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nForce 590 & 570 SLI : pour Intel aussi
NVIDIA profite du Computex pour annoncer la disponibilité prochaine de ses chipsets nForce 590 SLI et nForce 570 SLI pour plate-forme Intel. Ce n’est pas une surprise en soit mais c’est désormais officiel, et les plus curieux pourront jeter un œil intéressé aux caractéristiques de ces chipsets .
Ces chipsets supportent le FSB1066 et la DDR2-667 : pas de mode DDR2-800 officiellement donc, mais il faut dire qu’une mémoire de ce type n’a que peu d’intérêt avec un FSB de ce type puisque ce dernier atteint au maximum 8.5 Go /s contre 12.8 Go /s pour deux barrettes de DDR2-800.
Par rapport à leurs homologues pour plate-forme AMD , on note qu’il est fait mention d’un total de 48 lignes PCI-E pour le 590 Intel, contre 46 pour l’AMD. Toutefois quand on additionne les lignes données en configuration on arrive à un total dans les deux cas de 46, il peut donc simplement s’agir d’une typo. En dehors de ce détail les nForce 590 SLI AMD et Intel sont identiques en terme de fonctionnalités.
Ce n’est pas exactement le cas pour le nForce 570 SLI. En version AMD, il gère comme la version 590 6 SATA, 2 PATA, 2 réseaux Gigabits et 10 USB 2.0. En version Intel on passe à 4 SATA, 4 PATA, 1 réseau Gigabit et 8 USB 2.0. Difficile de savoir ce qui a motivé cet écart de spécifications entre les deux plates-formes.
Nvidia nForce 5 : quoi de neuf ?
Le nForce 4 lancé en octobre 2004 s'est imposé comme la référence sur le marché des chipsets destinés à la plateforme AMD. S'il est resté pendant si longtemps c'est bien entendu grâce plusieurs évolutions, avec le nForce4 SLI et puis le nForce 4 SLI X16. Avec l'arrivée du socket AM2, ce n'est pas une énième version du chipset que Nvidia a décidé de lancer, mais bien une nouvelle gamme nForce 5 bâtie autour d'un nouveau MCP. Le SPP reste, lui, à priori identique dans le cas du chipset équipé de 2 ports PCI Express 16x.

Parmi les évolutions on notera le support natif de 6 périphériques SATA au lieu de 4, mais le support de seulement 2 périphériques PATA au lieu de 4. La gestion de 6 ports SATA permet à Nvidia d'étendre le support du RAID 5 à 6 disques qui reste cependant 100% software ce qui le rend très peu performant voire inutilisable dans le cadre d'une utilisation classique.
Au niveau du réseau ce sont maintenant 2 connections Gigabit qui sont prises en charge nativement. Nvidia a peaufiné leur implémentation de manière à pouvoir associer ces 2 ports ethernet ensemble pour doubler le débit. Pour le commun des mortels disposer d'une connexion 2 gbps soit de 250 Mo/s n'a pas grand intérêt puisque rare sont les utilisateurs d'un réseau gigabit. Par contre cette possibilité nommée Teaming fonctionne également en 100 mbps ce qui permet de passer sa connexion de 12.5 à 25 Mo/s.
Ce n'est pas tout puisque le chipset/driver est maintenant capable d'intervenir sur la priorité des paquets grâce à la technologie FirstPacket. Il suffit de spécifier quelle application doit être traitée en priorité dans les drivers pour en bénéficier. L'intérêt est par exemple de conserver un bon ping dans un jeu alors que des transferts de données se font en arrière-plan.
Par rapport au nForce4, l'accélération TCP/IP reste mais le Firewall hardware passe à la trappe.
Overclocking pour tous
Lors du lancement du Radeon Xpress 3200, ATI a fortement mis en avant les capacités d'overclocking de son chipset ce qui semble avoir irrité Nvidia qui a donc mis le paquet au niveau des possibilités d'overclocking de son nForce 5. L'EPP ou SLI Memory fait partie de cette initiative et nous vous en avions déjà parlé dans cette news. En pratique l'EPP consiste à donner au bios plus d'informations sur la mémoire. Au bios donc de tirer partie de ces informations supplémentaires. L'EPP réagit différemment d'une carte-mère à l'autre puisqu'il revient au fabricant de choisir ce qu'il va faire de ces données : optimiser les timings, overclocker la mémoire, overclocker tout le système, etc. Le système est efficace mais il est toujours possible d'aller plus loin manuellement. Nvidia a pris la décision de limiter l'EPP (qui ne concerne que la mémoire et le bios et pas le chipset) au nForce 590 SLI, ce qui est étrange puisque toujours d'après Nvidia ce chipset vise le marché DIY (Do It Yourself soit "faites-le vous même"). Pourquoi ne pas l'avoir implémenté sur les autres cartes-mères ? D'autant plus que Nvidia parle d'une technologie ouverte… au nForce 590 SLI seulement ?
Une seconde initiative de Nvidia autour de l'overclocking est LinkBoost qui consiste à overclocker automatiquement de 25% les bus PCI Express graphiques ainsi que le bus entre le MCP et le SPP du nForce 590 SLI quand des cartes graphiques certifiées Linkboost sont détectées. Il s'agit donc d'un moyen d'augmenter la bande passante entre les 2 cartes graphiques ou plutôt entre 2 7900 GTX puisque ce sont les 2 seules cartes supportées. Si vous vous rappelez du lancement du Xpress 3200 d'ATI, ce dernier avait fortement mis en avant la bande passante entre les 2 cartes grâce à une gestion des 2 bus PCI Express 16x par une même puce. ATI annonçait alors disposer d'une bande passante mémoire en pratique nettement supérieure à l'implémentation de Nvidia qui empêche d'exploiter pleinement la bande passante offerte. Sur ce dernier point, ATI a raison, utiliser 2 puces pour la gestion des 2 ports PCI Express empêche d'exploiter pleinement toute la bande passante de ces bus. La raison est la connexion entre les 2 puces qui est de type Hyper Transport. Durant leur voyage, les données ont donc droit à une première conversion PCI Express vers Hyper Transport et à une seconde dans l'autre sens. Cela limite le débit maximal pratique et augmente la latence.
Reste qu'il y a d'autres facteurs qui peuvent également limiter le débit de transfert comme le GPU et la manière dont il interagit avec le chipset. L'implémentation de Nvidia est-elle donc moins performante au final ? C'est ce que nous avons mesuré à l'aide d'un petit test maison très simple qui consiste à observer la quantité maximale de pixels qui peuvent être transférés d'un GPU à l'autre via le bus PCI Express. Nous avons utilisé 2 Radeon X1600 XT sur les chipsets ATI et 2 7900 GTX sur les chipsets Nvidia. Les résultats étant normalisés, la différence de puissance de calcul de ces cartes n'entre pas en ligne de compte.

Les résultats en pratique sont très loin de l'annonce d'ATI… Si les résultats doublent réellement du côté du CrossFire en passant du PCIE 8x au 16x contrairement à ce qui se passe chez Nvidia, la bande passante affichée est nettement en retrait par rapport à ce dont est capable le SLI. Nous parlons ici de CrossFire et de SLI puisque c'est l'ensemble chipset / GPU /driver qui définit les performances de transfert. Bien qu'elle ne permette pas d'atteindre le débit maximal (4 Go/s), l'implémentation de Nvidia semble donc plus efficace que celle d'ATI. Linkboost augmente bel et bien la bande passante avec un gain de 10%. Reste que nous n'avons pas pu trouver de cas pratique avec les jeux actuels qui profite de ce surplus de bande passante.
Un chipset efficace…
Le nForce 5 est un chipset complet, bien que les évolutions ne soient pas énormes en pratique par rapport au nForce 4 (qui a besoin de 2 ports gigabits ? d'un RAID 5 peu performant sur 6 disques ?) il s'agit du chipset le plus complet actuellement sur le marché. Qui plus est, Nvidia a travaillé sur l'aspect overclocking de manière à le simplifier. Reste que paradoxalement, ces simplifications ne sont disponibles que sur le très haut de gamme qui vise des utilisateurs expérimentés qui préfèreront souvent s'en charger à la main. Pourquoi ne pas les avoir implémentées sur le reste de la gamme là où leur utilité semble plus évidente ? Au final nous avons donc un chipset efficace... mais qui paie le prix de l'AM2 qui est très peu attractif. Nvidia doit probablement attendre le Core 2 Duo avec impatience puisque le nForce 5 sera disponible lui aussi en version Intel et devrait alors gagner en intérêt.
Après Viiv et vPro chez Intel, Tritium chez NV ?
Alors que Intel vise les PC multimédia ou les PC utilisés en entreprise au travers de ces marques Viiv ou vPro, Nvidia semble également s’intéresser de près à ce type de label et devrait bientôt lancer le sien, qui est pour le moment connu sous le nom de Tritium.
Cette fois ce sont les PC de bidouilleurs qui seraient visés d’après DailyTech puisqu’en sus d’une certaine liste de composant à respecter comme pour les normes Intel les cartes mères Tritium devront par exemple proposer tout une plage de tensions d’alimentation pour le CPU et de fréquences pour le CPU, la mémoire ou le chipset. Si il est intéressant d’avoir des produits qui permettent ces possibilités, il est également question d’après DailyTech d’un overclocking automatique en fonction des composants « Tritium » intégrés dans la machine, ce qui l’est moins à nos yeux.
Côté plate-forme il faudra notamment avoir deux ports PCI Express x16 assez espacés pour accueillir un Quad SLI, l’IEEE1394b (FireWire 800), deux ports PCI 2.3, deux ports réseaux Gigabit gérés par la puce NVIDIA et le son 7.1 géré par une puce HDA.
Carte mère avec HDMI chez ABIT
Universal ABIT (ex ABIT) devrait être le premier à lancer une carte mère pourvue d’une sortie HDMI, la IL-80MV. Basée sur le chipset i945GT et destinée aux Core Duo et Core 2 Duo dans sa déclinaison portable c'est-à-dire Socket 479, cette carte est destinée à être utilisée dans un PC de salon : elle intègre également des entrées & sorties optiques reliées à la puce Realtek HDA, le FireWire, une sortie VGA mais est par contre dépourvue d’un port PCI Express x16.


Si ABIT ne donne pas de détail sur sa prise HDMI, on peut penser que c’est tout simplement le premier à intégrer une puce disponible depuis quelques temps, la Silicon Image SiL1390. Compatible HDCP, cette puce accepte en entrée un flux vidéo de type SVDO, celui utilisé par les chipsets Intel, et un flux audio SPDIF pour ressortir le tout sur la prise HDMI. La IL-80MV devrait être disponible courant juin.
Adaptateur PCI sur PCI Express
Digital Cowboy devrait bientôt commercialiser au Japon pour 35 € H.T. ce qui nous semble être le premier adaptateur PCI vers PCI-Express x1. Pour se faire, l’adaptateur utilise la puce PEX 8111 de PLX Technology qui se charge de faire la conversion et qui disponible depuis octobre d’après son constructeur (cf. news). Bien entendu un tel adaptateur rehausse le niveau d’une carte classique ce qui pourra poser des problèmes dans certains boîtiers : les cartes low-profile sont donc les plus adaptées.

Reste que tant que les cartes mères disposeront de deux à trois ports PCI ce type de carte n’a que peu d’intérêt. D’un point de vue plus général ce type de puce aura un intérêt sur des adaptateurs ou directement sur les cartes mères lorsque les fabricants de chipsets ne géreront plus nativement le PCI. Ce n’est toutefois pas pour tout de suite, puisque le prochain ICH8 d’Intel par exemple prévu pour la mi-2006 en est toujours pourvu.


