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Samsung : la pénurie de NAND 3D se confirme

Tags : 3D NAND; Samsung;
Publié le 25/01/2017 à 17:19 par / source: Tom's Hardware
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Au début du printemps dernier, Samsung finalisait l'arrivée de son 850 Evo en version 4 To, plus de six mois après la déclinaison 2 To du SSD.

On attendait alors de la part du géant coréen qu'il fasse de même pour son 850 Pro, équipé de NAND MLC (le 850 Evo étant pourvu de puces TLC). Hélas, Samsung n'a pas profité du CES en début d'année pour faire l'annonce attendue, ce qui a intrigué nos confrères de Tom's Hardware.

Ces derniers ont interrogé le constructeur sur ce sujet, et ont obtenu la réponse suivante :

"En réponse à la pénurie mondiale de NAND, Samsung a décidé de se concentrer sur les produits qui répondent à la demande la plus forte. Nous vous ferons savoir quand nous aurons de nouvelles informations concernant le 850 Pro 4 To."

Le sort du 850 Pro 4 To est peut être symptomatique de ce qui attend le marché des SSD à mémoire NAND 3D. Et des modèles comme les 960 Pro et Evo, sortis un peu plus tard que prévus, sont d'ailleurs distillés avec une grande parcimonie chez les revendeurs.

Cette mémoire pâtit actuellement de sa relative jeunesse. En effet, jusqu'à l'arrivée de la NAND 3D, les constructeurs avaient mis en commun leurs lignes de production pour fabriquer RAM et NAND, avec la possibilité de passer simplement de l'un à l'autre.

Avec l'avènement de la NAND 3D, les lignes de production ont évolué, les constructeurs ont perdu cette flexibilité et ont dû, en plus, faire évoluer certaines lignes. Des facteurs qui peuvent en partie expliquer la pénurie actuelle, qui est à mettre directement en relation avec celle de la RAM (dont les prix ne cessent pas d'augmenter), dont les origines sont communes.

Espérons, pour les prix et les disponibilités de futurs SSD, que Samsung, Toshiba et consorts trouveront rapidement un moyen d'approvisionner le marché.

Hynix sur les rangs pour la NAND Toshiba ?

Publié le 25/01/2017 à 15:07 par
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Comme nous l'écrivions récemment, Toshiba cherche à vendre une partie de son activité semi-conducteurs afin de faire face à des problèmes de trésorerie. Et si nous évoquions la piste Western Digital, une autre attire aujourd'hui l'attention des analystes.

Comme le rapporte Business Korea , la réaction de SK Hynix vis à vis de cette porte laissée ouverte par Toshiba est très attendue.

D'une part, parce que cela donnerait à SK Hynix l'occasion de quitter le pied du podium des fabricants de NAND. Au troisième trimestre 2016, Samsung était solide leader (36,6% du marché), Toshiba second (19,8%), alors que SK Hynix ne pointait qu'à la quatrième place (10,4%).

D'autre part, et malgré le rachat en 2012 de la société américaine Link A Media Devices (qui avait dessiné notamment les contrôleurs des Corsair Neutron), SK Hynix pourrait profiter du savoir faire de Toshiba en matière de contrôleurs.

SK Hynix a également loupé récemment l'occasion d'accroître son activité dans les semi-conducteurs : alors que la société convoitait une usine de capteurs mise en vente par... Toshiba, Sony a profité de l'hésitation du constructeur coréen pour lui couper l'herbe sous le pied. SK Hynix n'aurait probablement pas envie de renouveler son erreur.

Enfin, les deux protagonistes ont mis fin  il y a deux ans à un litige qui les opposait en matière de propriété intellectuelle et ont débuté une collaboration dans la technologie de lithographie par nano-impression, l'une des voies ouvertes vers le futur de la litographie.

Tous ces arguments mis bout à bout, rendent crédibles la participation de Hynix dans les activités de Toshiba. Aucune des deux entreprises n'a, pour l'heure, commenté cette hypothèse.

Toshiba va devoir partager son activité NAND

Publié le 20/01/2017 à 14:06 par / source: Reuters
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En pleine tourmente financière, Toshiba se voit contraint de trouver des investisseurs pour sa filiale semi-conducteurs. Un véritable casse-tête pour le constructeur japonais, qui souhaite conserver une participation majoritaire tout en concluant un accord au plus vite.

Après le scandale concernant la manipulation des comptes en 2015, les fonds propres de Toshiba se sont vus réduits à "seulement" trois milliards d'euros. Confortable pour beaucoup d'entreprises, mais insuffisant pour le géant japonais, au moment où la dépréciation d'actifs de ses activités nucléaires américaines est susceptible de d'atteindre les 4, voire les 5,6 milliards d'euros, ce chiffre variant selon les sources.

Toshiba, qui ne souhaite pas avoir un actif net négatif au moment de la clôture de son exercice fin mars, souhaite donc remplir les caisses avec l'un de ses actifs les mieux valorisés, à savoir sa filiale semi-conducteurs.

Le fond d'investissement Silver Lake se serait montré intéressé, tout comme Canon. Toshiba a également sollicité l'établissement public Development Bank of Japan, mais pourrait avoir aussi contacté Western Digital, société avec laquelle le constructeur japonais collabore déjà au travers de la joint-venture Flash Forward pour la production de mémoire NAND. Cela serait une occasion pour Western Digital de franchir un nouveau cap dans la transition vers la NAND qu'il a déjà largement amorcé avec le rachat de SanDisk... qui l'a aussi beaucoup endetté.

Si cette piste semble sérieuse, elle se heurte au timing de Toshiba : un tel accord nécessiterait de nombreuses autorisations, ce qui n'arrange pas les affaires du japonais.

Les fonds d'investissements pourraient intervenir plus rapidement, mais ne seraient intéressés que par une prise de participation au moins égale à 33%, afin de disposer d'un droit de veto au sein du conseil d'administration. Toshiba, de son côté, souhaite conserver la gouvernance de sa filiale et ne serait pas prêt à faire ce sacrifice.

Un vrai casse-tête pour le constructeur japonais, situation qui devrait toutefois trouver une issue rapidement, compte tenu du timing serré de Toshiba.

Seagate ferme une usine en Chine

Tag : Seagate;
Publié le 17/01/2017 à 10:45 par / source: TechPowerUp
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Seagate met en oeuvre le plan de restructuration annoncé cet été : c'est une usine chinoise située à Suzhou qui en fait les frais aujourd'hui, avec la fermeture pure et simple de cette dernière. Les 2 127 employés sont licenciés.

A la mi-juillet, deux semaines seulement après avoir annoncé le licenciement à venir de 1 600 personnes, Seagate s'était ravisé pour donner un chiffre plus important encore : 8 100 employés étaient sur la sellette, soit 14% des effectifs totaux de l'entreprise.

Avec ces 2 127 employés, Seagate montre qu'il n'y va pas par quatre chemins et si les licenciements doivent intervenir partout où Seagate est implanté, la Chine subit de manière importante cette restructuration.

Sur le SSD, un retard à l'allumage

Arrivé sur le marché du SSD grand public sur le tard (en 2013), le constructeur s'est laissé distancer sur ce marché par les Samsung, Toshiba et autres Micron. Ce n'est qu'en 2014, avec le rachat de LSI (anciennement SandForce), que Seagate semble prendre conscience du problème.

Depuis, beaucoup de démonstrations technologiques (pour montrer un SSD de 60 To ou un autre atteignant des débits de 10 Go/s), mais un chiffre d'affaires issu du marché du SSD qui ne décolle pas et qui reste sous les 10% du total généré. Les revenus sont en baisse de près de 19% sur un an, et le bénéfice net s'écroule à 248 millions de dollars, soit sept fois moins que durant l'exercice précédent.

Le grand concurrent Western Digital n'a pas forcément été plus rapide à assurer la transition du disque magnétique vers la mémoire flash, mais il a eu la bonne idée de racheter un acteur déjà rompu au marché, à savoir SanDisk. Résultat : sur les 20 milliards générés par WD, près d'un tiers serait lié au domaine du SSD. Soit un volume sept fois supérieur à celui de Seagate.

Seagate a toutefois obtenu ce qui intéressait sans doute le plus les investisseurs : en mai 2016, l'action Seagate valait un peu moins de 19 dollars. Elle en vaut aujourd'hui le double.

Nouveau contrôleur SSD SATA chez Marvell

Publié le 17/01/2017 à 09:15 par / source: AnandTech
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Alors que tous les constructeurs se positionnent autour des SSD M.2 PCIEe compatibles avec l'interface NVMe, Marvell n'oublie pas que l'écrasante majorité des utilisateurs en est restée, pour l'heure, au SATA.

La firme a ainsi annoncé le successeur du 88SS1074, contrôleur lancé au printemps 2014 et qui officie au sein des Kingston UV400, Crucial MX300, SanDisk X400 ou plus récent WD Blue.

Tout comme le 88SS1074, le 88SS1079 prend en charge la mémoire TLC comme la NAND 3D, et aux dires de Marvell, les performances resteront identiques.

Qu'apporte donc ce nouveau contrôleur dans ce cas ? Son atout réside dans sa conception, puisque le PCB qui lui est lié a été allégé de quelques composants, rendant son coût de fabrication moins élevé.

L'avantage stratégique du 88SS1079 est donc "uniquement" une histoire de prix. Mais si l'on considère la bataille tarifaire que se livrent les différents protagonistes du marché, et le nivellement des performances engendré par une interface SATA en fin de vie, cet argument est sans doute suffisant pour les partenaires habituels de Marvell.

Il y a donc fort à parier que les Western Digital, Crucial et autres Kingston sortiront cette année des SSD bâtis autour de ce contrôleur et de NAND TLC 3D. Des SSD dont le prix rapporté au gigaoctet devrait encore baisser.

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