Actualités cartes graphiques
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Résultats Nvidia boostés par Tegra
Zotac prépare une GTX 650 low profile
Radeon HD 7870 et écrans noirs: la solution?
Asus Radeon HD 7970 Matrix Platinum en test
3DMark Next: 3 tests pour Windows, iOS, Android
Futuremark nous indique que 3DMark Next, dont nous vous avions déjà parlé il y a quelques mois, est enfin en phase de finalisation. Rappelons que la nouvelle version de ce benchmark aura la particularité d'exister en version OpenGL ES 2.0 de façon à supporter les périphériques Android et iOS, en plus du support des périphériques Windows à travers DirectX 11. Comme nous l'indiquait Futuremark, ce changement d'API graphique impose de petites différences au niveau du code à exécuter mais qu'elles sont négligeables à l'échelle des périphériques testés.

Futuremark précise aujourd'hui que le prochain 3DMark sera composé de 3 groupes de tests : Ice Storm, Cloud Gate et Fire Strike. Chacun de ceux-ci inclura 2 tests graphiques pour mettre en avant les performances GPU et un test physique pour mettre en avant les performances CPU.
Ice Storm est avant tout dédié à mesurer les performances des smartphones, des tablettes, des ultra-portables et des PC d'entrée de gamme. C'est Ice Storm qui a été porté sous OpenGL ES 2.0 et qui sera proposé par Futuremark dans des versions Android et iOS sur les différentes app stores.
La version Windows du prochain 3DMark reposera sur Direct3D 11 et en plus d'Ice Storm, limité au niveau de fonctionnalité 9 de l'API (proche de DirectX 9.0c), elle inclura Cloud Gate et Fire Strike. Cloud Gate sera limité au niveau de fonctionnalité 10 (proche de DirectX 10) alors que Fire Strike exploitera tout le potentiel de Direct3D 11. Ce dernier groupe de tests inclura par ailleurs un test combiné supplémentaire qui permettra de pousser autant le GPU que le CPU dans leurs derniers retranchements. Futuremark précise que Cloud Gate sera adapté à la mesure des performances des PC portables et milieu de gamme alors que Fire Strike sera plutôt tourné vers les PC de joueurs plus performants.

Nous pouvons nous étonner que Futuremark ait décidé d'accorder, avec Cloud Gate, autant de place à un test limité aux fonctionnalités de DirectX 10, abandonné depuis longtemps par les développeurs de jeux vidéo qui préfèrent se focaliser sur des moteurs DirectX 9 ou DirectX 11. A priori, un test moins lourd que Fire Strike mais également en DirectX 11 aurait été plus logique. Un choix étrange qui s'explique probablement par l'influence d'Intel (dont toute la génération Sandy Bridge est limitée à DirectX 10) et/ou de différents concepteurs de cores graphiques qui se retrouvent dans les SoC et qui pourraient, à travers Windows RT, supporter le niveau de fonctionnalité 10 de Direct3D11.
Notez à ce sujet que Futuremark n'est pas très clair et ne précise pas si la version Windows RT du benchmark supportera l'ensemble des tests ou se limitera à Ice Storm comme les versions Android et iOS. Point important à remarquer, Futuremark ne fait pas de référence à Direct3D11.1. Or, avoir recours à cette API est nécessaire pour supporter Windows RT (même si le niveau de fonctionnalité utilisé est inférieur), mais elle n'est pas supportée sur Windows 7/Vista. Il reste donc à vérifier si Futuremark se contentera ou pas de Direct3D11 pour la version Windows x86 du benchmark.
Futuremark annonce l'arrivée de ce nouveau 3DMark d'ici quelques semaines et nous propose une petite vidéo en guise de teasing :
AMD Catalyst Beta pour Black Ops 2
AMD vient de rendre disponible une nouvelle version de ses pilotes graphiques 12.11 beta (nous avions couverts les gains significatifs apportés par les versions précédentes pour rappel dans cet article).

Pour cette beta 7, les changements concernent exclusivement le jeu Call of Duty Black Ops 2 pour lequel il améliore les performances en mode Crossfire, plus particulièrement dans les résolutions élevées.
Cette version beta 7 est disponible sur le site d'AMD pour Windows 8, 7 et Vista .
Pilotes GeForce beta 310.54
Nvidia vient de rendre disponible un nouveau pilote beta pour ses cartes graphiques GeForce. Ces 310.54 reprennent les optimisations des pilotes beta précédents (les 310.33, voir cette actualité) et apportent de nouvelles optimisations pour deux jeux qui seront lancés dans les prochains jours : Call of Duty : Black Ops 2 et Assassin's Creed III.
Le constructeur annonce ainsi jusque 26% de gains sous Black Ops 2 (GeForce GTX 680 en 1080p avec MSAA 8x) et 17.8% sous Assassin's Creed 3 par rapport à ses pilotes WHQL. Les deux jeux supportent également l'anti-aliasing TXAA (qui mélange FXAA et MSAA). Un gain de performance de 12.9% sous Battlefield 3 (1920x1080, Ultra sur la carte Paris) est également annoncé.
En pratique, de notre côté, nous avons pu confirmer ces gains significatifs sous Battlefield 3 avec une GTX 680 en 1080p : +15% en qualité élevée et +10% en qualité ultra. Nvidia aurait-il été inspiré par les optimisations récentes introduites par AMD pour ce moteur graphique ?
Notez enfin que de nouveaux profils SLI ont été ajoutés pour Hawken, Hitman : Absolution, Natural Selection 2 et Primal Carnage. Ces pilotes sont disponibles en français, en version 64 bits et en version 32 bits sur le site de Nvidia.
AMD FirePro S: Tahiti bi-GPU pour serveurs
Tout comme Nvidia avec les Tesla K20, AMD profite de la conférence SC12 pour présenter un nouvel accélérateur dédié aux serveurs : la FirePro S10000. Nous l'avions en réalité déjà aperçue puisqu'il s'agit de la mystérieuse carte bi-GPU exposée brièvement par le CTO d'AMD lors de l'AFDS 12 de juin.

La FirePro S10000 vient rejoindre les FirePro S9000 et S7000 annoncées cet été et dont la production vient de débuter. Cette gamme FirePro S est dédiée aux serveurs tout en conservant une large polyvalence. Pour se positionner différemment face aux solutions de Nvidia, mais également pour faire face à des volumes de vente relativement faibles, AMD a en effet décidé de ne pas spécialiser les FirePro : tous ces modèles sont ainsi adaptés autant à la visualisation (vs Quadro) qu'au calcul haute performante (vs Tesla) ou à la virtualisation (vs VGX).
AMD indique que l'adoption d'OpenCL par de plus en plus de développeurs ouvre la voie aux FirePro S dans le domaine du calcul où il espère enfin qu'elles trouveront leur place. Si l'architecture GCN sur laquelle reposent les GPU qu'elles embarquent est très évoluée et pensée pour le calcul massivement parallèle, l'écosystème proposé par AMD doit encore obtenir la confiance de l'industrie.

Avec la FirePro S10000, AMD s'assure de proposer l'accélérateur le plus puissant à ce jour, devançant la Tesla K10 en calcul simple précision et la Tesla K20X en double précision. Pour cela, ce sont deux GPU Tahiti, certes castrés, qui sont de la partie.


De leur côté, les FirePro S9000 et S7000 sont respectivement basées un GPU Tahiti (Radeon HD 7900) ou Pitcairn (Radeon HD 7800). Pour se différencier des solutions grand public similaires (rappelons que contrairement à Nvidia, AMD ne les bride pas), elles embarquent une quantité importante de mémoire, 6 Go et 4 Go, et sont proposées en versions passives, double et simple slot.

Etrangement, la FirePro S10000 introduite aujourd'hui ressemble plus à un produit workstation (FirePro W) qu'à un produit serveur. Bi-GPU oblige, son TDP grimpe à 375W et demande un refroidissement actif, composé de 3 ventilateurs sur ce design qui semble peu adapté à un serveur. Par ailleurs, chaque GPU doit se contenter de 3 Go de mémoire, un espace relativement faible par rapport aux dernières solutions mono-GPU.
Difficile donc d'imaginer quelle place pourrait se faire cette FirePro S10000, qui ne prendra probablement de l'intérêt que dans des utilisations très spécifiques telles que de la virtualisation d'applications graphiques professionnelles. Elle sera disponible sous peu au tarif de 3600$ contre 2500$ pour la FirePro S9000 et 1250$ pour la S7000.
GK110 : Nvidia lance les Tesla K20 et K20X
A l'occasion de la conférence SC12, dédiée aux supercalculateurs et technologies liées, Nvidia annonce la disponibilité commerciale de l'accélérateur Tesla K20 dont nous vous avions déjà parlé. Cette carte embarque un GPU GK110 qui reprend l'architecture Kepler déjà en place sur les GeForce GTX 600 mais légèrement retouchée pour faciliter l'exploitation du GPU en tant qu'accélérateur.

Le GPU GK110 et ses 7.1 milliards de transistors.
Parmi les avancées citons une capacité de traitement en double précision très élevée, un texture cache plus flexible et surtout un processeur de commande plus évolué. Il est capable de gérer jusqu'à 32 files d'attente d'exécution pour mieux exploiter la capacité du GPU à exécuter plusieurs tâches concurrentes, ce que les GPU Nvidia précédents avaient du mal à faire en pratique. Il est également capable d'auto-générer des tâches, ce qui évite des allers-retours incessants avec le CPU qui réduisent l'efficacité réelle de l'accélérateur.

Par rapport à nos précédentes informations, les spécifications de la Tesla K20 sont confirmées, si ce n'est au niveau de la mémoire où elles évoluent très légèrement. Elle est donc bien basée sur un GK110 castré qui se contente de 13 blocs d'unités de calcul, SMX, sur les 15 physiquement présents sur la puce. Il en va de même pour les contrôleurs mémoire dont seulement 5 des 6 sont exploités, ce qui limite la mémoire de la Tesla K20 à 5 Go (4.38 Go avec ECC actif).
Petite surprise, Nvidia lance également une Tesla K20X. Le GK110 qu'elle embarque profite cette fois bien de 14 SMX, pour se rapprocher des 4 Tflops, ainsi que de ses 6 contrôleurs mémoire qui disposent donc de 6 Go de GDDR5 (5.25 Go avec ECC actif). C'est en réalité cette Tesla K20X qui prend place dans le supercalculateur Titan et nous pouvons imaginer que Nvidia a dû sortir 2 variantes de la K20 d'une part pour respecter le cahier de charge au niveau de ce supercalculateur et d'autre part pour disposer d'une production suffisante. Fabriquer un GPU de 7.1 milliards de transistors en 28 nanomètres reste un défi !
Avec plus d'unités de calcul et une fréquence légèrement supérieure, la Tesla K20X ne peut se contenter du TDP de 225W de la Tesla K20. Nvidia a cependant pu le limiter à une valeur proche : 235W. Il nous a par ailleurs été confirmé qu'une technologie de contrôle de la consommation similaire au GPU Boost des GeForce GTX 600 était bien présente sur cette carte et qu'elle pourrait éventuellement être personnalisée par certains fabricants de stations de travail et de serveurs, soit pour adapter la limite de consommation, soit pour activer sa composante turbo.

La Tesla K20 sera disponible en version workstation (refroidissement actif) ainsi qu'en version serveur (refroidissement passif) alors que la Tesla K20X n'existera que dans cette dernière version. Au moins deux formats serveurs sont proposés par Nvidia : carte PCI Express "classique" telle qu'illustrée ici ou SXM, similaire au MXM des cartes graphiques mobiles.

La disponibilité des Tesla K20 et K20X est annoncée pour la fin de ce mois avec un tarif de 3200$ pour la première alors qu'il faudra compter 5000$ pour la seconde. Des tarifs nettement plus élevés que sur la génération précédente qui laissent penser que, pour Nvidia, l'adhésion de l'industrie du calcul haute performance à ces accélérateurs massivement parallèles est désormais inéluctable. Nvidia compte sur un écosystème CUDA relativement répandu et réputé pour faire face à la concurrence des FirePro S d'AMD et des Xeon Phi d'Intel.


