Actualités cartes mères
Chipsets Intel Z77, Z75 et H77 Express
Chipsets 900 et AM3+ chez Asus : la gamme M5A
Nvidia officialise le SLI pour les plateformes AMD
Intel SSD 311 : 20 Go de cache pour le Z68
AM3+ chez ASRock
Cartes mères socket FM1 : Gigabyte et ASRock
A une semaine pile du lancement du Computex, les cartes mères qui y seront dévoilées continuent de se montrer. Après les modèles AM3+ que nous vous présentions hier, c'est aujourd'hui les modèles FM1 (socket des processeurs Fusion Llano) qui se dévoilent.

Nos confrères de Donanim Haber commencent avec la Gigabyte A75-UD4H. Deux ports PCI Express 16x sont présents (on appercoit le switch sous le "o") et l'on notera en bas à gauche la présence de deux connecteurs externes USB 3.0 (en bleu vif).

La seconde carte mère FM1 est dévoilée par nos confrères suédois de SweClockers et il s'agit de l'A75 Extreme6 d'ASRock. On notera cette fois ci la présence d'un troisième port PCI Express 16x ainsi que 8 ports Serial ATA 6 Gb/s. La totalité des caractéristiques de ces cartes sera dévoilée, tout comme les autres modèles la semaine prochaine lors du Computex que nous couvrirons pour vous.
Les cartes AM3+ 990FX se montrent (MAJ)
AMD devrait lancer à l'occasion du Computex ses nouveaux chipset de série 900. Ils se distingueront notamment de part le support de l'HyperTransport 3.1 qui sera supporté par les futurs processeurs AMD FX. Cette version fonctionne à 3.2 GHz, contre 2.6 GHz pour la version 3, ce qui permet des échanges plus rapides entre CPU et Chipset. Pour autant, les AMD FX fonctionneront bien entendu avec des versions moins rapides de l'HyperTransport et on peut penser que l'impact sur les performances sera minime en pratique.

Les cartes mères basées sur les chipsets AMD 990 FX seront également annoncées au Computex, mais certains modèles sont déjà apparus sur la toile. C'est notamment le cas des ASUS Sabertooth 990FX, ASRock 990FX Extreme4, MSI 990FXA-GD80 ou Gigabyte GA-990FXA-UD7. 990FX oblige, ces cartes mettent en avant les slots PCI-E x16, avec pas moins de 3 slots sur l'ASRock, 4 slots sur les cartes ASUS et MSI (dont 3 utilisables avec des cartes double slot) et 6 sur la Gigabyte !

Gigabyte connecte les deux slots supplémentaires au southbridge. Le premier fonctionne en x4, et le second est par défaut en x1. Si on le configure en x4, on perdra au passage l'usage de certaines puces additionnelles qui sont connectées via PCI-E au southbridge. L'intérêt de la GA-990FXA-UD7 ne réside donc pas vraiment dans la présence de 6 PCI-E x16 mais dans la possibilité d'utiliser 4 cartes double slot en x8. Les cartes ASUS et MSI proposent 3 slots connectés au 990FX (en x16/x8/x8) acceptant les cartes double slot, le 4è étant en x4 et relié au southbridge. Il en vas de même pour le 3è PCI-E x16 de l'ASRock. Pour rappel, NVIDIA vend désormais sa licence SLI pour les chipsets AMD 900, et ces quatre cartes le supporteront.

Toutes les autres caractéristiques de ces cartes ne sont pas encore dévoilées. Elles devraient toute disposer de 4 USB 3.0 dont deux sur le panneau arrière, de 2 eSATA (1 pour l'ASRock), du FireWire 400. Les cartes ASUS et Gigabyte disposent en sus des 6 SATA 6G gérés par le chipsets de 2 SATA 6G additionnels.

M.A.J. : Ajout de la carte mère ASRock
Le mSATA sur des Z68 Gigabyte
Apparemment les 11 modèles de cartes mères Z68 Express de Gigabyte (plus que ASUS/ASRock et MSI réunis) ne suffisent pas au constructeur. Ce dernier compte en effet lancer 4 nouveaux modèles en juin :
- Z68XP-UD3
- Z68XP-D3
- Z68AP-D3
- Z68P-DS3

Au format ATX4, ces 4 cartes mères auront l’originalité de proposer un port mSATA directement sur la carte. Ce dernier sera à même d’accueillir le SSD Intel 311 de 20 Go dédié à la technologie Smart Response supportée par le Z68 Express, ce qui évitera d’utiliser un emplacement 2"1/2 dans la machine … autant dire une utilisation très spécifique, plus utile aux OEM souhaitant intégrer la technologie qu’aux particuliers. Reste que le prix du SSD 311 (110$) ne colle pas vraiment avec le positionnement d’entrée de gamme de ces cartes, puisque seule le premier modèle sera de type "Ultra Durable".
Z68 : ASUS, ASRock, Gigabyte et MSI
Les différents constructeurs de cartes mères profitent de la sortie par Intel du Z68 Express pour lancer différents modèles de cartes. On dénombre ainsi :
- 3 ASRock
- 5 ASUS
- 11 Gigabyte
- 2 MSI

Gigabyte est clairement le plus actif et arrive avec beaucoup (trop ?) de nouveaux modèles. En fait, toute la gamme P67 classique est déclinée en Z68 Express, sans pour autant disposer de la connectique liée à l’IGP. Virtu n’étant pas non plus présent, le seul avantage est le SSD Caching et on peut se demander l’intérêt réel de telles cartes étant donné que le constructeur a annoncé ne pas arrêter non plus les P67 Express.

Le constructeur en a toutefois profité pour booster un peu les caractéristiques globale de sa gamme qui étaient il est vrai en retrait, puisque les UD3, UD4 et UD5 accueillent désormais un contrôleur Marvell SATA 6G uniquement présent en UD7 sur la gamme P67 alors que le FireWire trouvable sur les P67 UD5/UD7 est également décliné sur UD3 et UD4 en Z68. 4 autres cartes intègrent des sorties vidéos dédiées à l’IGP, 2 en ATX et 2 en microATX.

ASUS a également fait le choix de sortir des cartes dépourvues de sorties vidéos pour l’IGP, au nombre de 2 sur les 5 que comptent la gamme Z68, mais elles sont tout de même accompagnées de Virtu pour qui voudrait utiliser QuickSync. Seule la P8Z68-V Pro est disponible immédiatement, il faudra attendre la fin du mois pour les autres dont les caractéristiques ne sont du coup pas entièrement dévoilées. On note la présence de deux cartes de gamme Maximus, la première en Micro ATX restera abordable (169 €) mais il faudra compter 349 € pour l’Extreme-Z et ses 4 slots PCI-Express x16.

ASRock propose pour sa part 3 cartes, dont une en Micro ATX, toutes disposant de la connectique nécessaire à une utilisation directe de l’IGP. Enfin MSI semble être le moins convaincu par le Z68 avec "seulement" deux modèles, ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose pour peu de couvrir la plupart des besoins, ce qui est le cas avec une Z68A-GD80 haut de gamme et une Z68MA-ED55 aux fonctionnalités plus réduites, et donc moins onéreuse. On regrettera par contre que sur cette dernière le second port PCI-E x16 soit câblé en x4 … quitte à intégrer deux ports autant partir sur une configuration x8/x8 !

Z68 Express, la segmentation de trop ?
Si les processeurs LGA 1155 ont fait l’unanimité lors de leur lancement en janvier 2011, ils avaient marqué un nouveau pas dans la stratégie de segmentation d’Intel. Sur LGA 1156, il était en effet possible d’overclocker tous les CPU par le bus quelque soit son chipset. Sur LGA 1155, il fallait par contre un chipset P67 et un processeur doté du Turbo (Core i5/i7, mais pas i3), voire de Serie K pour ne pas être limité, pour overclocker par le coefficient.
Impossible donc d’overclocker sur une carte mère à base de H67, comme c’était le cas sur les H55/H57. De fait, entre overclocking du CPU et utilisation de l’IGP, il fallait absolument faire un choix, à l’heure même où l’IGP gagnait de l’intérêt avec son accélération du transcodage H.264, le QuickSync, qui se fait certes au détriment de la qualité comme nous l’avons démontré lors de notre dossier.


Intel lance ce jour un nouveau chipset au sein de sa gamme Intel Serie 6, le Z68 Express. Pour faire simple, le Z68 combine les possibilités des P67 Express et H67 Express, à savoir :
- P67 : Overclocking CPU via multiplicateur
- P67 : Possibilité d’utiliser 2 PCI-E x16 (câblés en 2x8)
- H67 : Accès à l’IGP (+ overclocking IGP)

Histoire de donner artificiellement plus d’ampleur au Z68 Express, Intel lui a par ailleurs réservé la dernière nouveauté introduite par les pilotes Intel Rapid Storage Technology 10.5, l’Intel Smart Response Technology, qui permet de combiner un disque dur et un SSD. Également disponible sur les chipsets portables HM67 et QM67, elle ne l’est pas sur le reste de la gamme, un bridage 100% logiciel.
Le principe est similaire aux disques durs hybrides, puisqu’il s’agit en analysant les accès au disque dur de placer les données les plus utilisées sur la Flash. Elle est donc ici disposée sur un autre périphérique physique, mais les deux (HDD et SSD) ne forment qu'un périphérique, de la taille du disque dur, pour le système.
Les gains annoncés en pratique sont impressionnants et le niveau de performance est proche d’un SSD, mais comme c’est le cas avec les disques hybrides ils ne sont pas forcément représentatifs. Forcément, en lançant plusieurs fois le même test de suite, les données sont placées sur le SSD, et leur accès est dès lors bien plus rapide.
Seul problème, il est objectivement difficile de situer le niveau de performance qu’un utilisateur obtiendra … si ce n’est indiquer qu’il sera dans l’intervalle séparant un HDD d’un SSD, plus proche du premier si vous manipulez beaucoup de données, et plus proche du second dans le cas contraire. Mais alors, il sera plus opportun d’opter directement pour un SSD pour le système et les applications les plus utilisées, d’autant que le disque dur secondaire pourra alors être mis en veille. L’intérêt de l’Intel SRT semble donc assez limité … à moins de disposer déjà d’un SSD système et d’avoir un second SSD inutilisé qui traine et qu’on peut alors recycler pour cet usage, chose assez rare.
Il faut noter qu’Intel lance un nouveau SSD pour cette technologie, le SSD 311 Series. Offrant une capacité de seulement 20 Go, il utilise de la Flash 34nm SLC ce qui lui permet d’avoir une endurance de haut niveau mais surtout des performances qui restent bonne avec 115 Mo /s en écriture, là ou un SSD 320 Series 40 Go est à seulement 45 Mo /s. Seul problème, il faut compter 110$, soit le prix d’un SSD de 60-64 Go en MLC.

Afin d’enfoncer le clou sur le côté haut de gamme et multi-fonction du Z68 Express, Intel met également en avant la technologie Virtu de Lucid Logix. Cette surcouche logicielle permet de connecter physiquement l’écran à l’IGP (i-Mode) ou au GPU additionnel (d-Mode) et de passer à la volée de l’un à l’autre, en fonction de l’application, ce qui permet de pouvoir profiter des fonctions de l’IGP tel que le QuickSync tout en n’étant pas limité par sa puissance 3D.
Il faut savoir que Virtu fait baisser de 5 à 10% les performances du GPU en 3D si on passe par l’IGP, une baisse inévitable étant donné qu’il faut recopier le rendu effectué dans le frame buffer de l’IGP avant l’affichage. De plus, il faut que l'application dispose d'un profil dans Virtu, faute de quoi elle tournera sur l'IGP ! Cette configuration n’apportant pas vraiment de gain côté consommation étant donné que même en étant en 2D sur l'IGP la carte graphique n’est pas complètement éteinte, il est plus opportun de virtualiser l’IGP via le GPU pour l’encodage QuickSync, l’impact étant alors négligeable sur les performances et les applications d'encodages gérant le MediaSDK moins nombreuses que les jeux nécessitant un bon GPU ! Le d-Mode est aussi disponible en l’absence de connecteur graphique pour l’IGP sur la carte mère, ce qui sera le cas sur certains modèles.
Bon gré mal gré, les fabricants de cartes mères déjà lourdement impactés par le bug des chipsets B2 vont lancer de multiples cartes en Z68 Express. Ces cartes seront logiquement plus onéreuses que les P67 et H67 existantes, puisqu’il faudra rajouter selon le modèle de départ le surcoût demandé par Intel pour le Z68 mais aussi celui lié à la connectique vidéo supplémentaire ainsi que l’éventuelle licence Lucid Logix Virtu … sans oublier un peu de marge, histoire de compenser les coûts inhérents au lancement. Au final les Z68 devrait être 10 à 30 € plus onéreuses que les H67/P67 !
Vous l’aurez compris, notre premier avis sur le Z68 Express est des plus mitigés. L’adage dit qu’il vaut mieux tard que jamais, mais au lieu de simplement corriger une segmentation abusive entre les plates-formes, Intel ne fait que rajouter de la complexité à sa gamme en positionnant ce qui n’est finalement qu’un H67+ comme la crème de la crème des chipsets pour Sandy Bridge. Il aurait été plus élégant de sortir un nouveau H67 permettant l’overclocking CPU, et d’offrir le Smart Response Technology sur tous les chipsets Intel Serie 6 par simple mise à jour de pilote.
Heureusement, Intel a semble-t-il décidé de changer de politique sur ses prochains chipsets Serie 7, nom de code Panther Point, prévus pour 2012. Les trois déclinaisons H77, Z75 et Z77 devraient d’après les dernières rumeurs permettre d’overclocker et de profiter de l’IGP, les différentiations se situant uniquement au niveau du routage des lignes PCI-E 3.0 du CPU entre 1, 2 ou 3 ports graphiques et de l’Intel Smart Response Technology. Reste par contre à savoir si le QuickSync 2 intégré au futur Ivy Bridge sera accessible directement sans passer par l’IGP ou par une surcouche logicielle tierce telle que Virtu, ce qui serait vraiment un plus. En attendant, il faudra faire avec ce statut quo qui est tout sauf satisfaisant, et payer un surcoût non négligeable si vous souhaitez avoir accès à l’IGP pour une raison ou une autre tout en overclockant. Un choix à bien réfléchir, qui laisse une place importante aux solutions P67 et H67 "traditionnelles" !


