Quel 22 pouces ? Six écrans en test, de 2 à 5 ms

Publié le 06/12/2006 par
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Six écrans en test
Nous avions déjà testé l’Acer AL2216W, il est de retour. S’y ajoutent les écrans Asus MW221u, Belinea 2225 S1W, HP w22, Fujitsu-Siemens L22-1W et le Samsung SyncMaster 225BW.

Outre leur prix, ils se distinguent par la présence ou non d’une interface complémentaire au VGA systématiquement proposé, par des designs variés, des coques au choix plastique ou métal et des rendus des couleurs plus ou moins fidèles. En prime, la garantie "Zéro pixel mort" s’invite en option très appréciée et très intelligemment proposée sur l’un des moniteurs.
Quel 22 pouces ?
La déferlante prévue est arrivée. Les 22 pouces ont débarqué, et ringardisé d’un coup les 17, 19, 20 et 21 pouces. Rendez-vous compte : ces moniteurs coûtent pour certains à peine plus de 300 euros. Leur format wide est tout à fait dans l’air du temps. L’informatique a envahi le domicile, s’est introduit dans le salon. On ne parle même plus de convergence : elle est là et ne se remarque même plus. Leur format 16/10ème n’est pas optimisé pour les traitements de texte mais comme c’est pratique pour les films ! Oui mais : les dalles 22 pouces introduites jusqu’à présent sont toutes en technologie TN. Cela implique des angles de visions assez faibles, en hauteur tout du moins, une image qui vire carrément au noir dès qu’on la regarde d’en dessous (pensez aux personnes de très petites tailles qui voudraient regarder un programme : lilliputiens, enfants, puces...). Par ailleurs, tous sauf un sont en dalles 5 ms. L’exception : l’Asus MW221u est le premier et pour l’instant unique 22 pouces 2 ms.
Parmi les 5 ms, même si nous leur avons trouvé deux origines de dalles, AU Optronics pour les uns, Samsung pour d’autres, ce comparatif frôle la foire de clones. Les opposer revient à s’attacher à des détails : rendu des couleurs, interfaces, finition, design... Du coup, si pour vous le grand vainqueur serait celui offrant la même réactivité, nous allons vous faire économiser deux heures de votre vie à ne pas lire cet article : l’Asus l’emporte, les autres 22 pouces actuels se valent tous. Ils offrent exactement le même comportement dans les jeux. Rendez-vous en case finale – conclusion – pour lire en deux mots quel moniteur sort un peu du lot par ses fonctionnalités.

La résolution de ces moniteurs peut en surprendre quelques uns. 1680 x 1050 pixels, la même que sur les 20 pouces wide. On n’a donc pas plus d’informations à l’écran mais ce sera écrit plus gros. Trop gros ? Non, pas à notre goût en tout cas. Voici ce que ça donne en pitchs :


Dans les chiffres, on voit que les 22 pouces écrivent sensiblement moins gros que les 15 et 19 pouces 4/3. Dans la pratique, on trouve cela juste bien, parfait pour ceux qui ne veulent pas se crever les yeux sur les 20 pouces.
Les tests
Sont lancés des tests de réactivité dans les jeux, de retard à l’affichage, de rendu vidéo (en SD, HD 720p, HD 1080p), une évaluation de l’ergonomie, de l’ouverture des angles de vision, de la qualité de l’interpolation ; bref, les écrans sont regardés sous toutes les coutures.

Pour la fidélité des couleurs, nous utilisons le colorimètre LaCie Blue Eye Pro nouvelle version, dérivé d’un outil Gretag et couplé à la nouvelle suite LaCie. Cet outil nous permet d’opposer la qualité d’affichage de l’écran (gamut et DeltaE) avec ses paramètres par défaut, tel que vous le recevez, avec les mesures après calibration. Les résultats sont parfois surprenants : vous aurez souvent intérêt à bien prendre le temps de corriger manuellement les couleurs, ou tout au moins les paramètres de contraste, luminosité et température de couleur.
L’étude de ces rendus sur 18 patchs nous permettent également d’en tirer des mires restituant visuellement les variations de couleurs sur une mire de gris idéale vs affiché.

Plutôt qu’une solution de mesure du temps à l’oscilloscope, non représentative à nos yeux de la réactivité réelle des moniteurs, nous photographions les écrans en plein travail. Nous capturons ainsi la rémanence. Le logiciel utilisé est Pixel Persistence Analyzer (PixPerAn pour les intimes). Les images témoins de la rémanence sont capturées au réflex Canon 350D avec un temps de pose de 1/1000 s. Nous réalisons à chaque fois une cinquantaine de photos en rafale pour chaque test pour connaître précisément l’évolution de la rémanence entre deux images. Et cette fois ça marche : les photos sont fidèles à ce que nous ressentons dans les jeux. Soit dit en passant, nous n’avons pas abandonné nos tests pratiques pour autant : jeux, vidéo DVD et HD, surf...
Enfin, nous mesurons le retard à l’affichage des écrans en les opposant à un moniteur à tube.

La machine de tests est un PC assemblé maison autour d’un processeur AMD Athlon 64 3500+ et d’une carte graphique NVIDIA GeForce 7900 GTX.
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