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Coil Whine et SAV, qu'en disent les fabricants ?

Publié le 17/02/2015 à 15:53 par Marc Prieur

Le coil whine, vous en avez probablement déjà entendu parler, voire l'avez entendu tout court, peut dans certains cas être désagréable. Créé par des micro-vibrations au niveau des bobines qui se chargent de filtrer le courant au sein des circuits d'alimentations de nos machines, ce sifflement qui vire parfois au grésillement se fait de plus en plus entendre à mesure que nos PC gagnent en discrétion.

Tous les composants peuvent être impactés à divers degrés, de nombreux utilisateurs se sont par exemple plaints de ce phénomène avec des alimentations fanless ou avec un ventilateur à l'arrêt à faible charge. Les moniteurs peuvent également être touchés, et nous l'avons même rencontré sur des composants pour le moins inattendus tels que des SSD !




En rouge, les bobines des circuits d'alimentation GPU et GDDR5

Mais c'est surtout sur les cartes graphiques que le coil whine fait parler de lui. En soit il n'est pas nouveau, il se faisait déjà entendre sur certaines GeForce GTX 600 et Radeon HD 7900 par exemple, et même parfois avant, mais ces derniers temps il semble prendre de l'ampleur notamment du côté des GTX 900. De notre côté nous en avions particulièrement fait mention lors du test de la Radeon HD 7990, et en avons rencontré à des degrés divers dans notre test de 3 GeForce GTX 960. Bien sûr, le fait que les cartes graphiques soient de plus en plus discrètes en charge fait que la ventilation couvre moins le coil whine produit par les bobines, néanmoins on ne peut pas exclure que de mauvais choix de design ou de composant des étages d'alimentations l'amplifie. Le coil whine étant par nature aléatoire d'une carte à l'autre, il est difficile d'avoir une idée précise du phénomène.

Toujours est-il qu'il peut devenir gênant à l'usage, puisque audible même PC fermé. Plus les variations de charge sont rapides au niveau du GPU, plus le coil whine sera fort, c'est pourquoi de nombreux utilisateurs le remarquent particulièrement avec la synchronisation verticale désactivée dans certains menus de jeux qui entraînent des cadences de centaines ou milliers d'images par seconde. La synchronisation verticale ou le limiteur de fps (comme celui intégré dans Afterburner) sont souvent appelés à la rescousse et réduisent le sifflement du fait d'une réduction des variations dans ces cas extrêmes ainsi que de la charge sur l'étage d'alimentation dans les jeux. Il ne s'agit pas pour autant d'une solution ultime, puisqu'au-delà d'un framerate élevé les variations de charge pour le calcul d'une même image ont un impact et qu'elles ont tendance à augmenter avec la complexification des moteurs 3D.


Que faire pour éviter de subir un coil whine gênant boitier fermé même avec une charge "classique" ? Le premier réflexe à avoir, c'est bien entendu de passer au crible cet aspect lors de la réception de la carte. On peut par exemple le faire sous Unigine Valley Benchmark, un benchmark gratuit qui offre une charge réaliste mais lourde avec un moteur 3D moderne. Attention nous parlons bien ici du coil whine durant la partie 3D, et pas dans l'écran de crédit quand on quitte l'application qui tourne à plusieurs milliers de fps : rares sont les cartes à être épargnées dans ce cas de figure, il semble plus opportun d'utiliser un limiteur de fps si vous ne souhaitez pas jouer avec la V-Sync pour ce cas. Mais si le coil whine est gênant en 3D, on peut alors utiliser son délai de rétractation dans le cadre d'une vente par correspondance. Si on n'est pas ou plus dans ce cadre, il faut alors faire face au service après-vente du magasin ou du constructeur qui ne sont pas forcément toujours réceptif à ce problème.

Nous avons questionné les quatre fabricants écoulant le plus de cartes graphiques en France afin de leur demander si ils acceptaient les SAV pour coil whine, et si oui dans quelles étaient les conditions requises. Voici leurs réponses :
ASUS est le premier à nous avoir répondu. Le coil whine est pris en charge pour peu qu'il soit "prononcé".

MSI nous a ensuite indiqué ne pas prendre en charge ce cas de figure, tout en précisant faire le maximum pour réduire ce phénomène qui impacterai tous les constructeurs.

Pour sa part, Sapphire nous a répondu ne pas avoir de position officielle sur le coil whine. Il nous a été précisé qu'une majorité de ses revendeurs et grossistes ont pris l'option du rachat de garantie, c'est-à-dire qu'ils obtiennent une remise forfaitaire pour gérer directement le SAV sans repasser par Sapphire. Quand ce n'est pas le cas nous n'avons pas pu obtenir plus de précisions.

Enfin Gigabyte … n'a toujours pas répondu après 13 jours et une relance. Mais c'est pour bientôt, parait-il.
Ces réponses pour le moins disparates montrent bien le problème que pose le coil whine aux constructeurs et aux services après vente. Reste qu'au-delà de ces positions il ne faut pas oublier que quelle que soit la politique de garantie du constructeur, votre vendeur doit vous garantir contre les défauts de conformité du produit. Vous êtes à ce titre couvert pour les cas important de coil whine, une carte graphique annoncée comme silencieuse comme c'est de plus en plus le cas ne l'étant plus si elle souffre d'un coil whine marqué en jeu. Bien entendu, et nous nous répétons, le plus simple reste encore de vérifier ce point durant le délai de rétractation en cas de vente par correspondance et de se rétracter si nécessaire.

Aussi complexe soit-il, le coil whine est un problème réel sur lequel tous les constructeurs de cartes et bien entendu de GPU se doivent de travailler, d'autant plus qu'ils essaient de nous vendre des produits silencieux. Le bruit ne vient pas que des ventilateurs ! Ce n'est qu'en leur mettant la pression, directement ou indirectement par les revendeurs, que ce qui semble être une tendance vers plus de coil whine sera inversée. De notre côté nous continuerons bien entendu à pointer du doigt les cartes passant entre nos mains qui en souffriront, mais malheureusement le côté aléatoire d'une carte à l'autre fait qu'on ne peut pas exclure un tri du constructeur en cas d'échantillonnage par celui-ci.

Support du NVM Express chez MSI

Tags : MSI; NVM Express;
Publié le 03/02/2015 à 11:06 par Marc Prieur

MSI a annoncé que les dernières mises à jour de bios pour ses cartes mères X99, Z97 et H97 apportaient une compatibilité avec les SSD utilisant le protocole NVM Express.

Par rapport à l'AHCI, le NVMe permet de réduire significativement la latence liée au protocole, il permet en sus de d'utiliser 65536 files de 65536 commandes chacune, contre une file de 32 commandes en AHCI et abaisse le temps d'utilisation processeur.

Si ces avantages sont surtout utiles dans les serveurs avec beaucoup d'accès en parallèles, à terme le protocole NVMe devrait débarquer sur les SSD PCIe grand public (que ce soit en carte file, M.2 ou SATA Express). Il faut toutefois un bios adéquat pour pouvoir utiliser le SSD en disque de boot, d'où l'annonce de MSI. Attention il faut également que l'OS supporte le NVMe, c'est le cas nativement de Windows 8.1 ou des dernières versions de Linux mais pour Windows 7 il faut utiliser un hotfix.

R9 290X Gaming 8 Go chez MSI

Tags : MSI; R9 290X;
Publié le 06/11/2014 à 17:10 par Marc Prieur

MSI vient d'annoncer la R9 290X Gaming 8G. Comme son nom l'indique la distinction se fait côté mémoire puisque ce ne sont pas moins de 8 Go de GDDR5 qui sont embarqués. En sus de la taille cette mémoire fonctionne à 1375 MHz pour un débit de 5.5 GT/s, contre 1250 MHz pour les versions 4 Go de la marque. Le GPU est cadencé à 1030 MHz par défaut, l'utilisateur pouvant sélectionner par MSI Gaming App des fréquences maximales différentes (1000 MHz en mode Silent et 1040 MHz mode en OC).


Côté refroidissement la carte utilise à l'instar de la version 4 Go testée ici le refroidissement Twin Frozr IV Advanced constitué d'une base en cuivre et de 5 caloducs (4x6mm + 1x8mm) traversant des ailettes en aluminium refroidies par deux ventilateurs axiaux.

Si on trouvait déjà des quelques GPU en MXM avec une telle capacité mémoire et bien entendu des cartes professionnelles, les cartes grand public se limitaient jusqu'alors à 3 ou 4 Go, exception faite de rares modèles 6 Go. Les bi GPU ne comptent pas, puisque les 8 à 12 Go mémoires embarqués sont divisés en 2 entre chaque GPU.

Voilà qui ravira les rares personnes personnes ayant réellement besoin d'une telle taille mémoire vidéo, mais les 99,9% restant peuvent passer leur chemin. La disponibilité est annoncée pour la mi-novembre à environ 430 € TTC.

Nvidia annonce les GeForce GTX 980M et 970M

Publié le 07/10/2014 à 17:56 par Damien Triolet

Quelques semaines seulement après l'arrivée des GeForce GTX 980 et 970 de bureau, leurs versions mobiles débarquent et profitent du rendement énergétique très élevé de la génération Maxwell pour pousser les performances à la hausse.


Après pas moins de 3 transitions vers une nouvelle gamme, de la GeForce GTX 680M à la GeForce GTX 880M, en passant par les GTX 680MX et GTX 780M, le GPU GK104 de la génération Kepler tire sa révérence dans le haut de gamme mobile. Il est avantageusement remplacé par un GPU plus moderne de la génération Maxwell, le GM204 déjà aperçu avec les GeForce GTX 980 et GTX 970 de bureau.

Une arrivée plutôt rapide d'autant plus qu'il ne s'agit pas d'une simple annonce, mais également d'une disponibilité commerciale. C'est en partie l'efficacité énergétique plus élevée des GPU Maxwell qui facilite leur arrivée rapide dans le monde mobile. Nous pouvons par exemple supposer que l'effort est moindre qu'avec les GPU Fermi et Kepler pour déterminer quel tri des puces et quelles spécifications vont permettre de les commercialiser avec une enveloppe thermique de 100W ou moins.


Les spécifications
Pour faire rentrer le GM204 dans le monde mobile, Nvidia a malgré tout dû faire quelques coupes dans ses blocs actifs. Voici les spécifications des GTX 980M et 970M par rapport aux versions desktops et aux cartes graphiques mobiles qu'elles remplacent :


Sur les 16 blocs SMM qui composent le GPU GM204, la GTX 980M doit s'en contenter de 12 actifs, soit de 1536 unités de calcul, exactement comme la GTX 880M qu'elle remplace. Par contre, l'architecture Maxwell permet de maximiser l'utilisation de toutes ces unités de calcul là où une bonne partie se tournaient les pouces sur Kepler. A puissance de calcul théorique égale comptez un avantage en pratique de 20 à 25% pour les GPU Maxwell par rapport aux GPU Kepler.

Pour le reste, par rapport à la génération précédente, les GTX 980M et 970M reculent au niveau de la puissance de texturing mais progressent au niveau du débit de pixels. Comme pour les modèles desktops, elles supportent le niveau de fonctionnalité 11_1 de DirectX et supporteront le futur niveau commun à DirectX 11.3 et DirectX 12.

Tout comme les GTX 880M et 870M, elles pourront être accompagnées soit de 4/3 Go soit de 8/6 Go de mémoire GDDR5. Une seconde configuration qui semble être privilégiée par la plupart des fabricants même si cette quantité de mémoire n'est pas spécialement utile et grignote quelques watts qui auraient pu profiter au GPU.

Nvidia se refuse à communiquer un TDP, prétextant qu'il peut être adapté aux différents châssis. Il semble logique qu'il s'agisse ici des TDP standards de 100W et de 75W avec possibilité de le compresser quelque peu si nécessaire (ce qui réduit la fréquence GPU turbo).

Sur le plan des performances, Nvidia se contente d'annoncer un doublement par rapport à la GTX 680M. De son côté, MSI met en avant une progression de 27-28% par rapport à la GTX 880M, ce qui semble être réaliste et correspond également à peu près au gain d'efficacité énergétique entre Kepler mobile et Maxwell mobile.

A noter que MSI précise que la température GPU maximale spécifiée par Nvidia pour l'activation du turbo est de 93°C (contre 79 °C sur desktop). Au-delà, tout est fait pour enrayer la hausse de la température GPU : fréquence divisée par 4 à 96 °C, par 8 à 99 °C avec une coupure nette au-delà de 101 °C.


Maxwell et efficacité énergétique
Nvidia met fortement en avant un rapprochement des performances du monde mobile par rapport aux cartes graphiques dekstop, autorisé par l'efficacité énergétique de Maxwell. Il est question d'une GTX 980M qui offre 75% des performances d'une GTX 980. Un chiffre poussé à "presque 80%" dans certaines présentations faites à la presse. Est-ce bien la réalité ?

Ce n'est pas si simple de répondre à cette question du point de vue des spécifications, Nvidia ne communiquant pas de fréquence turbo pour ses puces mobiles récentes. Nvidia évite également de communiquer sur le fonctionnement de ce turbo qui est probablement différent de ce qui existe sur desktop.

Si nous partons du point de vue que les GPU mobiles seront plutôt très proches de leur fréquence de base, comme c'est le cas pour la GTX 980 de référence, voici ce que racontent les chiffres pour la GTX 980M :

Puissance de calcul : 69% de la GTX 980
Débit de pixels : 69% de la GTX 980
Débit de triangles : 69% de la GTX 980
Bande passante mémoire : 71% de la GTX 980

Nous serions donc plutôt face à une GTX 980M qui propose 70% des performances de la GTX 980. Certes tous les jeux ne sont pas 100% limités par le GPU ce qui réduit les écarts en pratique mais d'un autre côté la majorité des GTX 980 et 970 sont des cartes personnalisées qui, même sans overclocking d'usine, tournent plutôt à une fréquence bien plus élevée, qui va au-delà du turbo officiellement annoncé.

Quoi qu'il en soit, cela représente une évolution importante si nous observons ce qui s'est passé lors de l'introduction de la GTX 480M ou de la GTX 680M. Nvidia parle de seulement 40 et 60% des performances de leur équivalent desktop.

Par contre Nvidia oublie de dire que cet écart s'est déjà drastiquement resserré avec les GTX 680MX, GTX 780M et GTX 880M. Si nous comparons cette dernière à ce qui se fait de mieux sur desktop avec la configuration la plus véloce du même GPU (GK104), soit une comparaison avec la GTX 770, nous obtenons 88% de la puissance de calcul et 71% de la bande passante mémoire.

En ce sens, le GM204 et l'architecture Maxwell ne change pas réellement la donne si ce n'est qu'il est plus simple d'obtenir plus rapidement un bon résultat dans le monde mobile.


AMD exclu du mobile haut de gamme ?
Nvidia qui dominait déjà largement le marché de la carte graphique mobile haut de gamme ou tout du moins à destination des joueurs, renforce encore un peu plus son avance, à tel point que la présence des Radeon d'AMD risque d'y devenir anecdotique. AMD n'a plus rien proposé de neuf depuis la Radeon HD 7970M renommée en HD 8970M puis en R9 M290X qui n'est autre qu'une R9 270X / HD 7870 sous-cadencée.

Il lui était déjà difficile de lutter face à la GTX 880M et la GTX 980M ne fait qu'enfoncer le clou. D'autant plus que le support logiciel de Nvidia est très abouti, que ce soit avec Optimus, technique de cohabitation avec l'IGP Intel, ou encore avec Battery Boost qui permet de limiter les FPS et la qualité graphique quand le portable passe en mode batterie.

Pour les joueurs, les GTX 980M et 970M sont donc ce qui se fait de mieux actuellement. Il faut par contre garder en tête que ces GPU mobiles restent gourmands et qu'ils sont destinés aux gros portables et aux transportables, même si les fabricants proposent des châssis toujours plus efficaces sur le plan du refroidissement. Jouer sur un ultra-portable dans des conditions proches de celles d'un PC de bureau n'est pas encore à l'ordre du jour !

Du côté de la disponibilité, MSI propose par exemple dès aujourd'hui le GT72 2Qx, une mise à jour de son châssis "transportable" 17" qui accueille les nouvelles venues.

D'autres modèles vont suivre, par exemple :

MSI GS60 2Qx : GTX 970M, 15.6", 2.0 cm d'épaisseur, 1.9 kg (en novembre)
MSI GS70 2Qx : GTX 970M, 17.3", 2.2 cm d'épaisseur, 2.6 kg (en novembre)
Gigabyte P35X : GTX 980M, 15.6", 2.1 cm d'épaisseur, 2.2 kg (2200€ fin octobre)
Gigabyte P35W : GTX 970M, 15.6", 2.1 cm d'épaisseur, 2.2 kg (fin octobre)
Gigabyte P34W : GTX 970M, 14", 2.1 cm d'épaisseur, 1.7 kg (1550€ en novembre)
Aorus X7 Pro : GTX 970M SLI, 17.3", 2.3 cm d'épaisseur, 3.0 kg (2400€ en novembre)


A noter enfin que MSI devrait proposer dès la fin de ce mois un kit de mise à jour pour les versions précédentes de son GT72. Ce kit comprendra une GTX 980M au format MXM ainsi qu'un bloc de refroidissement adapté et un guide de montage. Une initiative intéressante même si dans ce cas bien précis, passer d'une GTX 880M à une GTX 980M n'aura qu'un intérêt limité par rapport au coût d'une telle opération. Même si le tarif du kit n'a pas encore été communiqué, il est évident qu'il sera supérieur à 500€.

Quintette de X99 Express chez MSI

Publié le 04/09/2014 à 18:59 par Marc Prieur

On continue notre tour d'horizon des X99 avec maintenant MSI qui a eu la bonne idée de se limiter à 5 cartes. Malgré cela on retrouve en fait les trois segmentations habituelles, à savoir overclocking, gaming et classique :


En terme de format seul l'E-ATX et l'ATX sont présent, MSI laissant le microATX à ASRock et EVGA. Côté point commun on note l'intégration systématique d'un port SATA Express (intégrant 2 SATA parmi les 10 proposés) et d'un port M.2 à très haute vitesse, 4 Go /s, puisque câblé en PCIe x4 Gen3. Ainsi configuré il empêche par contre l'utilisation du dernier port PCIe x16, mais il est également possible de le relier via des options dans le bios agissant sur des switchs en SATA ou en PCIe x2 Gen2 (1 Go /s). La contrepartie de cette configuration c'est alors qu'on ne peut pas combiner le M.2 avec le SATA Express ou les 2 SATA qu'il intègre, ce qui est possible lorsqu'il est configuré en PCIe x4 Gen3.

Côté USB 3 MSI intègre généralement 12 ports, 4 directement par le X99 accessibles via des connecteurs pour boitiers alors qu'à l'arrière on dispose de 8 ports : 2 du X99, 4 d'un contrôleur VIA et 2 d'un contrôleur ASMedia, tous deux interconnectés au X99 en PCIe x1. Seule la XPOWER sort du lot avec 14 ports cette fois, 4 du X99 via des connecteurs pour boitier et à l'arrière 2 issus d'un contrôleur ASMedia et 8 de deux hubs ASMedia relié chacun à 1 port USB 3 du X99.



[ X99S XPOWER AC ]  [ X99S MPOWER ]

La gamme overclocking est composée de deux cartes, X99S XPOWER AC et X99S MPOWER, respectivement aux formats E-ATX et ATX. Sur la première on a droit à 5 ports PCIe Gen3 x16 qui peuvent tous fonctionne en x8 avec un CPU 40 lignes, mais avec un limité à une carte simple slot. On peut également les utiliser avec 3 cartes en x16/x0/x0/x16/x8 ou avec 4 cartes en x8/x8/x0/x16/x8. Avec un 5820K il faudra être en x8/x8/x0/x8/x0 ou x8/x8/x0/x8/x4. A défaut de permettre le SLI à 3 cartes, il sera donc possible de faire du CrossFire à 4 cartes avec un tel CPU puisque AMD le permet sur un port x4.

En ATX les 4 ports peuvent être configurés en x16/x16/x0/x8 avec 3 cartes ou x8/x16/x8/x8 avec 4 (mais avec un seul slot d'écart entre deux cartes) avec un 5960X/5930K. Avec un 5820K on sera en x16/x8/x0/x4 ou x8/x8/x8/x0 avec trois cartes et en x8/x8/x8/x4 avec 4 cartes. Ces configurations sont valables pour les autres cartes E-ATX et ATX de la gamme.

Les fonctionnalités destinées à l'overclocking sont bien sûr légion avec sur la MPOWER un afficheur de code de boot, des points demesure, des boutons pour le démarrage/reset et l'oc, un bouton pour booter directement dans le bios et un autre à l'arrière de la carte pour la remise à 0 du bios. La XPOWER y ajoute un port USB sur la carte mère, près des SATA et des accessoires comme un support pour ventilateur ou une backplate pour soutenir les broches destinées à un montage de type LN2. Côté alimentation dans les deux cas MSI intègre 12 phases, mais elles sont gérées par un contrôleur PWM 6 canaux et le signal n'est pas plus lissé qu'avec 6 phases gérées par le même contrôleur, point sur lequel un étage 8 phases / 8 canaux aura l'avantage. Bien sûr avec 12 phases la charge par composant restera plus réduite mais on sera dans tous les cas très loin des limites.

La XPOWER intègre 2 port Gigabit gérés par des puces Intel, contre 1 pour la MPOWER, et ajoute en sus la gestion du WiFi. Côté audio on trouve un Realtek ALC1150 accompagné de l'ensemble Audio Boost comprenant entre autre des protections contre les interférences, deux amplificateurs casque (pour les sorties avant et arrière) et des condensateurs haut de gamme.



[ X99S GAMING 9 AC ]  [ X99S GAMING 7 ]

La gamme Gaming comprend également 2 cartes, une E-ATX et une ATX. On perd les fonctionnalités spécifiques à l'overclocking - ce qui n'empêche bien entendu pas un overclocking en pratique ! – et on passe au rouge et noir mais ce n'est pas tout. L'étage d'alimentation est de type 8 phases cette fois, mais on ne sait pas si le contrôleur et 8 ou 4 canaux. La partie audio est toujours assurée par un Realtek ALC1150 intégré cette fois avec Audio Boost 2, avec des menus différences à la clef comme des condensateurs qui seraient encore meilleurs par exemple, alors que c'est l'habituelle puce réseau Killer qui prend place pour la gestion du port Gigabit Ethernet.


[ X99S SLI PLUS ]

Enfin la X99S SLI PLUS ne fait pas partie de gammes overclocking ou gaming, ce qui bien sûr ne l'empêche pas d'être apte à ces utilisations. On a droit cette fois à une carte toute noire au format ATX, avec les mêmes configurations de PCIe que sur les MPOWER et Gaming 7, la carte est d'ailleurs très proche de cette dernière. Par rapport à celle-ci on repasse à une puce réseau Intel, avec cette fois un PHY permettant d'utiliser le contrôleur intégré au sein du X99 et non un contrôleur complet comme sur la MPOWER, et la partie audio est simplifiée avec "seulement" un Realtek ALC892 intégré de manière classique. C'est probablement le point faible de cette carte face aux autres cartes "d'entrée de gamme" (tout est relatif en X99) des constructeurs, puisque ASUS, ASRock et Gigabyte proposent tous un Realtek ALC1150 avec une intégration similaire à l'Audio Boost. Même si cette partie audio devrait s'avérer plus que suffisante dans la plupart des cas, d'autant que c'était la norme jusqu'à il y a peu, il faudra qu'elle soit compensée au niveau tarifaire, la carte ne se distinguant pas sur d'autres points.


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