Actualités cartes mères
Bug Intel : reprise sous conditions des livraisons
P67/H67 : Procédure MSI France
Bug Intel : réactions ASUS, ASRock, Gigabyte, MSI
Bug Intel : quels SATA utiliser ?
Bug des chipsets Sandy Bridge : précisions
P67/H67 B3 dès la semaine prochaine !
Intel et les constructeurs de cartes mères semblent avoir mis les bouchés double afin de réduire au maximum les délais de livraisons des cartes mères LGA 1155 équipées de chipset Intel Série 6 de révision B3. Intel lui-même nous a indiqué que ses cartes mères commenceraient à être disponibles en faibles quantités dès la semaine prochaine.

Contacté à ce sujet, MSI nous a indiqué que ses usines devraient commencer à effectuer les livraisons dès la semaine prochaine vers l’Europe, ce qui devrait permettre de voir débarquer les premières pièces en magasin d’ici à la mi-mars. Une page est disponible sur le site anglophone permettant de distinguer une carte mère équipée d’une carte B2 d’une carte mère B3 (autocollants, désignations, logiciel).

De son côté ASUS s’est fendu d’un communiqué officiel annonçant que les livraisons reprenait dès cette semaine, ce qui laisse un délai d’une à deux semaines afin de voir débarquer en magasin. On trouve sur la même page diverses manières de vérifier la révision du chipset, que ce soit sur la boite, dans le bios ou via un logiciel dédié.
Enfin, Gigabyte nous a indiqué de son côté que de faibles quantités pourraient être disponibles dès la semaine prochaine, avec un volume notable à compter de la mi-mars. Pour l’instant seul le logiciel Gigabyte 6 Series SATA Check est présenté comme permettant de différencier une carte B2 d’une carte B3 mais comme les autres les références seront distinctes et la présence d’un B3 visible sur la boite.
MSI présente la P67A-GD80
MSI nous a fait parvenir les spécifications de sa prochaine carte mère P67 haut de gamme. MSI s’était contenté jusqu’ici d’introduire des modèles entrée et milieu de gamme culminant avec la P67A-GD65.
Baptisée P67A-GD80, la carte mère qui n’avait pas été annoncée avec le chipset P67 stepping B2 sera uniquement disponible en version B3. On notera au passage que le constructeur (comme Asus) apposera des stickers B3 bien visibles sur toutes les cartes de sa gamme pour éviter la confusion en magasin.
Côté caractéristiques, MSI avance 3 ports PCI Express 16x sans précision sur leur mode de cablage ou l’éventuelle présence d’une puce bridge type NF200. Cette dernière solution semble exclue puisque le constructeur précise que le SLI est supporté sur 2 cartes et le Crossfire sur 3. Il semble donc probable que le troisième port PCI Express « 16x » soit relié en 4x par le chipset P67 (les deux autres étant splités en 8x alimentés par le contrôleur 16x intégré aux processeurs Sandy Bridge).

Pour le reste outre la présence d’un circuit d’alimentation 12 phases, on remarquera la présence d’un codec audio certifié THX Tru Studio, de deux ports eSATA alimentés par une puce Marvell 88SE9128, deux ports Firewire et 10 ports USB 3.0. Le prix annoncé en France pour ce modèle est de 210 euros, et le communiqué de presse en version française parle d’une disponibilité à compter du 15 mars qui nous semble relativement ambitieuse, même s’il est probable que les constructeurs livreront en premier les cartes mères haut de gamme en version B3.
BIOS Asus P8P67 1305 disponibles
Suite à l’actualité d’hier ou nous évoquions la nouvelle version des BIOS d’Asus, le constructeur à rendu à l’avance les firmwares disponibles sur notre forum.
En ce qui concerne l’impossibilité de downgrader vers un firmware précédent, Asus nous a indiqué qu’il s’agit à la base d’une recommandation d’Intel. Les cartes B3 du constructeur garderont un design (et donc des BIOS) commun aux cartes actuelles. A compter de la version 1305, le constructeur a introduit le nouveau microcode développé par Intel spécifiquement pour les cartes mères équipées des southbridges en stepping B3. Utiliser l’ancien microcode dédié aux puces B2 poserait alors problème. Nous verrons ce que feront les autres constructeurs sur le même sujet.
Nouveaux BIOS P67/H67 chez Asus
Si Intel a annoncé que les livraisons de ses chipsets B3 commenceraient cette semaine (le début effectif des livraisons n’a pas encore été officiellement annoncé), il faudra attendre encore plusieurs semaines pour voir arriver en volume les nouvelles révisions des cartes mères. Côté date, le mois d’avril reste évoqué par tous.
En attendant, le support des cartes actuelles doit continuer. Asus nous a fourni aujourd’hui la mise à jour 1305 pour ses cartes mères P8P67 qui sera disponible officiellement la semaine prochaine. Parmi les nouveautés, en plus de multiples bugs corrigés, on retrouve une indication de la version du chipset (B2 ou B3) et quelques changements au niveau des réglages automatiques. Autre nouveauté, la possibilité d’effectuer des captures d’écran du BIOS, l’occasion de vous montrer le nouveau BIOS EFI du constructeur en action.
Pour rappel, les cartes mères Sandy Bridge ont migré vers des firmwares EFI. Développé à l’origine par Intel (pour sa plateforme Itanium), l’EFI est devenu un standard ouvert géré par l’UEFI Forum . On y retrouve plusieurs nouveautés comme par exemple un remplacement du système de partitionnement MBR traditionnel par le GPT (GUID Partition Table). D’un point de vue concret, il permet de booter sur un disque dur de plus de 3 To, à condition d’utiliser un système d’exploitation qui en soit capable (pour Windows, seules les versions 64 bits le permettent). Le GPT est également l’une des raisons qui empêchait l’installation de MacOS X sans modification sur un PC non équipé d’EFI.
Le concept le plus intéressant de l’EFI tient surtout dans la présence de drivers pour les différents périphériques présents dans le PC, pilotes qui peuvent être passés au système d’exploitation pour un fonctionnement basique (possibilité d’avoir du réseau dès l’installation, etc). Ces pilotes peuvent également être utilisés par l’EFI, et incluent un pilote graphique basique qui permet de réaliser des menus de configurations un peu plus visuels. Notez que si l’EFI a été adopté par tous les constructeurs, les possibilités graphiques ne sont pour l’instant pas exploitées par tous, Gigabyte et Intel ayant gardé une interface type terminal. Ce n’est pas le cas d’Asus, appuyer sur la touche suppr au démarrage affichant cet écran :

L’EFI lève entre autre la limitation à 1 Mo de mémoire vive (le BIOS fonctionne encore en mode 16 bit !). A gauche en anglais, à droite en français.
Le menu offre un aperçu rapide du système, et vous noterez que l’on peut choisir l’ordre de boot de ses périphériques en glissant/déposant à la souris ses disques. Cet écran EZ Mode qui permet les configurations les plus simples est désactivable.

La révision du southbridge est désormais affichée sur l’écran d’acceuil. A droite, le changement de ratio « BIOS » correspond à la possibilité de fixer les coefficients multiplicateurs Turbo pour 1/2/3/4 cœurs. Le mode OS permet de fixer un ratio unique. Cela pourrait être plus lisible.
Le mode avancé est beaucoup plus traditionnel. De provenance AMI, il garde une navigation au clavier strictement identique aux BIOS précédents du constructeur (gauche/droite pour passer d’un onglet à l’autre). Visuellement, on regrettera que la fonte utilisée soit trop fine, un passage en gras ou à une fonte plus épaisse améliorerait nettement la lisibilité. Toutes les options peuvent également être changées à la souris.

Changement de tension CPU par offset et ratio non OC.
Si l’EFI permet virtuellement de faire ce que l’on veut, AMI et Asus sont restés très conservateurs. Par exemple si l’on peut changer les tensions par offset (rajouter +0.10v par exemple à la tension de base), il faut trois lignes pour arriver à changer une seule tension ! Choix du mode, choix du signe, puis de la valeur, tout cela pourrait être simplifié sur une seule ligne. Ce qui permettrait de proposer le changement par offset pour toutes les tensions et non uniquement celle du processeur.

Onglets monitoring et démarrage.
Là ou l’EZ mode plus haut donnait un apperçu rapide des températures et tensions, le mode avancé est moins efficace puisqu’il faut scroller de haut en bas pour voir toutes les informations. Asus pourrait sur ce point faire un effort pour proposer un écran qui soit plus proche de l’EZ Mode visuellement.

Utilitaire de flashage intégré… mais avec des restrictions !
On notera enfin que l’utilitaire de flashage est lui aussi passé à la sauce EFI. Avec un bémol, Asus semble avoir imposé des restrictions en matière de retour en arrière pour les versions de BIOS. Impossible de revenir à une version précédent la 1305, l’outil indiquant « Image outdated ». Nous avons demandé à Asus plus de précisions sur ces restrictions, qui ne nous semblent clairement pas bonnes. Si empêcher l’utilisateur non averti de revenir sur une version de BIOS précédente peut faire sens dans certains cas (changement de pilotes RAID entrainant une perte des arrays), il est complètement anormal que cette fonctionnalité ne soit pas débridable pour l’utilisateur avancé.
Globalement l’EFI d’Asus propose quelques bonnes idées, principalement concentrées sur l’EZ Mode. Le mode avancé ne gagne pour l’instant strictement rien à passer à une version graphique, si ce n’est le contrôle à la souris, qui se paye à l’inverse par une perte de lisibilité. L’EFI est cependant encore très nouveau et il faudra s’attendre à de multiples évolutions chez tous les constructeurs, un sujet sur lequel nous ferons de nouveau le point à la disponibilité des modèles B3.
Mise à jour du 18/02/2011
Asus nous a indiqué que la restriction est liée au fait que les BIOS seront communs entre les versions B2 et B3 de la carte. A compter des versions 1305, les BIOS intègrent un microcode dédié spécifiquement aux southbridges B3. La restriction est là pour empêcher l’utilisation du microcode B2 sur les futures cartes B3, par recommandation d’Intel.
Bug Intel : les premières puces B3 annoncées
Intel a publié sur son site internet la notification de changement produit (PCN ) qui concerne les chipsets série 6. Il est indiqué aux partenaires qu’ils pourront être livrés à partir du 14 février prochain en stepping B3. Quelques détails techniques que nous avions évoqués dans une actualité précédente sont confirmés, à savoir que le changement effectué concerne uniquement une couche métallique externe. Intel assure que cela se fait sans changement sur les spécifications ou les fonctionnalités. Les délais sont ici étrangement courts puisqu’il n’aura fallu que deux semaines entre l’annonce de la mise en production des puces B3 et la disponibilité des premières pièces. Si seule une couche métallique externe était touchée, Intel aurait pu sauver quelques puces en cours de fabrication (il faut compter 6 à 8 semaines pour la production d’une telle puce de bout en bout). Intel avait d’ailleurs dans un premier temps annoncé que les premières puces seraient simplement livrées avant la fin du mois de février. Le retour à la normale de la fabrication reste toujours prévu pour fin mars, date plus cohérente.
La liste des puces touchées (15 références, Intel ayant pratiqué une très forte segmentation) et remplacées contient le chipset Z68 que nous vous avions présenté précédemment et dont la sortie est prévue pour le second trimestre. Sa nouveauté principale sera de mixer les capacités d’overclocking des chipsets H67 et P67 et retirer ainsi certaines limitations artificielles imposées par le constructeur actuellement (impossibilité de changer le coefficient multiplicateur d’un processeur « K » sur H67). Certaines spéculations parlent également d’un retour de l’overclocking des cœurs x86 par la BCLK. Pour notre part, nous n’avons pas pu les confirmer.


