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Le fondateur de TSMC annonce sa retraite

Tag : TSMC;
Publié le 02/10/2017 à 15:00 par
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Le fondateur et actuel Chairman de TSMC, Morris Chang , vient d'annoncer par un communiqué de presse qu'il allait prendre sa retraite en juin 2018.

Grande figure des semi-conducteurs, il a fondé TSMC en 1987 après avoir passé 25 ans chez Texas Instruments, créant le premier fondeur totalement indépendant à une époque ou l'idée de déporter la fabrication de semi-conducteurs à un tiers était loin d'entrer dans les moeurs. Une idée qui aura mis du temps à faire son chemin, l'ancien CEO et cofondateur d'AMD, Jerry Sanders prononçant au milieu des années 90 son célèbre "real men have fabs" pour moquer son concurrent Cyrix.

La réduction de la taille des transistors, l'augmentation de la taille des wafers et la difficulté de développer de nouveaux process aura donné raison au modèle de TSMC. AMD a bien entendu vendu ses usines en 2008 (donnant lieu à la création de GlobalFoundries), tout comme IBM en 2014, et même Intel, qui exemplifiait l'idée du modèle de production intégré s'est résigné (dans un "style" unique) à ouvrir, un peu, ses usines avec un succès jusqu'ici très limité (les multiples annonces de signature de clients ayant été suivies par bien peu de produits concrets, Intel rachetant même son principal client...).

En 2016, TSMC tenait 58% du marché des fondeurs de semi conducteurs indépendants , poussé par l'importance du volume du marché des smartphones et des clients comme Qualcomm et Apple.

Mark Liu remplacera Morris Chang en tant que Chairman tandis que CC Wei prendra la place de CEO. Les deux hommes tenaient le rôle de co-CEO de TSMC depuis 2013. A 86 ans, Morris Chang indique vouloir réserver ses années restantes "à lui et sa famille".

Intel officialise CFL-S, sa 8ème génération desktop

Publié le 25/09/2017 à 12:25 par
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C'est avec un peu d'avance sur son planning que le constructeur officialise sa future gamme de processeur desktop, que l'on connaissait jusqu'ici sous le nom de Coffee Lake.

Nous avons eu l'occasion de vous en parler a maintes reprises, CFL-S n'était pas prévu à l'origine pour un lancement en 2017. Le retour de la concurrence pousse le constructeur à ce lancement quelque peu précipité.

D'abord côté plateformes, le constructeur a confirmé les informations que nous vous donnions la semaine dernière : bien qu'utilisant le même socket (sans changement de détrompeurs), Coffee Lake ne fonctionne que sur les nouvelles cartes mères Z370 qui seront lancées pour l'occasion. Et de la même manière, ces cartes mères n'acceptent que ces puces, et sont incompatibles avec les Skylake et Kaby Lake. Intel justifie cela par un changement au niveau du "power delivery" au niveau du socket pour permettre de faire passer plus de courant (ainsi que le support "officiel" de la DDR4-2666).

A court terme, Intel n'annonce qu'un chipset compatible et un seul, le Z370 ce qui en terme de coût va positionner la plateforme un peu plus haut qu'a l'habitude, faute de déclinaisons H/B plus abordables.

D'un point de vue technique, Coffee Lake reprend pour la partie CPU l'architecture de Skylake (déjà reprise pour Kaby Lake sans modification) mais en augmentant le nombre de coeur qui passe de quatre à six. L'IGP, qui avait vu quelques corrections minimes sur le passage de Skylake à Kaby Lake est inchangé. Intel annonce cependant des "gains" grâce à des fréquences différentes... et un nouveau driver.

Le constructeur nous a indiqué que CFL-S serait fabriqué sur ce qu'il appelle son 14nm++, la dernière révision de son process 14nm. Mais on est surtout surpris par le nombre de détails qu'Intel nous a indiqué ne plus souhaiter partager, à commencer par la taille du die. Pas d'informations non plus sur le nombre de transistors. Et comme nous vous l'indiquions dans notre article sur Skylake-X, Intel ne communiquera plus non plus sur ses coefficients multiplicateurs lorsque tous les coeurs sont actifs !

Si l'on comprends bien les raisons derrière tout ces retranchements (ne pas vouloir voir sa densité comparée aux SoC smartphone 14 et 10nm, significativement plus denses et éviter de parler du retard du 10nm, tout comme éviter d'annoncer une fréquence qui ne serait pas tenue en pratique...), ces choix de communication mettent au final l'accent sur les problèmes ce qui ne nous semble pas très adroit.

Côté gamme, Intel va lancer six processeurs :

La nouvelle segmentation d'Intel pour les gammes déroute légèrement, seuls les i7 disposeront désormais d'HyperThreading avec 6 coeurs physiques et 12 threads logiques. Les i5 disposeront de 6 coeurs sans HT, et les i3 de 4 coeurs sans HT. Le constructeur nous a confirmé qu'il n'y aura plus de processeurs 4C avec HT dans sa nouvelle gamme.

Côté prix, on note une très légère hausse sur les deux modèles K les plus haut de gamme, si l'on fait référence aux listes de prix officielles du constructeur :

  • i7-7700K : 339$, i7-8700K : 359$
  • i5-7600K : 242$, i5-8600K : 257$

Le prix des quatre autres modèles est inchangé par rapport aux modèles qu'ils "remplacent", mais on a donc plus de coeurs avec par un exemple un i3-8350K à la place de l'i3-7350K pour 168^qui sera supérieure à un i5-7600K à 242$. !

L'augmentation du nombre de coeurs qui est une bonne chose qui devrait permettre à cette gamme d'être plus compétitive face aux Ryzen sur le domaine applicatif. Et pour les jeux, Intel annonce clairement que son i7-8700K sera son "meilleur processeur gaming" ce qui ne devrait pas trop poser de problèmes si les fréquences tous coeurs actifs suivent.

Car si Intel se permet d'annoncer des fréquences Turbo max sur un coeur très hautes (+200 MHz par rapport au 7700K pour le 8700K), la fréquence de base, la seule vraiment garantie baisse de 500 MHz. Le TDP augmente de son côté de seulement quatre watts (on passe de 91 à 95 pour le 8700K) alors que le constructeur n'avait pas vraiment de marge dans nos mesures de consommation jusqu'ici. Il faudra donc voir si les améliorations de son process 14nm permettent de garantir vraiment des fréquences suffisamment hautes pour que les performances ne baissent pas au cas par cas dans certains jeux.

Le lancement officiel de cette 8ème génération Coffee Lake est prévu pour le 5 octobre.

Dossier : Intel Core i9-7960X et Core i9-7980XE : 18 coeurs, presque trop ?

Publié le 25/09/2017 à 09:00 par
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Après de longues années ou l'augmentation du nombre de coeurs s'est faite au compte goutte, au mieux deux par deux, Intel a décidé d'un coup de faire passer son haut de gamme de 10 à 18 coeurs ! Que valent ces puces en pratique ?

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AMD utilisera le 12nm de GloFo en 2018

Publié le 21/09/2017 à 12:16 par
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GlobalFoundries vient d'annoncer par un communiqué de presse  le lancement à venir d'un nouveau process, baptisé 12LP.

Il s'agit d'une variante de l'actuel 14LPP FinFET du constructeur qui permettra d'améliorer la densité de 15% et d'augmenter les performances de 10%. Il s'agit bien entendu de la réponse de GlobalFoundries au "12nm" de TSMC et au tout frais "11LPP" de Samsung.

La société ne donne pas de date ferme sur la disponibilité, mais le communiqué inclut une citation de Mark Papermaster, CTO d'AMD qui déclare qu'AMD "introduira de nouveaux produits clients [CPU] et graphiques basés sur le 12nm de GlobalFoundries en 2018".

Les roadmaps d'AMD mentionnaient en effet une version de Zen en "14nm+" avant Zen 2 prévu en 7nm. Côté graphique, les roadmaps d'AMD incluaient aussi une version 14nm+ de Vega (avant Navi en 7nm). Dans tous les cas, AMD dispose désormais de l'option d'utiliser d'autres fondeurs s'il le souhaite pour certains produits, même si la société ne semble pas l'avoir utilisée jusque maintenant.

Pour rappel, le 7nm de GlobalFoundries, assez ambitieux, est prévu au mieux pour fin 2018.

Nouvelle faille dans l'Intel Management Engine !

Publié le 21/09/2017 à 11:57 par
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En mai dernier, Intel avait annoncé avoir corrigé une faille importante dans son Management Engine (ME) qui permettait depuis 2008 de prendre le contrôle sur la machine. Une mise à jour du firmware ME était nécessaire pour les machines disposant des technologies Active Management Technology (AMT), Intel Standard Manageability (ISM) ou Intel Small Business Technology (SBT).

Cela ne semble toutefois pas être la fin des problèmes pour Intel et son Management Engine puisqu'à l'occasion de la Black Hat Europe 2017 en décembre des chercheurs en sécurité présenteront une nouvelle faille  dans le firmware Intel ME en version 11 et supérieure (à partir des PCH associés à Skylake donc) permettant l'exécution de code injecté dans le PCH par le processeur ! On ne sait pas encore si l'injection peut être faite par le réseau ou doit se faire en local. On notera que fin août, d'autres chercheurs ont pour leur part trouvé comment désactiver complètement l'Intel ME .

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