Actualités cartes mères
ASUS: début d'une nouvelle ère
RS780, MCP78 et MCP72 : le point
nForce 780i pour 80 euros chez EVGA
NVIDIA lance ses nForce 700i
ASRock recycle les nForce3 & M1695
2007 : ASUSTeK toujours en tête
2007 aura été une année faste pour la plupart des principaux fabricants de cartes mères. Avec un chiffre en hausse de 34% sur un an et dépassant maintenant les €15 milliards, ASUSTeK reste le champion toutes catégories. Il aura livré en un an 58,78 millions de cartes mères et 12,39 millions de cartes graphiques.
ECS a vu ses ventes augmenter plus modestement. La croissance de son chiffre d'affaire est de 6,24% et il atteint les €1,93 milliards. En termes d'unités vendues, le taïwanais a tout de même écoulé 25,75 millions de cartes mères mais aucune donnée n'a été communiquée concernant les cartes graphiques.
MSI le talonne désormais en termes financiers puisque son chiffre d'affaire a progressé de 23,1% en l'espace de douze mois à €1,89 milliards. La firme a vendu 18 millions de cartes mères et 10 millions de cartes graphiques.
Enfin, Gigabyte malgré quelques déboires organisationnels liés à sa tentative avortée de coopérer étroitement avec ASUSTeK fait tout de même presque 20% de mieux avec un chiffre d'affaire de €1,06 milliards. Il dépasse même MSI sur certains points avec 19,14 millions de cartes mères livrées. Coté cartes graphiques, il se contente de 3,99 millions d'unités.
Quelques précisions sur ces données. Les chiffres d'affaires sont difficilement comparables puisqu'ils comprennent également les ventes d'autres produits, dont les ordinateurs portables. Concernant les cartes mères, chez ASUSTeK par exemple, seuls 13 millions ont été vendues sous la marque ASUS. La grande majorité étant produite (généralement dans les usines de la firme mais parfois aussi chez des sous-traitants) pour le compte d'autres sociétés et vendues sous le nom de ces dernières.
CES 2008 : nForce 790i
EVGA expose sur son stand au CES une carte mère équipée d'un chipset nForce 790i SLI.

Par rapport au nForce 780i, il apportera la gestion native au niveau du SPP du PCI-Express 2.0, la gestion du FSB1600 ou encore celle de la DDR3. Les autres spécifications sont plus standards: 2 ports Gigabit Ethernet, 6 ports SATA configurables en RAID 0, 1, 0+1 et 5, ainsi que 2 ports PATA. Ce devrait être le dernier chipset Nvidia n'intégrant pas de core graphique et il n'est donc pas compatible avec l'Hybrid SLI.
De nouveaux IGPs nForce 700i dès avril?
Selon des informations données par des fabricants de cartes mères à Digitimes, Nvidia devrait lancer de nouveaux IGP baptisés MCP7A dès le mois d'avril pour contrer les G4x d'Intel.
Ils se démarqueraient des GeForce 7xx0-nForce 6x0i lancés fin septembre par la gestion de la mémoire sur deux canaux, le support de DirectX 10 ainsi que de l'Hybrid SLI et par la présence du moteur PureVideo HD. On peut aussi logiquement s'attendre à ce qu'ils gèrent le PCI-Express 2.0. A noter qu'en août, le californien devrait également proposer un MCP7C se limitant à la gestion de la mémoire DDR2-800, et sur un seul canal.
Nvidia dévoile l'Hybrid SLI
A l'occasion du CES, Nvidia a décidé de dévoiler l'Hybrid SLI, dont nous vous avons déjà parlé à quelques reprises, faisant ainsi suite aux différentes démonstrations de l'Hybrid CrossFire d'AMD.
Pour rappel, l'Hybrid SLI permet d'associer une carte graphique dédiée (dGPU) à un core graphique intégré (mGPU) dans le but soit d'améliorer les performances, soit de réduire la consommation (et les nuisances associées) en désactivant la ou les cartes graphiques puissantes lorsqu'elles ne sont pas utiles.
Plus de performances
Le mode performances, appelé GeForce Boost, consiste simplement en du SLI entre la carte graphique et le core graphique intégré. Les gains peuvent varier de significatifs si la carte graphique dédiée est peu performante à anecdotiques si la carte graphique est performante. Une manière pour Nvidia d'offrir des performances à la hausse dans le cas d'une association d'un de ses GPUs à un de ses chipsets.
Reste que cela ne transformera bien entendu pas une machine trop peu performante pour être adaptée au jeu à une bête de course. Sur son site Nvidia annonce que les GeForce 8400 GS et les 8500 GT sont compatibles.
Consommation à la baisse
Le mode d'économie d'énergie, Hybrid Power, est plutôt simple dans sa logique : désactiver les cartes graphiques au repos et laisser un core graphique intégré, plus économe, se charger de l'affichage du bureau ou du décodage des vidéos HD. Sachant qu'une GeForce 8800 Ultra consomme près 100 watts au repos (300 watts gaspillés à ne rien faire dans le cas d'un système tri-SLI !), l'intérêt est évident. Reste qu'en pratique l'implémentation est plutôt complexe.
Passer du core graphique intégré au système graphique dédié n'est pas aussi simple qu'il n'y parait, surtout avec Windows Vista, son bureau en 3D et ses différentes protections et restrictions. Lors de notre entretien au sujet de cette technologie avec Nvidia, il y a quelques mois, le fabricant nous a précisé qu'il n'était pas possible dans l'état actuel des choses d'opérer ce changement dynamiquement, à la volée et que le système serait donc manuel. Un gros point faible puisque la plupart des utilisateurs vont rapidement trouver agaçant de passer leur temps à activer/désactiver Hybrid Power. Le fabricant précise dans son communiqué que des futurs pilotes devraient apporter un pilotage automatique d'Hybrid Power. En attendant, l'effet contraire à une économie d'énergie pourrait alors intervenir puisque quand les cartes graphiques fonctionnent, le core graphique doit fonctionner lui aussi puisqu'il est le seul à gérer les sorties vidéos dans ces modes.
Reste qu'aucune des cartes graphiques actuellement sur le marché n'est annoncée comme compatible avec Hybrid Power. Nous pouvons donc espérer que Nvidia a fait ce choix de manière à ne le rendre compatible qu'avec des cartes graphiques suffisamment flexibles que pour rendre possible un fonctionnement automatique.
Détails pratiques complexes
Pour pouvoir passer d'un système de rendu à un autre, il aurait en théorie fallu déplacer le connecteur de l'écran d'une sortie à l'autre. Impensable bien entendu. La solution consiste à toujours connecter l'écran à la sortie du core graphique intégré (sur la carte-mère donc) et dans le cas du rendu via les cartes graphiques, de déplacer le frame buffer de celles-ci au core intégré qui se charge alors de l'affichage.

Plusieurs questions se posent alors.
- Quid des performances, ou plutôt de l'augmentation du délai entre le début du traitement de l'image et son affichage ? La réponse de Nvidia est que la technologie n'a pas d'impact sur les performances. Nous n'y croyons bien entendu pas une seconde et aimerions que Nvidia indique quel est le délai supplémentaire, aussi faible soit-il. Le temps du transfert via le bus PCI Express + 1 frame ?
- Quid du décodage des vidéos protégées. Est-ce que la chaîne de protection est respectée si la vidéo doit transiter des cartes graphiques dédiées au core graphique intégré ? Ou faut-il toujours repasser en mode économie d'énergie pour profiter de l'accélération vidéo ?
- Quid de la résolution maximale supportée ? Lors de notre dernier entretien avec Nvidia sur le sujet, le fabricant nous a indiqué que dans l'état actuel des choses la résolution étant limitée à 1600x1200 mais que le fabricant espérait arriver à atteindre des résolutions supérieures. Qu'en sera-t-il avec le produit final ?
Une nouvelle puce pour l'Hybrid SLI
La technologie fera son apparition avec le MCP78, le nouveau chipset intégré du fabricant. Celui-ci prend en charge l'HyperTransport 3.0, le PCI Express 2.0 et son core graphique intégré est compatible DirectX 10, et donc issu de l'architecture GeForce 8, et dispose d'un nouveau moteur vidéo qui cette fois prend complètement en charge le décodage des vidéos VC-1, lacune du précédent moteur vidéo implémenté dans les GeForce 8. 4 variantes sont annoncées.

GeForce 8200 (c'est bien le nom du chipset), MCP78 "simple" avec un port graphique. nForce 730a, à priori similaire au GeForce 8200 mais sans support de l'Hybrid Power (mais bien du GeForce Boost), et enfin les nForce 750a et 780a qui disposeront respectivement de 2 et 3 ports graphiques. Nvidia constitue donc une gamme complète à base d'une seule et unique puce, à laquelle est associée un switch PCI Express sur les nForce 750a et 780a puisque le MCP78 ne gère pas assez de ligne PCI Express nativement.
La révolution ?
Pour Nvidia l'Hybrid SLI revêt un caractère très stratégique. Le marché du chipset n'est pas simple, ou plutôt il n'est pas simple d'y gagner de l'argent. AMD et Intel peuvent proposer aisément des bundles CPU + chipsets, ce que Nvidia ne peut pas faire. Qui plus est, des parties toujours plus importantes des chipsets vont être intégrées au CPU (avec Nehalem notamment), ne laissant que les "commodités" ou presque en externe. Nvidia doit donc trouver rapidement un moyen d'apporter quelque chose de plus qui aide ses chipsets à garder un intérêt. Le SLI en est un, mais c'est un marché minuscule. L'Hybrid SLI, lui, concerne un marché beaucoup plus vaste.
Reste que Nvidia n'a annoncé que les principes d'une technologie. Si sur le fond ils sont intéressants, de nombreuses zones d'ombres existent encore et il serait regrettable que Nvidia lance une telle technologie trop tôt, avec de trop nombreuses limitations.
Notez enfin une dernière réflexion sur le sujet. Nvidia annonce que tous ses chipsets intégreront dorénavant un core graphique. Les CPU vont également commencer à en intégrer. N'y a-t-il pas là une opportunité de transformer la carte graphique en accélérateur au sens large ? Epurer les GPUs de toute la partie gestion des sorties et décodage des vidéos ? Tout ceci va bientôt faire double emploi…
VIA arrête les chipsets
Selon Apply Daily, VIA aurait intégré sa division System Platform qui s'occupe des chipsets des autres fabricants de processeurs au sein de sa division CPU Platform qui travaille sur le développement des processeurs C7 ainsi que des supports adéquats (northbridge, cartes mères).
En clair, cela signifie donc que VIA arrêterait définitivement de concevoir des chipsets pour les processeurs AMD et Intel. En raison de la forte demande pour les chipsets Intel, VIA n'aurait pas tout à fait abandonné ses discussions avec le géant de Santa Clara pour obtenir une licence lui permettant de proposer des chipsets supportant un FSB supérieur à 1066 MHz mais dans tous les cas de figures, cela n'aurait plus qu'un faible impact sur les résultats du taïwanais.


