Actualités ecrans

Le HDMI s'invite dans l'USB Type-C

Tags : DisplayPort; HDMI; USB; VESA;
Publié le 02/09/2016 à 13:41 par
Envoyer Imprimer

Petite surprise, le HDMI Licensing LLC , groupement qui s'occupe de la licence (payante) entourant le fonctionnement des ports HDMI vient d'annoncer l'arrivée d'une extension dédiée à l'USB Type-C.

Nous avons eu maintes fois l'occasion d'en parler, les nouveaux connecteurs USB Type-C font tout pour devenir les connecteurs universels, proposant des solutions aussi bien côté chargement avec l'USB-PD, la vidéo en devenant le connecteur pour DisplayPort, et plus récemment l'audio.

Quoique l'on pense de l'intérêt d'un connecteur unique, l'idée semble faire petit à petit son chemin ce qui vaut l'annonce aujourd'hui du consortium HDMI. Ce dernier vient d'annoncer un "HDMI Alt Mode" permettant de créer des câbles avec d'un côté un connecteur USB Type-C, et de l'autre un connecteur HDMI classique :

Sur le papier, l'idée peut sembler séduisante, cela permet de créer des adaptateurs à bas coût ne nécessitant pas de puce pour faire la conversion DP/HDMI comme actuellement.

En pratique les choses vont être beaucoup plus compliquées puisque pour que cela marche, il faudra que le périphérique source (que ce soit un PC, une tablette ou autre) gère le nouveau protocole "HDMI Alt Mode". L'adoption ou non du nouveau protocole dans les contrôleurs/périphériques risque de créer une bonne vague d'ambiguité pour les consommateurs, l'autorité de licence HDMI  se contentant d'un "We are also working with USB-IF to make sure consumers can recognize when HDMI Alt Mode is supported on USB Type-C devices.".

Qui plus est, d'un point de vue technique le HDMI Licensing LLC à fait le minimum : on est limité au HDMI 1.4b, soit au mieux 4K 24p. On rappellera que la bande passante maximale de l'USB Type-C est de 40 Gb/s, largement au dessus des 14.4 Gb/s réclamés par le HDMI 2.0 (qui gère le 4K 60).

On ne peut pas s'empêcher de penser que les intentions du HDMI Licensing LLC ne sont pas forcément innocentes. En rajoutant son protocole alternatif, qui techniquement n'apporte rien de plus que le DisplayPort a part des limitations, l'autorité cherche probablement a rajouter un peu de confusion dans l'esprit des consommateurs, tout en essayant de préserver son modèle économique. Pour rappel, chaque produit HDMI est redevable d'une licence allant de 4 à 15 cents (en dollars). A l'inverse, le DisplayPort poussé par le consortium VESA est un standard ouvert, dépourvu de royalties.

On pourra blâmer, une fois de plus, la naïveté certaine de l'USB-IF qui en ouvrant des modes d'utilisation alternatifs à l'USB ne s'attendait visiblement pas à ce que leurs "bonnes intentions" soient détournées par d'autres intérêts de l'industrie (un reproche que l'on pouvait déjà leur faire avec Thunderbolt 3).

Ce n'est en prime pas la première manoeuvre des membres du HDMI Licensing pour tenter d'entraver le DisplayPort. Quatre de ses membres fondateurs (Hitachi, Philips, Silicon Image et Sony) tentent par le biais du MPEG-LA de réclamer une licence pour l'utilisation de leurs brevets sur les périphériques utilisant des connecteurs DisplayPort. Une licence par produit... de 20 cents  !

Dell annonce le premier moniteur OLED

Tag : Dell;
Publié le 11/01/2016 à 10:51 par
Envoyer Imprimer

Après avoir fait une apparition sur les Thinkpad X1 Yoga et HP Spectre x360, l'OLED va enfin faire son apparition sur un premier moniteur. Le Dell UltraSharp 30 devrait en effet débarquer fin mars, il offrira une diagonale de 30" pour une définition de 3840*2160, le temps de réponse est annoncé à 0,1ms et le contraste à 400 000:1 alors que les espaces colorimétriques AdobeRGB et DCI-P3 seront gérés. Côté connectique on disposera d'un connecteur USB Type-C universel (vidéo, données, alimentation), un HDMI et un mini DisplayPort.


Dell indique avoir développé intégré une technologie de décalage des pixels afin d'éviter un marquage de la dalle sur des images statiques, reste à savoir si la fonction ne sera pas gênante en pratique. De même un détecteur de présence est intégré afin de le mettre en veille quand vous n'êtes pas devant. Il faut dire que vu le tarif de … 5000$ HT, il faut espérer que l'écran dure !

A noter que Dell devrait également proposer via Alienware un portable 13" avec dalle Oled. Il faudra compter 1500$ pour la configuration de base mi-avril, la plus musclée intégrant un Core i7-6500U, 16 Go de mémoire et une GTX 960M 4 Go.

Acer XG270HU, 1440p 144 Hz TN et FreeSync

Publié le 19/02/2015 à 09:00 par
Envoyer Imprimer

Acer rejoint la liste des fabricants de moniteurs FreeSync avec le XG270HU. Cet écran avait en fait déjà été annoncé au CES , en même temps que le XB270HU  qui utilise pour sa part G-SYNC, mais le FreeSync n'était alors pas mentionné.


Dans les deux cas il s'agit d'écrans 27 pouces 2560x1440 144 Hz, mais alors que pour le XB270HU Acer mettait en avant les angles de visions à 178 degrés du fait d'une dalle IPS, sur le XG270HU c'est le temps de réponse de 1ms qui est mis en avant et qui découle de l'usage d'une dalle TN. Il s'agit donc d'un concurrent direct du BenQ XL2730Z qui dispose des mêmes caractéristiques, on ne sait pas si à l'instar de ce qu'il a fait côté G-SYNC Acer lancera ensuite une version IPS.

Pour rappel un écran FreeSync est un écran supportant la norme VESA Adaptive-Sync qui sera exploitée par les GPU AMD et dont la dalle est conforme à certains critères de qualité d'AMD qui n'ont pas encore été précisés. Par exemple un écran 60 Hz dont la dalle ne pourrait descendre sous les 45 Hz sera Adaptive-Sync, et pourra utiliser le rafraichissement variable dans l'intervalle 45-60 Hz, mais ne devrait pas pouvoir avoir le logo FreeSync a contrario d'un écran pouvant fonctionner entre 30 et 60 Hz.

Les APU Kaveri et Kabini supportent FreeSync de manière complète, tout comme les R9 295X2, 290X, 290, 285, R7 260X et R7 260. Pour les solutions basées sur GCN plus anciennes il faudra se contenter du rafraîchissement variable pour les économies d'énergie et en lecture vidéo. Côté disponibilité il est question de fin mars, sachant qu'aux dernières rumeurs c'est également en mars que les pilotes Catalyst permettant d'utiliser FreeSync seront rendu publics.

VESA publie la spécification eDP 1.4a

Tags : DisplayPort; VESA;
Publié le 10/02/2015 à 16:07 par
Envoyer Imprimer

Après l'annonce de DisplayPort 1.3 et de son interopérabilité avec l'USB Type-C en septembre dernier, le comité VESA vient d'annoncer la nouvelle version de sa spécification Embedded DisplayPort (eDP), en version 1.4a. Pour rappel, l'eDP est une version de DisplayPort destinée aux usages embarqués. Le standard définit par exemple comment communiquer avec une dalle LCD dans un PC portable, ou dans une machine « tout en un ».

En pratique, eDP 1.4a apporte une remise à niveau du standard par rapport à la version câblée DisplayPort 1.3, le changement principal étant l'arrivée du mode de communication High Bit Rate 3 (HBR3) qui propose un débit par ligne de 8.1 Gbps.

On retrouve cependant deux nouveautés qui ne sont pas présentes dans le standard DP 1.3. La première concerne la compression des données. Le transfert des données entre PC et écran se fait de manière brute dans les standards actuels, l'idée d'appliquer une compression peut être alléchante sur le papier. Dans ce but, VESA avait annoncé en avril dernier Display Stream Compression (DSC), un algorithme de compression quasi sans-pertes.


Il ne s'agit pas réellement d'une compression sans perte, mais d'une compression décrite par VESA (voir ce PDF ) comme « sans perte visuelle ». En pratique, il s'agit d'une compression à bitrate constant développée spécifiquement pour l'occasion et qui utilise entre autre un concept d'historique des couleurs indexées (voir ce brevet  de Broadcom). La performance de l'algorithme est décrite comme n'étant pas distinguable visuellement par rapport à l'original, ou quasiment, lorsque testé à 8 bits par pixels. On attendra de voir le résultat en pratique pour juger réellement du résultat. Le cumul du mode HSB3 et de la compression DSC permet sur le papier de piloter des écrans 8K.

L'autre nouveauté concerne l'arrivée d'un mode dit Multi-SST (Multi Single Stream Transport). Proposée par Samsung d'après le communiqué de presse, la fonctionnalité permet de découper l'accès à une dalle en segments, pour chacun des canaux eDP.


La dalle est ainsi découpée en segments qui sont chacun pilotés par leur propre contrôleur, ce qui simplifie grandement leur implémentation pour les hautes résolutions (l'iMac 5K d'Apple utilise à contrario un contrôleur de timings unique pour toute la dalle, développé spécifiquement pour l'occasion).

D'autres améliorations ont été apportées à des fonctionnalités existantes comme le Panel Self Refresh qui permet de ne rafraichir que certaines zones de l'écran, même si aucun détail technique n'est annoncé.

Si le standard est annoncé aujourd'hui, VESA indique que les premiers systèmes utilisant eDP 1.4a devraient voir le jour en 2016.

CES: AMD FreeSync est presque là : le point

Publié le 06/01/2015 à 20:48 par
Envoyer Imprimer

L'arrivée des premiers écrans FreeSync est maintenant imminente et cette technologie qui permet de fluidifier l'affichage pour le plus grand plaisir des joueurs est largement mise en avant par AMD sur son stand du CES. Lors de notre visite, nous avons pu en profiter pour obtenir quelques éclaircissements sur certains points, tels que les mises à jour de certains écrans déjà disponibles.

Tout d'abord, nous avons pu confirmer que FreeSync fonctionne comme prévu dans les jeux. Il n'y a rien de spécial de plus à ajouter sur ce point, cela fonctionne aussi bien que le G-Sync de Nvidia d'après ce que nous avons pu observer.

11 écrans sont prévus dans un premier temps :

- BenQ XL2730Z : 27", 2560x1440, 144 Hz
- Iiyama ProLite B2888UHSU-B1 : 28", 4K, 60 Hz
- LG 29UM67 : 29", 2560x1080, 75 Hz
- LG 34UM67 : 34", 2560x1080, 75 Hz
- Nixeus NX-VUE24 : 24", 1920x1080, 144 Hz
- Samsung UE590 : 23.6" / 28", 4K, 60 Hz
- Samsung UE850 : 23.6" / 28" / 31.5", 4K, 60 Hz

Au CES, AMD a en démonstration 3 de ces écrans compatibles FreeSync, de 3 fabricants différents : BenQ, LG et Samsung :

 
 


L'écran BenQ tourne avec une Radeon R9 285, celui de LG avec un APU A10-7850K et celui de Samsung avec une Radeon R9 290X ainsi qu'avec un portable équipé en Radeon R9 M295X et R9 290X via le boîtier externe d'Alienware. La compatibilité est donc bien assurée sur l'ensemble des produits récents d'AMD.

Il n'y a pas encore de portable directement équipé d'une dalle compatible FreeSync de prévu. Bien qu'AMD pourrait ainsi disposer d'un argument de taille dans un monde mobile dominé par Nvidia, le problème est que les dalles de ces PC ne s'y prêtent en général pas bien, n'étant pas de qualité suffisante. Mais tout est prêt pour le jour où un fabricant voudra investir dans une dalle adaptée.

Qu'en est-il des possibilités de mise à jour du firmware ? AMD nous a confirmé que le modèle Iiyama est bien prévu pour recevoir une mise à jour de son firmware. Celle-ci pourrait être faite directement par l'utilisateur ou en renvoyant l'écran en vue de cette modification pour celui qui ne voudrait pas prendre le risque de cette manipulation.

Par ailleurs, nous nous demandions quelle était la différence avec l'écran U28D590D déjà commercialisé par Samsung et le modèle FreeSync annoncé pour mars. AMD nous a indiqué qu'il n'y en avait en fait aucune, en dehors du firmware. Samsung n'a par contre pas encore indiqué s'il proposerait ou pas une mise à jour du firmware pour les utilisateurs actuels. Si ce n'était pas le cas, il restera à espérer qu'un système de mise à jour existe sur cet écran et qu'une bonne âme se chargera de récupérer le firmware FreeSync de la nouvelle révision.


Au niveau des détails d'implémentation, AMD peut supporter des fréquences de rafraîchissement qui varient entre 9 et 240 Hz. Il revient par contre à chaque fabricant de définir la limite inférieure pour chacun de ses écrans, puisque suivant la dalle, des problèmes peuvent intervenir. Par exemple un clignotement apparaît sur beaucoup de dalles quand le taux passe sous les 30 Hz. Chaque fabricant pourra décider de favoriser la fluidité à un faible niveau de fps ou bien de faire en sorte que le léger clignotement ne soit jamais visible, voire de proposer les 2 options dans l'OSD de l'écran. Le pilote AMD devra par contre respecter la valeur fixée par l'écran.

Tous les écrans compatibles FreeSync n'en recevront d'ailleurs pas le logo et la certification, AMD le réservant aux modèles qui atteignent un certain niveau de qualité, qui n'a pas encore été fixé précisément. Par exemple un écran 60 Hz dont la limite inférieure est fixée à 45 Hz n'aura qu'un intérêt limité et ne recevra pas le logo FreeSync. Il devrait par contre lister le support de l'Adaptive Sync qui sera le signe que FreeSync sera fonctionnel.

A noter que FreeSync n'est pas fonctionnel sur le bureau de Windows et a besoin d'un mode plein écran exclusif pour s'enclencher, ce qui rend beaucoup de lecteurs vidéo incompatibles. Celui fourni par Microsoft avec Windows 8.1 et Windows 10 est par contre compatible avec FreeSync et le taux de rafraîchissement pourra s'adapter au format de la vidéo pour assurer une lecture parfaitement fluide.

Face à ce très large support de FreeSync, il restera à voir quelle sera la réaction de Nvidia dont G-Sync reste cantonné à des écrans haut de gamme spécifiques. L'argument de Nvidia a toujours été que son module était nécessaire pour offrir une qualité optimale en émettant des doutes sur les capacités d'AMD de faire aussi bien. Mais à priori, des tests complets restent nécessaires pour s'en assurer, AMD y est bel et bien parvenu !

Top articles