Actualités stockage
Arbitrage Western Digital/Seagate
TRIM en RAID 0 dans les Intel RST 11.5
Corsair Performance Pro, Marvell et SATA 6G
Le SSDNow passe au V200
Les RevoDrive 3 en version Max IOPS
Intel SSD 520 repoussés, 20nm T3 2012
Une nouvelle roadmap d'Intel sur les SSD nous permet de voir que les Intel SSD 520, nom de code Cherryville, sont désormais prévus pour le premier trimestre 2012. Ces SSD SATA 6G utilisent pour rappel de la mémoire MLC 25nm alors que les SSD 510 actuels sont en MLC 34nm ce qui n'aide pas à les rendre abordables. Les performances devraient au passage être relevées.

On notera également que les "King Crest", une évolution utilisant cette fois de la MLC 20nm, sont également repoussés d'un trimestre. Il est désormais question du troisième trimestre 2012, et ces SSD sont désormais positionnés à cheval entre les SSD de gamme 300 et 500 ce qui pourrait laisser à penser que les gammes seraient unifiées.
Dans l'ancienne roadmap King Crest devait prendre place au sein de la série 500 alors qu'un autre SSD, Lincoln Crest, était destiné à la série 300. L'arrivée de MLC 20nm devrait permettre d'abaisser le prix des SSD, une puce de 8 Go passant de 167mm² à 118mm².
Le Momentus XT passe la seconde
Seagate annonce une nouvelle version de son Momentus XT. Pour rappel, ce disque 2.5" 7200 tpm de 500 Go annoncé en mai 2010 avait la particularité d'intégrer 4 Go de mémoire Flash NAND de type SLC dont le but était de stocker les données les plus couramment lues afin de rendre cette lecture plus rapide.

Cette nouvelle version affiche une capacité de 750 Go, alors que l'on passe à 8 Go de SLC pour le cache Flash. Les débits de cette mémoire sont de plus doublés par rapport à la génération précédente et le tout est désormais interfacé avec le système en SATA 6 Gbps.
Et le prix dans tout ça ? 245$ tout de même, ce qui le réservera à une utilisation assez ciblée : les utilisateurs de portables qui ont besoin de meilleures performances qu'un HDD classique (mais moindre que celles d'un SSD, se rapprochant plus de l'un ou de l'autre en fonction du volume de données fréquemment accédé) tout en conservant une capacité de stockage interne importante.
Disques durs : un an de pénurie ?
Dans une entrevue avec AllThingsD le CEO de Seagate, Steven Luczo, a fait part de son opinion concernant l'impact des inondations dramatiques en Thaïlande (plus de 600 morts) sur l'industrie du disque dur, sujet que nous avons déjà abordé les 21 octobre et 4 novembre dernier. Pour mémoire, Seagate est assez chanceux puisque ses usines n'ont pas été directement impactées contrairement à celles de Western Digital ou de Toshiba, son unique contrainte se situant au niveau des pièces détachées.
Steven Luczo rappelle que la demande s'établissait à environ 180 millions d'unités, et que pour le trimestre en cours les fabricants de disques durs devraient livrer environ 120 millions de disques, une partie du delta étant compensé par les stocks existants.

Malheureusement pour le premier trimestre 2012, Seagate table sur 120 à 130 millions de disques dans le meilleurs des cas et à condition que la production s'oriente vers les disques à 1 plateau (500 Go à 1 To, selon leur densité) et au dépend des disques à 2 plateaux (1 To à 2 To, idem). Au second trimestre il est ensuite question de 150 millions de disques, puis 170 au troisième et enfin 190 millions d'unités pour le quatrième trimestre. Ce n'est donc que fin 2012 que l'offre sera à son niveau d'avant-crise, ce qui permettra au prix de revenir à leurs niveaux antérieurs.
Steven Luczo précise par ailleurs que les gros OEM ont signé des contrats d'approvisionnement sur deux ans au lieu d'un auparavant et qu'ils s'accaparent une bonne partie des livraisons. Les canaux de distribution classiques sont plus touchés puisqu'ils recevraient environ 1/3 des quantités habituelles, ceci expliquant le grand écart actuel que font les prix de vente au détail.
Reste maintenant à voir si cette vision pessimiste, forcément à l'avantage de Seagate qui est actuellement en position de force, sera confirmée par Western Digital. Celui qui était jusqu'au trimestre dernier le numéro 1 du disque dur n'a en effet pas encore communiqué de projection précise sur sa capacité à sortir la tête de l'eau en 2012.
Western Digital/Hitachi GST : L'europe valide
Les autorités de régulation Européennes de la concurrence viennent d'accorder , sous condition, une approbation pour le rachat de l'activité disques durs d'Hitachi (Hitachi GST) au numéro un du secteur, Western Digital.
La société californienne avait annoncé en mars dernier son intention de racheter Hitachi GST, avant que Seagate n'annonce quelques semaines après son intention de racheter l'activité stockage de Samsung. Cependant, Seagate a été plus prompt à déposer son dossier devant les autorités européennes, ce que nous évoquions il y a quelques mois.
Comme indiqué dans notre actualité et comme WD pouvait le craindre après l'annonce le mois dernier de l'autorisation du rachat de la division stockage de Samsung par Seagate, la commission européenne n'a pas jugé les deux dossiers sur le même plan. Le communiqué de la commission considère en effet le rachat d'Hitachi GST comme une réduction du marché à seulement deux intervenants. Ainsi, pour garder une équité dans le marché des disques durs 3.5 pouces (mis en avant comme ceux ou le manque de compétition sera le plus flagrant, Toshiba étant bien implanté sur le marché des disques 2.5 pouces), la commission a demandé des concessions à Western.
Western Digital aurait proposé comme solution de vendre l'une de ses usines de fabrication (avec les transferts de personnel, et de propriété intellectuelle nécessaires) à ce qui deviendrait un nouvel entrant sur le marché des disques durs. Western Digital s'est engagé à ne pas compléter son acquisition avant qu'un acquéreur soit trouvé, et approuvé par les autorités.
1ers tests de l'OCZ Octane
OCZ nous a envoyé un SSD Octane 512 Go. Etant en plein déménagement, nous ne pourrons pas en publier un test complet avant la fin de semaine prochaine au mieux mais ne nous pouvions pas nous empêcher de vous donner un premier aperçu. Avant toute chose, il convient de rappeler les performances officielles de la gamme Octane :

Comme vous pouvez le voir, en lecture elles sont stables quelle que soit la capacité, par contre les performances en écriture augmentent notablement au fur et à mesure et OCZ nous a donc envoyé la version la plus performante mais aussi la plus onéreuse. A contrario sur la gamme Vertex 3 la version 240 Go est la plus performante, devant la version 480 Go, alors que les Crucial M4 256 et 512 Go sont annoncés aux mêmes niveaux.

Au démontage on trouve au sein du SSD le nouveau contrôleur Indilinx IDX300 accompagné de 16 (8 de chaque côté du PCB) puces de Flash MLC fabriquées par Intel au sein de sa joint-venture avec Micron, IMFT, ainsi que 2 puces DRAM d'origine Micron composant les 512 Mo de cache du SSD.

Quid des performances ? Il faudra attendre notre test complet pour un avis définitif, en attendant voici les chiffres obtenus sur CrystalDiskMark 3.0.1 (test sur 4 Go, répété 9 fois, données aléatoires non compressibles) sur chipset P67 Express :

[ OCZ Octane 512 Go ] [ Crucial M4 256 Go ]
Bien qu'élevée, la lecture séquentielle est un peu plus faible qu'attendue. Il en va de même pour l'écriture séquentielle mais elle reste cependant à un niveau élevée, proche des meilleures SSD de sa catégorie dans ce domaine (Samsung SSD 830 256 et 512 Go, Corsair Performance Pro 256). Du côté des débits aléatoires en accès de 4 Ko, en lecture avec un accès (4K) on est à un bon niveau, supérieur au M4 256 Go mais en dessous avec un nombre d'accès simultanés important (4K QD32). L'écriture aléatoire est notablement inférieure à celle obtenue sur le M4 en 4K et les performances n'augmentent pas beaucoup avec un nombre important d'accès simultanés. En soit rien de dramatique, un tel niveau est déjà très largement au-dessus des besoins pour une utilisation sur un PC de bureau ou une station de travail.
Du point de vue des simples performances synthétiques, l'Octane 512 Go semble donc d'après ce premier test qu'il faudra confirmer avec d'autres outils se situer à un très bon niveau, sans pour autant être révolutionnaire. Reste à voir ce que donneront en pratique ses promesses pour ce qui est de la tenue des performances dans un environnement ne disposant pas du TRIM ou de l'amélioration du temps de boot de l'OS !


