VESA rajoute de l'USB 3.0 à DisplayPort

Publié le 07/01/2014 à 23:33 par
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En attendant plus d'informations sur l'extension isosynchrone de VESA qui piloterait FreeSync, le consortium a profité du CES pour annoncer l'adoption d'un autre standard, baptisé DockPort . L'idée de DockPort avait été proposée à l'origine par AMD et Texas Instruments sous le nom de Lightning Bolt et Texas Instruments avait annoncé en juillet dernier un contrôleur supportant cette technologie.

Dédié plus spécifiquement aux plateformes portables, l'idée de DockPort est de proposer un câble unique entre un dock externe (qui peut être un écran) et un PC portable. En sus de transférer un flux vidéo, DockPort étend la norme DisplayPort 1.2 en encapsulant un flux USB 3.0.


Sur le fond, on peut voir des similarités dans le concept avec le Thunderbolt d'Intel et d'Apple qui utilise lui aussi des connecteurs DisplayPort pour faire transiter plus que de la vidéo. Sur le fond, si DockPort utilisera des connecteurs DisplayPort, on note quelques différences. D'abord, contrairement à Thunderbolt, on pourra se contenter de câbles passifs (mais différents des câbles DisplayPort traditionnels) moins onéreux. Une différence de cout qui se retrouve également dans les contrôleurs puisque celui de Texas Instruments est vendu moins de deux dollars.

Concernant le fonctionnement précis, VESA n'est pour l'instant pas très prolixe dans son communiqué. Pour rappel, DisplayPort 1.2 propose quatre lignes de données qui peuvent être agrégées pour une bande passante de 17.28 Gbit/s et propose en sus un canal auxiliaire de 720 Mbit/s. Il y aurait visiblement deux modes de fonctionnement distinct pour DockPort, un mode USB 3.0 ou deux des liens DisplayPort sont asservis au transfert USB 3.0 (on perd alors le support du 4K en 60Hz), et un second mode limité à l'USB 2.0 ou les quatre canaux restent disponibles pour la vidéo (on regagne de nouveau le 4K en 60Hz et le support du MST pour gérer plusieurs écrans en simultané), dans ce cas, c'est le canal auxiliaire qui serait utilisé pour faire transiter l'USB 2.0.

L'autre différence majeure concerne l'alimentation des périphériques. DockPort a été prévu pour permettre d'alimenter un PC portable à partir du dock (et disposer ainsi d'un câble unique pour écran/USB/alimentation), mais également pour alimenter dans le sens inverse des périphériques. On ne connait pour l'instant pas précisément la puissance supportée dans chaque sens (on sait juste d'après les documentations disponible que l'alimentation est possible en 5, 12 ou 19V). Pour rappel, Thunderbolt ne propose que 10 watts pour alimenter un périphérique externe.

VESA indique que la spécification sera publiée au second trimestre 2014.

CES: Intel Edison : dualcore Quark en SD card

Tags : CES 2014; Intel; Quark;
Publié le 07/01/2014 à 07:46 par
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En septembre dernier, Intel a levé le voile sur Quark, une nouvelle famille de processeurs pensée pour l'embarqué avec une consommation extrêmement faible avec en ligne de mire les "wearables" et autres petits objets de la vie quotidienne.


Lors de la keynote d'ouverture du CES, tenue par le CEO d'Intel Brian Krzanich, la famille Quark s'est agrandie avec Edison. Il s'agit du nom de code d'une nouvelle plateforme bâtie autour d'un SoC Quark dualcore fabriqué en 22nm. Intel parle toujour de "Pentium class" pour ces cores Quark mais ne donne pas plus de détails, ce qui nous laisse penser que, comme pour les précédentes versions il s'agit du jeu d'instruction Pentium adapté sur une architecture dérivée du 486 DX.


La grosse évolution est qu'Edison prend place dans un format similaire à celui des SD cards et intègre autour de ce nouveau SoC des contrôleurs bluetooth et wifi basse consommation. Ces mini-ordinateurs sont prévus pour faire tourner Linux et se connecter à une App Store dédiée.


Edison est évidemment une plateforme de développement qui est proposée par Intel de manière à permettre aux développeurs de laisser s'exprimer leur créativité pour faire émerger de nouveaux usages. Pour les inciter à s'intéresser à cette plateforme, un concours a d'ailleurs été mis en place avec 1.3 millions de dollars en jeu, dont 500.000$ pour celui qui proposera le projet le plus convaincant.

CES: AMD en dit plus sur les APU A10 Kaveri

Publié le 07/01/2014 à 04:16 par
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Alors que le lancement de l'APU Kaveri, qui inaugure le 28nm de GlobalFoundries, est confirmé pour mardi prochain, AMD profite du CES pour lever un coin du voile sur les deux premiers modèles desktop, les APU A10-7850K et A10-7700K. Leurs spécifications de base avaient pour rappel fuité le mois passé. Concernant ces spécifications, nous apprenons en plus aujourd'hui que la fréquence de base de l'A10-7850K est de 3.7 GHz contre 4.0 GHz pour sa fréquence turbo maximale.

AMD confirme également que le GPU intégré portera la marque Radeon R7 alors que nous aurions pu penser qu'AMD opterait par exemple pour Radeon R5 de manière à réserver Radeon R7 et R9 aux GPU dédiés.



Avec Kaveri, AMD introduit le concept de Compute Cores, qui ne manquera pas de générer de nombreuses discussions. Un Compute Core est défini par AMD comme un bloc capable d'exécuter des tâches à travers la HSA : soit un "core" CPU (la moitié d'un module) soit un "core" GPU (une compute unit incluant 4 unités vectorielles 16-way).

Si représenter de la sorte le GPU est bien plus pertinent et honnête que de faire passer chaque ligne d'une unité vectorielle pour un core (et ainsi en porter le nombre à 512), nous ne sommes pas convaincus qu'il soit très évident pour le consommateur de comprendre la qualification d'un A10-7850K en APU 12 cores (4 cores CPU + 8 cores GPU)… Nous espérons donc qu'AMD n'abuse pas de cette simplification.

Sur le plan technique, AMD avance toujours un gain maximal de 20% au niveau de l'IPC pour les cores Steamroller, insiste sur le support de la HSA qui ouvre de nouvelles possibilités, l'intégration du moteur TrueAudio et rappelle que le GPU de type GCN supporte Mantle pour une efficacité supérieure en se débarrassant du surcoût de l'API DirectX, si les développeurs acceptent de faire cet effort.

Pour les APU Kaveri desktop, le TDP variera entre 45 et 95W suivant les modèles. AMD précise que ces APU supporteront un TDP configurable, c'est-à-dire qu'il sera possible via le bios d'adapter le TDP, que ce soit pour l'overclocking ou pour réduire température et nuisances sonores.

AMD présente également quelques chiffres de performances, probablement histoire de compenser quelque peu les premiers résultats moins encourageants qui ont circulé sur le net :


Ces chiffres fournis par AMD indiquent clairement la tendance, les gains seront à chercher du côté du GPU intégré et pas vraiment du côté des cores CPU.

CES: AMD 'FreeSync' : du G-SYNC gratuit !

Publié le 07/01/2014 à 00:36 par
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Lors de nos entretiens avec AMD, nous avons bien entendu abordé la question de G-SYNC. Est-ce qu'AMD est prêt à proposer une alternative. C'est avec un grand sourire qu'AMD a alors mis en route une démonstration sur deux portables Toshiba Satellite Click (2-in-1 13.3"), l'un équipé avec une fréquence de rafraîchissement variable, tout comme le fait G-SYNC.


A notre grande surprise, AMD nous a alors expliqué que cette technique d'affichage était déjà en développement depuis quelques temps, mais principalement pour d'autres raisons : réduire la consommation liée à l'affichage sur les systèmes mobiles. AMD précise par ailleurs qu'un standard VESA finalisé mais non encore annoncé existe déjà pour encadrer cela et que le consortium a été très étonné lors de l'annonce de G-SYNC par Nvidia.

Ainsi, une partie des dalles actuellement utilisées supporteraient déjà la fréquence de rafraîchissement variable via une période de VBLANK variable (exactement ce que fait G-SYNC donc). Si l'électronique liée à l'affichage le supporte, ce qui n'est pas un problème selon AMD, il suffit alors que le moteur d'affichage du GPU et les pilotes en fassent de même. AMD précise que tous ses GPU récents en sont capables et que le support logiciel est également prêt même si l'interface d'accès n'est pas encore en place.

AMD a cependant conçu une petite démo qui montre le tout en action et cela fonctionne à priori tout aussi bien que G-SYNC, sans aucun matériel supplémentaire, sans aucun surcoût supplémentaire ! AMD enfonce le clou face à Nvidia en précisant qu'ils ne comptent pas faire en sorte d'ajouter un surcoût pour exploiter une technologie qui est déjà un standard. Raison pour laquelle ils la surnomment actuellement FreeSync.

AMD ne sait pas encore quand, ni comment, cette technique d'affichage sera proposée aux utilisateurs de Radeon, ni quels écrans intégreront réellement cette possibilité. AMD semble avoir été surpris par G-SYNC qui ressemble selon ses responsables à une manière pour Nvidia de gagner quelques mois sur le timing prévu d'arrivée d'une technologie standard.

Il n'est pas impossible qu'une mise à jour de firmware puisse apporter ce support sur certains écrans déjà en vente, alors que cela devrait être le cas sans surcoût sur de futurs écrans. Par ailleurs cette approche permet une utilisation assez simple dans le monde mobile, qui pourrait en profiter plus rapidement.

Tout cela est nouveau en ce qui nous concerne et représente bien sûr une surprise de taille. Nous essayons actuellement d'en savoir plus et notre supposition actuelle est que les GPU Nvidia pourraient ne pas supporter directement cette possibilité, ce qui expliquerait le recours au module G-SYNC.

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