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Inondations, quel impact sur les disques durs ?
OCZ Octane, 1 To et Indilinx Everest
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Disques durs : des usines Nidec redémarrent
Nidec, principal fabricant de moteurs pour disque dur, vient de donner quelques informations concernant l'état de ses usines Thaïlandaises.

En ce qui concerne les usines fabriquant les moteurs pour disques durs, Nidec indique que son usine de Rangsit a repris la production depuis le 25 octobre. Celle de Bangkadi, dont l'enceinte a été partiellement inondées, est encore à l'arrêt temporairement alors que celle de Rojana est actuellement inondée et sera à l'arrêt pour une plus longue période.
Concernant les usines fabriquant des composants pour moteur de disque dur, l'usine de Rojana est dans la même situation que celle pour les moteurs. A contrario, celle d'Ayutthaya a repris sa production le 4 novembre. Enfin pour ce qui est de la base métallique du disque (le fond, sur lequel tous les composants sont fixés), Nidec rappelle que l'usine de Saraburi n'a pas été endommagée et que la production n'a pas été interrompue, au contraire de celle de Bang Pa-In qui est inondée.
DigiTimes donne quelques chiffres supplémentaires à ce sujet. Pour rappel, Nidec fournit environ 75% des moteurs pour disques durs dans le monde, avec 140 millions d'unités produites au troisième trimestre. Le redémarrage de certaines usines Thaïlandaises couplé à une augmentation des capacités de production dans ses usines aux Philippines (de 15 à 25 millions) et en Chine (de 10 à 15 millions) devraient lui permettre de fabriquer 100 millions de moteurs ce trimestre. Reste maintenant à savoir si Nidec sera capable de revenir au niveau d'avant inondations dans le courant du premier trimestre 2012, condition sine qua none à un retour progressif à la normale sur le marché du disque dur.
Concernant la situation générale des inondations en Thaïlande, le bilan atteint désormais 527 morts. Si la décrue est bien entamée dans les provinces les plus au nord, la région de Bangkok pourrait pour sa part continuer d'être sous les eaux jusqu'au mois de décembre.
OCZ : SSD 30% moins cher grâce à la TLC
Storage Review rapporte qu'OCZ a indiqué lors d'une présentation effectuée lors d'une conférence destinée aux investisseurs (Needham 5th Annual HDD & Memory Conference) qu'il allait lancer durant le premier trimestre 2012 des SSD utilisant de la mémoire TLC.

Appelée également MLC 3BPC, la mémoire TLC permet de stocker 3 bits par cellule. Ceci permet d'abaisser nettement le coût de production puisqu'il est question d'une tarification au Go inférieure de 30% à celle de la mémoire MLC. Il faudra attendre le troisième trimestre 2012 pour voir débarquer la TCL sur des SSD OCZ destinés aux entreprises, période à laquelle la technologie Indilinx nDurance 2 combinée à des améliorations sur l'algorithme ECC devrait permettre de doubler la durée de vie des mémoires Flash. Il faut en effet savoir qu'en 2009, Micron parlait d'une endurance divisée par 10 de la TLC par rapport à la MLC.
Le rachat d'Indilinx devrait également continuer de porter ses fruits puisqu'un nouveau contrôleur haute performance pour les SSD clients devrait être lancé en début d'année alors même que l'OCZ Octane n'est pas encore disponible. Côté performances, on sait juste qu'il est question de 70 000 IOPS. Un autre contrôleur destiné aux entreprises cette fois serait prévu pour le second trimestre et serait capable de fournir jusqu'à 100 000 IOPS. Ces deux contrôleurs supporteraient l'interface SATA et PCI-Express.
Ils devraient être à la base de la nouvelle génération de SSD PCI Express d'OCZ qui fourniront jusqu'à 3.2 millions d'IOPS contre 500 000 IOPS pour le Z-Drive R4. Ce nouveau SSD utilisera la norme NVM Express destinée à unifier le support logiciel des SSD PCI Express.
Inondations et disques durs, le point
Seagate a donné quelques informations supplémentaires concernant l'impact sur le marché des disques durs des inondations dramatiques en Thaïlande (cf. cette actualité) qui ont déjà fait 420 morts.

Le constructeur rappelle ainsi que si la demande attendue devait être de l'ordre de 180 millions d'unités, les livraisons ne devraient pas dépasser les 110 à 120 millions d'unités. Seagate précise au passage que pour le premier trimestre 2012 les fabricants devraient être capables de produire plus de disques, mais que la demande devrait rester supérieure à la production ce qui continuera d'entrainer des prix plus élevés qu'à la normale. Si le constructeur indique que l'industrie du disque dur devrait être touchée pendant plusieurs trimestres, on peut s'attendre à un retour à la normale durant le second trimestre.
Concernant sa production en particulier, Seagate rappelle que ces usines n'ont pas été touchées directement mais que ses capacités de production sont réduites du fait des problèmes rencontrés par les fabricants de pièces destinés aux disques durs. Le constructeur estime désormais pouvoir livrer 41 à 45 millions de disques ce trimestre, soit la fourchette basse de son estimation préalable de 40 à 50 millions (51 millions au trimestre passé). Il vise un chiffre d'affaires de 2,6 à 2,7 milliards de $ (2,8 au trimestre passé) et une marge brute qui devrait être dans le haut de la fourchette 22% - 26% (19,5% au trimestre passé). Le constructeur indique que sa capacité de production pour le premier trimestre 2012 sera de 60 millions de disques, à condition que les problèmes d'approvisionnements en pièces détachées soient résolus d'ici à la fin décembre.
Cette marge brute en hausse s'explique bien entendu par une hausse des tarifs liée à la pénurie, cette dernière semble toutefois mesurée du côté des fabricants puisqu'on arrive donc à un tarif moyen qui devrait atteindre au maximum 65,8$, contre 54,9$ au trimestre passé. Une hausse somme toute mesurée par rapport aux prix en boutiques qui ont triplés ces dernières semaines, nous ramenant à une tarification au Go que l'on avait plus vue depuis 2008 !
Les raisons de ce décalage sont multiples, la première étant qu'une bonne partie des livraisons de ce trimestre se font aux OEM à des tarifs qui ont déjà été négociés avant la hausse. De plus, les fabricants de disques vont logiquement favoriser les livraisons à leurs gros clients OEM aux dépends de l'approvisionnement des grossistes, ce qui exacerbe le décalage entre l'offre et la demande sur le marché unitaire et fait s'envoler le prix du peu de stock restant du fait de la crainte d'une pénurie. Enfin, ce décalage est encore plus important sachant que le marché est moins approvisionné par le "marché gris", c'est-à-dire les OEM qui revendent les pièces qu'ils ont achetées en trop aux fabricants pour avoir des ristournes plus importantes.
Les machines complètes sont bien entendu touchées, et les fabricants de portables notamment commencent petit à petit à annoncer des hausses de tarifs voir des ruptures de stock.
Que faire dans cette situation ? Concernant les disques durs additionnels, le plus sage est clairement de ne pas céder à la panique, et de reporter de 3 à 6 mois ses achats lorsque c'est possible, quitte à faire un peu le ménage dans ces dossiers, une bonne habitude que certains avaient peut-être perdus devant le coût du stockage dérisoire ces derniers temps et un sacrifice qui est très dérisoire par rapport au drame humain qui se joue de l'autre côté du globe.
Pour les machines complètes, les prix n'ont pas encore tous augmentés et lorsque ce sera le cas il sera toujours possible de se contenter dans un premier temps d'une capacité de stockage réduite, que ce soit via la récupération d'un ancien disque ou le passage au SSD, en attendant des jours meilleurs permettant l'acquisition d'un disque secondaire de stockage.
Seagate : Plateaux de 1 To
Seagate vient d'annoncer une simplification de sa gamme de disques durs 3"1/2. Le constructeur met ainsi fin à ses gammes Green et XT pour une seule gamme de disques, les Barracuda. La gamme Green est arrêtée définitivement alors que la gamme XT devrait pour sa part réapparaitre dans les mois qui viennent, il s'agira alors d'un disque hybride 3"1/2.
Disponibles en versions 250 à 3 To, les Barracuda, également appelés Barracuda 7200.14, disposent tous d'une vitesse de rotation de 7200 tpm. Les versions 250, 320 et 500 Go sont dotées de 16 Mo de cache et affichent un temps d'accès inférieur à 11ms pour un débit moyen de 125 Mo /s et maximal de 144 Mo /s. Ils utilisent un unique plateau de 500 Go.

Les versions 750 Go, 1 To, 1.5 To, 2 To et 3 To disposent de 64 Mo de cache pour un temps d'accès inférieur à 8.5ms et un débit moyen de 156 Mo /s et maximal de 210 Mo /s. On note au passage l'arrivée des plateaux de 1 To, avec notamment le disque 1 To (ST1000DM003) qui n'utilise qu'un plateau, contre 3 pour la version 3 To (SD3000DM001). Bizarrement la version 2 To (SD2000DM001) est annoncée comme ayant les mêmes performances, ce qui laisse penser qu'elle utilise 2 plateaux, mais Seagate parle de 3 plateaux utilisés sur les deux faces. Il en va de même pour la version 1.5 To qu'on attendrait alors en version 2 plateaux 3 faces et qui est annoncé comme étant 2 plateaux 4 faces.
L'arrêt de la production des disques Barracuda Green 5900 tpm est prévu pour février et parait aller à contre-courant de la tendance aux disques durs à faible rotation réduite destinés au stockage. Seagate met en avant les avantages de la simplification de sa gamme : réduction des coûts de fabrication, du nombre de référence à gérer pour le circuit de distribution et choix plus aisé pour le consommateur.
De notre côté, nous ne regretterons pas spécialement cette disparition puisque si dans notre dernier comparatif de disques 2 To la gamme Green consommait 2w de moins que la gamme XT, elle n'était pas nettement meilleure pour les températures ou les nuisances sonores, laissant d'autres disques "verts" loin devant dans ces domaines.
Ce chamboulement dans la gamme Seagate risque toutefois d'être fortement éclipsé dans les mois qui viennent par les conséquences inondations dramatiques en Thaïlande. Pour rappel (cf. cette actualité), la production de disque dur est fortement mise à mal et les prix en boutique ont été multipliés par 2 à 4 de crainte d'une pénurie dans les mois qui viennent.
Intel SSD Toolbox 3.0
Intel vient de mettre à jour une nouvelle version de sa boite à outils dédiée aux SSD de la marque. Cette version 3.0 marque l'arrivée d'une nouvelle interface, plus colorée. Côté fonctionnalité on retrouve la mise à jour de firmware, la remise à zero complète du disque, la lecture des informations de l'état des disques (S.M.A.R.T) mais aussi des vérifications d'intégrité des données, qui peuvent s'effectuer sur 1.5 Go d'espace libre ou sur l'intégralité du disque (vérification destructive).

Attention, la dectection des modèles ne semble pas parfaite, notre X25-M (MLC) première génération est ici détecté comme un X25-E (SLC)
On trouvera également un bouton "System Tuner" qui donnera quelques conseils sur l'utilisation et la configuration du disque. Notez que si les fonctionnalités évoquées concernent l'intégralité de la gamme SSD du constructeur, il y a une exception du côté de la mise à jour des firmwares : les SSD 50nm (première génération de SSD Intel) ne sont pas supportés. Pour ces derniers Intel fournit un téléchargement séparé pour mettre à jour les disques. Notez enfin que la SSD Toolbox 3.0 requiert (et installe) Java Runtime Environment sur votre machine. Un choix original pour un outil système et qui explique le poids du téléchargement, près de 49 Mo (la version 2.0.2 pesait pour rappel 5.23 Mo !). Le téléchargement pour Windows, compatible de XP à 7 en versions 32 et 64 bits, s'effectue sur le site d'Intel .


