Western Digital VelociRaptor

Publié le 24/07/2008 par
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Depuis 2003, Western Digital est le seul à proposer des disques Serial ATA fonctionnant à une vitesse de 10.000 tpm. Réservée jusqu’alors aux disques SCSI, qui atteignent même les 15.000 tpm, cette vitesse de rotation permet d’atteindre un stade de performance supplémentaire par rapport aux disques classiques ne fonctionnant qu’à 7200 tpm.

L’histoire du Raptor a commencé en février 2003, avec une version 36 Go, et a ensuite vue sa capacité doubler 7 mois plus tard. Il aura fallu ensuite attendre décembre 2005 pour voir une nouvelle génération arriver, qui apportait une capacité de 150 Go, le NCQ et un cache doublé de 16 Mo. Western Digital revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec le fils spirituel des Raptor, le VelociRaptor.
10.000 tpm, pour quoi faire ?
La vitesse de rotation a un impact double sur les performances d’un disque dur moderne. Le premier se situe au niveau du débit : à densité d’information égale, plus les plateaux tournent vite, plus le débit est important.

Ceci est toutefois compensé par le fait qu’il est difficile d’utiliser la même densité sur des plateaux tournant plus vite : les disques 7200 tpm compensent donc en partie leur vitesse de rotation par des plateaux généralement plus denses.

Le second impact se situe au niveau du temps de latence, une donnée essentielle qui vient se rajouter au temps d’accès pur. En effet, pour accéder à une donnée située sur une piste d’un plateau, il faut d’une part que la tête de lecture vienne se positionner sur la piste, ce que les fabricants appellent le temps d’accès, mais également que le plateau tourne de façon à ce que la donnée à lire se positionne sous la tête de lecture.

Selon les cas, la tête de lecture peut attendre 1/4, 1/2 tour ou plus pour pouvoir lire la donnée : c’est ce temps de latence qui est raccourci en fonction de la vitesse de rotation du disque. En effet, à 7200 tpm, il faut 8,3ms pour une rotation complète, contre 6ms à 10.000 tpm.
Le VelociRaptor

Si le débit a toujours augmenté au fil des générations de Raptor, l’augmentation de densité aidant, il n’en est pas de même du temps d’accès qui restait plus au moins identique. Comment l’augmenter sans passer par une vitesse de rotation de 15.000 tpm par forcément compatible en terme de nuisance sonore avec ce qu’on attend d’un disque dur moderne ?


Pour se faire, Western Digital a repris une idée simple, déjà utilisée du côté des disques professionnels, notamment chez Seagate : pour diminuer le temps de positionnement des têtes de lecture, autant réduire la distance qu’elles ont à parcourir, en diminuant la taille des plateaux !

Du coup, le disque est en fait au format 2"1/2, mais il arrive vissé à un radiateur reprenant les mensurations d’un disque 3"1/2, le WD IcePack. Attention toutefois, il ne rentrera pas dans un portable, puisqu'il fait 15mm de hauteur, contre 9mm pour les disques classiques à ce format. Ce choix n’était pas le seul qui se proposait à Western Digital puisque Seagate avait sur ses disques professionnels Cheetah conservé un format 3"1/2 malgré des plateaux réduits, la coque plus importante permettant notamment une meilleure isolation phonique. Le choix de Western rend l'emplacement des connecteurs non standard, et de fait lui interdit l'accès à certains chassis de NAS hotswap par exemple.


A l’intérieur du disque, on trouve deux plateaux d’une densité de 150 Go, soit une densité surfacique inférieure de 10% environ aux 333 Go par plateaux des disques 3"1/2 récents. Par rapport à la génération précédente de Raptor, Western annonce un temps d’accès passant de 4.6 à 4.2ms, et un débit passant de 88 à 120 Mo /s.
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