Gold Finger Device

Publié le 24/05/2000 par
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athlon1.gif (10983 octets)Près d´un an après les débuts de l´Athlon, force est de reconnaître qu´AMD à plus que réussi sa rentrée sur le marché des processeurs haut de gamme. Ses performances de très haut niveau, surtout dans les domaines demandant des caculs intensifs lui ont en effet permis de se forger très rapidement une réputation plus que solide, si bien qu´Intel (qui alignait en face l´ancien Pentium III 250nm avec sa cache de second niveau à la moitié de la vitesse du processeur) fut forcé de réagir afin de contrer son concurrent jusqu´à 20% plus rapide à fréquence égale. C´est donc l´introduction sur le marché du P3 Coppermine 180nm avec sa cache intégrée au processeur qui marqua chez AMD un grand changement de politique tarifaire. Si auparavant l´Athlon pouvait se permettre d´être plus cher que le P3 Katmaï à fréquence égale, c´est qu´il était bien plus rapide... ce qui n´est plus le cas face au P3 Coppermine. Aujourd´hui un Athlon est jusqu´à deux fois moins cher que le processeur équivalent chez Intel pour à peu de choses près les mêmes performances (mais rien ne sert de s´attarder sur ce sujet qui débouche sur des polémiques sans aucun sens) et il est surtout disponible (alors qu´Intel ne cesse d´avoir des problèmes d´approvisionnement sur les Coppermines), et ce qui nous intéresse ici bien plus, très largement overclockable.

Pensée pour les hautes fréquences, l´architecture K7 devait présenter une marge de manœuvre assez importante pour l´overclocking... et c´est effectivement le cas, c´est pourquoi, pour éviter que les Athlons de moyenne et haute gamme souffrent de mévente, AMD a décidé, contrairement à ce qui se passait pour la famille K6-x, de bloquer le coefficient multiplicateur du processeur. Mais bonne nouvelle, AMD a décidé d´employer une technique toute autre qu´Intel en définissant ce multiplicateur par une combinaison de résistances soudées à la carte processeur que l´on peut donc changer. Le voltage fourni au processeur est aussi défini de cette façon. AMD semblait cependant s´attendre au fait que les Coppermines seraient, comme d´habitude chez Intel, très overclockables, et pour ne pas perdre le marché des Power Users, AMD a "laissé" un petit connecteur sur la carte processeur permettant de brancher de petits périphériques servant à modifier coefficients multiplicateur et voltage. Les perspectives d´overclocking commençaient alors à se profiler à l´horizon...

Les cartes d´overclocking

oldgfd-back-small.jpg (15569 octets)Au cours du mois qui suivit le lancement de l´Athlon, Tom´s Hardware Guide, qui bénéficie de très bonnes relations avec AMD, rendit public les diverses combinaisons de résistances définissant voltage et coefficient multiplicateur. Il suffisait donc de souder pour obtenir un nouveau voltage et une nouvelle fréquence. Dans un premier temps, ce fût le seul moyen d´overclocker un Athlon, et ce n´était pas sans risque, les résistances étant de taille vraiment réduite. Plus de deux mois plus tard, Tom proposa un design de carte overclocking utilisant ce fameux connecteur présent sur les Athlons.

Dès ce moment Trinity Micro lança le bal en proposant leur GFD (Gold Finger Device ci-contre), dont la première version ne comportait pas même de circuit imprimé et ne fut qu´un amas de switchs liés par des très fins câbles soudés au dos de la carte. De très nombreuses cartes au design plus professionnel commencèrent à apparaître telle la fameuse Ninja Freespeed Pro qui reste pour le moment la seule carte largement disponible en France. Toutes ces cartes ( l´Afterburner de Outside Loop Computers exceptée) ne furent que de pâles copies du design initié par Tom Pabst... et aujourd´hui la situation n´a guère changé.

Si aujourd´hui, vous êtes un peu frustré par votre Athlon 500 à 700 qui vous semble "faiblard", vous allez devoir penser à acquérir une de ces cartes afin de libérer enfin l´incroyable potentiel d´overclocking de votre CPU. Mais parmi le modeste choix qui se présente à vous, vous vous demandez peut-être quelle carte choisir ? Dépenser 350FF pour une Freespeed vous fait peut-être un peu mal au cœur et vous vous demandez si cette carte en vaut bien la chandelle ?

Au jour d´aujourd´hui, seules deux cartes semblent être officiellement disponibles en France, la Freespeed Pro de Ninja Micro, une carte britannique basée sur le design allemand de Tom´s Hardware Guide et importée en France par LDLC et le K-Boost un équivalent 100% français. Si d´autres cartes viennent à être disponibles à grande échelle en France, je n´hésiterais pas à les ajouter à ce comparatif. A des fins de comparaison, j´ai aussi ajouté la carte de Bab bien connue des forumeurs.

Je tiens tout d´abord à remercier LDLC pour le prêt de la Freespeed, Netologic PC pour le prêt du K-Boost, et Bab pour le prêt des trois versions successives de sa carte (fait que je développerais un peu plus loin).

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