Actualités stockage
Le Serial ATA passe à la version 3.1
SSD Seagate Pulsar XT.2 et Pulsar.2
OCZ lance les Revodrive 3
Intel et le bug des 8 Mo
SandForce SF-2200 en mSATA
Western Digital toujours devant Seagate
Après Seagate c'est Western Digital, l'autre poids lourd du secteur du disque dur, qui a annoncé ses résultats pour son dernier trimestre de son année fiscale qui prenait fin le 1er juillet.
Premier enseignement, Western Digital conserve la première place en termes d'unités, puisqu'il annonce avoir livré 54 millions de disques sur le trimestre, contre 52 millions pour Seagate. Pour rappel, Western est passé devant Seagate en début d'année passée.
Le chiffre d'affaires est néanmoins inférieur puisque de 2,4 milliards de $ pour un résultat net de 158 millions (respectivement 2,9 milliards et 119 millions pour Seagate), Seagate ayant une présence plus importante sur le marché des disques professionnels alors que Western l'est plus sur les disques durs 2"1/2.
Sur l'année fiscale, Western annonce 9,53 milliards de $ de ventes pour 726 millions de résultat net, contre 9,85 milliards et 1,38 milliards sur l'exercice précédent (Seagate annonce pour sa part 11 milliards de C.A. pour 511 millions de résultat).
Seagate et Western se partagent à eux deux plus de 60% du marché du disque dur, chiffre qui devrait passer à environ 90% si les rachats de la division HDD de Samsung par le premier et de Hitachi Storage par le second étaient approuvés par les autorités à la concurrence européennes et américaines.
Seagate : 30,7 millions de To en 3 mois
Après avoir franchi la barre des 50 millions de disques vendus en un trimestre l'an passé, Seagate annonce avoir écoulé 52 millions de disque pour le dernier trimestre de son exercice fiscal qui prenait fin le 1er juillet. Sur ce trimestre, Seagate annonce un chiffre d'affaires de 2,9 milliards de $ avec une marge brute de 19,3% et un résultat net de 119 millions, contre 11 milliards, 19,6% et 551 millions sur l'année.
Chiffre intéressant, Seagate indique que la demande globale en capacité de stockage a connu une hausse de 40% sur un an, avec 330 millions de Téraoctets au total. Sur le dernier trimestre, il précise que la taille moyenne des disques qu'il avait livrés était de 590 Go, une hausse de 39% sur un an qui suffit donc quasiment à elle seule à couvrir la hausse de la demande.
OCZ annonce l'Indilinx Everest
OCZ vient officiellement d'annoncer l'Indilinx Everest. Basé sur le contrôleur SATA 3.0 de nouvelle génération précédemment appelé Jet Stream puis Thunderbolt qui devait voir le jour dès 2010, Everest doit permettre à Indilinx de revenir dans la course.

Pour ce faire, Everest est constitué d'un CPU ARM dual core épaulé par un cache de DDR3 à 400 MHz pouvant atteindre jusqu'à 512 Mo. Il supporte une interface SATA 6 Gb/s et est prévu pour des débits séquentiels de l'ordre de 500 Mo /s pour une capacité totale de 1 To maximum. Cette vitesse est atteinte à l'aide de 8 canaux pouvant s'interfacer avec des Flash ONFI 2.0 / toggle DDR 1.0 à des vitesses pouvant atteindre 200 MT /s, alors que les autres contrôleurs seraient limités à 166 MT /s.
OCZ indique par ailleurs qu'Everest est optimisé pour les pages de 8 Ko que l'on trouve dans les mémoires Flash récentes, et qu'il dispose d'algorithmes spécifiquement destinés à réduire le temps de démarrage, avec un gain pouvant atteindre jusqu'à 50% par rapport aux SSD actuels, un chiffre à prendre avec de grosses pincettes.
Everest se distingue également de par un support plus complet des mémoires Flash, puisqu'il est déjà question de mémoire de classe 1xnm, a priori les 19nm annoncées récemment par Toshiba, mais également d'un support des mémoires SLC, MLC et TLC. Appelée également MLC 3BPC, la mémoire TLC permet de stocker 3 bits par cellule. Ceci permet d'abaisser nettement le coût de production, puisque la puce 8 Go 25nm annoncée en août 2010 par Micron est 21,5% plus petite qu'une MLC classique. Pas sûr cependant que le jeu en vaille vraiment la chandelle puisque Micron lui-même ne destine pas ses mémoires à des SSD, parlant d'ailleurs début 2009 de performances divisées par 2 et d'une endurance divisée par 10 par rapport à de la MLC.
Les choses ont peut être évolué de ce côté, et OCZ indique qu'Everest intègre une technologie propriétaire, Ndurance, qui est censée permettre d'utiliser des mémoires ayant une endurance réduite. Aucun détail n'est malheureusement communiqué sur Ndurance, et on sait juste qu'Everest intègre une correction d'erreurs basée sur l'algorithme BCH pouvant atteindre les 70 bits pour 512 octets, là où un SandForce SF-2000 se limite à 55 bits.
La plate-forme Indilinx Everest est actuellement disponible pour qualification auprès des OEM, OCZ ne donnant aucune information sur un éventuel futur SSD à base d'Indilinx Everest sous sa propre marque. Si ses performances brutes ne devraient pas bouleverser le monde du SSD, le support de la TLC, l'intégration d'algorithme spécifique au démarrage et la technologie Ndurance ont de quoi attiser la curiosité… vivement la pratique !
1 To dans 2''1/2 et 9.5mm chez Western
Après Samsung en juin, c'est au tour de Western Digital de lancer un disque dur 2"1/2 offrant une capacité de 1 To malgré une hauteur standard de 9.5mm. Doté d'une interface SATA 3 Gb/s et de 8 Mo de cache, le WD Scorpio Blue WD10JPVT fonctionne à 5400 tpm et est au tarif officiel de 139$.

Western avait lancé en juillet 2009 le premier disque dur 2"1/2 de 1 To, mais il s'agissait d'un disque d'une hauteur de 12.5mm peu utilisée dans les portables et qui intégrait 3 plateaux. Le WD10JPVT utilise cette fois deux plateaux de 500 Go.
Pour rappel c'est Hitachi qui a le premier annoncé une telle densité avec le Z5K500 qui en embarquait un pour une hauteur de 7mm. Transposée sur un disque 3"1/2, une telle densité permettra d’atteindre des plateaux de 1 To qui devraient être utilisés sur les Spinpoint F6 EcoGreen attendus avant la fin de l'année.
Le Vertex 3 décliné en version 60 Go
Sans faire de bruit, OCZ a lancé une version 60 Go de son Vertex 3 (VTX3-25SAT3-60G) qui est disponible depuis quelques semaines en rayons. Auparavant seuls les Solid 3 et Agility 3 étaient proposés dans cette capacité chez OCZ en SATA 6 Gb/s. Côté performances, OCZ annonce des débits de 535 et 480 Mo /s en lecture et en écriture séquentielle, contre 500/450 pour le Solid 3 et 525/475 pour l'Agility 3. Un gain qui parait donc mineur au premier abord.

Mais si on s'intéresse aux débits obtenus avec des données peu compressibles par le contrôleur SandForce, bien plus représentatifs des performances réelles, la donne est différente. Au passage on ne peut une nouvelle fois que féliciter OCZ qui communique sur ces chiffres, contrairement à d'autres constructeurs utilisant également des puces SandForce.
Le Vertex 3 60 Go ne retombe dans ce cas qu'à 455 Mo /s en lecture, contre 180-175 Mo /s pour les Agility 3 et Solid 3. En écriture, le Vertex 3 est à 85 Mo /s, contre 65-60 Mo /s pour les Agility 3 et Solid 3 et 50 à 95 Mo /s pour les Vertex 2, selon la mémoire utilisée.

Le Vertex 3 est également plus rapide en accès aléatoire, avec jusqu'à 13 000 IOPS en lecture. Cela reste toutefois nettement moins qu'un "simple" Vertex 2, ce qui est assez dommage pour un SSD dit de nouvelle génération. Du coup, si le Vertex 3 est clairement au dessus que les Solid 3 et Agility 3 60 Go dont les spécifications nous avaient déçus, notre préférence reste au Crucial M4 64 Go pour un SSD de faible capacité.
Ceci est d'autant plus vrai que pour le moment, le Vertex 3 60 Go est assez cher puisqu'à environ 130 €, contre moins de 100 € pour les OCZ Agility/Solid 3 60 Go ou le Crucial M4 64 Go. Espérons que son prix baissera dans les semaines à venir, histoire d'attiser la concurrence !


