overclockables
AMD a annoncé à l'occasion du CES que tous les processeurs de la gamme Ryzen seront overclockables via le coefficient multiplicateur. Le principe des FX est donc repris, une bonne nouvelle même s'il conviendra de voir l'étendue de la gamme Ryzen en pratique pour voir si il s'agit vraiment d'un plus par rapport à Intel. Par exemple de l'i7-6700K à l'i7-6900K tous les i7 proposés par Intel sont débloqués.

Comme indiqué dans notre actualité sur les chipsets AM4, AMD s'inspire tout de même d'Intel pour brider certaines fonctionnalités du processeur au travers de l'association avec le chipset. Seules les cartes mères basées sur des chipsets X370/X300/B350 permettront ainsi l'overclocking, et seules celles utilisant un X370/X300 permettront de dissocier les 16 lignes PCIe Gen3 de Ryzen en 2 groupes de 8 lignes PCIe Gen3 afin de profiter du CrossFire ou du SLI.
Les Pentium gagnent l'HyperThreading avec KBL
En sus des Core i7, i5 et i3, Kaby Lake a également été décliné par Intel sur la gamme Pentium. Trois nouvelles références ont ainsi fait leur apparition, ci-après en gras :
- Pentium G4620 : 2C/4T, 3 Mo LLC, 3.7 GHz, 51W, 86$
- Pentium G4520 : 2C/2T, 3 Mo LLC, 3.6 GHz, 51W, 86$
- Pentium G4600 : 2C/4T, 3 Mo LLC, 3.6 GHz, 51W 75$
- Pentium G4500 : 2C/2T, 3 Mo LLC, 3.5 GHz, 51W, 75$
- Pentium G4560 : 2C/4T, 3 Mo LLC, 3.5 GHz, 54W, 64$
- Pentium G4400 : 2C/2T, 3 Mo LLC, 3.3 GHz, 54W, 64$

Deux nouveautés sont à noter, d'une part la fréquence qui est en hausse de 100 à 200 MHz, mais surtout l'apparition de l'HyperThreading, une première sur la gamme Pentium ! Jusqu'alors cette technologie était exclusive aux i3 et i7, le fait d'en faire profiter les Pentium va permettra à ces derniers de proposer 4 coeurs logique au système ce qui aura un effet notable sur les performances.
Cela permettra également aux Pentium d'être plus à l'aise dans le domaine ludiques, certains jeux ayant un comportement erratique avec 2 coeurs, soit du fait de micro-saccades soit en ne se lançant carrément pas ! Côté iGPU les G4620 et G4600 sont dotés d'un HD Graphics 630 et sur le G4560 on a droit à un HD Graphics 610 avec deux fois moins d'unités d'exécution.
Que reste-t-il aux Core i3 Kaby Lake ?
- i3-7350K : 2C/4T, 4 Mo LLC, 4.2 GHz, 60W, 168$
- i3-7320 : 2C/4T, 4 Mo LLC, 4.1 GHz, 51W, 149$
- i3-7300: 2C/4T, 4 Mo LLC, 4.0 GHz, 51W, 138$
- i3-7100 : 2C/4T, 3 Mo LLC, 3.9 GHz, 51W, 117$
Et bien pas grand chose. Bien sûr les fréquences sont supérieures, le cache un peu plus gros et les Pentium ne gèrent pas l'AVX/AVX2 au contraire des Core i3. Cela ne sera que rarement problématique, mais par exemple sur x265 la version AVX2 est environ 20% plus véloce que la version SSE4 sur Skylake. Vu l'écart de prix cela constitue des concessions acceptables, et finalement ce sont ces Pentium qui sont les Kaby Lake les plus intéressants par rapport à leurs prédécesseurs ! Si la disponibilité des i7 et i5 est immédiate, celles des i3 devrait être plus large à partir de la semaine prochaine alors qu'il faudra a priori attendre la fin du mois pour les Pentium.
Ryzen 8 coeurs à 3,6 GHz - 3,9 GHz au CES
Jusqu'alors les fréquences des prototypes de Ryzen étaient relativement basses, ainsi le 2D3151A2M88E435/31N qu'avait pu tester CPC Hardware avait une fréquence de base de 3,15 GHz et un Turbo maximal de 3,5 GHz (ce que l'on peut voir en partie via la référence).

Lors du CES nos confrères de Hardwareluxx ont pu rapidement jeter un oeil aux propriétés Windows d'une machine d'AMD et découvrir que le processeur était cette fois un 1D3601A2M88F339/36N, fonctionnant à 3,6 GHz et avec un Turbo de 3,9 GHz soit des hausses respectives de 14 et 11%
Des fréquences qui dépassent donc celles d'un i7-6900K qui fonctionne de base à 3,2 GHz mais se situe en pratique entre ses fréquences Turbo 8C et 1C soit entre 3,5 et 3,7 GHz, et qui devraient permettre de combler quasi tout le retard qu'avait Ryzen sur ce processeur à une fréquence plus basse.
Voilà qui est prometteur !
Intel montre Cannon Lake et mise sur la VR
Intel a fait la démonstration lors de sa conférence du CES 2017 d'un ordinateur portable 2-en-1 annoncé comme équipé d'une puce Cannon Lake. Intel cherche ainsi à rassurer quant à la tenue de son planning en ce qui concerne le 10nm qui reste prévu pour la fin de l'année.

Rappelons que Cannon Lake ne sera décliné que sur mobile et en version 2 coeurs, afin de de viser le segment qui profitera le plus du passage au 10nm côté consommation mais aussi d'essuyer les plâtres de la montée en puissance du 10nm sur une petite puce après un lancement du 14nm pour le moins problématique. Il faudra a priori attendre un an de plus que le 10nm soit étendu à d'autres usages.
Par ailleurs Intel s'est surtout concentré sur la VR lors de cette conférence, même si en parallèle il a notamment annoncé son modem 5G (fonctionnant en sub-6 GHz et mmWave). Il a notamment été question de la mise en production du projet Alloy, un concept de casque mêlant réalité virtuelle et réalité augmentée, en fin d'année mais aussi de l'arrivée de la technologie de VokeVR dans l'Oculus Rift, elle qui officie déjà dans le Gear VR de Samsung.
VokeVR est une entreprise qui a développé une plate-forme de diffusion d'événements en direct et en réalité virtuelle, en s'appuyant sur un procédé de capture vidéo stéréoscopique propriétaire. Intel a fait l'acquisition de cette société il y a deux mois.
Alors que AMD fourbit ses armes autour de Ryzen, Intel semble donc négliger ce qui a fait sa force jusqu'ici, préférant se tourner vers ce qu'il considère comme l'avenir. Après avoir loupé le coche de la mobilité, Intel n'a sans doute envie d'être distancé également dans le secteur de la réalité virtuelle qu'il considère comme prometteur, mais il faudra plus qu'une conférence dédiée pour y parvenir !
SnapDragon 835 : 25% d'autonomie en plus ?
Qualcomm a levé le voile hier sur son prochain SoC à destination de la mobilité. Le SnapDragon 835 doit, sur le papier, améliorer à la fois les performances des smartphones et leur autonomie.
Du S835, on connaissait depuis novembre dernier le type de gravure 10 nm (10LPE FinFET de Samsung). Depuis hier, on en sait plus sur la future puce de Qualcomm, annoncée comme 35% plus petite que le S820 malgré ses 3 milliards de transistors.

Le Snapdragon 835 intègre huit coeurs Kryo 280 regroupés autour du modèle big.LITTLE, avec quatre unités fonctionnant à 2,45 GHz et disposant de 2 Mo de cache de niveau 2, et quatre autres tournant à 1,9 GHz (avec 1 Mo de cache L2).

Au passage, Qualcomm n'a pas vraiment donné de détails précis sur l'architecture qu'il utilise, mais semblerait avoir changé de modèle. Contrairement aux Snapdragon 820 qui intégraient une implémentation d'architecture "custom", Qualcomm utilise ici un nouveau type de licence accordée par ARM, nommée "Built on ARM Cortex". Le S835 pourrait ainsi être composé de Cortex personnalisés par Qualcomm : on peut supposer des Cortex A73 pour les coeurs big, et des A53 pour les coeurs LITTLE.
Selon Qualcomm, ces derniers seraient sollicités 80% du temps, d'où une baisse de consommation annoncée de 50% par rapport au nettement plus ancien S801.

L'Adreno 530 fait place au 540
Côté graphique, le S835 inaugure l'Adreno 540 sur lequel Qualcomm ne s'est pas franchement étalé, à part pour affirmer que le GPU était 25% plus véloce que son prédécesseur, l'Adreno 530, qui officiait sur les S801 et S820. Autre information tout de même : l'Adreno 540 est compatible avec l'Ultra HD Premium (HDR10), et est donc en théorie capable d'afficher 60 fois plus de couleurs que l'Adreno 530.

Autre apport lié à l'affichage, l'introduction de Q-Sync. Evidemment, cela sonne comme G-SYNC et FreeSync, et ce n'est pas un hasard. Le S835 permet en effet de caler la fréquence de rafraîchissement de l'écran sur le débit d'images produit par le GPU. Avec les gains potentiels que l'on connaît en termes de fluidité d'image.
Qualcomm tente également de mettre en avant la réalité virtuelle en proposant des optimisations pour le foveated rendering, afin de calculer le rendu de ce qui se trouve dans le champ de vision de l'utilisateur, en négligeant le reste de la scène, afin d'améliorer les performances.
L'Adreno 540 supporte enfin OpenGL ES 3.2, OpenCL 2.0, Vulkan et DirectX 12 et décode de les H.264 et H.265 en 4K à 60 fps.
Une connectivité améliorée
Qualcomm a pourvu son SoC d'un modem X16 qui va, en théorie, permettre aux appareils qui en seront équipés d'atteindre 1 Gb/s en débit descendant, et 150 Mb/s en débit montant.

Le Wi-Fi gagne lui aussi en performance, avec un module 802.11ac 2x2 MU-MIMO et même la prise en charge (moyennant l'association du S835 à une puce complémentaire) du Wi-Fi 802.11ad, qui autorise en principe un débit de 4,6 Gb/s.
Pour compléter ce tableau, le SnapDragon 835 prend enfin en charge le Bluetooth 5.
32 mégapixels et Quick Charge 4.0
Alors que la mode est au double capteur et aux zooms hybrides, Qualcomm apporte une réponse aux besoins des constructeurs avec un S835 capable de gérer jusqu'à 32 mégapixels sur un capteur, ou deux fois 16 mégapixels sur deux.
La capture vidéo est également améliorée, puisque le nouveau SoC peut avaler un flux 4K à 30 fps.
Le S835 introduit enfin la version 4.0 du dispositif Quick Charge, avec sans surprise une vitesse de charge accrue : selon Qualcomm, 5 minutes de charge suffisent à assurer 5 heures d'autonomie.
Vous pouvez consulter la liste complète des caractéristiques de ce SoC sur cette page .
Le S835 pour Windows 10 ?
La mise en production de ce SoC a débuté et il devrait se retrouver dans les smartphones, tablettes, et pourquoi pas PC sous Windows 10 commercialisé durant le premier semestre de cette année.
Le SnapDragon 835 était en effet particulièrement attendu après les annonces de Microsoft concernant l'arrivée de Windows 10 sur ARM via une version ARM 64-bit de l'OS de Microsoft développée en partenariat avec Qualcomm.
Le choix de la société de passer par des Cortex personnalisés plutôt que par une architecture développée en propre pose question sur les performances réelles du S835 dans le cadre de la surcouche d'émulation que ce SoC devra animer. Tout dépendra bien entendu du niveau de personnalisation effectué par la société, mais il est difficile de ne pas voir derrière ce changement de stratégie un aveu de faiblesse de la part de Qualcomm.


